Catégorie : Méditation&Spiritualité (Page 1 of 59)

Passé et futur sont des films

Passé et futur sont des films

Mais nous oublions trop que passé et futur sont des films. Ces films génèrent des émotions dans le présent. Et ces émotions nous touchent, nous destabilisent, nous causent du tort, ou alors des fausses angoisses ou des fausses joies. On peut ressentir de la joie au présent en se rappelant un moment heureux du passé, et amplifier celui-ci. On peut également se projeter dans une situation totalement angoisssante, et l’amplifier. Le tout sans réalité, puisque ce sont des prpjections. Evidemment, je parle là des nos angoisses et de nos fausses joies, pas du fait que si je ne freine pas au bout de la route, je vais me crasher. D’ailleurs, la projection de me crasher n’est pas une réalité, c’est une prédiction.

Passé et présent sont échaffaudés

Les temps du passé et du présent sont des constructions mentales, à partir de ce que nous savons (croyons savoir), en toute ignorance et de que nous ne savons pas, ou parfois en ignorant, sélectionnant, censurant ce qui ne correspond pas à ce que nous aimerions. Nous sommes très influencés par toutes les injonctions, le jugements, les aspects de bon/mauvais et de méritants/coupables dans ces films. Pour certaines personnes, il est très difficile d’échapper à l’auto-censure, à l’auto-sabotage.

Les émotions de projection sont dans la matière

Les émotions que génèrent les projections sont bien « réelles », plutôt elles sont réellement vécues dans la matière. Et elles ont une influence forte sur notre santé, là, maintenant.

 

Amour

Amour

 

Amour n’est pas un concept

N’étant pas du domaine des réalités, Amour est un phénomène naturel par essence indéfinissable. Le mot est conceptualisation, définition, signification. Or, Amour n’est pas défini, Il est infini, et ne peut être mis en mots. Celui qui le dit ne sait rien.

Amour est universel

Amour est, en toute forme de Vie. C’est Amour, le miracle permanent de la Vie. Ne cherchez pas le miracle dans les livres. Jesus était Amour, et les miracles n’étaient pas ceux que Jesus a « fait », mais ils sont manifestations de Amour que cet homme, et d’autres, a laisse libre en lui. Ce personnage a été deïfié pour servir de base à une religion inventée par les hommes, mais le message appartient à tout le monde.

Amour est Essence

Ethérique, il est a-sens, c’est au travers du corps qu’Il se manifeste.

Amour est libre

Amour ne m’appartient pas, et il n’appartient pas non plus à personne d’autre, ni à une institution, ni à une idéologie, ni à une façon de vivre, de manger, de croire, et donc pas non plus aux religions. Cela veut dire aussi que je peux choisir d’aimer.

Personne ne peut prétendre que m’aimer, c’est l’Amour. Je peux prétendre ressentir Amour en présence de telle personne, mais je ne peux m’approprier Amour.

Quand on est inquiet pour une personne parce qu’on l’aime, on aime la part de soi dans l’autre, la part de l’autre en soi qu’on a envie de protéger. C’est alors de l’inquiétude, du souci, mais ce n’est pas Amour.

Amour inconditionné

Amour ne pose pas de questions. Amour n’est pas un choix, car Amour existe par Lui-même, il ne dépend pas de mon choix de le vivre, de le choisir, d’exercer sa puissance. Amour est non conditionné à ma volonté, à mes exigences, ni même à mes valeurs, ni même à mon existence ! Amour est inconditionné à moi, à mon existence. Amour est sans moi, en moi, et je disparaitrai en Amour comme je suis né en Lui.

Amour n’est pas dans la matière.

Amour n’est pas dans l’autre : On peut ressentir un sentiment qu’on nomme amour, quand on « aime » quelqu’un, on est Amour en présence de cette personne. On peut pas dire « je t’aime » sans faire un raccourci : Amour en soi est lumineux, brillant, nous emporte en sa présence, quand on pense à lui/elle, dans les rêves éveillés ou endormis.

Amour est en état d’être

« Je t’aime » est alors « je suis heureux en ta présence, je ressens Amour quand je pense à toi » ; C’est une lumière, une apesanteur, un état d’être dans le seul temps du présent, le temps suspendu.

Le choix

Voilà pourquoi on peut décider d’être Amour en toutes circonstances, parfois les plus cruelles, quand la matière, elle, veut se sauver. Devons-nous pour autant opposer Amour et animalité ?

 

Le corps est le véhicule

Amour se manifeste au travers de la matière en moi. Le corps est le véhicule de Amour. « Aimez-vous » : accueillez Amour en vous, faites de Amour votre hôte, il rayonnera au travers de votre matière : faites-vous transparents, Amour sera en vous.

Quand je suis Amour, j’ai besoin de me sentir relié, d’aimer, parce que aimer est le chemin qui mène à la manifestation de Amour en moi : c’est le sentiment, quand Amour passe dans les sens.

 

 

Amour est au temps présent.

Amour n’étant pas un sentiment, il n’est pas dans le passé ni dans le futur. Je ne peux pas réfuter avoir aimé dans mon passé. Je ne peux pas prétendre aimer dans mon futur.

Amour, au contraire, est réduit si je vis dans le passé ou dans le futur. Evidemment, la mémoire du passé est importante pour guider nos pas, ou pour nous aider à vivre un présent dégradé ou encore quand le futur est limité. Et évidemment, le futur est une projection nécessaire qui nous « projette vers », qui devrait être le motif à l’action présente. C’est pour ça que se projeter dans un futur effrayant génère un mouvement de recul, alors qu’imaginer un futur souriant génère un mouvement de joie.

 

Amour n’est jamais peur.

Amour est incompatible avec la peur et ses descendants. On ne peut pas être à la fois dans la peur et être Amour. On ne peut pas non plus être un peu dans la peur et un peu Amour.

Amour n’a jamais peur, parce que Amour n’est pas une émotion, parce que Amour n’est pas souffre-en-ce.

Amour ne pose pas de questions, ni de conditions. Car Amour est dans le Soi universel, dans le Soi qui n’est pas incarné.

Amour n’est pas localisable. Il est partout, en permanence, et disponible à chaque-un à tous. Je fais le choix de vivre Amour en moi, ou pas. C’est mon choix, Amour est toujours « là ».

Seule la pollution des pensées négatives et les émotions qui les accompagnent m’empêchent de me libérer pour ouvrir mon conscient à la Conscience Amour.

