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Passé et futur sont des films

Passé et futur sont des films

Mais nous oublions trop que passé et futur sont des films. Ces films génèrent des émotions dans le présent. Et ces émotions nous touchent, nous destabilisent, nous causent du tort, ou alors des fausses angoisses ou des fausses joies. On peut ressentir de la joie au présent en se rappelant un moment heureux du passé, et amplifier celui-ci. On peut également se projeter dans une situation totalement angoisssante, et l’amplifier. Le tout sans réalité, puisque ce sont des prpjections. Evidemment, je parle là des nos angoisses et de nos fausses joies, pas du fait que si je ne freine pas au bout de la route, je vais me crasher. D’ailleurs, la projection de me crasher n’est pas une réalité, c’est une prédiction.

Passé et présent sont échaffaudés

Les temps du passé et du présent sont des constructions mentales, à partir de ce que nous savons (croyons savoir), en toute ignorance et de que nous ne savons pas, ou parfois en ignorant, sélectionnant, censurant ce qui ne correspond pas à ce que nous aimerions. Nous sommes très influencés par toutes les injonctions, le jugements, les aspects de bon/mauvais et de méritants/coupables dans ces films. Pour certaines personnes, il est très difficile d’échapper à l’auto-censure, à l’auto-sabotage.

Les émotions de projection sont dans la matière

Les émotions que génèrent les projections sont bien « réelles », plutôt elles sont réellement vécues dans la matière. Et elles ont une influence forte sur notre santé, là, maintenant.

 

Amour

Amour

 

Amour n’est pas un concept

N’étant pas du domaine des réalités, Amour est un phénomène naturel par essence indéfinissable. Le mot est conceptualisation, définition, signification. Or, Amour n’est pas défini, Il est infini, et ne peut être mis en mots. Celui qui le dit ne sait rien.

Amour est universel

Amour est, en toute forme de Vie. C’est Amour, le miracle permanent de la Vie. Ne cherchez pas le miracle dans les livres. Jesus était Amour, et les miracles n’étaient pas ceux que Jesus a « fait », mais ils sont manifestations de Amour que cet homme, et d’autres, a laisse libre en lui. Ce personnage a été deïfié pour servir de base à une religion inventée par les hommes, mais le message appartient à tout le monde.

Amour est Essence

Ethérique, il est a-sens, c’est au travers du corps qu’Il se manifeste.

Amour est libre

Amour ne m’appartient pas, et il n’appartient pas non plus à personne d’autre, ni à une institution, ni à une idéologie, ni à une façon de vivre, de manger, de croire, et donc pas non plus aux religions. Cela veut dire aussi que je peux choisir d’aimer.

Personne ne peut prétendre que m’aimer, c’est l’Amour. Je peux prétendre ressentir Amour en présence de telle personne, mais je ne peux m’approprier Amour.

Quand on est inquiet pour une personne parce qu’on l’aime, on aime la part de soi dans l’autre, la part de l’autre en soi qu’on a envie de protéger. C’est alors de l’inquiétude, du souci, mais ce n’est pas Amour.

Amour inconditionné

Amour ne pose pas de questions. Amour n’est pas un choix, car Amour existe par Lui-même, il ne dépend pas de mon choix de le vivre, de le choisir, d’exercer sa puissance. Amour est non conditionné à ma volonté, à mes exigences, ni même à mes valeurs, ni même à mon existence ! Amour est inconditionné à moi, à mon existence. Amour est sans moi, en moi, et je disparaitrai en Amour comme je suis né en Lui.

Amour n’est pas dans la matière.

Amour n’est pas dans l’autre : On peut ressentir un sentiment qu’on nomme amour, quand on « aime » quelqu’un, on est Amour en présence de cette personne. On peut pas dire « je t’aime » sans faire un raccourci : Amour en soi est lumineux, brillant, nous emporte en sa présence, quand on pense à lui/elle, dans les rêves éveillés ou endormis.

Amour est en état d’être

« Je t’aime » est alors « je suis heureux en ta présence, je ressens Amour quand je pense à toi » ; C’est une lumière, une apesanteur, un état d’être dans le seul temps du présent, le temps suspendu.

Le choix

Voilà pourquoi on peut décider d’être Amour en toutes circonstances, parfois les plus cruelles, quand la matière, elle, veut se sauver. Devons-nous pour autant opposer Amour et animalité ?

