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la Vie, la Mort, les Humains, réflexions 26 Juin 2022

L’humain n’est pas un animal nuisible

Depuis que l’être humain existe, il a vécu 95% du temps en harmonie avec la planète. C’était quand il respectait tout son environnement, donc, forcément, quand il ne manipulait pas son environnement. Je dis forcément, car quand on se met à réfléchir à la seule manière de vivre en harmonie avec la planète, on ne peut qu’en arriver à la conclusion d’un comportement humble qui ne met pas l’humain au-dessus des autres formes de vie. Une vie en société organisée comme la nôtre n’est plus compatible avec une harmonie. Car Il y a forcément destruction du cadre de la vie. Le cadre du hameau est probablement le cadre le plus vaste qui soit compatible avec un équilibre naturel, tout comme à son échelle le nid d’un oiseau : l’oiseau occupe un arbre, prend des branches mortes pour faire son nid, mange des vers, se baigne dans la flaque etc.. certains oiseaux meurent de maladies, de prédateurs, ils se font chasser par d’autres oiseaux et s’installent alors ailleurs, puis recommencent encore et encore.

Le renard est un prédateur, il creuse un terrier, et il mange d’autres animaux, mais doit parcourir pour survivre un grand territoire. Il fait moins de petits. Une vie de prédateur est très dure dans la nature, contrairement à ce que pensent les humains, qui sont des prédateurs faciles envers d’autres humains.

L’homme est un prédateur de la nature, et d’autres humains. Mais ce n’est pas par méchanceté naturelle. L’humain est sorti de son cadre naturel et a développé certaines dérives depuis ce moment. Ca date du moment où l’humain a voulu bâtir plus grand, de sédentariser, manipuler la nature et ensuite les autres humains. C’est comme ça que les humains qui ne sont pas bienveillants ont commencé à dominer les autres, et non pas l’inverse. Regardez, autour de vous et ailleurs, la très grande majorité des gens sont gentils, et même très gentils. Non, l’homme n’est pas méchant par nature. C’est le résultat d’une dérive, qui a mis les malveillants à cde qu’on a inventé : le pouvoir, le pouvoir des uns sur les autres.

Mais prenez un groupe d’humains qui doivent s’organiser pour survivre et être heureux. De façon naturelle, c’est la coopération qui s’installe, et la compétition n’a pas lieu d’être puisqu’elle est destructrice. Dans un groupe d’humains interdépendant, la compétition est juste impossible, car elle sépare, hiérarchise, alors que l’interdépendance associe, et relie.

La seule façon de vivre heureux pour l’humain est de coopérer, avec les autres humains et avec son environnement. Autrement, comme on le voit, c’est une société humaine qui génère des maladies, des guerres, des jalousies, car on ne peut pas à la fois séparer et rélier.

J’ai remarqué durant les dernières campagnes électorales que les personnes les plus bienveillantes engagées en politique par une énorme envie de faire un monde meilleur sont engoncés dans cette croyance inconsciente que ceux qui ont le pouvoir sont légitimes pour diriger les autres : diriger, c’est imposer à une collectivité une direction, avec des limites, un cadre, et donc, immanquablement, c’est le pouvoir des uns sur les autres. Ou alors, on appelle cela l’anarchie, qui est l’ordre du désordre.

Pourtant, ces très bienveillantes personnes qui voudraient tant un monde meilleur, ont une idée du monde meilleur selon leur carte du monde ! selon leurs croyances de ce qu’est un monde meilleur. Et chacun a son meilleur des mondes en tête. Et on remarque à quel point ces mondes meilleurs sont calqués sur les intérêts personnels, c’est-à-dire une continuité de ce qu’on a déjà avec une idée de progrès, c’est-à-dire encore plus de ce qu’on connait, de ce qu’on aime.

Or, ce n’est pas ça, un monde meilleur, et je suis désolé pour ces personnes bienveillantes que j’invite chaleureusement à continuer d’être bienveillantes, en élargissant simplement les idées.

Par exemple, inventer une société humaine à échelle humaine, à savoir le hameau, le petit village, qui coopère : du moment que les besoins des uns et des autres sont nourris, il ne peut y avoir de jalousie, d’envieux, de regards malveillants. Si je suis heureux, au lieu de placer mon bonheur dans le futur avec des choses que je n’ai pas et que d’autres possèdent, si je suis heureux sans placer mon bonheur dans la matérialité, comment donc développer jalousie et guerre ?