 

Le mythe qui vous garde prisonnier – Alan Watts

Le mythe qui vous garde prisonnier  Alan Watts

The Myth That Keeps You Trapped – Alan Watts

 

https://youtu.be/0Z7OUYy285w?si=TWX_X8xWlIwL6f99

 

La première chose à faire, toutefois, est de situer notre perspective en évoquant les idées fondamentales qui façonnent notre bon sens quotidien — nos notions essentielles sur le sens de la vie. Il s’agit de conceptions du monde inscrites dans la nature même de notre langage, de notre logique et de notre compréhension globale de ce qui a du sens. J’appelle ces idées fondamentales des « mythes ». Je n’emploie pas ce terme pour désigner simplement quelque chose de faux, mais dans un sens plus puissant : un mythe est une image à travers laquelle nous tentons de donner un sens au monde.

 

Une théorie infondée d’exister à l’intérieur de nous.

Nous éprouvons une certaine hostilité envers le monde extérieur à cause d’une superstition — un mythe, une théorie totalement infondée — selon laquelle nous n’existerions qu’à l’intérieur de notre propre peau. Or, je souhaite proposer une idée tout à fait différente. Si vous pensez n’exister qu’à l’intérieur de votre peau, vous vous définissez comme une petite forme complexe et singulière, perdue quelque part dans l’espace et le temps. Il y a des milliards d’années, vous étiez le Big Bang ; aujourd’hui, vous êtes un être humain complexe. Pourtant, nous nous définissons uniquement par cette forme. Nous nous coupons ainsi de la réalité, sans plus sentir que nous sommes toujours le Big Bang. Mais tout dépend de la façon dont vous vous définissez. Vous « êtes » le Big Bang, la force originelle de l’univers qui se manifeste à travers ce que vous êtes.

 

Vous et moi sommes aussi liés qu’une vague l’est à l’océan

Voyez-vous, lorsque je vous rencontre, je ne vois pas seulement l’identité que vous vous attribuez — Monsieur ou Madame Untel ; je vois chacun de vous comme l’énergie primordiale de l’univers se manifestant à moi sous cette forme particulière. Je sais que je suis cela aussi. Mais nous avons appris à nous définir comme étant séparés de cette énergie.

Vous et moi sommes aussi intimement liés à l’univers physique qu’une vague l’est à l’océan : l’océan fait des vagues, tout comme l’univers « fait » des êtres humains. En tant que vague, je vous salue ; je perçois le monde qui me fait signe à travers vous, comme s’il disait : « Salut, je suis là ». Pourtant, notre perception de l’existence repose sur un mythe — l’idée que nous sommes des entités distinctes, des parties isolées, des objets.

 

hypnotisés pour croire que nous n’existons qu’à l’intérieur.

Notre conscience a été conditionnée ; nous avons été littéralement hypnotisés par les conventions sociales pour croire et ressentir que nous n’existons qu’à l’intérieur de notre peau. Que nous ne sommes pas le Big Bang originel, mais simplement quelque chose qui en prolonge l’élan. Et c’est pour cela que nous sommes pétrifiés de peur : mon onde va s’éteindre, je vais mourir, et ce serait terrible. Tu es un pur hasard. Tu es un événement isolé qui court de la maternité au crématorium, et c’est tout, mon vieux. Pourquoi penser ainsi ? Il n’y a aucune raison de le faire, car ce n’est même pas scientifique. Ce n’est qu’un mythe. Si l’intelligence, l’amour et la beauté existent bel et bien, eh bien, on les trouve chez les autres. En d’autres termes, ils existent en nous, êtres humains. Et comme je l’ai dit, s’ils sont présents en nous, c’est qu’ils sont révélateurs de l’ordre des choses. Nous sommes tout aussi révélateurs de cet ordre que les pommes le sont du pommier ou la rose du rosier.

Ce que je suis implique ce que vous êtes

Lorsqu’en tant que scientifique vous décrivez le comportement d’un organisme vivant, vous essayez de dire ce que fait l’individu. C’est la seule façon de décrire ce qu’est une personne : décrire ce qu’elle fait. Or, on s’aperçoit qu’en procédant ainsi, on ne peut se limiter à ce qui se passe à l’intérieur de l’enveloppe corporelle. Si bien que, pour décrire mon comportement, je dois décrire le vôtre ainsi que celui de l’environnement ; cela signifie que nous formons en réalité un système comportemental unique. Ce que je suis implique ce que vous êtes. Je ne sais pas qui je suis tant que je ne sais pas qui vous êtes. Et vous ne savez pas qui vous êtes tant que vous ne savez pas qui je suis. En d’autres termes, nous ne sommes pas séparés.

 

Nous formons des systèmes interdépendants.  

Nous, notre environnement, chacun d’entre nous et les uns par rapport aux autres, formons des systèmes interdépendants. Nous définissons notre identité par rapport aux autres. Tout s’imbrique, et tout scientifique digne de ce nom sait que ce que l’on appelle le monde extérieur fait partie de nous tout autant que notre propre corps. Mais le problème, voyez-vous, c’est qu’on ne nous a pas appris à ressentir les choses ainsi. Les mythes qui sous-tendent notre culture et notre bon sens ne nous ont pas appris à nous sentir ne faire qu’un avec l’univers, mais plutôt à nous voir comme des éléments qui en font partie, qui y sont immergés ou qui lui font face.

 

Prendre conscience ou perdre la raison

Il est urgent, je crois, que nous en venions à ressentir que nous « sommes » l’univers éternel — chacun d’entre nous —, faute de quoi nous risquons de perdre la raison. Le problème est le suivant : dans notre expérience, nous distinguons ce que nous faisons de ce qui nous arrive. Nous définissons certaines actions comme volontaires et avons le sentiment de les maîtriser. À l’opposé, il y a tout ce qui est involontaire. Mais la frontière entre les deux est très arbitraire car, par exemple, lorsque vous bougez la main, vous avez le sentiment de décider de l’ouvrir ou de la fermer. Pourtant, demandez-vous comment vous prenez cette décision. Lorsque vous décidez d’ouvrir la main, décidez-vous d’abord de décider ? Non, n’est-ce pas ? Vous décidez, tout simplement. Et comment vous y prenez-vous ? Si vous ignorez comment vous procédez, s’agit-il d’un acte volontaire ou involontaire ? Prenons l’exemple de la respiration. Vous pouvez avoir l’impression de respirer délibérément ; vous pouvez contrôler votre souffle. Mais lorsque vous n’y pensez pas, le processus se poursuit. Est-ce volontaire ou involontaire ?