 

Le corps est le véhicule

Amour se manifeste au travers de la matière en moi. Le corps est le véhicule de Amour. « Aimez-vous » : accueillez Amour en vous, faites de Amour votre hôte, il rayonnera au travers de votre matière : faites-vous transparents, Amour sera en vous.

Quand je suis Amour, j’ai besoin de me sentir relié, d’aimer, parce que aimer est le chemin qui mène à la manifestation de Amour en moi : c’est le sentiment, quand Amour passe dans les sens.

 

 

Amour est au temps présent.

Amour n’étant pas un sentiment, il n’est pas dans le passé ni dans le futur. Je ne peux pas réfuter avoir aimé dans mon passé. Je ne peux pas prétendre aimer dans mon futur.

Amour, au contraire, est réduit si je vis dans le passé ou dans le futur. Evidemment, la mémoire du passé est importante pour guider nos pas, ou pour nous aider à vivre un présent dégradé ou encore quand le futur est limité. Et évidemment, le futur est une projection nécessaire qui nous « projette vers », qui devrait être le motif à l’action présente. C’est pour ça que se projeter dans un futur effrayant génère un mouvement de recul, alors qu’imaginer un futur souriant génère un mouvement de joie.

 

Amour n’est jamais peur.

Amour est incompatible avec la peur et ses descendants. On ne peut pas être à la fois dans la peur et être Amour. On ne peut pas non plus être un peu dans la peur et un peu Amour.

Amour n’a jamais peur, parce que Amour n’est pas une émotion, parce que Amour n’est pas souffre-en-ce.

Amour ne pose pas de questions, ni de conditions. Car Amour est dans le Soi universel, dans le Soi qui n’est pas incarné.

Amour n’est pas localisable. Il est partout, en permanence, et disponible à chaque-un à tous. Je fais le choix de vivre Amour en moi, ou pas. C’est mon choix, Amour est toujours « là ».

Seule la pollution des pensées négatives et les émotions qui les accompagnent m’empêchent de me libérer pour ouvrir mon conscient à la Conscience Amour.

 

Le mythe qui vous garde prisonnier – Alan Watts

Le mythe qui vous garde prisonnier  Alan Watts

The Myth That Keeps You Trapped – Alan Watts

 

https://youtu.be/0Z7OUYy285w?si=TWX_X8xWlIwL6f99

 

La première chose à faire, toutefois, est de situer notre perspective en évoquant les idées fondamentales qui façonnent notre bon sens quotidien — nos notions essentielles sur le sens de la vie. Il s’agit de conceptions du monde inscrites dans la nature même de notre langage, de notre logique et de notre compréhension globale de ce qui a du sens. J’appelle ces idées fondamentales des « mythes ». Je n’emploie pas ce terme pour désigner simplement quelque chose de faux, mais dans un sens plus puissant : un mythe est une image à travers laquelle nous tentons de donner un sens au monde.

 

Une théorie infondée d’exister à l’intérieur de nous.

Nous éprouvons une certaine hostilité envers le monde extérieur à cause d’une superstition — un mythe, une théorie totalement infondée — selon laquelle nous n’existerions qu’à l’intérieur de notre propre peau. Or, je souhaite proposer une idée tout à fait différente. Si vous pensez n’exister qu’à l’intérieur de votre peau, vous vous définissez comme une petite forme complexe et singulière, perdue quelque part dans l’espace et le temps. Il y a des milliards d’années, vous étiez le Big Bang ; aujourd’hui, vous êtes un être humain complexe. Pourtant, nous nous définissons uniquement par cette forme. Nous nous coupons ainsi de la réalité, sans plus sentir que nous sommes toujours le Big Bang. Mais tout dépend de la façon dont vous vous définissez. Vous « êtes » le Big Bang, la force originelle de l’univers qui se manifeste à travers ce que vous êtes.

 

Vous et moi sommes aussi liés qu’une vague l’est à l’océan

Voyez-vous, lorsque je vous rencontre, je ne vois pas seulement l’identité que vous vous attribuez — Monsieur ou Madame Untel ; je vois chacun de vous comme l’énergie primordiale de l’univers se manifestant à moi sous cette forme particulière. Je sais que je suis cela aussi. Mais nous avons appris à nous définir comme étant séparés de cette énergie.

Vous et moi sommes aussi intimement liés à l’univers physique qu’une vague l’est à l’océan : l’océan fait des vagues, tout comme l’univers « fait » des êtres humains. En tant que vague, je vous salue ; je perçois le monde qui me fait signe à travers vous, comme s’il disait : « Salut, je suis là ». Pourtant, notre perception de l’existence repose sur un mythe — l’idée que nous sommes des entités distinctes, des parties isolées, des objets.

