Catégorie : Méditation&Spiritualité (Page 1 of 59)

Supposition, pré-supposition, malentendu, malentendant social

«  Je ne sais pas pour quelle raison elle repartait si tard, la cousine. Oui, ok, avec ma femme Elisabeth, nous l’avions invitée à venir diner avec nous quand elle veut, quand elle peut. » Depuis son divorce, elle était seule. Nous, on aime être là pour les autres. Alors, on lui avait dit qu’elle est la bienvenue chez nous, qu’on serait contents de la voir, et toutes ces choses qu’on dit pour faire plaisir.  » 

 » Mais elle venait tous les deux mois, parfois même plus. Faut dire qu’elle habite à côté. Elle s’invitait littéralement ! La semaine avant, elle nous appelait pour nous proposer qu’elle vienne diner avec nous tel jour. Quel toupet ! Evidemment, ça ne se dit pas de refuser. »

 » Et puis surtout elle ne partait plus ! Elle devrait le savoir, le soir les gens vont se coucher le soir ! Mais elle n’en avait rien à faire, car à la fin du repas, quand Eli lui proposait une tisane, elle acceptait. La cousine adore les tisanes d’Eli. Mais quand même, on ne comprenait pas pourquoi elle n’avait pas la politesse de rentrer chez elle ! « 

 » Tu sais, elle est un peu simplette ma cousine … comment on dit, c’est pas le pingouin qui glisse le plus loin, si tu vois ce que je veux dire. Mais je suis tolérant moi, j’accepte tout le monde, et on faisait tout ce qu’on pouvait pour lui être agréables. »

« A la fin des repas ma femme lui disait de partir. Oui enfin, elle le disait de façon diplomate, bien sûr. Alors ma femme disait des phrases du genre,  » Demain, on va aller faire des courses « , ou encore  »  J’espère que le repas t’a plu ? « , et d’autres allusions, on ne peut plus claires ! Mais la cousine ne comprenait pas : Elle restait là à siroter sa tisane ! « 

 » Faut dire qu’elle est un peu longue à la comprenette, surtout depuis sa rupture avec Georges. Elle avait pris le virage de la quarantaine d’une drôle de façon ! Elle avait des lectures bizarres, pas comme tout le monde en tout cas. D’ailleurs, elle n’avait plus de réseaux sociaux, elle n’était même pas au courant de toutes ces affreuses catastrophes dans le monde ! Quel manque de respect, non ? Enfin bon, on est tolérants, et puis c’est ma cousine. Enfin bref. « 

 » Un jour, elle nous a parlé des accords toltèques. Avec Eli, on n’a rien dit, mais elle était tombée dans une secte, c’est sûr ! Elle ne nous en a jamais reparlé, d’ailleurs. Une autre fois, elle nous a même dit que la vie est simple quand on la prend telle qu’elle est. Là, avec Eli, on s’est regardés, et on s’est compris : oui, elle est simple et n’a pas de suite dans le raisonnement, la vie est tellement compliquée, en vérité ! Si la Vie est simple pour elle, alors je comprends mieux son manque de respect, sa légèreté, et c’est pas étonnant qu’elle soit célibataire « 

 » Tu sais, avec Eli on n’a jamais rien dit. On est tolérants, on est des gens bienveillants. Heureusement, elle a fini pas déménager. On était soulagés. Mais parfois, les gens peuvent vraiment être toxiques ! « .

 

… j’ai vécu récemment un récit très proche de celui-ci. Un récit plein de suppositions, plein d’attentes, plein d’une tolérance … égotique. Quand on quitte la farandole des suppositions, on se libère d’énormément de chaines. Les chaines de projeter l’autre en soi. Cette personne ne se met pas à la place de l’autre, elle met l’autre à sa place : comme si nous fonctionnions tous de la même manière.

Nous sommes tous différents dans nos modes de fonctionnement. Et plus on est emprisonnés de suppositions, plus on enferme l’autre, et on le juge alors qu’on se prétend tolérant : La personne qui parle ici se dit tolérante à une forme de petite débilité mentale d’une cousine qui n’a fait que répondre à son invitation à garder un lien familial de temps en temps. Dans ce récit, je lis une farandole de suppositions qui mènent à des  » oui mais quand même, elle (la cousine) aurait dû deviner que ».

Il faudrait poser les questions : qui l’a invitée à venir, la cousine ? ;  » ça veut dire quoi, rester tard ?  »  » tard c’est quelle heure ?  » ;  » est-ce que tard pour toi, c’est tard pour tout le monde ?  » ,  » qui lui offre une tisane à la fin du repas ?  » ;  » selon toi, si tu me proposes une tisane, et que tu sais que j’adore tes tisanes, pourquoi je devrais refuser ?  » ,  » as-tu proposé qu’elle vienne plutôt un soir où tu es ok pour te coucher un peu plus tard pour une fois ?  » ;  » Si tu n’aimes pas que ta cousine vienne, pourquoi tu l’as invitée ?  » ,  » si on te dit qu’on apprécie ta présence, et qu’en fait c’est pas vrai, qui est en train de mentir ?  » ;  » Qui es-tu pour juger cette personne de simplette alors que tu te dis tolérant ?  » ;  » tu crois que les autres sont en toi, en permanence, à savoir ce que tu n’exprimes pas, et même à savoir que ce que tu dis est parfois l’inverse de ce que tu penses ?  » ;   » Les accords toltèques, est-ce que tu t’y es intéressée vraiment, ou bien as-tu « deviné » que c’est surement une secte ?  » ; etc… mais ces questions, on ne peut pas les poser, puisque la pensée est braquée.

 

EDUQUES DANS LES IDEES RECUES

… Je suis encore rempli de ces suppositions, mais je suis très heureux, plus léger, plus libre, d’avoir quitté le monde des attentes non exprimées. La vie est tellement plus simple sans idées reçues !

Les idées reçues, j’ai grandit avec, on m’a éduqué avec amour mais aussi avec ces idées reçues. Nous avons tous grandit dans les idées reçues. Elles sont même collectives, et parfois érigées en loi. De là écoulent une multitude de ce que j’appelle les racismes ordinaires. Inconscients, collectifs, tolérés, parfois même légalisés.