Ce monde n’est pas une utopie, Marshall Rosenberg l’a fait, pas seulement inventé. Ce monsieur discret a réglé pas seulement des disputes de couples mais jusqu’à des conflits armés par une méthode simple : du moment que j’écoute le besoin de l’autre et que j’exprime les miens sans jugement, alors se crée naturellement la compréhension mutuelle. Parfois, il faut un médiateur, car les émotions dominent totalement les pensées quand les situations ont été sanglantes. Mais à la fin, si des conflits armés et mortels sont réglés, pourquoi ne pourrions-nous pas améliorer notre quotidien ?

Considérer l’autre comme un être humain, est ESSENTIEL. Souvent, nous sommes pris par notre égo qui nous sépare des autres. Personne ne crée mes émotions négatives, auxquelles je réponds parfois avec violence. Mes émotions négatives sont en moi, elles correspondent à de la Vie en moi qui ne circule pas, qui est bloquée. Alors au lieu de m’en prendre à l’autre, je peux commencer par me tourner vers moi. Quels besoins de vie ne sont pas nourris en moi ? Et ensuite pratiquer le pardon, tel que nous l’apprend Miguel Ruiz, le pardon qui permet de continuer de vivre, d’avancer.

Namaste.

la Vie, la Mort, les Humains, réflexions 25 Juin 2022

L’expansion, une illusion, s’en libérer, un soulagement

Notre société moderne est basée sur une idée de progrès : de l’économie jusqu’à l’agenda des gens, tout est tendu vers l’optimisation, la compétition, le faire plus, le plus, l’expansion.

Les astronomes nous expliquent que l’Univers tout entier est en expansion.

Les spirituels de tous ordres, religieux ou non, et y compris les athées (qui nient l’existence d’un Dieu) suivent très souvent une idée de progrès, ou d’expansion :

Nous serions des âmes en apprentissage qui se réincarnent pour progresser, il y aurait les vieilles âmes et les âmes récentes. Et tant qu’on n’a pas atteint le niveau, celui d’un ange, celui du nirvana, une idée de la maturité pleine et entière de l’Être, on sera réincarné.

C’est une idée très belle, et stimulante, et elle nous donne l’impression qu’il y a une direction, une justice, un sens à la Vie.

Une direction, celle de la progression vers une perfection, vers quelque chose de plus beau que ce que je vis, c’est consolateur de savoir que toutes les souffrances sont provisoires et qu’un jour, c’en sera fini, l’Homme sera meilleur ; Une justice, celle de se consoler que les personnes qui ne sont pas gentilles sont moins avancés que nous sur la voie de l’élévation ; Et celle d’un sens à la Vie, de considérer que le sens de la Vie va vers une révélation spirituelle, vers une pleine conscience, cela donne du sens à mon existence qui me parait parfois un peu petite, un peu vaine, et considérer que je contribue à une grande œuvre à venir me donne du courage dans les moments où je considère mon existence d’un regard distancié du petit quotidien.

 

Contre-pied, ou pas

Je voudrais bien prendre un petit contre-pied de cette croyance que nous serions réincarnés dans le but d’une progression.

Oui, ne me trouverai-je pas vaniteux de croire que l’humain serait « à part », serait « supérieur » aux autres formes de vie ?  Car en adoptant l’idée qu’un humain serait réincanré en humain, j’ai l’impression de me placer au-dessus, en tout cas à part des autres formes de Vie.

Et nous savons tous ce que la division, la séparation d’avec les animaux et les végétaux et avec la planète entière a généré, cette folie destructrice qui ravage la planète et ses habitants.

 

Le progrès vers une perfection, ou comment se mettre la pression

Croire que l’homme est réincarné pour aller vers une perfection d’Être aboutit est une idée généreuse qui enclenche des espoirs et de l’optimisme. Mais elle met aussi la pression. C’est une idée purement humaine, car elle se base sur une idée de progression, d’aller vers, et met le temps dans le jeu : avec le temps l’humain devient plus parfait, tant qu’il n’a pas appris, il sera incarné à nouveau.

Mais le temps n’existe pas, c’est une notion purement humaine. Ici, l’idée est que à l’à-venir, l’humain réincarné aura la chance d’apprendre. Mais l’à-venir n’existe pas sous la forme d’un futur. Le futur est une idée de l’homme. Ce n’est pas concret.

L’idée d’une progression vers une perfection rejoint les notions religieuses d’une libération future dans un idéal atteint. Cela peut motiver les humains à faire « mieux », mais à faire mieux dans le futur, fut-il proche.