 

hypnotisés pour croire que nous n’existons qu’à l’intérieur.

Notre conscience a été conditionnée ; nous avons été littéralement hypnotisés par les conventions sociales pour croire et ressentir que nous n’existons qu’à l’intérieur de notre peau. Que nous ne sommes pas le Big Bang originel, mais simplement quelque chose qui en prolonge l’élan. Et c’est pour cela que nous sommes pétrifiés de peur : mon onde va s’éteindre, je vais mourir, et ce serait terrible. Tu es un pur hasard. Tu es un événement isolé qui court de la maternité au crématorium, et c’est tout, mon vieux. Pourquoi penser ainsi ? Il n’y a aucune raison de le faire, car ce n’est même pas scientifique. Ce n’est qu’un mythe. Si l’intelligence, l’amour et la beauté existent bel et bien, eh bien, on les trouve chez les autres. En d’autres termes, ils existent en nous, êtres humains. Et comme je l’ai dit, s’ils sont présents en nous, c’est qu’ils sont révélateurs de l’ordre des choses. Nous sommes tout aussi révélateurs de cet ordre que les pommes le sont du pommier ou la rose du rosier.

Ce que je suis implique ce que vous êtes

Lorsqu’en tant que scientifique vous décrivez le comportement d’un organisme vivant, vous essayez de dire ce que fait l’individu. C’est la seule façon de décrire ce qu’est une personne : décrire ce qu’elle fait. Or, on s’aperçoit qu’en procédant ainsi, on ne peut se limiter à ce qui se passe à l’intérieur de l’enveloppe corporelle. Si bien que, pour décrire mon comportement, je dois décrire le vôtre ainsi que celui de l’environnement ; cela signifie que nous formons en réalité un système comportemental unique. Ce que je suis implique ce que vous êtes. Je ne sais pas qui je suis tant que je ne sais pas qui vous êtes. Et vous ne savez pas qui vous êtes tant que vous ne savez pas qui je suis. En d’autres termes, nous ne sommes pas séparés.

 

Nous formons des systèmes interdépendants.  

Nous, notre environnement, chacun d’entre nous et les uns par rapport aux autres, formons des systèmes interdépendants. Nous définissons notre identité par rapport aux autres. Tout s’imbrique, et tout scientifique digne de ce nom sait que ce que l’on appelle le monde extérieur fait partie de nous tout autant que notre propre corps. Mais le problème, voyez-vous, c’est qu’on ne nous a pas appris à ressentir les choses ainsi. Les mythes qui sous-tendent notre culture et notre bon sens ne nous ont pas appris à nous sentir ne faire qu’un avec l’univers, mais plutôt à nous voir comme des éléments qui en font partie, qui y sont immergés ou qui lui font face.

 

Prendre conscience ou perdre la raison

Il est urgent, je crois, que nous en venions à ressentir que nous « sommes » l’univers éternel — chacun d’entre nous —, faute de quoi nous risquons de perdre la raison. Le problème est le suivant : dans notre expérience, nous distinguons ce que nous faisons de ce qui nous arrive. Nous définissons certaines actions comme volontaires et avons le sentiment de les maîtriser. À l’opposé, il y a tout ce qui est involontaire. Mais la frontière entre les deux est très arbitraire car, par exemple, lorsque vous bougez la main, vous avez le sentiment de décider de l’ouvrir ou de la fermer. Pourtant, demandez-vous comment vous prenez cette décision. Lorsque vous décidez d’ouvrir la main, décidez-vous d’abord de décider ? Non, n’est-ce pas ? Vous décidez, tout simplement. Et comment vous y prenez-vous ? Si vous ignorez comment vous procédez, s’agit-il d’un acte volontaire ou involontaire ? Prenons l’exemple de la respiration. Vous pouvez avoir l’impression de respirer délibérément ; vous pouvez contrôler votre souffle. Mais lorsque vous n’y pensez pas, le processus se poursuit. Est-ce volontaire ou involontaire ?