 

LA VALEUR DES ETRES

Un jour, une personne m’a répondu  » Oui bien sûr, tu as raison, on est tous différents, elle a le droit de penser la vie autrement  » … puis  » mais ma façon de penser est la bonne « .

On attribue à l’autre soit une valeur variable en fonction de ce qu’on projette que la personne, soit une valeur fixe, celle de l’être vivant.

A chaque fois qu’on voit dans l’autre, autre chose qu’un être dynamique, c’est-à-dire en mouvement constant, sensible à la vie, eh bien à chacune de ces fois, on nie sa propre « être-itude », son propre lien à la vie. Nous sommes tous liés par la Vie, nous sommes tous vivants.

Et nous pouvons tous, si nous le choisissons, vivre soit dans le conflit, dans l’incompréhension, dans les attentes, de nous prendre pour des Dieux décideurs de ce qu’il faut ou ne faut pas… ou décider de choisir la Vie, le mouvement, et lâcher nos vérités pour quelques secondes, quelques minutes, quelques heures, quelques temps…

 

le principe LOLA

Reflexion sur le principe LOLA à l’instant présent de ma vie…

 

J’ai une période dite difficile qui se révèle pourtant et plus en plus être un cheminement vers une renaissance et vers mes vrais rêves de bonheur…je voulais partager quelques idées en vrac, mais qui pourraient « parler » à des âmes sensibles…

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Un type pêche du poisson à mains nues. Un autre passe par là et lui dit  «  si vous fabriquiez un filet, vous attraperiez bien plus de poissons » et l’autre de répondre « jai pas le temps, je pêche ».

… Pour atteindre un but, ici prendre du poisson, il faut parfois s’arrêter et prendre la peine de passer par des étapes intermédiaires pour arriver à ses fins. Cela demande du temps, de la réflexion, de l’énergie, et de se projeter vers l’avenir.

Ca a l’air anodin, mais même pour nos vies personnelles, intimes, nous sommes parfois trop le nez dans le guidon, obnubilés par le résultat. Le résultat rapide, c’est la performance. Or qu’est-ce que je veux ? Je veux d’abord la qualité du résultat, sa solidité, sa durabilité, et qu’il corresponde à mes aspirations, et non pas la performance qui reposerait sur des critères généraux qui ne sont pas les miens propres. Il me faut donc réfléchir ce qui doit présider à mes choix propres pour arriver à mon résultat. …

 

Il existe trois états : le passé, le présent, et le futur, ou encore l’état désiré.

Le présent appartient déjà un peu au passé, il existe déjà, il n’y a rien à atteindre. Le passé, je peux m’en inspirer pour éviter de nouvelles erreurs. Pour beaucoup de choses Il me faut plusieurs essais pour arriver à un résultat satisfaisant, mais je dois pur cela savoir faire le bilan des expériences passées. L’avenir, lui, je veux l’atteindre, alors qu’il n’existe pas ! il concentre mon attention et je ne peux pas compter sur le seul passé, sur la seule rationalité, mais il me faut du rêve, de l’énergie, de la pensée positive ! que de choses non matérielles ! Je remarque que pour les Etats, entreprises, associations, familles, amis, individus, nos initiatives, nos actes, nos stratégies  sont guidées par nos rêves !!! C’est assez beau je trouve, déjà, de constater que la rationalité n’a pas beaucoup de poids dans nos existences, car à la limite elle appartient au passé. Et c’est beau de constater que nos rêves président à nos actions

 

Qu’est-ce qui m’empêche d’avancer dans ma vie, de résoudre mes problèmes, de faire face ? qu’est-ce qui me freine et me bloque ? … tout ce qui fait que je me défais de mon pouvoir de décision …

D’abord, il y a la peur. La peur s’oppose à la confiance, elle bloque. Naturelle, la peur excessive me pousse à « adopter » dogmes, croyances et jugements sans avoir vraiment réfléchi à leurs limites et leurs sens pour moi, ils me rassurent. C’est humain, mais la peur bloque, ce qui est bloqué ne peut plus circuler, ce qui ne circule plus meurt. La peur découle d’un manque de confiance, elle entrave ma capacité de penser et mes énergies ne circulent plus.

Il y a le la face néfaste du pêché. D’abord il y a manipulation mentale. Nous sommes des pêcheurs, mais SI nous nous repentons, nous serons sauvés. Je dois abandonner ma propre clairvoyance sur ce que je fais pour classer en bien ou mal tous mes actes, au lieu de les classer en bien ET mal. Le problème du péché est ailleurs selon moi, car si je suis un homme qui sait se prendre en charge, être responsable, et honnête, je n’ai rien à craindre, même de mes erreurs. Et je n’ai surtout pas à craindre les foudres de Dieu car Dieu est amour ! Quand je fais de plein cœur quelque chose qui est péché, je ne fais pas que du mal, je fais aussi le bien.

C’est le refus de ma responsabilité : « c’est la faute à » … mais pas la mienne. Or, si je me place en victime, je laisse à d’autres le pouvoir sur ma vie, sur ma destinée.  Il  faut que je sois bien plus responsable que ça !

Ensuite, je compte beaucoup trop sur les autres pour résoudre mes problèmes ! Ca n’est pas à toi, à mes amis, à tel docteur, à tel prêtre, de résoudre mes problèmes, c’est à moi,  et oui, je m’aide de ces personnes. Nuance, donc  ! Je dois d’abord chercher des réponses en moi !

C’est aussi ma manie de tout compliquer, surtout quand je me sens débordé. Est-ce que les choses sont vraiment plus compliquées ou bien je n’arrive pas à faire face ? … combien d’entres-nous disent « je n’arrive plus à faire face alors que l’année dernière ça allait encore » … c’est normal, mais c’est donc que les choses ne sont pas plus compliquées mais que en fait je n’arrive pas à faire face ! Les choses les plus compliquées sont faites de choses simples.

La rationalité excessive : très limité, le rationalisme ne me permet jamais de me projeter vers mon avenir. J’ai remarqué que si je m’appuie uniquement sur ce que je sais, je ne vais nulle part, car avancer c’est risquer, c’est rêver, c’est me projeter ! D’ailleurs, ce qui était rationnel hier ne l’est déjà plus aujourd’hui, entretemps j’ai évolué, et de nouvelles découvertes ont été faites…le rationnel ne doit rester qu’un outil.

