Nos valeurs sont des généralisations.
traduit de Steve Andreas
Nous apprenons certaines valeurs de la société : un ensemble de valeurs de grand-père, un autre de mère, un autre encore des enfants que nous fréquentons à l’école ou après l’école… Et nous généralisons ces valeurs, mais souvent, nous adoptons les valeurs des autres sans vraiment les examiner pour vérifier leur cohérence avec nous-mêmes. Il en résulte parfois des valeurs contradictoires.
Hiérarchiser nos valeurs
Un exemple simple : vous marchez dans la rue et vous voyez quelque chose dans une vitrine. Vous vous dites : « Tiens, ça me plairait », et vous sortez votre portefeuille sans réfléchir : est-ce vraiment ce qui me satisfera le plus ? Qu’est-ce que je pourrais acheter d’autre avec cette somme ? Et qu’est-ce que ces cinquante euros me font vraiment plaisir ? Il est donc très utile d’établir des priorités : ceci est plus important pour moi que cela, qui est plus important que cela, etc… donc une hiérarchie est utile
Nos valeurs changent au fil du temps .
on peut dire qu’il y a une hiérarchie à tout moment, vos valeurs évoluent dans le temps et de manière contextuelle, c’est l’hétérarchie : la hiérarchie est dynamique, souple et hétérogène, modulable et modulée en fonction d’un tas de paramètres choisis ou non choisis, conscients ou inconscients. La hiérarchie dirige notre attention et participe donc à notre positionnement cérébral, social, émotionnel et dans l’estime de soi.
exemples : On peut vouloir partir en vacances, on dirige tout vers ces objectifs, puis arrive une fuite d’eau dans la maison. La direction des priorités change.
nos valeurs changent de temps en lieu, nos valeurs changent de personne à personne, de contexte en contexte et si vous respectez ce fonctionnement naturel.
Pour une personne pauvre, le fait que le prix des aliments augmente dirige ses dépenses alors que pour une personne aisée, ses dépenses continuent d’être dirigées vers, par exemple, un sport. Cette personne peut développer des compétences dans ce sport, diriger toute sa vie en fonction de cela. Puis, catastrophe, elle perd son emploi et se retrouve pauvre.
Une autre bonne métaphore est l’écologie : si vous étudiez une partie particulière d’une jungle, il y a la pluie, il y a le sol, il y a les myriades d’animaux différents, les différentes plantes, lianes, arbres et buissons ; c’est une hétéroarchie, un système équilibré, un équilibre fluctuant, qui va et vient…
traduit de Steve Andreas