Et si on lachait tout ça ? ne serait-ce pas un soulagement ? Pourquoi ne pas être dans cette harmonie dynamique maintenant, et ici ? Pourquoi viser un aboutissement ?

Un aboutissement est toujours non-maintenant ! L’idée d’aboutissement ne m’ancre pas dans le maintenant, et cette idée me dit que je ne suis pas parfait, que j’ai des choses à apprendre.

Mais pourquoi apprendre ? C’est une idée d’effort, et ce n’est pas s’amuser ! Vivre, c’est s’amuser, c’est rire, c’est Joie, et c’est Joie maintenant, pas dans un futur de progression.

Et si on lâchait un peu la pression de cette perfection ? De cet apprentissage ?  … les accords toltèques ne suffisent-ils pas à notre bonne-heure ? Pour ne pas être heure-eux tout de suite ?

La culture limite et exacerbe

La culture nous donne des repères, des jalons, et nous aide à partager des repères et même des concepts communs, collectifs.

La culture est une notion vaste dans laquelle chacun mettra ses composantes. De l’art à l’agriculture, elle passe par les traditions, les habitudes, les manières de se comporter collectives, et la langue, élément fondamental qui permet à un groupe d’humains de partager et propager une culture, les concepts.

Cependant, les cultures nous limitent. Elles limitent par les concepts qu’elle autorise les humains à penser, agir, ouvrir l’esprit à des notions qui ne font pas partie du champ admis de la culture. Ce qui est en dehors du cadre d’une culture est étranger à cette culture, et l’étranger n’est pas bien reçu, de manière générale. La culture est vite bousculée, remise en question, du moment qu’un individu ou un groupe n’adopte pas ses principes directeurs. La culture n’étant pas concrète, n’étant pas discutée, ses cadres sont dirigés par ceux qui détiennent le pouvoir sur elle.

La culture exacèrbe aussi. Elle exagère certains réflexes, certaines réactions, certains comportements. A l’échelle collective d’une nation, cela peut avoir de graves conséquences. C’est dans une culture commune forte qu’on trouve les graines du racisme, cet étranger, qui peut mener un peuple à développer un mépris vis à vis d’un groupe de personnes jugées non conformes à ce qui est considéré comme ce qu’il faut faire. Prenez les Juifs par exemple, les musulmans, les gens des quartiers, les riches, les pauvres, et maintenant même les non-vaccinés.

Une culture peut tendre vers les extrêmes. Le tournant du millénaire a vu s’accroitre les extrèmes dans diverses cultures. En Occident, l’étranger est devenu en quelques années l’ennemi à abattre. Les musulmans de France ont été particulièrement visés par une campagne médiatique incitant au racisme, sous la complicité des gouvernements successifs qui jouent double-jeu depuis longtemps.

L’argument est toujours le même : « on vous protège ».

Le peuple, lui, reste endormi dans ce confort. Jusqu’à mettre en péril sa santé, pour avoir la paix. Quelle paix ? Condamner les jeunes est-il justifiable ?

 

si le temps m’en est compté

je souhaite, si je disparais avant de le faire, que soient rassemblés mes écrits pour être publiés le plus gracieusement possible au plus grand nombre.

Mes écrits peuvent être rassemblés en chapitres, car ils parlent toujours des mêmes sujets, la vie, le mouvement, la non-mort, l’énergie, et la référence permanente à la nature !

La nature : regarder la  nature, comment elle fonctionne, mais juste comment ELLE fonctionne sans vouloir toujours y voir des parallèles avec l’humain, est la source principale du bonheur retrouvé, c’est de là que  ce sont écartés Eve et Adam !

La nature ne connait pas le jugement : des choses très simples de nos vies sont jugements, et dans le jugements j’inclus tout ce qui n’a pas de nature dans la nature, et tant de choses sont chargées de jugement, ce qu’on appelle généralement « sens »

La vie n’a pas besoin d’avoir un sens ! laissez-la tranquille, laissez la etre VIE !

être vivant, c’est cesser de mettre la vie à l’extérieur de nous !

‘est-ce que tu fais de ton énergie, tu es soleil et tu es fait pour briller, un point c’est tout !