Mon incapacité à penser de façon indépendante est un grand frein à mon libre-arbitre. Je n’ai pas à adopter les réflexes ou les pensées d’autres, par paresse ou pour me rassurer, je dois penser par moi-même sous peine de ne pas agis en accord avec moi-même.

La conséquence de tout ça, c’est que les problèmes ne peuvent pas être résolus. Jésus n’avait pas ces tares : Jésus n’avait pas peur, Jésus ne se considérait pas comme un pêcheur, Jésus  ne rejetait pas sa responsabilité, Jésus ne cherchait pas son salut  dans le monde extérieur, Jésus considérait la vie comme radicalement simple, Jésus ne se reposait pas uniquement sur la rationalité, Jésus pensait de manière totalement indépendante…Ce type était incroyablement puissant, et il nous a dit « ce que j’ai fait, vous pouvez aussi le faire » ! Bel espoir que l’on nous propose là, non ? J

Bon, ok, si je ne suis pas capable de faire comme Jésus, c’est parce que ma nature d’humain me rappelle sans cesse ma faiblesse. Mais quand même, je peux sûrement faire mieux …

 

Dans cette idée de prendre sa vie en main, je voudrais faire un détour par les notions de morale, de justice et de jugement. Où a-t-on vu qu’il existe une justice des hommes dans la vie ? La nature ne connait pas la morale ! Même Jésus l’a dit (Mathieu chap5) « car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes ». La nature ne connait pas le jugement, elle est indifférente, regardez comme notre bonne vielle planète est indifférente à nous donner ou non le beau temps le week-end…même l’injustice de Dieu ou de la terre n’existe pas ! On a découvert que les ouragans sont un phénomène non seulement naturel mais nécessaire à l’équilibre météorologique de la planète ! C’est l’homme qui prend un risque à s’installer dans ces zones (et lui aussi qui joue avec sa vie en modifiant le climat…). Il en est de même avec nos besoins d’humains, qui sont normaux ! La morale, les commandements, ou que sais-je encore ne sont donc pas à voir comme des lois, elles nous enferment, mais comme des guides ou des lignes médianes, sachant que nous autres pauvres humains tentons plus ou moins de nous tenir sur cette ligne mais ne sommes jamais dessus « pile poil »   J

De même, vivre trop en déséquilibre en me forçant à vivre une vie qui n’est pas la mienne, parce que je ne l’ai pas choisie, parce que je l’ai adopté d’un(e) autre, parce que c’est la bonne morale, c’est me précipiter en dehors de la ligne d’équilibre…de là, je vais prendre des médicaments, le l’alcool ou d’autres addictions qui vont me donner les sérotonines, endomorphines, dopamines dont je me prive par mes mauvais choix de vie…

 

Le principe LOLA … le principe du lâcher prise

D’abord, le changement doit commencer en moi-même ! Je dois arrêter de penser que le changement doit venir des autres, du patron, du gouvernement, du conjoint, du hasard… Je ne peux pas résoudre mes problèmes sans changer moi-même ! Et lorsque je change, le monde autour de moi se transforme, grâce au principe suivant…

Ensuite, le principe du libre-arbitre : Dieu nous a offert la plus belle preuve d’amour : le libre-arbitre. Nous avons la capacité de penser ce que nous voulons ! et de changer notre pensée ! Je peux considérer telle musique comme belle, toi tu peux considérer l’inverse, je peux changer d’avis, et ça n’est à personne de contrôler ma pensée ! Je peux considérer telle femme comme la plus belle femme du monde, et personne n’a le droit de m’enlever cette pensée ! Le monde autour de moi, il sera bau et joyeux si je le pense ainsi, et alors je vois plein de belles choses, alors que si je pense qu’il est laid, je serai triste. Mais c’est moi qui choisis, j’ai le libre-arbitre. Chacun est libre de penser que le monde est une vallée de larmes, et il est tout en bas, ou de penser que le monde est une aventure joyeuse, et il est tout en haut. Et chacun a le choix de considérer le monde comme il l’entend, et de le changer J

Car aussi extraordinaire que ça paraisse, c’est vrai, plus je pense à quelque chose, plus ça arrive ! Toute pensée augmente son sujet : si je pense beaucoup à ce que je n’ai pas, ce manque augmente. Si je pense à la personne que j’aime, elle augmente J  j’ai le choix de mes pensées, donc j’ai le choix d’augmenter ce qui me fait du bien, et de ne pas augmenter ce qui me fait du mal   J    Pourquoi ? Parce que je vais orienter mes actions en fonction de mon objectif, en fonction de mon rêve auquel je pense. Si j’ai tel projet, si j’y pense souvent, je vais mettre en place au fur et à mesure du temps ce qu’il faut pour réussir. Mon projet ne va pas se réaliser seulement en rêvant ! … je dois mettre en place les éléments qui vont faciliter la réalisation de mon projet … ça ne te rappelle rien ? vraiment, souviens-toi, tout au début, fabriquer le filet de pêche pour attraper le poisson ! J

En alliant les deux principes le changement et le libre-arbitre, je peux régler pas mal de problèmes !

…par quoi commencer alors ? Je pense qu’il faut d’abord réfléchir à éliminer les « facteurs qui empêchent » de régler les problèmes. A commencer par ne plus avoir peur, ne serait-ce que deux minutes pour voir … hum, je vois que ça fait du bien certains, non ?

A partir de là, on a déjà franchi pas mal d’obstacles. Les obstacles, c’est ce qui ne doit pas être. ok. Maintenant, choisissons ce qui doit être ! J’ai bien dire choisir ! Car chacun est libre de choisir !  Pas imposer aux autres, mais choisir pour soi ! A commencer par lâcher prise

C’est quoi ? Primo, c’est accepter le présent.  Ce qui est est, et puis c’est tout, et je n’ai pas à juger des faits. Ensuite, dans l’obtention de mes rêves, je ne dois pas me concentrer sur un seul chemin pour y arriver. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, et peut-être que j’aurais des surprises, donc je ne m’enferme pas dans l’anticipation de la manière d’y arriver. Et puis, mon objectif ne doit pas devenir une lutte, car la lutte signifie le conflit, c’est que je m’agrippe à mon but ! Enfin, très important, ne pas douter d’atteindre mon but ! je ne dois jamais lâcher ma foi ! ok, je ne sais pas comment je vis y arriver, ni quand, ni par quel chemin, mais je vais « y arriver » peu importe, j’y crois, j’y crois encore et encore  !!!   J   … purée j’ai pas fait tout ce chemin dans ma vie pour lâcher mon sentier escarpé du bonheur ! Ca serait stupide, non ? J  ben oui, alors je reste dans mes bottes, même si elles sont pas droites mais toutes tordues par mes erreurs passées et à venir, je m’en fous, j’y reste J