 

votre corps sait qu’il ne fait qu’un avec l’univers

Nous en arrivons ainsi à une définition très arbitraire du « soi » : une grande partie de mes activités — celles que je considère comme étant « mon » œuvre — exclut généralement la respiration, les battements du cœur, l’activité des glandes, la digestion, ou encore la formation des os et la circulation sanguine. Ces choses, est-ce vous qui les faites ou non ? Or, si vous entrez en communion avec vous-même et découvrez la totalité de votre être, un phénomène très étrange se produit. Vous découvrez que votre corps sait qu’il ne fait qu’un avec l’univers. En d’autres termes, la circulation sanguine — dite involontaire — s’inscrit dans un processus continu qui englobe aussi l’éclat des étoiles. Si vous découvrez que c’est vous qui faites circuler votre sang, vous réaliserez simultanément que c’est vous qui faites briller le soleil, car votre organisme physique forme un tout continu avec tout ce qui se passe autour de vous. Tout comme les vagues ne font qu’un avec l’océan, votre corps s’inscrit dans la continuité du système énergétique global du cosmos. Et tout cela, c’est vous. Simplement, vous jouez le jeu consistant à croire que vous n’êtes qu’une infime partie de cet ensemble. Pourtant, comme j’ai tenté de l’expliquer, il n’existe pas, dans la réalité physique, d’événements véritablement distincts les uns des autres. N’est-ce pas ?

 

l’idée que nous ne sommes qu’une entité à l’intérieur de ce corps : l’ego.

Cela ne vous étonne-t-il pas vraiment d’être un être d’une complexité aussi prodigieuse, d’accomplir tout cela sans jamais avoir reçu la moindre instruction pour le faire ? Vous n’avez rien appris, et pourtant vous êtes un véritable miracle. En fait, d’un point de vue scientifique et purement physique, cet organisme forme une continuité énergétique avec tout ce qui l’entoure. Si je suis mon pied, je suis aussi le soleil. C’est simplement que nous avons une vision parcellaire des choses. Nous avons l’idée que nous ne sommes qu’une entité à l’intérieur de ce corps : l’ego. C’est une illusion. L’ego n’est rien d’autre que le point de focalisation de l’attention consciente. C’est comme le radar d’un navire. Le radar d’un navire sert à détecter les obstacles : y a-t-il quelque chose sur la trajectoire ? L’attention consciente est une fonction du cerveau conçue pour balayer l’environnement — à la manière d’un radar — et repérer tout changement susceptible de poser problème. Mais si vous vous identifiez à ce détecteur d’obstacles, alors, naturellement, vous vous définissez comme étant dans un état d’anxiété perpétuelle.

 

Le concert de la Vie.

Dès l’instant où nous cessons de nous identifier à l’ego pour prendre conscience que nous sommes l’organisme tout entier, la première chose qui nous frappe, c’est l’harmonie de l’ensemble ; car votre organisme est un miracle d’harmonie. Tout fonctionne de concert. Même ces corpuscules et ces micro-organismes qui s’affrontent et se dévorent mutuellement dans votre circulation sanguine : s’ils ne le faisaient pas, vous ne seriez pas en bonne santé.

Ainsi, ce qui constitue une dissonance à un certain niveau de votre être s’avère être une harmonie à un niveau supérieur. Vous commencez à le comprendre et à prendre conscience que les dissonances de votre vie — tout comme celles de la vie d’autrui, qui apparaissent comme des conflits à un certain plan — sont, à un niveau plus élevé de l’univers, saines et harmonieuses. Vous réalisez soudain que tout ce que vous êtes et tout ce que vous faites est, à ce niveau, aussi magnifique et immaculé que les motifs des vagues, les veines du marbre ou la démarche d’un chat, et que ce monde est, en vérité, parfaitement tel qu’il doit être. Il ne saurait en être autrement, car sinon, il ne pourrait exister. Ainsi, si vous vous éveillez de cette illusion, vous ne vous percevez plus comme un étranger dans ce monde, ni comme un être en sursis ou arrivé là par pur hasard ; vous commencez au contraire à ressentir votre propre existence comme étant absolument fondamentale.

 

Un Soi connecté versus le petit soi de l’égo

Au plus profond de vous-même, vous êtes, par essence, la trame et la structure mêmes de l’existence. Selon cette perspective, chacun incarne fondamentalement la réalité ultime. Non pas Dieu au sens politique d’un roi, mais Dieu en tant que « Soi », cette réalité fondamentale et profonde qui sous-tend tout ce qui est. Vous êtes tout cela ; simplement, vous faites semblant de ne pas l’être.