 

votre corps sait qu’il ne fait qu’un avec l’univers

Nous en arrivons ainsi à une définition très arbitraire du « soi » : une grande partie de mes activités — celles que je considère comme étant « mon » œuvre — exclut généralement la respiration, les battements du cœur, l’activité des glandes, la digestion, ou encore la formation des os et la circulation sanguine. Ces choses, est-ce vous qui les faites ou non ? Or, si vous entrez en communion avec vous-même et découvrez la totalité de votre être, un phénomène très étrange se produit. Vous découvrez que votre corps sait qu’il ne fait qu’un avec l’univers. En d’autres termes, la circulation sanguine — dite involontaire — s’inscrit dans un processus continu qui englobe aussi l’éclat des étoiles. Si vous découvrez que c’est vous qui faites circuler votre sang, vous réaliserez simultanément que c’est vous qui faites briller le soleil, car votre organisme physique forme un tout continu avec tout ce qui se passe autour de vous. Tout comme les vagues ne font qu’un avec l’océan, votre corps s’inscrit dans la continuité du système énergétique global du cosmos. Et tout cela, c’est vous. Simplement, vous jouez le jeu consistant à croire que vous n’êtes qu’une infime partie de cet ensemble. Pourtant, comme j’ai tenté de l’expliquer, il n’existe pas, dans la réalité physique, d’événements véritablement distincts les uns des autres. N’est-ce pas ?

 

l’idée que nous ne sommes qu’une entité à l’intérieur de ce corps : l’ego.

Cela ne vous étonne-t-il pas vraiment d’être un être d’une complexité aussi prodigieuse, d’accomplir tout cela sans jamais avoir reçu la moindre instruction pour le faire ? Vous n’avez rien appris, et pourtant vous êtes un véritable miracle. En fait, d’un point de vue scientifique et purement physique, cet organisme forme une continuité énergétique avec tout ce qui l’entoure. Si je suis mon pied, je suis aussi le soleil. C’est simplement que nous avons une vision parcellaire des choses. Nous avons l’idée que nous ne sommes qu’une entité à l’intérieur de ce corps : l’ego. C’est une illusion. L’ego n’est rien d’autre que le point de focalisation de l’attention consciente. C’est comme le radar d’un navire. Le radar d’un navire sert à détecter les obstacles : y a-t-il quelque chose sur la trajectoire ? L’attention consciente est une fonction du cerveau conçue pour balayer l’environnement — à la manière d’un radar — et repérer tout changement susceptible de poser problème. Mais si vous vous identifiez à ce détecteur d’obstacles, alors, naturellement, vous vous définissez comme étant dans un état d’anxiété perpétuelle.

 

Le concert de la Vie.

Dès l’instant où nous cessons de nous identifier à l’ego pour prendre conscience que nous sommes l’organisme tout entier, la première chose qui nous frappe, c’est l’harmonie de l’ensemble ; car votre organisme est un miracle d’harmonie. Tout fonctionne de concert. Même ces corpuscules et ces micro-organismes qui s’affrontent et se dévorent mutuellement dans votre circulation sanguine : s’ils ne le faisaient pas, vous ne seriez pas en bonne santé.

Ainsi, ce qui constitue une dissonance à un certain niveau de votre être s’avère être une harmonie à un niveau supérieur. Vous commencez à le comprendre et à prendre conscience que les dissonances de votre vie — tout comme celles de la vie d’autrui, qui apparaissent comme des conflits à un certain plan — sont, à un niveau plus élevé de l’univers, saines et harmonieuses. Vous réalisez soudain que tout ce que vous êtes et tout ce que vous faites est, à ce niveau, aussi magnifique et immaculé que les motifs des vagues, les veines du marbre ou la démarche d’un chat, et que ce monde est, en vérité, parfaitement tel qu’il doit être. Il ne saurait en être autrement, car sinon, il ne pourrait exister. Ainsi, si vous vous éveillez de cette illusion, vous ne vous percevez plus comme un étranger dans ce monde, ni comme un être en sursis ou arrivé là par pur hasard ; vous commencez au contraire à ressentir votre propre existence comme étant absolument fondamentale.

 

Un Soi connecté versus le petit soi de l’égo

Au plus profond de vous-même, vous êtes, par essence, la trame et la structure mêmes de l’existence. Selon cette perspective, chacun incarne fondamentalement la réalité ultime. Non pas Dieu au sens politique d’un roi, mais Dieu en tant que « Soi », cette réalité fondamentale et profonde qui sous-tend tout ce qui est. Vous êtes tout cela ; simplement, vous faites semblant de ne pas l’être.

Absence – texte du 2 Mars 2002

Les paysages défilent et perdent leurs couleurs comme le soir tombe sur la Terre,

Les méandres paisibles et paresseux des cours d’eau charrient les débris d’émotion

Chaque arbre s’enfuit dans le temps qui crie la distance qui nous sépare

Je reviens du pays de ton absence

 

Là-bas le vent balayait mon esprit encombré des volutes de ta présence

Et les vagues ramenaient sans cesse ton image sur la grève

Lancinante mélodie de ton éloignement, chaque vague déroule un peu plus ton éloignement

Sur les longues plages de ton absence

 

L’inavoué guerrier à l’âme perdue

Ne voulait plus croire à la flamme éternelle

Refoulant  dans l’ombre de ses rêves les matins clairs

Jusqu’à ce voyage dans ton absence

 

Quelle est donc cette chaleur sourde dans la poitrine, ce nœud dans l’estomac,

Ces jambes de coton qui pourtant me porteraient jusqu’au bout du monde

Pourvu que ma tête soit emplie jusqu’au plus profond de mon être,

de ton prénom, de ton prénom et encore de ton prénom, mon absente

 

J’ai laissé mon coeur là-bas dans l’écume de nacre

J’ai laissé mon âme là-bas dans les embruns du vent d’ailleurs

mon coeur attend que tu le ramasse tel un coquillage

mon âme viendra caresser tes rêves sur les rives de ton sommeil

 

J’ai laissé au vent là-bas le soin de faire chanter,

Une dernière fois mon cœur avant la fin des lendemains

Je n’en peux plus, lassé de chercher, buter et d’errer,

Dans les récifs des côtes de ton absence

 

Je reviens de ce pays-là, cœur et corps déchirés

Seule brûle encore bien malgré moi

La flamme de la vie cet espoir satané

Rapporté du pays de ton immense absence

 

Il faudra un jour que je m’endorme sur ces lointaines plages

Et mourir d’attendre que l’hypothétique délivrance de l’Amour

enflamme l’horizon et déchaîne les dieux du ciel

dans l’écume grelottante du clair de lune

 

irons-nous un jour sur ce bout de Terre

et nos pas accordés dans le mystère

unir nos vagues à l’âme et nos corps enroulés

au vent du pays de l’oubli ?

Besoin de tendresse

J’hésite à intitulé ce besoin entre douceur et tendresse. La tendresse me vient en premier, puis elle prend une tournure davantage humaine, et finalement non, la tendresse est dans le soi, à l’intérieur.

Mon recul de l’action est peut-être en lien avec ce besoin de tendresse. Chaque jour, j’ai besoin de tendresse. Elle se trouve dans la musique du réveil, dans les plis de la couette, dans la texture de la serviette éponge, dans le moment-café, dans les musiques célestes qui accompagnent le moment d’avant la plongée dans le bruit de la vie dite active.