Ma sécurité, c’est justement ma foi. Ma foi tient à … la vie, et non pas aux choses. La sécurité, c’est la confiance, c’est vire l’instant présent en lâchant prise, pour me réjouir déjà de l’instant d’après J

…hum, ok, mais n’y a-t-il pas un élément important que je n’ai pas cité et qui pourtant domine l’ensemble de ces digressions ? … l’Amour !   J   il est partout, est se cache ici, il est en moi et en toi, il guide ma vie. Il est plein de confiance, il est immatériel et n’existe que dans le lâcher prise, rend le présent serein, et il me projette vers l’avenir et jusque sur mon lit de mort puis la seule chose que j’emporterai avec moi, c’est l’amour que j’ai pu donner et recevoir J   et puis en fait, voilà, l’Amour est le processus le plus simple et le plus efficace pour régler mes problèmes, pour atteindre mes rêves, et pour vivre en harmonie avec moi-même et le monde qui m’entoure ! en plus, c’est gratuit, l’Amour dégage des ondes positives,  et tout l’amour que j’émets me revient !  J

Quand j’envoie de l’amour régulièrement et à n’importe qui, j’induis inconsciemment des comportements et des actes de ma part qui en seront chargés, d’une manière ou d’une autre, et de manière inconsciente. A partir de là, le message que les destinataires recevront sera positif et eux aussi, inconsciemment, changeront souvent d’attitude envers moi. C’est ainsi que certains expliquent comment concentrer chaque jour pour envoyer de l’amour à d’autres a un effet réel sur l’échange d’amour. Donc, l’attitude intérieure d’amour et e gratitude est décisive dans ce que nous émettons et donc aussi dans ce qui nous recevons. C’est comme ça que je suis en train de me retrouver avec moi-même, au travers de tous les signaux de retour d’amour que vous m’envoyez tous J  MERCI !

 

The world within us

Voilà, l’histoire est écrite,

le passé est mort, le futur n’est pas né

et le présent porte les stigmates de la lèpre;

 

L’arrogance des scribes, bardés de connaissance, saccage sans merci les mythologies du passé, car le raisonnement a la froideur de la pierre dans le jardin de la liberté.

 

 

 

Poussés par le large, de profonds courants m’entraînent;

Propulsés par leur propre complétude, les archétypes jaillissent
des profondeurs de l’inconscient;

 

A la surface, le canot est ballotté et la brise se lève,

la substance de la pensée, liquide comme l’océan,

les îles et les continents, les idées et les opinions,

la terre est notre asile mais la mer nous attire vers le large;

 

La nuit descend sur les eaux, et l’étrange réalité découvre la terre,

Les rêves mêlés des hommes glissent au gré des vagues,

suivent l’ondoiement des abysses et s’échouent sur la grève,

les crêtes éclatantes des écumes et le chuchotis des créatures de la mer montent à la surface.

 

 

 

Nous nous plongeons rarement dans la mer de nuit quand l’aube se dessine sur l’ horizon

Les forces obscures qui nous tenaient sous l’eau s’écartent pour laisser place au jour,

Le sentiment éphémère de nos vies se cristallise à nouveau;

 

Et dans cet état d’éveil nous participons à l’essence de l’inconscient,

nous nous solidifions comme la terre,

nos idées et nos opinions font de nous des îlots que les mers relient.

Une existence

Une existence, celle que je vis. Une petite expérience, celle que je vis. On pourrait probablement la résumer en une phrase. Quelques adjectifs, quelques petits jugements froids et rationnels.

En rangeant la maison de notre papa en partance pour la maison de retraite, nous, la petite fratrie, tombons sur des objets qui remuent parfois. Enfin, j’ai l’impression d’être le seul à être vraiment remué. Bref.

Durant ce rangement, le Samedi 25 Avril 2026, mon frère me tends une photo, la photo d’un bébé.

Ce bébé, c’est moi, je me dis. Non, sur la photo, c’est moi, je rectifie. Entre la lèvre inférieure et le nez, un trou, béant. J’avais les yeux brillants, l’éclat des yeux de ma mère. Je n’avais pas de strabisme à la naissance… J’ai été séparé de ma mère le deuxième jour, pendant 6 semaines. Puis plus tard pour les opérations.

Cette image m’a remué. Me remue encore.

Je fais un lien entre ce moi bébé et ma scolarité catastrophique, où j’étais la risée des classes. Car je n’étais pas comme il fallait être. J’ai dû le ressentir. Une sorte de pitié. La pitié limite, enferme. Le regard des autres. Le regard des autres a toujours été une peur ancrée en moi. Du fait de cette mal-formation, mais plus probablement du fait de l’élève harcelé.

L’école, c’était l’enfer, le paradis à la maison.

J’ai souvent mis sur le compte de cette petite enfance mon équilibre affectif mal-formé. Le lien à l’autre n’est pas clair, pas confiant, pas sain.

Est-ce lien la malformation qui a généré ce caractère à la fois craintif et fleur de peau, mais aussi parfois fier et insoumis ? Est-ce elle qui a généré cet écolier craintif qui était la cible parfaite des autres ?

Plus tard, jeune adulte, j’ai enfin réussi à surmonter la connexion, celle au groupe, en étant leader. Ou co-leader. Quand je suis dans mon élément, j’emmène mon auditoire dans ma passion, dans mon partage. Héritage de mon papa.

J’ai ensuite eu un parcours qui m’imposait des efforts et je me suis toujours gardé de prendre trop de risques. Je n’ai jamais eu d’enfant, je me suis arrangé pour ça je pense, inconsciemment. Je ne voulais pas être co-responsable d’une autre souffrance d’enfant harcelé.

Je n’ai jamais construit de maison, acheté un appartement. Car je n’avais pas confiance en moi, dans une projection à long terme.