être vivant, c’est cesser de mettre la vie à l’extérieur de nous !
on est malade parce que nous croyons que l’extérieur est plus important que nous : la matière nait de la rencontre entre le temps et l’espace : ni l’un ni l’autre n’existent.
La physique Quantique démontre que l’espace et le temps n’existent pas, qu’ils n’ont ni commencement ni fin, il n’est que mouvement sans commencement ni fin.
Nous mettons de l’importance dans le temps et dans l’espace : on attend, on est pressé de réussir, d’arriver, de partir, et on a des rendez-vous ; On croit qu’on a une place, une place dans la famille, au travail, dans le couple, dans la société, on se place. Leur rencontre, c’est des fonctions, des avoirs, des parcours, des schémas, des modèles, des philosophies et vie, des manières de faire, un résultat, une but, le fameux but dans la vie…et nous nous identofions à ces temps et espaces qui sont extérieurs à nous !
Il n’y a pas de temps en moi, il n’y a pas d’espace en moi, ce sont des interprétations, des croyances, et c’est une identification que de croire que je suis celui qui est dans l’espace et dans le temps.
Je ne suis dans l’espace que parce que j’ai adopté une carte du monde extérieure à moi, adopté une manière de voir le monde. Je pourrais très bien considérer le monde de manière différente, avec d’autres référentiels. Avant la géométrie, avant la boussole, avant les moyens de transports et avant l’internet, le monde était totalement différent, et pourtant les humains avaient déjà leur espace : Cet espace change, c’est donc qu’il n’est pas stable, donc il n’existe que par ce qu’on lui rattache.
Je suis dans le temps, celui que je crois avoir eu et avoir devant moi, pourtant chaque instant passé n’existe que dans ma tête, et chaque instant à venir est imaginé ! le temps est seulement dans ma tête et dans toutes les conventions des humains ! Nous pourrions adopter une autre mesure du temps, elle serait cohérente… avec l’acceptation d’un écoulement hétérogène du temps ! …
Dans la nature, l’espace n’existe pas. Les animaux et les végétaux et les minéraux et les éléments collaborent et occupent des espaces qu’ils n’anticipent pas, ils n’ont pas de notion d’espace, et pourtant ils colonisent ou dépeuplent, au fil du temps…
Le temps leur est indifférent et ils sont indifférents au temps, aucun oiseaux ne compte ses mois à vivre, aucun papillon ses heures avant de mourir. Et pourtant chaque espèce possède des cycles et rythmes de reproduction, alors qu’ils n’ont aucune notion de cycles et de rythme ! Cycles et rythme n’ont aucune réalité dans la nature, c’est l' »humain qui en a besoin pour mesurer !
A force de s’identifier à ce qui ne devraient que des outils, le temps et l’espace érigés en dieux de la religion « progrès », l’humain s’est perdu et se cherche à l’extérieur de lui !

je vais te rencontrer

qui es-tu ?  toi ?

ce que je cherche en toi, ce n’est pas l’Amour. l’Amour est partout, en moi, en toi, en nous, en tout.

Je peux voir l’Amour en l’autre, ou alors je peux ne pas le voir. C’est le regard sur l’autre qui fait les grandes illusions et aussi les grandes disputes destructrices. Car quand on se sépare d’un autre, l’Amour qui est dans l’autre n’a pourtant pas changé. Nous sommes tous investis d’Amour. C’est que parfois nous n’arrivons plus à en être dans la Joie de l’Amour.

L’amour est en moi, en toi, alors ce que je cherche c’est la Joie. La Joie de vivre, cette vibration qui fait que l’existence se remplit d’une lumière spéciale, cette vibration qui nous lie, cette aimantation : je trouve ma joie en toi, tu trouves ta joie en moi. Du moins une partie de nos joies, la Joie de l’Autre aimé.

En allemand, on dit Freude, ce qui se rapproche de Frieden, la Paix.

C’est cette joie qui me fait me sentir être part de l’autre, de toi; Celle qui me fait penser à toi avec tendresse ; Celle qui fait monter la tension de l’attente de ton retour ; Celle qui me fait me sentir serein quand tu es là ; Celle qui fait que j’ai envie de te toucher, de te serrer dans mes bras ; Cette joie de savoir que j’ai le droit de penser à quelqu’un, avoir quelqu’un à qui penser, quelle joie ! C’est aussi la Joie de faire des projets, de se projeter vers demain, ne serait-ce qu’une balade, c’est l’à-venir ; la Joie d’être ensemble, de former un ensemble.

C’est la Joie de Spinoza, dans la dualité de Jung, tout ce qui se passe sous les auspices Taoistes, dans la découverte de toi.

C’est un chemin, c’est un chemin vers toi, qui seras toujours une inconnue, tellement tu n’es pas celle que j’imagine depuis ma carte du monde. C’est l’aventure de parcourir le territoire avec nos cartes respectives.

je vais te rencontrer. je vais rencontrer celle qui manque à ma complétude.

Namaste.