ESTIME DE SOI

ESTIME DE SOI (Steve Andreas,  NLP Master Practitioner 103 Steve Andreas Self Concep

L’erreur de privilégier l’estime de soi extérieure

Andreas estime qu’on ne peut pas vraiment travailler directement sur l’estime de soi. Puisque l’estime de soi résulte de nos valeurs et du concept que nous avons de nous-mêmes, tenter d’ignorer ces composantes et se contenter de dire « oh, tu es un enfant formidable » ou quelque chose de ce genre ne fonctionnera pas, car il s’agit d’un facteur extérieur. Donner de l’estime aux autres en pensant que cela générerait de l’estime de soi chez l’autre ne fonctionne pas. Ce sont deux choses bien différentes.

(cf. le compliment versus la valorisation de la personne : « Tu es génial ! » qui est une appréciation extérieure, versus la valorisation de l’intérieur : « Tu as fait les efforts nécessaires, tu as appris, et tu as réussi, tu peux être fier de toi ».).

L’estime de soi stimulée

Par exemple, une femme travaillant dans un district scolaire faisait des choses formidables avec des enfants originaires du Laos, du Cambodge, du Mexique, et d’autres cultures et parlant différentes langues. Elle leur demandait, par exemple, de feuilleter des magazines et de découper des images de personnes de leur origine ethnique qui avaient réussi dans la vie : des médecins, des sportifs de haut niveau, etc… Ensuite, elle leur demandait de les coller sur un grand panneau, de créer une affiche regroupant toutes ces personnes. On affichait des photos de personnes issues de minorités ethniques qui avaient réussi dans la vie, et on les montrait dans la chambre des enfants. C’est une manière très astucieuse de rassembler un ensemble d’expériences certes externes. C’est nécessaire quand on n’a pas encore pu collecter des expériences dans un domaine un nouveau pour soi, que ce soit un nouveau job un nouvel environnement, une nouvelle tâche, on peut collecter des expériences d’autres qui sont des exemples. Cela permet à la personne de s’identifier. Ces enfants avaient des modèles auxquels s’identifier, ils gagnaient ainsi en estime de soi par la construction d’une image de soi : « Je suis comme eux, je peux réussir comme eux. » C’est cela qui a fait toute la différence, et l’estime de soi en est une conséquence naturelle.

Pourquoi est-ce si important de connaitre ses valeurs ?

Les valeurs jouent un rôle crucial dans l’estime de soi. C’est pour cela qu’il est essentiel de clarifier ses valeurs, de les définir clairement et de résoudre les conflits entre valeurs et comportements, ou avec l’environnement. Connaitre ses valeurs permet de construire une image de soi alignée avec ces valeurs : l’estime de soi se développera alors naturellement. Les ateliers « valeurs du soi » permettent de le faire en petit groupe dans un cadre rassurant.

 

Absence – texte du 2 Mars 2002

Les paysages défilent et perdent leurs couleurs comme le soir tombe sur la Terre,

Les méandres paisibles et paresseux des cours d’eau charrient les débris d’émotion

Chaque arbre s’enfuit dans le temps qui crie la distance qui nous sépare

Je reviens du pays de ton absence

 

Là-bas le vent balayait mon esprit encombré des volutes de ta présence

Et les vagues ramenaient sans cesse ton image sur la grève

Lancinante mélodie de ton éloignement, chaque vague déroule un peu plus ton éloignement

Sur les longues plages de ton absence

 

L’inavoué guerrier à l’âme perdue

Ne voulait plus croire à la flamme éternelle

Refoulant  dans l’ombre de ses rêves les matins clairs

Jusqu’à ce voyage dans ton absence

 

Quelle est donc cette chaleur sourde dans la poitrine, ce nœud dans l’estomac,

Ces jambes de coton qui pourtant me porteraient jusqu’au bout du monde

Pourvu que ma tête soit emplie jusqu’au plus profond de mon être,

de ton prénom, de ton prénom et encore de ton prénom, mon absente

 

J’ai laissé mon coeur là-bas dans l’écume de nacre

J’ai laissé mon âme là-bas dans les embruns du vent d’ailleurs

mon coeur attend que tu le ramasse tel un coquillage

mon âme viendra caresser tes rêves sur les rives de ton sommeil

 

J’ai laissé au vent là-bas le soin de faire chanter,

Une dernière fois mon cœur avant la fin des lendemains

Je n’en peux plus, lassé de chercher, buter et d’errer,

Dans les récifs des côtes de ton absence

 

Je reviens de ce pays-là, cœur et corps déchirés

Seule brûle encore bien malgré moi

La flamme de la vie cet espoir satané

Rapporté du pays de ton immense absence

 

Il faudra un jour que je m’endorme sur ces lointaines plages

Et mourir d’attendre que l’hypothétique délivrance de l’Amour

enflamme l’horizon et déchaîne les dieux du ciel

dans l’écume grelottante du clair de lune

 

irons-nous un jour sur ce bout de Terre

et nos pas accordés dans le mystère

unir nos vagues à l’âme et nos corps enroulés

au vent du pays de l’oubli ?