Je n’ai jamais cultivé l’esprit de famille, j’ai toujours eu un caractère assez indépendant, le plus indépendant possible. Peut-être pour être le moins possible sous le pouvoir d’autres, cf l’écolier maltraité ?

J’ai eu plusieurs vies de couples, sans jamais avoir une connexion pleine et entière avec ces femmes. Mais j’ai trouvé un équilibre, une famille, mais ce n’était pas vraiment moi.

Un jour, j’avais un besoin irrépressible d’oxygène, d’être à nouveau moi, dont je m’étais trop éloigné tout en ayant trouvé un équilibre social assez classique. De mon divorce, quand j’ai explosé d’étouffement, je garde une culpabilité profonde.

Tout en sachant que c’était nécessaire d’être moi, à nouveau, enfin. Ce moi qui pourtant souffre, à fleur de peau, à fleur de vie, dont la relation de personne à personne est facilement une relation d’être à être.

Mais depuis fin 2013, c’est une suite de phases plus ou moins tristes, proches de la nature de ce qui est, avec beaucoup de beaux moments spirituels, et aussi une grande solitude.

Par moments, j’ai essayé de camoufler cette solitude, mais elle revient sans cesse. Notamment, par la bouffe ou par la perte de temps inutile, et peut-être cette dispersion (relative à l’anxiété en MTC).

Dans la relation dite amoureuse, je n’ai vécu que des échecs relationnels. Dont des terribles ghostings, et dont une relation que j’ai imaginée merveilleuse, mais impossible avec une femme qui était mon âme sœur et que je trouve très jolie, plein de charme.

Depuis quelques temps, je n’y crois plus, j’ai baissé les armes.

Je ne m’exprime pas, alors que j’aimerais beaucoup le faire, simplement je n’ai personne à qui parler. J’ai pris l’habitude de recouvrir mes souffrances, ce qui donne une impression de contrôle.

Je me désociabilise, et je remarque mon manque d’assurance dans mes colères. Les petites rébellions du quotidien, quand il faut se faire ou défendre sa place. Quand je le fais, parfois je m’exprime mal, trop, et je suis perçu comme agressif, car je ne sais pas y faire, ou alors juste parce que ça surprend de la part d’une personne aussi bonhomme ? Et même quand je suis mesuré dans mes propos, je culpabilise par après : le regard des autres, alors que généralement ce sont des cons et qu’on s’en fiche de leur regard…

Alors je me mets en retrait. Mon lien avec l’extérieur, c’est le travail. Je me retranche dans mon petit cocon : entouré de livres inspirants, un ordinateur pour compiler mes illuminations spirituelles, la musique douce dans laquelle je baigne à moins que ce ne soit les chants des oiseaux dehors, et dès que je tourne le regard vers l’extérieur, cette végétation variée faite d’arbres, de haies, d’herbes, d’oiseaux, le tout en pleine ville donc sans avoir besoin de prendre la voiture pour tout. Une forme de paradis, à ma façon, un cocon … solitaire.

Cette solitude, parfois il serait utile et nécessaire d’en pleurer le côté douloureux. Par exemple, quand cette photo de moi bébé m’a choqué et remué, j’aurais eu besoin de partager mes ressentis. Ou même que quelqu’un d’autre la regarde. Je ne veux pas choquer mes proches, donc je la garde pour moi, en fait je la garde en moi. Et peut-être que je vais mourir avec cette photo de moi, sans l’avoir expurgée. La partager, pouvoir en parler, m’aurait peut-être permis de sortir, de libérer, de laisser ce bébé derrière moi ?

Ou bien, peut-être que je ne pourrai jamais quitter cette mal-formation pour la transformer en bénédiction ? Et puis, ce n’est pas à 58 ans qu’on démarre sa vie. Mais tout au moins, j’aurais aimé me libérer, avant de vieillir.

Séparation

Séparation

 » Tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance « .

Il me semble parfois que l’humain se différencie des autres animaux par la conscience : savoir qu’on sait.

Cette faculté lui permet d’utiliser son intelligence d’une manière particulière.

Le cerveau devient alors plus qu’un cerveau qui raisonne. Il devient un instrument, un élément, une partie.

Le fait de savoir qu’on sait créer une séparation entre celui qui sait et celui qui sait qu’il sait.

Tout comme le corps, mais aussi les autres et le monde extérieur, la conscience est nécessaire pour identifier, pour utiliser, pour instrumentaliser tout ce que nous conceptualisons.

Ainsi, nous nous séparons de notre unité. C’est peut-être la cause de notre incapacité à faire un avec ce qui est extérieur au soi. L’incapacité à faire corps avec l’Un.

Et c’est aussi, peut-être, la cause de notre souffrance, cette solitude de l’âme, cette façon que nous avons d’être seuls, chacun est UN.

Ce qui n’existerait pas si nous n’avions pas la conscience ?

Les autres animaux agissent par le simple instinct : ils réagissent avant un événement traumatique, ressentent beaucoup d’énergie et agissent parfois en conséquence.

Ils ont une conscience qui est parfois grande, des formes d’intelligences bien supérieures aux nôtres, mais je pense qu’ils ne subissent pas cette séparation.

La conscience nous rend inconscients de certaines intuitions. Elle change notre rapport à ce qui est extérieur au soi.

Alors, l’humain a inventé tout un tas d’artifices. L’amour amoureux par exemple, qui nous lie à l’autre de manière immature. Ou encore la philosophie. Ou encore les clubs, les communautés qui s’identifient, le patriotisme, le fanatisme…  Je ne pense pas que les oiseaux ou les mammifères fonctionnent de cette manière.

C’est aussi cette conscience qui fait de nous des êtres qui jugent. Cette conscience nous fait dire que nous aurions du savoir, qu’ils auraient du savoir, qu’il ou elle a tort, ou encore que l’autre est comme ça ou comme ci.

Sans cette conscience, nous agirions sans nous poser tout un tas de questions.

 

Les Trois Écoles d’influence de la MTC

Comprendre les 3 écoles de pensée de la médecine chinoise nous permet de décrypter les métaphores et les méthodes de traitement qui peuvent parfois sembler obscures ou même contradictoires, tout du moins incohérentes.