Est-il normal, ce besoin de tendresse ?

Qu’est-ce qui est normal ?

 

Les îlots du soi

J’ai l’impression que c’est un handicap, que ce besoin « excessif » est en lien avec … avec quoi ? Avec ce sentiment de solitude ? Plus exactement, ce sentiment d’être incompris.

Nous sommes tous uniques, profondément singuliers. Sur nos ilôts, nous sommes seuls. Et isolés.

 

Singulières richesses

Pourtant, ces singularités sont nos richesses. Richesses singulières. Nous avons tant à apporter aux autres au travers de ce qui nous est propre. Comment est-ce possible ? Ce qui nous est propre est particulier, comment ce qui nous est unique peut enrichir les autres ? Pourtant, nous nous nourrissons de ces moments où des petites loupiotes s’allument en soi, nous nous émerveillons devant la maturité de certains traits que tracent d’autres en soi comme des étoiles filantes déchirent l’unité insondable du ciel nocturne. Comment nos singularités peuvent-elles tant nous inspirer, nous donner à respirer un air nouveau, nous pousser ou nous repousser ?

 

 

 

 

La culpabilité de l’agressé

La culpabilité de l’agressé

Nous vivons dans une société où les agresseurs se croient tout permis. C’est alors aux agressés de se débrouiller avec les agressions. Les agressés sont censés gérer : gérer leurs émotions, l’émotivité jugée excessive. Ah bon, c’est donc excessif de ne pas accepter d’être agressé ? On ne parle pas des agresseurs, sinon dans le discours hypocrite des agresseurs qui se sentent agressés.

 

La réponse à une agression verbale, ce n’est pas ça l’agression !

Re plaçons l’église au milieu du village : Non, répondre à une agression ne constitue pas l’agression. Même si on culpabilise, même si on estime s’y être mal pris, avoir être excessif. Primo, l’agressé n’a pas généré l’agression.

L’agresseur sait toujours qu’il / elle agresse

Soit l’agresseur sait immédiatement qu’il agresse : une petite voix intérieure le sait. Cette petite voix, ce n’est pas une culpabilité. C’est juste un petite voix très neutre, très factuelle. Cette petite voix qui reviendra sur le lit de mort et qui gâchera le souvenir de tout la vie, d’ailleurs. Certains sont forts pour s’auto-cacher cette conscience.

Soit l’agresseur le saura au travers de la réponse. Et c’est important qu’il / elle le sache ! Autrement, il se croira permis de recommencer ! Répondre, c’est seulement tendre un miroir, plus ou moins déformant. Mais le reflet du miroir appartient à celui qui se voit dedans. C’est à l’agresseur de se débrouiller avec la réponse, ce n’est pas à l’agressé de mesurer, adapter, analyser, etc…

 

Agression franche ou travaillée, c’est idem.

Certains prennent des cours de … manipulation par les mots. On trouvera tout un tas de programmes pour manager pour ça. Peu importe les dénominations. Chez certaines personnes, c’est un don naturel. Qu’elle soit directe ou « travaillée », une agression est une agression. POINT. Il n’y a pas lieu de faire de distinctions.

 

L’agression subtile des pervers

Une personne qui agresse de façon « subtile », c’est-à-dire sans prononcer des mots agressifs, sur un ton amical ou presque, comment une agression. Un pervers est une personne qui déteste la vie. (ce n’est pas forcément une personne qui veut manipuler l’autre comme les pervers-narcissiques).

 

On agresse toujours un être sensible

Car on n’agresse jamais un collègue, ni une maman, ni un commerçant : on agresse un être sensible.

 

Le premier degré obligé

« ne prends pas les choses au premier degré » : si ! Dans les interactions humaines sensibles, le premier degré est la forme instinctive. Si l’alarme incendie retentit, on n’organise pas d’abord une réunion, pour consulter le plan d’évacuation. Si une alarme retentit, on sort ! On réfléchit par après. Si un gamin traverse la rue sans regarder, on n’appelle pas ses parents, on le sauve de suite ! Premier degré, oui !

 

Réagir oui, revenir aussi

Et ensuite ? En principe, c’est la personne qui agresse qui doit revenir vers la personne agressée. Ce qui est trop rarement le cas.

Une primo-réaction proposée :  «  et ? » permet de passer le cap du premier degré et de donner de la distance aux deux parties. Quand on s’est pris un reproche, ou un reproche déguisé, répondre par un «  et ? » agit généralement bien. Et ce « et ? » sera répété autant de fois que nécessaire, tant que l’agression continue.

Car l’agressé aussi, est un être sensible. Généralement, une agression est une façon désespérée de dire  » j’ai besoin d’aide, ce que tu as dit, ce que tu as fait heurte le flux serein de vie en moi « . Mais ce n’est pas dans l’agression qu’on peut prendre du recul. Il vaut mieux laisser passer un peu de temps.

 

Supposition, pré-supposition, malentendu, malentendant social

«  Je ne sais pas pour quelle raison elle repartait si tard, la cousine. Oui, ok, avec ma femme Elisabeth, nous l’avions invitée à venir diner avec nous quand elle veut, quand elle peut. » Depuis son divorce, elle était seule. Nous, on aime être là pour les autres. Alors, on lui avait dit qu’elle est la bienvenue chez nous, qu’on serait contents de la voir, et toutes ces choses qu’on dit pour faire plaisir.  » 

 » Mais elle venait tous les deux mois, parfois même plus. Faut dire qu’elle habite à côté. Elle s’invitait littéralement ! La semaine avant, elle nous appelait pour nous proposer qu’elle vienne diner avec nous tel jour. Quel toupet ! Evidemment, ça ne se dit pas de refuser. »

 » Et puis surtout elle ne partait plus ! Elle devrait le savoir, le soir les gens vont se coucher le soir ! Mais elle n’en avait rien à faire, car à la fin du repas, quand Eli lui proposait une tisane, elle acceptait. La cousine adore les tisanes d’Eli. Mais quand même, on ne comprenait pas pourquoi elle n’avait pas la politesse de rentrer chez elle ! « 

 » Tu sais, elle est un peu simplette ma cousine … comment on dit, c’est pas le pingouin qui glisse le plus loin, si tu vois ce que je veux dire. Mais je suis tolérant moi, j’accepte tout le monde, et on faisait tout ce qu’on pouvait pour lui être agréables. »

« A la fin des repas ma femme lui disait de partir. Oui enfin, elle le disait de façon diplomate, bien sûr. Alors ma femme disait des phrases du genre,  » Demain, on va aller faire des courses « , ou encore  »  J’espère que le repas t’a plu ? « , et d’autres allusions, on ne peut plus claires ! Mais la cousine ne comprenait pas : Elle restait là à siroter sa tisane ! « 