VALEURS : Nos valeurs sont des généralisations.

 Nos valeurs sont des généralisations.

traduit de Steve Andreas

Nous apprenons certaines valeurs de la société : un ensemble de valeurs de grand-père, un autre de mère, un autre encore des enfants que nous fréquentons à l’école ou après l’école… Et nous généralisons ces valeurs, mais souvent, nous adoptons les valeurs des autres sans vraiment les examiner pour vérifier leur cohérence avec nous-mêmes. Il en résulte parfois des valeurs contradictoires.

 

Hiérarchiser nos valeurs

Un exemple simple : vous marchez dans la rue et vous voyez quelque chose dans une vitrine. Vous vous dites : « Tiens, ça me plairait », et vous sortez votre portefeuille sans réfléchir : est-ce vraiment ce qui me satisfera le plus ? Qu’est-ce que je pourrais acheter d’autre avec cette somme ? Et qu’est-ce que ces cinquante euros me font vraiment plaisir ? Il est donc très utile d’établir des priorités : ceci est plus important pour moi que cela, qui est plus important que cela, etc… donc une hiérarchie est utile

 

Nos valeurs changent au fil du temps .

on peut dire qu’il y a une hiérarchie à tout moment, vos valeurs évoluent dans le temps et de manière contextuelle, c’est l’hétérarchie : la hiérarchie est dynamique, souple et hétérogène, modulable et modulée en fonction d’un tas de paramètres choisis ou non choisis, conscients ou inconscients. La hiérarchie dirige notre attention et participe donc à notre positionnement cérébral, social, émotionnel et dans l’estime de soi.

exemples : On peut vouloir partir en vacances, on dirige tout vers ces objectifs, puis arrive une fuite d’eau dans la maison. La direction des priorités change.

nos valeurs changent de temps en lieu, nos valeurs changent de personne à personne, de contexte en contexte et si vous respectez ce fonctionnement naturel.

Pour une personne pauvre, le fait que le prix des aliments augmente dirige ses dépenses alors que pour une personne aisée, ses dépenses continuent d’être dirigées vers, par exemple, un sport. Cette personne peut développer des compétences dans ce sport, diriger toute sa vie en fonction de cela. Puis, catastrophe, elle perd son emploi et se retrouve pauvre.

Une autre bonne métaphore est l’écologie : si vous étudiez une partie particulière d’une jungle, il y a la pluie, il y a le sol, il y a les myriades d’animaux différents, les différentes plantes, lianes, arbres et buissons ; c’est une hétéroarchie, un système équilibré, un équilibre fluctuant, qui va et vient…

 

traduit de Steve Andreas

Besoin de tendresse

J’hésite à intitulé ce besoin entre douceur et tendresse. La tendresse me vient en premier, puis elle prend une tournure davantage humaine, et finalement non, la tendresse est dans le soi, à l’intérieur.

Mon recul de l’action est peut-être en lien avec ce besoin de tendresse. Chaque jour, j’ai besoin de tendresse. Elle se trouve dans la musique du réveil, dans les plis de la couette, dans la texture de la serviette éponge, dans le moment-café, dans les musiques célestes qui accompagnent le moment d’avant la plongée dans le bruit de la vie dite active.

Est-il normal, ce besoin de tendresse ?

Qu’est-ce qui est normal ?

 

Les îlots du soi

J’ai l’impression que c’est un handicap, que ce besoin « excessif » est en lien avec … avec quoi ? Avec ce sentiment de solitude ? Plus exactement, ce sentiment d’être incompris.

Nous sommes tous uniques, profondément singuliers. Sur nos ilôts, nous sommes seuls. Et isolés.