Lors d’une conférence donnée quelques années avant son décès, Giovanni Maciocia – l’un des auteurs occidentaux les plus influents en médecine chinoise – expliquait les trois grandes écoles de pensée qui ont profondément marqué la formation de la médecine chinoise classique : confucianisme, taoïsme et légisme.

 

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Les Trois Écoles de pensée de la médecine chinoise

Lors de ce cours quelques années avant son décès, Giovanni Maciocia expliquait que trois écoles de pensée ont exercé la plus grande influence sur la médecine, et qu’elles ont toutes coexisté à la même époque.

Nous parlons ici d’une époque très ancienne, la période des Royaumes Combattants, qui s’étend d’environ 476 à 221 av. J.-C.

Ces trois grandes écoles avaient des visions de la nature humaine assez opposées. Maciocia faisait remarquer l’absence de l’école bouddhiste, car elle n’est arrivée que bien plus tard.

 

La première est l’école confucéenne, qui croyait que la nature humaine est essentiellement bonne. C’est pourquoi Confucius ne croyait même pas à la punition, mais croyait en l’éducation.

À l’inverse, l’école légiste pensait que la nature humaine est essentiellement mauvaise et qu’elle ne peut être contrôlée que par des lois strictes et des punitions sévères. Selon Giovanni Maciocia, l’école légaliste a aussi eu une influence assez importante sur la médecine chinoise, une influence largement méconnue.

Et enfin le taoïsme, basé sur l’unité et l’équilibre naturel de toute chose.

 

Métaphores

Selon Maciocia, la médecine chinoise est un système de métaphores. Il y a de nombreuses métaphores en médecine chinoise. L’une d’elles est la métaphore des esprits pervers, qui constitue une part très importante de la médecine chinoise.

Une autre métaphore est une métaphore politique : l’État, les ministres et le gouvernement. Le Cœur est l’Empereur, le Poumon est le Premier Ministre, et ainsi de suite. Cette idée est en partie confucéenne, mais aussi largement légiste.

Pourquoi légiste ? Parce que cette école de pensée est liée à Qin Shi Huang, le tout premier empereur de Chine (celui qui a fait construire l’armée de terre cuite), qui a unifié la Chine pour la première fois. Il y avait donc un gouvernement central, d’où la récurrence de la métaphore politique en médecine chinoise.

Et d’ailleurs, le Neijing dit aussi que le Triple Réchauffeur le Ministre de l’Irrigation et des Canaux. À cette époque, le système de canaux venait d’être unifié pour la première fois. Ainsi, ce n’est pas un hasard si l’idée des méridiens est apparue plus ou moins à la même époque.

 

Les méthodes de traitement légalistes en acupuncture et en pharmacopée

Giovanni Maciocia estimait que beaucoup des méthodes actuellement utilisées sont en réalité issues du légisme, et non du taoïsme.

En médecine chinoise, on applique des « punitions sévères » et des lois strictes : si c’est chaud, on refroidit ; si c’est froid, on brûle avec du moxa ; s’il y a un facteur pathogène, on l’expulse… On utilise la purge, la sudation et le vomissement comme méthodes de traitement ; on utilise les aiguilles pour chasser les esprits pervers — c’est l’origine de l’acupuncture — et le moxa. Selon lui, cette approche est profondément légiste et ne peut pas être qualifiée de taoïste.

 

La philosophie du « chemin naturel » : l’influence taoïste

Maciocia précisait que la philosophie du chemin naturel est très taoïste : laisser la nature suivre son cours, intervenir le moins possible, favoriser le principe féminin, et laisser le corps se guérir lui-même. Il soulignait avec humour qu’il n’est jamais écrit dans le Neijing : « si vous avez un facteur pathogène, laissez le corps se guérir tout seul ». Ainsi, pour Giovanni Maciocia, l’influence de l’école légiste dans la médecine chinoise est largement sous-estimée.

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En plus d’être une médecine métaphorique complexe pour des esprits occidentaux très penchés sur leurs cerveaux gauche, les 3 écoles, par leurs différences et leurs oppositions même, sont à l’origine d’une difficulté d’appréhension de la MTC. On retrouve ainsi des principes de traitement interventionnistes, légistes qui bousculent ceux taoïstes qui harmonisent et accompagnent la nature, et enfin le confucianiste qui distribuent les rôles. Quelle serait votre choix ? Vers quel type de praticien iriez-vous ?

 

LES BESOINS EMOTIONNELS : L’ATTENTION

Cet article comme les autres sur le thèmes des besoins émotionnels est très largement inspiré par les travaux et les publications d’un maitre à penser, Mark Tyrrell.

L’attention, un des besoins émotionnels fondamentaux

Nos besoins en attention varient, selon nos parcours, selon notre environnement, nos activités, et ils sont dynamiques et évoluent au fil de la vie. Le besoin d’attention touche presque tous les aspects de la vie humaine, et il est crucial de le comprendre, car comprendre l’attention, c’est se comprendre dans ses relation à soi et au monde.

Des lacunes dans ce besoin d’attention peuvent poser problème, tant sur le plan émotionnel que social, et bloquer le développement personnel dans le bien-être : c’est un des besoins émotionnels fondamentaux.

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Chez le nourrisson, le besoin d’attention est pur : il pleure simplement pour l’obtenir. Mais si, lors d’une soirée, je me sens ignoré, je ne peux pas me mettre à hurler pour qu’on me regarde.

Les adultes sont plus subtils que les bébés : ils trouvent des moyens complexes et détournés de nourrir leur besoin d’attention.

Si nous ne comblons pas ce besoin de manière saine, nous devenons moins agiles dans nos relations avec nous-m’aime et les autres, plus agités, et devenons source de difficultés pour nous-mêmes et pour les autres — souvent sans même savoir que nous cherchons de l’attention.

 

« L’amour immatériel, c’est l’attention » Erich Fromm

 

Je suis assoiffé d’attention !

Lorsqu’une personne demande sans cesse des conseils ou de la réassurance, mais n’écoute jamais vraiment les réponses, ce n’est pas un conseil qu’elle recherche : c’est votre attention.
Il est plus facile de dire « Peux-tu me donner ton avis ? » que « J’ai besoin d’attention ».

Nous connaissons tous des personnes qui réclament plus que leur juste part d’attention.
Elles parlent longuement, attendent qu’on les écoute religieusement, mais sont incapables de rester concentrées quand c’est à votre tour de parler.