 » Faut dire qu’elle est un peu longue à la comprenette, surtout depuis sa rupture avec Georges. Elle avait pris le virage de la quarantaine d’une drôle de façon ! Elle avait des lectures bizarres, pas comme tout le monde en tout cas. D’ailleurs, elle n’avait plus de réseaux sociaux, elle n’était même pas au courant de toutes ces affreuses catastrophes dans le monde ! Quel manque de respect, non ? Enfin bon, on est tolérants, et puis c’est ma cousine. Enfin bref. « 

 » Un jour, elle nous a parlé des accords toltèques. Avec Eli, on n’a rien dit, mais elle était tombée dans une secte, c’est sûr ! Elle ne nous en a jamais reparlé, d’ailleurs. Une autre fois, elle nous a même dit que la vie est simple quand on la prend telle qu’elle est. Là, avec Eli, on s’est regardés, et on s’est compris : oui, elle est simple et n’a pas de suite dans le raisonnement, la vie est tellement compliquée, en vérité ! Si la Vie est simple pour elle, alors je comprends mieux son manque de respect, sa légèreté, et c’est pas étonnant qu’elle soit célibataire « 

 » Tu sais, avec Eli on n’a jamais rien dit. On est tolérants, on est des gens bienveillants. Heureusement, elle a fini pas déménager. On était soulagés. Mais parfois, les gens peuvent vraiment être toxiques ! « .

 

… j’ai vécu récemment un récit très proche de celui-ci. Un récit plein de suppositions, plein d’attentes, plein d’une tolérance … égotique. Quand on quitte la farandole des suppositions, on se libère d’énormément de chaines. Les chaines de projeter l’autre en soi. Cette personne ne se met pas à la place de l’autre, elle met l’autre à sa place : comme si nous fonctionnions tous de la même manière.

Nous sommes tous différents dans nos modes de fonctionnement. Et plus on est emprisonnés de suppositions, plus on enferme l’autre, et on le juge alors qu’on se prétend tolérant : La personne qui parle ici se dit tolérante à une forme de petite débilité mentale d’une cousine qui n’a fait que répondre à son invitation à garder un lien familial de temps en temps. Dans ce récit, je lis une farandole de suppositions qui mènent à des  » oui mais quand même, elle (la cousine) aurait dû deviner que ».

Il faudrait poser les questions : qui l’a invitée à venir, la cousine ? ;  » ça veut dire quoi, rester tard ?  »  » tard c’est quelle heure ?  » ;  » est-ce que tard pour toi, c’est tard pour tout le monde ?  » ,  » qui lui offre une tisane à la fin du repas ?  » ;  » selon toi, si tu me proposes une tisane, et que tu sais que j’adore tes tisanes, pourquoi je devrais refuser ?  » ,  » as-tu proposé qu’elle vienne plutôt un soir où tu es ok pour te coucher un peu plus tard pour une fois ?  » ;  » Si tu n’aimes pas que ta cousine vienne, pourquoi tu l’as invitée ?  » ,  » si on te dit qu’on apprécie ta présence, et qu’en fait c’est pas vrai, qui est en train de mentir ?  » ;  » Qui es-tu pour juger cette personne de simplette alors que tu te dis tolérant ?  » ;  » tu crois que les autres sont en toi, en permanence, à savoir ce que tu n’exprimes pas, et même à savoir que ce que tu dis est parfois l’inverse de ce que tu penses ?  » ;   » Les accords toltèques, est-ce que tu t’y es intéressée vraiment, ou bien as-tu « deviné » que c’est surement une secte ?  » ; etc… mais ces questions, on ne peut pas les poser, puisque la pensée est braquée.

 

EDUQUES DANS LES IDEES RECUES

… Je suis encore rempli de ces suppositions, mais je suis très heureux, plus léger, plus libre, d’avoir quitté le monde des attentes non exprimées. La vie est tellement plus simple sans idées reçues !

Les idées reçues, j’ai grandit avec, on m’a éduqué avec amour mais aussi avec ces idées reçues. Nous avons tous grandit dans les idées reçues. Elles sont même collectives, et parfois érigées en loi. De là écoulent une multitude de ce que j’appelle les racismes ordinaires. Inconscients, collectifs, tolérés, parfois même légalisés.

 

LA VALEUR DES ETRES

Un jour, une personne m’a répondu  » Oui bien sûr, tu as raison, on est tous différents, elle a le droit de penser la vie autrement  » … puis  » mais ma façon de penser est la bonne « .

On attribue à l’autre soit une valeur variable en fonction de ce qu’on projette que la personne, soit une valeur fixe, celle de l’être vivant.

A chaque fois qu’on voit dans l’autre, autre chose qu’un être dynamique, c’est-à-dire en mouvement constant, sensible à la vie, eh bien à chacune de ces fois, on nie sa propre « être-itude », son propre lien à la vie. Nous sommes tous liés par la Vie, nous sommes tous vivants.

Et nous pouvons tous, si nous le choisissons, vivre soit dans le conflit, dans l’incompréhension, dans les attentes, de nous prendre pour des Dieux décideurs de ce qu’il faut ou ne faut pas… ou décider de choisir la Vie, le mouvement, et lâcher nos vérités pour quelques secondes, quelques minutes, quelques heures, quelques temps…

 

le principe LOLA

Reflexion sur le principe LOLA à l’instant présent de ma vie…

 

J’ai une période dite difficile qui se révèle pourtant et plus en plus être un cheminement vers une renaissance et vers mes vrais rêves de bonheur…je voulais partager quelques idées en vrac, mais qui pourraient « parler » à des âmes sensibles…

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Un type pêche du poisson à mains nues. Un autre passe par là et lui dit  «  si vous fabriquiez un filet, vous attraperiez bien plus de poissons » et l’autre de répondre « jai pas le temps, je pêche ».

… Pour atteindre un but, ici prendre du poisson, il faut parfois s’arrêter et prendre la peine de passer par des étapes intermédiaires pour arriver à ses fins. Cela demande du temps, de la réflexion, de l’énergie, et de se projeter vers l’avenir.

Ca a l’air anodin, mais même pour nos vies personnelles, intimes, nous sommes parfois trop le nez dans le guidon, obnubilés par le résultat. Le résultat rapide, c’est la performance. Or qu’est-ce que je veux ? Je veux d’abord la qualité du résultat, sa solidité, sa durabilité, et qu’il corresponde à mes aspirations, et non pas la performance qui reposerait sur des critères généraux qui ne sont pas les miens propres. Il me faut donc réfléchir ce qui doit présider à mes choix propres pour arriver à mon résultat. …

 

Il existe trois états : le passé, le présent, et le futur, ou encore l’état désiré.