Immortalité episode 2

J’en suis donc venu à la question : si la Vie n’est pas matière, est-ce qu’il y a quelque chose après ma mort ?  En fait, je devrais dire, quelque chose après ma vie, ou même, « après cette existence ».

Si je m’autorise la simple question de ce qu’il y a après mon existence actuelle, c’est que je m’ouvre à la possibilité d’un « autre chose » que la matière.

Mais s’il y a un après, pourquoi n’y aurait-il pas un avant ?

En effet, pour quelle raison la vie commencerait-elle à ma naissance ? Puisque la Vie en moi n’est pas limitée à la matière, et que la matière est même mise en mouvement par la Vie ?

En effet, la Vie qui n’est pas matière insuffle le souffle de Vie, le mouvement, dans la matière.

Elle vient d’où, où va-t-elle, ne sont pas mes questions, je n’ai pas de réponses. Mais ce que je peux supposer, c’est qu’elle ne prend pas sa source dans la « naissance » de la matière. Ce serait prétentieux de ma part de le présumer.

Alors, s’ouvrir à la possibilité d’une Vie après l’existence ouvre tout autant celle d’un Avant l’existence ! Comme si la Vie traversait, et que j’en ai été le bénéficiaire pendant cette existence. Et oui en effet, je n’existerai plus après ma mort. Cette existence est unique.

Mais il n’y a pas vraiment de mort de la Vie ! Ce qui meurt, c’est mon existence, c’est moi, mais la Vie qui a été insufflée en moi à ma naissance, va repartir à ma mort, tout simplement, et se transformer, voyager, reprendre d’autres formes, qu’elle soit celle d’un humain, celle d’un oiseau, celle d’une pierre, d’un arbre …

Je n’ai pas besoin d’être éternel, immortel, la Vie qui est en moi l’est déjà. Je n’ai pas besoin d’être parfait, la Vie ne me l’a jamais demandé. Je peux juste vivre, du mieux que l’existence me le permet. Etant né dans un pays confortable dans une époque bénie, j’essaye de profiter.

 

 

La Vie n’est pas matière – Immortalité episode 1

 

Ca m’est venu par un constat très matérialiste : rien de la matière en moi n’est permanent. Aucune des cellules de ma naissance n’existe encore. Les cellules se renouvèlent en permanence. Donc, je n’existe plus comme j’existais à ma naissance, et je ne suis plus comme l’année dernière, ni comme hier, ni comme il y a une minute.

Mais alors, pourquoi je me sens « moi » ? Qu’est-ce qui fait que j’ai l’impression que c’est une continuité ? Les cellules de mon estomac sont renouvelées très rapidement, et pourtant j’ai toujours un estomac. L’entité est encore présente, elle se modifie d’abord vite dans les premiers temps de la vie, puis plus lentement. Mais l’entité estomac change elle aussi.  Donc, qu’est-ce qui est permanent ?

Je pourrais continuer comme ça à me poser d’autres questions : on sait de quoi est constituée une idée, mais on n’a jamais vu une idée ! On sait comment fonctionne le coeur, mais on ne sait pas ce qui le fait battre. Etc… ce sont, et c’est la réponse, les mystères de la VIE.

Voilà, tout simplement, j’en suis venu à déduire que c’est le Vie en moi qui me fait sentir être moi depuis enfant, que c’est ça la continuité.

Reflets de Dimanche matin

La Vie après la mort n’existe pas !

Car il n’y a pas de mort. La seule mort est celle de l’agitation de la matière. Quand ce qu’on appelle la vie quitte un corps, le corps qui était en mouvement grâce à elle.

Car un corps ne vit pas tout seul. Nous avons des cellules, des neurones, tout plein de systèmes imbriqués les uns dans les autres.

Mais qu’est-ce qui fait se mouvoir un coeur ? Le battement du coeur, quelle est son origine, sa raison ? C’est un mouvement qu’on peut mesurer en fréquences et en mesure électrique, ok. Mais qu’est-ce qui fait se mouvoir le coeur ? Il a commencé à battre dans le ventre de la mère, et cessera de battre un jour. Ok, on appelle ça le miracle de la vie, mais on dit un miracle tant qu’on n’a pas défini ce que c’est, puis ça devient de la science quand on l’a défini …

Alors je propose l’hypothèse suivante : C’est la Vie qui fait battre le coeur et qui est à l’origine de tous les mouvements qui font que je suis « en Vie ». « En vie », justement, nous l’employons tous les jours mais n’y avons jamais réfléchi. Ceux qui réfutent mon hypothèse ne devraient pas dire qu’ils sont « en vie », car pour eux la Vie n’existe pas, tout est science dure.  Or, en science Newtonienne, la Vie n’étant pas mesurable, et encore moins « calibrable », elle ne peut exister, puisque ce qu’on ne peut pas mesurer n’existe pas selon les scientifiques actuels.