Chaque fois que vous réussissez à placer quelques mots — si elles vous en laissent l’occasion —, elles s’impatientent de reprendre la parole, utilisant ce court laps de temps non pas pour vous écouter, mais pour préparer ce qu’elles vont dire ensuite.

Ce genre de personnes peut être difficile à côtoyer — du moins jusqu’à ce qu’elles aient bu suffisamment à la coupe de votre attention pour étancher leur soif émotionnelle.

 

Attentions artificielles

Mais il n’y a pas forcément besoin de manipulateurs extérieurs. Un désir incontrôlé d’attention peut nous pousser à le chercher ailleurs.

Si quelqu’un est « affamé » d’attention, ce besoin peut devenir si urgent qu’il l’empêche paradoxalement de créer des liens sociaux, alors même que ces liens pourraient constituer une source saine d’attention.

C’est ainsi qu’une personne en manque d’attention peut s’attacher à une personne, ou à un thérapeute, ou encore sombrer dans une relation virtuelle, pour nourrir un besoin d’attention artificiel et sens unique.

Commerçants, thérapeutes ou même proches peut être tentés d’offrir (ou de vendre) une attention intéressée pour contrôler une personne en manque d’attention, et la garder dans une zone de confort, plutôt que de l’accompagner, l’encourager et l’aider à se réorienter vers des aspects plus positifs de sa vie, et à se détacher réellement du manque.

J’ai moi-même entendu une amie retourner encore et encore chez une psychologue qui, en définitive, validait à chaque séance ses plaintes en lui apportant simplement de l’attention et une fausse compassion. La cliente n’avait donc pas besoin de construire des vraies relations d’attention désintéressée et amicale, ni de progresser puisque le manque était comblé une fois par semaine. De plus, elle recevait de l’attention sans avoir besoin d’en porter à d’autres, d’en donner, et la paresse est plus confortable.

Cette facilité d’accès ouvre la voie à un auto-embrigadement : le bénéfice secondaire d’une attention artificielle et sans efforts s’accompagne de la crainte de perdre leur source d’attention si elles allaient mieux.

Et « l’amour immatériel, c’est l’attention » d’Erich Fromm, ouvre une voie royale aux relations virtuelles dans une société dont l’attention est de plus en plus intéressée. Mais cette attention-là, pleine d’intentions, ne nourrit pas le besoin émotionnel d’attention.

 

L’attention obtenue au travers de nos rôles

Pour être vraiment nourris en attention, nous devons combler notre besoin d’attention d’une manière saine, dirigée vers la personne que nous sommes, et non vers nos personnages.

Vous avez peut-être déjà rencontré des personnes très bruyantes autour d’une cause : elles en parlent sans arrêt, s’enflamment, publient à tout va. Mais si, du jour au lendemain, elles cessaient d’attirer l’attention au travers de leur combat pour une cause, continueraient-elles à s’y investir avec la même ardeur ? Ou bien cette cause, si chère à leur cœur, est-elle en réalité un moyen inconscient d’attirer l’attention ?

S’engager dans une association, lutter pour une « cause », ou encore dispenser de l’apprentissage peut devenir un moyen inconscient d’obtenir de l’attention. Il ne s’agit pas de dire que nous ne devrions combler nos besoins d’attention à travers des activités qui ne sont pas sociales, et c’est un des rares moyens pour des personnes trop seules d’avoir un contact social.

Mais il faut garder à l’esprit que cette nourriture n’est pas forcément portée à la personne en tant qu’être humain. L’attention peut être portée sur le rôle qu’on incarne dans une structure, que ce soit le militant associatif, le professeur ou encore le manager ou le thérapeute.

Nos décisions risquent alors d’être inconsciemment dictées par la question : « Combien d’attention cela me rapporte-t-il personnellement ? » plutôt que par « Qu’est-ce qui est le mieux pour la situation ? ». L’attention excessive peut même mener à une ivresse, laquelle peut mener une personne à « prendre le melon ».

 

Le love bombing du marketing et des PN

Si vous êtes en train de mourir de soif, et que quelqu’un vous tend de l’eau — et que cette personne semble être la seule à pouvoir le faire — vous risquez de vous sentir prêt à tout pour elle. Elle semblera offrir une solution facile à plusieurs de vos besoins affectifs — et parfois même physiques. Et pour quelqu’un dont les besoins ne sont pas comblés, cela peut être bouleversant — comme boire à pleine gorge après avoir traversé un désert.

Toute organisation ou toute personne sans scrupule qui cherche à vous manipuler le fera à travers vos besoins émotionnels : « il semblait fou de moi : il m’envoyait vingt messages par jour, m’offrait des fleurs, me disait qu’il m’aimait, mais c’était avant que tout ne tourne au cauchemar ». Ou encore « je sortais d’un divorce difficile, je me sentais très mal dans ma peau. Elle me faisait me sentir formidable, me disait que j’étais merveilleux, m’embrassait sans cesse, me répétait chaque jour qu’elle m’aimait. Elle m’a vraiment ensorcelé » …

Le love bombing, ou overdose d’attention, fonctionne aussi bien à l’échelle individuelle qu’au sein d’une secte ou d’une organisation et en marketing. La personne « bombardée d’amour » devient dépendante — puis malléable, manipulable.

Alors, au lieu de se demander d’une personne proche qui semble en pavoisons devant un/e inconnu/e : « Mais qu’est-ce qu’elle lui trouve ? », une meilleure question serait : « Quel besoin comble-t-il/elle chez mon amie/ma parente, et comment pourrait-elle satisfaire ce besoin autrement ? ».

 

L’effet Hawthorne

Ce nom vient d’une étude menée aux États-Unis dans les années 1920-1930.
Des chercheurs observaient des ouvriers dans une usine pour voir quels changements dans leurs conditions de travail amélioreraient leur satisfaction et leur productivité.
Après de nombreux ajustements matériels, ils ont finalement conclu que ce n’étaient pas les changements d’environnement qui avaient fait la différence, mais l’attention et l’intérêt que les chercheurs leur avaient portés. Autrement dit : l’attention est un levier puissant.

Si quelqu’un meurt de faim d’attention, ou s’il cherche à la recevoir d’une seule source, il peut développer de véritables troubles — allant du harcèlement jusqu’à des pensées suicidaires si la relation se rompt. Quand une seule personne est censée combler ce besoin, tout devient fragile.