Le présent appartient déjà un peu au passé, il existe déjà, il n’y a rien à atteindre. Le passé, je peux m’en inspirer pour éviter de nouvelles erreurs. Pour beaucoup de choses Il me faut plusieurs essais pour arriver à un résultat satisfaisant, mais je dois pur cela savoir faire le bilan des expériences passées. L’avenir, lui, je veux l’atteindre, alors qu’il n’existe pas ! il concentre mon attention et je ne peux pas compter sur le seul passé, sur la seule rationalité, mais il me faut du rêve, de l’énergie, de la pensée positive ! que de choses non matérielles ! Je remarque que pour les Etats, entreprises, associations, familles, amis, individus, nos initiatives, nos actes, nos stratégies  sont guidées par nos rêves !!! C’est assez beau je trouve, déjà, de constater que la rationalité n’a pas beaucoup de poids dans nos existences, car à la limite elle appartient au passé. Et c’est beau de constater que nos rêves président à nos actions

 

Qu’est-ce qui m’empêche d’avancer dans ma vie, de résoudre mes problèmes, de faire face ? qu’est-ce qui me freine et me bloque ? … tout ce qui fait que je me défais de mon pouvoir de décision …

D’abord, il y a la peur. La peur s’oppose à la confiance, elle bloque. Naturelle, la peur excessive me pousse à « adopter » dogmes, croyances et jugements sans avoir vraiment réfléchi à leurs limites et leurs sens pour moi, ils me rassurent. C’est humain, mais la peur bloque, ce qui est bloqué ne peut plus circuler, ce qui ne circule plus meurt. La peur découle d’un manque de confiance, elle entrave ma capacité de penser et mes énergies ne circulent plus.

Il y a le la face néfaste du pêché. D’abord il y a manipulation mentale. Nous sommes des pêcheurs, mais SI nous nous repentons, nous serons sauvés. Je dois abandonner ma propre clairvoyance sur ce que je fais pour classer en bien ou mal tous mes actes, au lieu de les classer en bien ET mal. Le problème du péché est ailleurs selon moi, car si je suis un homme qui sait se prendre en charge, être responsable, et honnête, je n’ai rien à craindre, même de mes erreurs. Et je n’ai surtout pas à craindre les foudres de Dieu car Dieu est amour ! Quand je fais de plein cœur quelque chose qui est péché, je ne fais pas que du mal, je fais aussi le bien.

C’est le refus de ma responsabilité : « c’est la faute à » … mais pas la mienne. Or, si je me place en victime, je laisse à d’autres le pouvoir sur ma vie, sur ma destinée.  Il  faut que je sois bien plus responsable que ça !

Ensuite, je compte beaucoup trop sur les autres pour résoudre mes problèmes ! Ca n’est pas à toi, à mes amis, à tel docteur, à tel prêtre, de résoudre mes problèmes, c’est à moi,  et oui, je m’aide de ces personnes. Nuance, donc  ! Je dois d’abord chercher des réponses en moi !

C’est aussi ma manie de tout compliquer, surtout quand je me sens débordé. Est-ce que les choses sont vraiment plus compliquées ou bien je n’arrive pas à faire face ? … combien d’entres-nous disent « je n’arrive plus à faire face alors que l’année dernière ça allait encore » … c’est normal, mais c’est donc que les choses ne sont pas plus compliquées mais que en fait je n’arrive pas à faire face ! Les choses les plus compliquées sont faites de choses simples.

La rationalité excessive : très limité, le rationalisme ne me permet jamais de me projeter vers mon avenir. J’ai remarqué que si je m’appuie uniquement sur ce que je sais, je ne vais nulle part, car avancer c’est risquer, c’est rêver, c’est me projeter ! D’ailleurs, ce qui était rationnel hier ne l’est déjà plus aujourd’hui, entretemps j’ai évolué, et de nouvelles découvertes ont été faites…le rationnel ne doit rester qu’un outil.

Mon incapacité à penser de façon indépendante est un grand frein à mon libre-arbitre. Je n’ai pas à adopter les réflexes ou les pensées d’autres, par paresse ou pour me rassurer, je dois penser par moi-même sous peine de ne pas agis en accord avec moi-même.

La conséquence de tout ça, c’est que les problèmes ne peuvent pas être résolus. Jésus n’avait pas ces tares : Jésus n’avait pas peur, Jésus ne se considérait pas comme un pêcheur, Jésus  ne rejetait pas sa responsabilité, Jésus ne cherchait pas son salut  dans le monde extérieur, Jésus considérait la vie comme radicalement simple, Jésus ne se reposait pas uniquement sur la rationalité, Jésus pensait de manière totalement indépendante…Ce type était incroyablement puissant, et il nous a dit « ce que j’ai fait, vous pouvez aussi le faire » ! Bel espoir que l’on nous propose là, non ? J

Bon, ok, si je ne suis pas capable de faire comme Jésus, c’est parce que ma nature d’humain me rappelle sans cesse ma faiblesse. Mais quand même, je peux sûrement faire mieux …

 

Dans cette idée de prendre sa vie en main, je voudrais faire un détour par les notions de morale, de justice et de jugement. Où a-t-on vu qu’il existe une justice des hommes dans la vie ? La nature ne connait pas la morale ! Même Jésus l’a dit (Mathieu chap5) « car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes ». La nature ne connait pas le jugement, elle est indifférente, regardez comme notre bonne vielle planète est indifférente à nous donner ou non le beau temps le week-end…même l’injustice de Dieu ou de la terre n’existe pas ! On a découvert que les ouragans sont un phénomène non seulement naturel mais nécessaire à l’équilibre météorologique de la planète ! C’est l’homme qui prend un risque à s’installer dans ces zones (et lui aussi qui joue avec sa vie en modifiant le climat…). Il en est de même avec nos besoins d’humains, qui sont normaux ! La morale, les commandements, ou que sais-je encore ne sont donc pas à voir comme des lois, elles nous enferment, mais comme des guides ou des lignes médianes, sachant que nous autres pauvres humains tentons plus ou moins de nous tenir sur cette ligne mais ne sommes jamais dessus « pile poil »   J

De même, vivre trop en déséquilibre en me forçant à vivre une vie qui n’est pas la mienne, parce que je ne l’ai pas choisie, parce que je l’ai adopté d’un(e) autre, parce que c’est la bonne morale, c’est me précipiter en dehors de la ligne d’équilibre…de là, je vais prendre des médicaments, le l’alcool ou d’autres addictions qui vont me donner les sérotonines, endomorphines, dopamines dont je me prive par mes mauvais choix de vie…

 