Nous allons ici dans un domaine un peu plus loin, là où le doute est permis . Car seul le doute peut mener à de nouvelles découvertes, et si on en fait des certitudes, alors la découverte tourne en rond.

La mort n’existe pas est tiré de l’expérience sensorielle, donc celle de mes sens, que  » je suis  » : je suis cette hirondelle, je suis ce son de cloche, je suis cette étoffe qui se balance sur le portoir, je suis le vent qui l’agite, je suis le champ de coton, je suis le coton, je suis les feuilles et je suis les arbres.

Je suis le soleil, je suis l’air, je suis le vent, je suis l’eau, je suis.

La notion de vie après la mort implique une suite. la notion de mort implique un début. Comme si la vie était née lors de la rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde. Mais entre cette rencontre et aujourd »hui, et entre aujourd’hui et « la mort », aucune des cellules n’a survécu. Les cellules qui constituent mon corps, la matière, sont toutes renouvelées selon des cycles plus ou moins longs de l’estomac au cerveau. Donc, rien de ce que j’étais à ma naissance n’existe plus. Je ne suis pourtant pas mort. Ou alors, on pourrait dire que je meurs en permanence, et je nait en permanence. Il y a donc autre chose que les cellules et les neurones, les hormones et toutes les composantes matières. Mais c’est quoi ? C’est quelque chose que la science dure n’a pas encore découvert, et ce qui n’est pas expliqué scientifiquement n’existe pas selon la science. Il y a là une contradiction  : comment faire des découvertes si on ne s’autorise pas le doute ? Nous sommes donc encouragés à sortir de la psycho-rigidité scientifique pour ouvrir nos esprits à d’autres hypothèses. Pour cela, nous utilisons notre ouverture d’esprit, qui n’est pas une opération du crâne …

Si l’on admet qu’il y a une vie après la mort, on suppose donc un futur. C’est une projection vers une autre vie, mystérieuse. OK. Mais avant ? Si je considère que la vie après ma mort est une « suite » à ma vie, cela voudrait dire qu’il y avait aussi un « avant », n’est-ce pas ? J’ai du mal à affirmer que je serai soit-disant une entité qui est née à ma naissance et qui aurait un droit de suite après ma mort. Ce serait vachement prétentieux de ma part, je trouve.

Au contraire, si je considère qu’il y a une suite à mon existence, c’est qu’il y avait aussi un avant ! je ne peux pas parler de vie APRES la mort sans parler de vie AVANT la naissance. Et, partant de là, c’est un éternel recommencement. Une suite de vies ?

Sous quelles formes ?

Certains aiment penser, que nous serions réincarnés d’humains en humains. D’autres pensent qu’il y a un progrès, une sorte de perfectibilité. Qu’est-ce qui me permettrait de croire que je suis l’héritier d’un autre humain et que la prochaine fois je serai à nouveau humain. D’où vient cette croyance que je serai soit-disant séparé des autres formes de vie, que j’aurai une vie supérieure à celle des autres formes de vie ?

Si c’est la Vie qui fait battre mon coeur et me permet de réfléchir, c’est qu’elle n’est pas attachée à une forme de vie ! Je ne peux pas à la fois faire le constat que la Vie est ce qui meut mon coeur et à la fois affirmer que la matière doit reconduire à une autre même matière.

Croire qu’il y a une forme de progrès est une illusion de l’homme. Or, dans l’Univers, le progrès n’existe pas. L’expansion de l’Univers ne veut pas dire progrès. L’augmentation du nombre d’humains sur Terre ne veut pas dire progrès. Ce sont seulement des manières de voir, et des manières sélectives.

Le progrès est une invention de l’homme. Dans la nature, tout se transforme, et les cycles de la vie, parfois longs, n’ont aucune orientation. Et nous nous berçons d’illusions.

Par exemple, nous pensons que l’Homme est de plus en plus grand. C’est vrai si on observe la taille de l’être humain depuis qu’on peut l’observer, et encore plus depuis quelques dizaines d’années. Mais pour autant, on ne peut pas affirmer que c’est l’espèce humaine qui grandit.

Autre exemple :

Sur 100 personnes, 10 ont une capacité respiratoire en baisse de 50% depuis un an. Cela fait baisser la moyenne.