 

Le rôle majeur de l’attention dans les relations humaines

 

Les relations nous permettent de réguler le besoin d’attention, afin de devenir des êtres humains plus heureux, plus sains et plus efficaces.

Comprendre le rôle central de l’échange d’attention dans nos relations est essentiel.

Pourtant la recette est ancestrale, et simple : C’est entretenir plusieurs amitiés, de nombreux contacts, et participer à quelques événements sociaux par mois … en somme, c’est être en lien.

Je parle là des relations vivantes, réelles, donc y compris disputes, rires et insouciance, des relations d’attention échangées. Et oui, y compris dans le conflit, car rester dans l’échange c’est nourrir l’attention, tandis que laisser le conflit à l’abandon c’est retirer l’attention à l’autre, c’est nier son existence. Ne ghostez jamais vos amis.

Cela nous permet de nourrir ce besoin émotionnel fondamental dans la durée, et nous pouvons alors aussi nous retirer du monde pour vivre un peu en retrait, autre facteur d’équilibre, sans souffrir de manque.

Comprendre l’attention, c’est comprendre les relations

Quand on commence à voir à quel point la recherche d’attention influence tant d’aspects de notre vie, alors toutes sortes de comportements apparemment étranges deviennent soudain beaucoup plus compréhensibles.

 

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📚 Références :

  • Viktor Frankl, Man’s Search for Meaning (le sens comme nourriture psychique)
  • Études sur la motivation extrinsèque vs intrinsèque (Deci & Ryan, théorie de l’autodétermination).
  • Idries Shah, The Commanding Self.
  • Hannah Arendt Les Origines du totalitarisme

Simone Weil, Réflexions sur le bon usage des études scolaires (sur l’attention comme

kouglopf

Ingrédients pour 2 moules d’environ 20 cm de diamètre :
1kg de farine
150g de sucre
15 à 20g de sel fin
300g de beurre
3 ou 4 oeufs
40cl de lait tiède
45g de levure de boulanger
150g de raisins de Malaga épépinés
75g d’amandes entières
1 petit verre de Kirsch (facultatif)
50g de sucre glace pour le saupoudrage

LA PRÉPARATION

Tous les ingrédients doivent être tempérés.

  • Prépare d’abord le levain en mélangeant la levure avec la moitié du lait tiède et la farine nécessaire pour obtenir une pâte de consistance moyenne et laisse là reposer dans un endroit tiède.
  • Réunis dans une terrine, la farine restante avec le sel, le sucre, les œufs et le reste de lait tiède. Mélange énergiquement. Bats pendant 15 minutes cette pâte en la soulevant à la main.
  • Ajoute le beurre ramolli dans les mains et le levain qui aura doublé de volume. Bats encore 5 minutes cette pâte : il faut qu’elle se détache des parois.
  • Couvre-la d’un linge et laisse reposer dans un endroit tempéré pendant environ 1 heure.
  • Tapote la pâte, “casse la”  et ajoute les raisins préalablement trempés dans du kirsch ou de l’eau, puis ajoute (facultatif) le petit verre de kirsch.
  • Dans le moule à Kougelhopf bien beurré, dépose au fond, dans chaque cannelure, une amande (si possible pelée et essuyée) Dépose la pâte dans le moule et laisse reposer une seconde fois. Il faut que la pâte affleure à hauteur du moule.
  • Fais cuire dans un four chauffé à 200-210°C (th.7) pendant 50 minutes. Si le kougelhopf se colore de trop, couvre le en cours de cuisson d’une feuille de papier sulfurisé ou réduit la chaleur à 180°C (th.6)
  • Démoule et saupoudre de sucre glace.

 

LA NOUVELLE INQUISITION

Dans notre société du jugement forcené, on condamne l’humour, le second degré, la nuance.

Par contre, on autorise la malveillance et la brutalité. On condamne à la malveillance et la brutalité ceux qui ne sont pas d’accord, ceux qui ne pensent pas comme il faut.

Il n’y a aucune écoute, il faut réagir par les principes et les vérités. Quelques mots sur un écran et la guerre est déclarée. La réponse première est la guerre, guerre de mots, guerre de vérités, guerre de « combats », guerre de se montrer et d’être premier.

Les grands inquisiteurs du moment, les neo-féministes, les wokistes, les hygiénistes et les néo-facistes déferlent sur tout l’occident, emprisonnant l’humanité, aveuglés d’une haine qui ne tient pas deux minutes de réflexion posée.

Car non, la prise de recul, c’est un truc de ringards, la nuance c’est dépassé, et l’humour en est leur expression : il faut du second degré pour le saisir. Or, le second degré, c’est pas à la mode, y compris jusque dans les rangs des amis de la planète.

Eux aussi, comme les autres, sont pleins de cette arrogance humaine qui croit dur comme fer que l’Homme est Dieu, qu’il devrait former les humains, la terre et même le ciel à l’image de de qu’il croit être « bon », sans avoir réfléchi une seule seconde au fait que peut-être, peut-être, mais peut-être seulement, relever la tête du guidon pourrait être utile ?

Non, surtout pas, il faut continuer de foncer dans le mur, dans la guerre, celle contre le voisin, celle contre celui qui n’est pas de la bonne couleur de peau, de la bonne religion, de la bonne mentalité, et peu importe si c’était un ami, parfois même un conjoint, « avant ».

Avant quoi ? avant que la folie cyclique des humains ne l’emporte vers ses propres ténèbres, comme si les humains avaient décidé que la guerre était une bonne chose.

La guerre est moche, que ce soit celle contre son voisin, son collègue, ou contre Putin ou Trump. La guerre c’est la destruction de son amour-propre, c’est nier sa propre humanité, c’est penser que l’autre doit apporter la solution au malaise qu’on porte en soi.

La guerre pourquoi ? Toujours pour de mauvaises raisons : posséder. Posséder la terre, posséder les humains, posséder l’argent, posséder la parole.

Mauvaise raison définitivement, car la possession est une invention de l’Homme, c’est ce qui l’a fait sortir du jardin d’Eden, ce jardin intérieur dans lequel nous pourrions tous vivre un peu au moins, au moins de temps en temps.

Je ne souscris à aucune guerre, car elle se produit d’abord en soi.

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