 

Singulières richesses

Pourtant, ces singularités sont nos richesses. Richesses singulières. Nous avons tant à apporter aux autres au travers de ce qui nous est propre. Comment est-ce possible ? Ce qui nous est propre est particulier, comment ce qui nous est unique peut enrichir les autres ? Pourtant, nous nous nourrissons de ces moments où des petites loupiotes s’allument en soi, nous nous émerveillons devant la maturité de certains traits que tracent d’autres en soi comme des étoiles filantes déchirent l’unité insondable du ciel nocturne. Comment nos singularités peuvent-elles tant nous inspirer, nous donner à respirer un air nouveau, nous pousser ou nous repousser ?

 

 

 

 

La culpabilité de l’agressé

La culpabilité de l’agressé

Nous vivons dans une société où les agresseurs se croient tout permis. C’est alors aux agressés de se débrouiller avec les agressions. Les agressés sont censés gérer : gérer leurs émotions, l’émotivité jugée excessive. Ah bon, c’est donc excessif de ne pas accepter d’être agressé ? On ne parle pas des agresseurs, sinon dans le discours hypocrite des agresseurs qui se sentent agressés.

 

La réponse à une agression verbale, ce n’est pas ça l’agression !

Re plaçons l’église au milieu du village : Non, répondre à une agression ne constitue pas l’agression. Même si on culpabilise, même si on estime s’y être mal pris, avoir être excessif. Primo, l’agressé n’a pas généré l’agression.

L’agresseur sait toujours qu’il / elle agresse

Soit l’agresseur sait immédiatement qu’il agresse : une petite voix intérieure le sait. Cette petite voix, ce n’est pas une culpabilité. C’est juste un petite voix très neutre, très factuelle. Cette petite voix qui reviendra sur le lit de mort et qui gâchera le souvenir de tout la vie, d’ailleurs. Certains sont forts pour s’auto-cacher cette conscience.

Soit l’agresseur le saura au travers de la réponse. Et c’est important qu’il / elle le sache ! Autrement, il se croira permis de recommencer ! Répondre, c’est seulement tendre un miroir, plus ou moins déformant. Mais le reflet du miroir appartient à celui qui se voit dedans. C’est à l’agresseur de se débrouiller avec la réponse, ce n’est pas à l’agressé de mesurer, adapter, analyser, etc…

 

Agression franche ou travaillée, c’est idem.

Certains prennent des cours de … manipulation par les mots. On trouvera tout un tas de programmes pour manager pour ça. Peu importe les dénominations. Chez certaines personnes, c’est un don naturel. Qu’elle soit directe ou « travaillée », une agression est une agression. POINT. Il n’y a pas lieu de faire de distinctions.

 

L’agression subtile des pervers

Une personne qui agresse de façon « subtile », c’est-à-dire sans prononcer des mots agressifs, sur un ton amical ou presque, comment une agression. Un pervers est une personne qui déteste la vie. (ce n’est pas forcément une personne qui veut manipuler l’autre comme les pervers-narcissiques).

 

On agresse toujours un être sensible

Car on n’agresse jamais un collègue, ni une maman, ni un commerçant : on agresse un être sensible.

 

Le premier degré obligé

« ne prends pas les choses au premier degré » : si ! Dans les interactions humaines sensibles, le premier degré est la forme instinctive. Si l’alarme incendie retentit, on n’organise pas d’abord une réunion, pour consulter le plan d’évacuation. Si une alarme retentit, on sort ! On réfléchit par après. Si un gamin traverse la rue sans regarder, on n’appelle pas ses parents, on le sauve de suite ! Premier degré, oui !

 

Réagir oui, revenir aussi

Et ensuite ? En principe, c’est la personne qui agresse qui doit revenir vers la personne agressée. Ce qui est trop rarement le cas.

Une primo-réaction proposée :  «  et ? » permet de passer le cap du premier degré et de donner de la distance aux deux parties. Quand on s’est pris un reproche, ou un reproche déguisé, répondre par un «  et ? » agit généralement bien. Et ce « et ? » sera répété autant de fois que nécessaire, tant que l’agression continue.

Car l’agressé aussi, est un être sensible. Généralement, une agression est une façon désespérée de dire  » j’ai besoin d’aide, ce que tu as dit, ce que tu as fait heurte le flux serein de vie en moi « . Mais ce n’est pas dans l’agression qu’on peut prendre du recul. Il vaut mieux laisser passer un peu de temps.

 

DATES HISTOIRE ALSACE

-750 à -450:  développement de l’agriculture et de la poterie.