Si on dit :  »  La capacité respiratoire de la population a tendance à baisser  » et « Un institut scientifique a mesuré la capacité respiratoire de 100 personnes, et la conclusion est sans appel : la moyenne baisse ! »

Voilà, l’observation scientifique est alors associée à une émotion. Un journaliste ou un youtubeur, enfin je veux dire tout influenceur à raccourcis, va affirmer que la population est en danger.  C’est vrai que la moyenne baisse, c’est factuel, c’est irréfutable, oui !

Les réseaux sociaux, qui fonctionnent à l’émotion, vont reprendre ce qu’on appelle une info : à partir de ce fait, de cette vérité, on commence à en faire un foin, à en faire un scandale, on met des émotions sur ce qu’on appelle des faits. On appelle des experts qui vont soutenir l’association entre « le fait » et l’émotion.

Ensuite, on va réclamer que le pouvoir politique bouge, car la population est en danger,et il serait impardonnable que les dirigeants ne fassent rien, n’est-ce pas ?

Les politiques, pour se faire bien voir et réélire, vont pondre une loi d’urgence en quelques jours, hop vite fait avec des cabinets de conseil qui vont prendre en compte l’aspect émotionnel, et non pas l’étude initiale, car on n’a pas le temps, il faut agir !

On va alors prendre des mesures pour les 90 personnes qui n’ont rien demandé à personne, qui vivent bien, pendant que les 10 qui ne respirent pas bien on va les mettre sous cloche, les victimiser, et les « protéger ».

C’est comme ça qu’on crée des « dictatures » médiatiques et sociales, sans même le vouloir, parce qu’on donne une signification excessive à certaines choses, ici une moyenne.

Ca peut aussi être une maladie, ou encore un virus, suivez mon regard : porter une attention excessive, sans prise de recul, sur un « fait » peut s’avérer destructeur. Dans les années 1930, la population juive a fait, elle aussi, les frais de ces aveuglements, alors que la population allemande en général n’était pas antisémite au départ, elle l’est devenue…bref.

Si je vous dis : la capacité respiratoire moyenne de la population a baissé l’année dernière, vous pensez quoi ? Inévitablement, on se pose des questions. Combien ? est-ce important ? si oui, quelles sont les conséquences négatives ? Doit-on agir pour que ça ne s’aggrave pas et que ça ne s’étende à la population entière ?

Mais si je vous révèle que sur les 100 personnes de l’étude, les 10 personnes qui ont perdu de la capacité respiratoire sont celles qui étaient pendant 3 mois dans un environnement fortement pollué.

A ce moment-là, nous allons comprendre autre chose : en fait, ce n’est pas les 90 qui sont en danger, mais ce sont les 10 qui étaient dans un environnement pollué qui ont perdu la capacité respiratoire et cette baisse de la moyenne générale.

Dans ce cas, on serait bien d’accord pour dire que les 10 doivent être aidés pour sortir de cet état, et qu’il n’y aucune raison d’imposer aux 90 autres des restrictions qui ne les concerne pas !

Et on va alors peut-être plutôt éviter aux 90 autres de se retrouver dans un environnement qui dégraderait leur capacité respiratoire.

En tout cas, on  prendrait le  » problème  » par un autre bout, et le traitement appliqué ne serait pas identique.

Il y a là deux aspects :

* On ne voit que ce qu’on veut bien voir : Le fait de considérer certains éléments dans une étude, et d’en tirer certaines conclusions. On peut prendre comme meilleur exemple les essais des médicaments, qui sont réalisés par ceux qui veulent les faire approuver et qui, c’est bien humain, ne regardent que certaines choses qu’on a préalablement pensé qui les arrangent.

* Mettre des émotions sur des faits : voilà un danger énorme, et pourtant nous baignons dans cette folie destructrice du matin au soir dans les médias, qu’ils soient sociaux ou pas. Il serait urgent de sortir de cette folie, et pourtant nous y allons toujours plus fort et plus vite.

En conclusion, j’ai envie de dire que peu importe tout ça, il ne faut pas le prendre de manière personnelle : la manière personnelle, c’est dire que le suis la matière.

Or, étant en constant renouvellement, je ne suis heureusement pas seulement matière, et ce qui fait « moi » n’est pas matière. Donc, puisque je suis énergie, et que cette énergie n’est pas attachée à la matière, je peux tranquillement me détacher et prendre un peu de distance….

Namaste

La peau de mon identité

Je ne suis responsable que de ce que je peux changer. Et je ne peux changer que mon comportement.