Le principe LOLA … le principe du lâcher prise

D’abord, le changement doit commencer en moi-même ! Je dois arrêter de penser que le changement doit venir des autres, du patron, du gouvernement, du conjoint, du hasard… Je ne peux pas résoudre mes problèmes sans changer moi-même ! Et lorsque je change, le monde autour de moi se transforme, grâce au principe suivant…

Ensuite, le principe du libre-arbitre : Dieu nous a offert la plus belle preuve d’amour : le libre-arbitre. Nous avons la capacité de penser ce que nous voulons ! et de changer notre pensée ! Je peux considérer telle musique comme belle, toi tu peux considérer l’inverse, je peux changer d’avis, et ça n’est à personne de contrôler ma pensée ! Je peux considérer telle femme comme la plus belle femme du monde, et personne n’a le droit de m’enlever cette pensée ! Le monde autour de moi, il sera bau et joyeux si je le pense ainsi, et alors je vois plein de belles choses, alors que si je pense qu’il est laid, je serai triste. Mais c’est moi qui choisis, j’ai le libre-arbitre. Chacun est libre de penser que le monde est une vallée de larmes, et il est tout en bas, ou de penser que le monde est une aventure joyeuse, et il est tout en haut. Et chacun a le choix de considérer le monde comme il l’entend, et de le changer J

Car aussi extraordinaire que ça paraisse, c’est vrai, plus je pense à quelque chose, plus ça arrive ! Toute pensée augmente son sujet : si je pense beaucoup à ce que je n’ai pas, ce manque augmente. Si je pense à la personne que j’aime, elle augmente J  j’ai le choix de mes pensées, donc j’ai le choix d’augmenter ce qui me fait du bien, et de ne pas augmenter ce qui me fait du mal   J    Pourquoi ? Parce que je vais orienter mes actions en fonction de mon objectif, en fonction de mon rêve auquel je pense. Si j’ai tel projet, si j’y pense souvent, je vais mettre en place au fur et à mesure du temps ce qu’il faut pour réussir. Mon projet ne va pas se réaliser seulement en rêvant ! … je dois mettre en place les éléments qui vont faciliter la réalisation de mon projet … ça ne te rappelle rien ? vraiment, souviens-toi, tout au début, fabriquer le filet de pêche pour attraper le poisson ! J

En alliant les deux principes le changement et le libre-arbitre, je peux régler pas mal de problèmes !

…par quoi commencer alors ? Je pense qu’il faut d’abord réfléchir à éliminer les « facteurs qui empêchent » de régler les problèmes. A commencer par ne plus avoir peur, ne serait-ce que deux minutes pour voir … hum, je vois que ça fait du bien certains, non ?

A partir de là, on a déjà franchi pas mal d’obstacles. Les obstacles, c’est ce qui ne doit pas être. ok. Maintenant, choisissons ce qui doit être ! J’ai bien dire choisir ! Car chacun est libre de choisir !  Pas imposer aux autres, mais choisir pour soi ! A commencer par lâcher prise

C’est quoi ? Primo, c’est accepter le présent.  Ce qui est est, et puis c’est tout, et je n’ai pas à juger des faits. Ensuite, dans l’obtention de mes rêves, je ne dois pas me concentrer sur un seul chemin pour y arriver. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, et peut-être que j’aurais des surprises, donc je ne m’enferme pas dans l’anticipation de la manière d’y arriver. Et puis, mon objectif ne doit pas devenir une lutte, car la lutte signifie le conflit, c’est que je m’agrippe à mon but ! Enfin, très important, ne pas douter d’atteindre mon but ! je ne dois jamais lâcher ma foi ! ok, je ne sais pas comment je vis y arriver, ni quand, ni par quel chemin, mais je vais « y arriver » peu importe, j’y crois, j’y crois encore et encore  !!!   J   … purée j’ai pas fait tout ce chemin dans ma vie pour lâcher mon sentier escarpé du bonheur ! Ca serait stupide, non ? J  ben oui, alors je reste dans mes bottes, même si elles sont pas droites mais toutes tordues par mes erreurs passées et à venir, je m’en fous, j’y reste J

Ma sécurité, c’est justement ma foi. Ma foi tient à … la vie, et non pas aux choses. La sécurité, c’est la confiance, c’est vire l’instant présent en lâchant prise, pour me réjouir déjà de l’instant d’après J

…hum, ok, mais n’y a-t-il pas un élément important que je n’ai pas cité et qui pourtant domine l’ensemble de ces digressions ? … l’Amour !   J   il est partout, est se cache ici, il est en moi et en toi, il guide ma vie. Il est plein de confiance, il est immatériel et n’existe que dans le lâcher prise, rend le présent serein, et il me projette vers l’avenir et jusque sur mon lit de mort puis la seule chose que j’emporterai avec moi, c’est l’amour que j’ai pu donner et recevoir J   et puis en fait, voilà, l’Amour est le processus le plus simple et le plus efficace pour régler mes problèmes, pour atteindre mes rêves, et pour vivre en harmonie avec moi-même et le monde qui m’entoure ! en plus, c’est gratuit, l’Amour dégage des ondes positives,  et tout l’amour que j’émets me revient !  J

Quand j’envoie de l’amour régulièrement et à n’importe qui, j’induis inconsciemment des comportements et des actes de ma part qui en seront chargés, d’une manière ou d’une autre, et de manière inconsciente. A partir de là, le message que les destinataires recevront sera positif et eux aussi, inconsciemment, changeront souvent d’attitude envers moi. C’est ainsi que certains expliquent comment concentrer chaque jour pour envoyer de l’amour à d’autres a un effet réel sur l’échange d’amour. Donc, l’attitude intérieure d’amour et e gratitude est décisive dans ce que nous émettons et donc aussi dans ce qui nous recevons. C’est comme ça que je suis en train de me retrouver avec moi-même, au travers de tous les signaux de retour d’amour que vous m’envoyez tous J  MERCI !

 

The world within us

Voilà, l’histoire est écrite,

le passé est mort, le futur n’est pas né

et le présent porte les stigmates de la lèpre;

 

L’arrogance des scribes, bardés de connaissance, saccage sans merci les mythologies du passé, car le raisonnement a la froideur de la pierre dans le jardin de la liberté.

 

 

 

Poussés par le large, de profonds courants m’entraînent;

Propulsés par leur propre complétude, les archétypes jaillissent
des profondeurs de l’inconscient;

 

A la surface, le canot est ballotté et la brise se lève,

la substance de la pensée, liquide comme l’océan,

les îles et les continents, les idées et les opinions,

la terre est notre asile mais la mer nous attire vers le large;

 

La nuit descend sur les eaux, et l’étrange réalité découvre la terre,

Les rêves mêlés des hommes glissent au gré des vagues,

suivent l’ondoiement des abysses et s’échouent sur la grève,

les crêtes éclatantes des écumes et le chuchotis des créatures de la mer montent à la surface.