-450 à 0 :  Les Celtes envahissent l’Alsace, réduisent les autochtones en esclavage, développement l’élevage, céramique, tissage, orfèvrerie, et le commerce. Apogée : -300. Langue restante : Ill, Argentorate, Cambete, Brocomagus, Hellelum …

Rauraques au sud, Séquanes au nord, séparés par le Langbraben, et Médiomatriques encore plus au nord (outre-forêt ?).

Religion : nombreuses divinités liées à la nature, d’où des légendes encore vivaces.

-300 à -200 : conflits avec les germains. Edification de fortifications. Luciens Sittler leur attribue le mur païen.

-100 à 0 : Luttes internes. Les Séquanes, ennemis des Eduens, appelèrent les Germains, Arioviste bat les Eduens, mais s’installe en Alsace. Les Eduens appellent les Romains. Jules César, dans le coin en Suisse voisine, arrive en -58 et chasse les Germains. L’alsace devient Romaine. Jules César écrit que l’Alsace est  » la meilleure province de toute la Gaule « .

de 80 à 260 : Vespasien (69-79) repousse les germains loin derrière le Limes. C’est la Pax Romana en Alsace.

L’administration enterinait la frontière du Langraben (Triboques au Nord, habitée par des germaisn ,Sequanes au Sud on suppose habitée par des celtes).

Argentorate devient Argentoratum, la fortification romaine s’étend et perdure, les vétérans restent, les commerces se développent autour de des militaires, Strasbourg se développe.

Routes romaines, aqueduc de Kuttolsheim… Vers 280, Probus développe la viticulture, le vignoble s’étend.

260 Le Rhin devient à nouveau frontière
350 les germains s’installent rive gauche
405 les Romains quittent l’alsace.

406: les alamands s’installent et la population autochtone gallo-romaine est anénatie.
451 : Attila massacre la population
452 – 496 : les alamands reviennent, et le francs dans le Nord,  Les deux s’affrontent
496 : Clovis, bataille de Tolbiac, bat les alamands.

(L Sittler) Durant toutes ces périodes agitées la viticulture ne s’est jamais arrêtée vraiment, elle était un des premiers pays viticoles d’europe.

Les alamands étaient organisés en tribus. A la suite des romains, ils ont défriché, cultivé, asséché les marécages, rendu la terre fertile, aujourd’hui encore l’Alsace porte la physionomie qu’ils leur ont donnée.

Les Francs étaient les administrateurs, puis le Duché est créé au 7ème siècle. L’Alsace était pour ainsi dire autonome, Franque par la domination administrative mais occupée par des allamands, des germains.

 

 

 

 

 

Attila en Alsace

L’incroyable armée remonte les 3000 kms de la vallée du Danube qui n’avait jamais vu un tel déferlement humain ! Imaginez, 200 000 hommes, chevaux, tentes et bagages ! La terreur des habitants, qu’ils rançonnent quand ils ne les tuent pas, se propage comme une trainée de poudre. Une expression disait que « L’herbe ne pousse plus où le cheval d’Attila a passé ».

Ils arrivent sur le Rhin à Augusta Raurica qu’ils détruisent. Attila pille et incendie ensuite Basiléia (Bâle), Argentovaria (Colmar) puis arrive devant Argentorate (Strasbourg) dont les habitants se sont enfuis dans la vallée de la Bruche.

En 451, Attila, le roi des Huns, pille et incendie Strasbourg, qui portait alors le nom d’Argentoratum. La garnison romaine va être décimée et le camp qui se trouve à l’emplacement de l’actuelle cathédrale est entièrement détruit. Il ne sera jamais reconstruit ; c’en est fini de l’occupation romaine de l’Alsace.

Les Huns remontent le long du Rhin et brûle successivement Borbetomagus (Worms), Mogontiacum (Mayence) et Colonia (Cologne). Attila bifurque ensuite vers le sud pille Augusta Treverorum (Trèves) et se dirige vers Mettis (Metz). …

En Alsace, nous voilà seuls, face aux Alamans (originaire de la vallée de l’Elbe) qui en profitent pour occuper définitivement la plaine et une vaste région qui englobe le pays de Bade, le Wurtemberg, l’Alsace et la Suisse jusqu’au col du St Bernard. Le parler alémanique se substitue à la langue celtique sauf dans certaines vallées sous-vosgiennes. Ils construisent leurs maisons en bois et torchis. Cette technique évoluera au fil des siècles pour devenir les merveilleuses maisons à colombages qu’on admire aujourd’hui dans tous les villages alsaciens.

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