Mon comportement est la manifestation de mon Être.
Mon comportement est à la connexion entre mon Être et l’extérieur.

Quel extérieur ? Pas le monde extérieur. Mais celui-ci est aussi une construction, c’est la résultante de toutes mes perceptions et croyances, ma carte du monde est interne.

Mon comportement agit plutôt sur les interactions avec l’extérieur de moi. Il s’agit des autres, mais aussi de tout ce qui a rapport avec la vie en dehors de moi.  Or je me nourris, j’ai besoin de ce qui m’est extérieur. Mais si le monde est ma carte, celle-ci étant interne, où est l’extérieur ? Il se trouve dans les cartes du monde des autres. Le territoire, lui, est notre inaccessible commun.

Mon comportement me permet d’avoir accès à la nourriture, c’est à dire à l’apport extérieur en air, alimentation, amour, relations, interactions. Sans nourriture, je meurs. La matière en a besoin, et tout ce qui en moi est lié au monde en a besoin, le corps et le cœur. La matière et l’affection.

L’esprit, lui, se nourrit de l’univers, lequel se trouve en tout, partout, à tout moment : il n’y a pas ni extérieur ni intérieur, ni nourriture ni besoin, ni temps ni matière, pas de relation, de reliance car tout est là et maintenant et ici.

Tant que je suis matière, j’ai besoin de cette reliance avec le monde en moi, petits points partiels du territoire. Mon comportement, c’est ma façon de fonctionner, la manifestation de mon Être, mon message au monde est aussi mon panier de nourriture. C’est lui que je peux ajuster, en le faisant devenir la manifestation de mon Être. Mais alors, cette peau qu’est mon lien au monde, doit aussi être la porte d’entrée de ce que je peux recevoir. Par mon comportement, je choisis la manière dont je nourris ma réalité, à savoir mon monde intérieur, ma carte du monde. En faisant ces choix, je nourris mon Être. La nourriture que je choisis va plus ou moins correspondre à mes valeurs, et à mon identité, mon Être.

Si mon comportement est aligné, je nourris mon identité. Si mon comportement ne correspond pas, il y a une mauvaise alimentation de mon identité, ou alors cette nourriture n’est pas complète. Plus je tends vers un alignement cohérent, plus je serai nourris, en harmonie, équilibré. Pour cela, je peux utiliser mes talents naturels, qui sont mon langage à moi pour transmettre ma nourriture au monde extérieur. Le comportement c’est ma façon de fonctionner, c’est la peau de mon identité.

Identifier mes valeurs, mes croyances, mes réalités, et aussi mes façons de fonctionner et mes talents naturels est un chemin que j’ai à faire tous les jours. Cela me permet de m’éloigner de ce qui ne me correspond pas. Ce sont des deuils à faire. Ce qui ne me correspond pas dont je me suis approché, m’a apporté : tout ce qui arrive arrive pour de bonnes raisons, des raisons d’apprendre. Mais ce n’est pas une raison pour rester en contact avec ce qui ne me nourris pas, car je vais m’y épuiser.

S’éloigner, exprimer son besoin de ne plus être en contact, est important, vital. On n’a pas besoin pour cela de critiquer ce qui ne nous correspond pas. Parfois, il arrive qu’on soit devant des perturbations, c’est à dire des comportements d’autres qui détruisent ma nourriture, mon oxygène, ma reliance au monde. A ce moment-là aussi, mon comportement a son importance; le non-agir n’est pas rien faire et laisser faire. C’est plutôt ne pas s’opposer, dans le sens de l’aikido. Et l’aikido se pratique en étant : centré !

Car finalement, c’est en soi, au plus profond, que se trouve la seule nourriture essentielle, celle que personne ne peut nous enlever, la flamme de l’Amour universel, cette conviction profonde qu’on appelle foi, ce qui me fait avancer dans la nuit, ce qui me fait traverser leurs enfers car ils n’auront jamais mon paradis.

Je considère un cycle : mon comportement est la manifestation de mon identité, au travers de la culture de mes valeurs, mises en formes par mes talents naturels, le comportement étant la peau de l’identité, la face visible de l’extérieur. Cette peau correspond à la porte de sortie et d’entrée de ma reliance au monde extérieur.

Je dois y appliquer les accords toltèques : Une expression non blessante, je sais que rien n’est dirigé contre mon être profond, ce qui vient à moi ne correspond pas à ce que je crois comprendre, et je suis bienveillant avec moi et le monde en veillant à rester aligné.

Namaste

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