 

 

 

Nous nous plongeons rarement dans la mer de nuit quand l’aube se dessine sur l’ horizon

Les forces obscures qui nous tenaient sous l’eau s’écartent pour laisser place au jour,

Le sentiment éphémère de nos vies se cristallise à nouveau;

 

Et dans cet état d’éveil nous participons à l’essence de l’inconscient,

nous nous solidifions comme la terre,

nos idées et nos opinions font de nous des îlots que les mers relient.

Une existence

Une existence, celle que je vis. Une petite expérience, celle que je vis. On pourrait probablement la résumer en une phrase. Quelques adjectifs, quelques petits jugements froids et rationnels.

En rangeant la maison de notre papa en partance pour la maison de retraite, nous, la petite fratrie, tombons sur des objets qui remuent parfois. Enfin, j’ai l’impression d’être le seul à être vraiment remué. Bref.

Durant ce rangement, le Samedi 25 Avril 2026, mon frère me tends une photo, la photo d’un bébé.

Ce bébé, c’est moi, je me dis. Non, sur la photo, c’est moi, je rectifie. Entre la lèvre inférieure et le nez, un trou, béant. J’avais les yeux brillants, l’éclat des yeux de ma mère. Je n’avais pas de strabisme à la naissance… J’ai été séparé de ma mère le deuxième jour, pendant 6 semaines. Puis plus tard pour les opérations.

Cette image m’a remué. Me remue encore.

Je fais un lien entre ce moi bébé et ma scolarité catastrophique, où j’étais la risée des classes. Car je n’étais pas comme il fallait être. J’ai dû le ressentir. Une sorte de pitié. La pitié limite, enferme. Le regard des autres. Le regard des autres a toujours été une peur ancrée en moi. Du fait de cette mal-formation, mais plus probablement du fait de l’élève harcelé.

L’école, c’était l’enfer, le paradis à la maison.

J’ai souvent mis sur le compte de cette petite enfance mon équilibre affectif mal-formé. Le lien à l’autre n’est pas clair, pas confiant, pas sain.

Est-ce lien la malformation qui a généré ce caractère à la fois craintif et fleur de peau, mais aussi parfois fier et insoumis ? Est-ce elle qui a généré cet écolier craintif qui était la cible parfaite des autres ?

Plus tard, jeune adulte, j’ai enfin réussi à surmonter la connexion, celle au groupe, en étant leader. Ou co-leader. Quand je suis dans mon élément, j’emmène mon auditoire dans ma passion, dans mon partage. Héritage de mon papa.

J’ai ensuite eu un parcours qui m’imposait des efforts et je me suis toujours gardé de prendre trop de risques. Je n’ai jamais eu d’enfant, je me suis arrangé pour ça je pense, inconsciemment. Je ne voulais pas être co-responsable d’une autre souffrance d’enfant harcelé.

Je n’ai jamais construit de maison, acheté un appartement. Car je n’avais pas confiance en moi, dans une projection à long terme.

Je n’ai jamais cultivé l’esprit de famille, j’ai toujours eu un caractère assez indépendant, le plus indépendant possible. Peut-être pour être le moins possible sous le pouvoir d’autres, cf l’écolier maltraité ?

J’ai eu plusieurs vies de couples, sans jamais avoir une connexion pleine et entière avec ces femmes. Mais j’ai trouvé un équilibre, une famille, mais ce n’était pas vraiment moi.

Un jour, j’avais un besoin irrépressible d’oxygène, d’être à nouveau moi, dont je m’étais trop éloigné tout en ayant trouvé un équilibre social assez classique. De mon divorce, quand j’ai explosé d’étouffement, je garde une culpabilité profonde.

Tout en sachant que c’était nécessaire d’être moi, à nouveau, enfin. Ce moi qui pourtant souffre, à fleur de peau, à fleur de vie, dont la relation de personne à personne est facilement une relation d’être à être.

Mais depuis fin 2013, c’est une suite de phases plus ou moins tristes, proches de la nature de ce qui est, avec beaucoup de beaux moments spirituels, et aussi une grande solitude.

Par moments, j’ai essayé de camoufler cette solitude, mais elle revient sans cesse. Notamment, par la bouffe ou par la perte de temps inutile, et peut-être cette dispersion (relative à l’anxiété en MTC).

Dans la relation dite amoureuse, je n’ai vécu que des échecs relationnels. Dont des terribles ghostings, et dont une relation que j’ai imaginée merveilleuse, mais impossible avec une femme qui était mon âme sœur et que je trouve très jolie, plein de charme.

Depuis quelques temps, je n’y crois plus, j’ai baissé les armes.

Je ne m’exprime pas, alors que j’aimerais beaucoup le faire, simplement je n’ai personne à qui parler. J’ai pris l’habitude de recouvrir mes souffrances, ce qui donne une impression de contrôle.

Je me désociabilise, et je remarque mon manque d’assurance dans mes colères. Les petites rébellions du quotidien, quand il faut se faire ou défendre sa place. Quand je le fais, parfois je m’exprime mal, trop, et je suis perçu comme agressif, car je ne sais pas y faire, ou alors juste parce que ça surprend de la part d’une personne aussi bonhomme ? Et même quand je suis mesuré dans mes propos, je culpabilise par après : le regard des autres, alors que généralement ce sont des cons et qu’on s’en fiche de leur regard…

Alors je me mets en retrait. Mon lien avec l’extérieur, c’est le travail. Je me retranche dans mon petit cocon : entouré de livres inspirants, un ordinateur pour compiler mes illuminations spirituelles, la musique douce dans laquelle je baigne à moins que ce ne soit les chants des oiseaux dehors, et dès que je tourne le regard vers l’extérieur, cette végétation variée faite d’arbres, de haies, d’herbes, d’oiseaux, le tout en pleine ville donc sans avoir besoin de prendre la voiture pour tout. Une forme de paradis, à ma façon, un cocon … solitaire.

Cette solitude, parfois il serait utile et nécessaire d’en pleurer le côté douloureux. Par exemple, quand cette photo de moi bébé m’a choqué et remué, j’aurais eu besoin de partager mes ressentis. Ou même que quelqu’un d’autre la regarde. Je ne veux pas choquer mes proches, donc je la garde pour moi, en fait je la garde en moi. Et peut-être que je vais mourir avec cette photo de moi, sans l’avoir expurgée. La partager, pouvoir en parler, m’aurait peut-être permis de sortir, de libérer, de laisser ce bébé derrière moi ?

Ou bien, peut-être que je ne pourrai jamais quitter cette mal-formation pour la transformer en bénédiction ? Et puis, ce n’est pas à 58 ans qu’on démarre sa vie. Mais tout au moins, j’aurais aimé me libérer, avant de vieillir.

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