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ESTIME DE SOI

ESTIME DE SOI (Steve Andreas,  NLP Master Practitioner 103 Steve Andreas Self Concep

L’erreur de privilégier l’estime de soi extérieure

Andreas estime qu’on ne peut pas vraiment travailler directement sur l’estime de soi. Puisque l’estime de soi résulte de nos valeurs et du concept que nous avons de nous-mêmes, tenter d’ignorer ces composantes et se contenter de dire « oh, tu es un enfant formidable » ou quelque chose de ce genre ne fonctionnera pas, car il s’agit d’un facteur extérieur. Donner de l’estime aux autres en pensant que cela générerait de l’estime de soi chez l’autre ne fonctionne pas. Ce sont deux choses bien différentes.

(cf. le compliment versus la valorisation de la personne : « Tu es génial ! » qui est une appréciation extérieure, versus la valorisation de l’intérieur : « Tu as fait les efforts nécessaires, tu as appris, et tu as réussi, tu peux être fier de toi ».).

L’estime de soi stimulée

Par exemple, une femme travaillant dans un district scolaire faisait des choses formidables avec des enfants originaires du Laos, du Cambodge, du Mexique, et d’autres cultures et parlant différentes langues. Elle leur demandait, par exemple, de feuilleter des magazines et de découper des images de personnes de leur origine ethnique qui avaient réussi dans la vie : des médecins, des sportifs de haut niveau, etc… Ensuite, elle leur demandait de les coller sur un grand panneau, de créer une affiche regroupant toutes ces personnes. On affichait des photos de personnes issues de minorités ethniques qui avaient réussi dans la vie, et on les montrait dans la chambre des enfants. C’est une manière très astucieuse de rassembler un ensemble d’expériences certes externes. C’est nécessaire quand on n’a pas encore pu collecter des expériences dans un domaine un nouveau pour soi, que ce soit un nouveau job un nouvel environnement, une nouvelle tâche, on peut collecter des expériences d’autres qui sont des exemples. Cela permet à la personne de s’identifier. Ces enfants avaient des modèles auxquels s’identifier, ils gagnaient ainsi en estime de soi par la construction d’une image de soi : « Je suis comme eux, je peux réussir comme eux. » C’est cela qui a fait toute la différence, et l’estime de soi en est une conséquence naturelle.

Pourquoi est-ce si important de connaitre ses valeurs ?

Les valeurs jouent un rôle crucial dans l’estime de soi. C’est pour cela qu’il est essentiel de clarifier ses valeurs, de les définir clairement et de résoudre les conflits entre valeurs et comportements, ou avec l’environnement. Connaitre ses valeurs permet de construire une image de soi alignée avec ces valeurs : l’estime de soi se développera alors naturellement. Les ateliers « valeurs du soi » permettent de le faire en petit groupe dans un cadre rassurant.

 

VALEURS : Nos valeurs sont des généralisations.

 Nos valeurs sont des généralisations.

traduit de Steve Andreas

Nous apprenons certaines valeurs de la société : un ensemble de valeurs de grand-père, un autre de mère, un autre encore des enfants que nous fréquentons à l’école ou après l’école… Et nous généralisons ces valeurs, mais souvent, nous adoptons les valeurs des autres sans vraiment les examiner pour vérifier leur cohérence avec nous-mêmes. Il en résulte parfois des valeurs contradictoires.

 

Hiérarchiser nos valeurs

Un exemple simple : vous marchez dans la rue et vous voyez quelque chose dans une vitrine. Vous vous dites : « Tiens, ça me plairait », et vous sortez votre portefeuille sans réfléchir : est-ce vraiment ce qui me satisfera le plus ? Qu’est-ce que je pourrais acheter d’autre avec cette somme ? Et qu’est-ce que ces cinquante euros me font vraiment plaisir ? Il est donc très utile d’établir des priorités : ceci est plus important pour moi que cela, qui est plus important que cela, etc… donc une hiérarchie est utile

 

Nos valeurs changent au fil du temps .

on peut dire qu’il y a une hiérarchie à tout moment, vos valeurs évoluent dans le temps et de manière contextuelle, c’est l’hétérarchie : la hiérarchie est dynamique, souple et hétérogène, modulable et modulée en fonction d’un tas de paramètres choisis ou non choisis, conscients ou inconscients. La hiérarchie dirige notre attention et participe donc à notre positionnement cérébral, social, émotionnel et dans l’estime de soi.

exemples : On peut vouloir partir en vacances, on dirige tout vers ces objectifs, puis arrive une fuite d’eau dans la maison. La direction des priorités change.

nos valeurs changent de temps en lieu, nos valeurs changent de personne à personne, de contexte en contexte et si vous respectez ce fonctionnement naturel.

Pour une personne pauvre, le fait que le prix des aliments augmente dirige ses dépenses alors que pour une personne aisée, ses dépenses continuent d’être dirigées vers, par exemple, un sport. Cette personne peut développer des compétences dans ce sport, diriger toute sa vie en fonction de cela. Puis, catastrophe, elle perd son emploi et se retrouve pauvre.

Une autre bonne métaphore est l’écologie : si vous étudiez une partie particulière d’une jungle, il y a la pluie, il y a le sol, il y a les myriades d’animaux différents, les différentes plantes, lianes, arbres et buissons ; c’est une hétéroarchie, un système équilibré, un équilibre fluctuant, qui va et vient…

 

traduit de Steve Andreas

La Culpabilité – Outil pour le Coaching

La Culpabilité – Outil pour le Coaching – Steve Andreas

 

Valeurs nourries

pensez à un moment où vous avez fait quelque chose dont vous vous êtes senti coupable et remarquez la valeur à laquelle vous n’avez pas fait attention ou que vous n’avez pas satisfaite : c’est ce dont vous vous sentez coupable.
Au moment où vous avez fait du mal à quelqu’un, y avait-il une autre valeur qui était plus importante pour vous à ce moment-là ?

Pourriez-vous dire  » j’ai fait une erreur, mais à ce moment-là il y avait quelque chose d’autre qui était plus important pour moi »

ça apporte un équilibre : maintenant tu peux voir les deux valeurs, et c’est là que le mot « et » devient très utile :  « j’ai violé cette valeur ET j’ai satisfait cette autre valeur »

Une personne qui agit en fonction de ses valeurs

ensuite on peut positiver :
« je suis vraiment une personne qui suit mes mes valeurs, et celle-là était plus importante pour moi à l’époque,
aujourd’hui je choisirais différemment, mais à ce moment là c’était ce qui était le plus important »

Cela permet d’éviter de se complaire dans la culpabilité :

Cette façon de considérer permet de séparer quelqu’un de son passé et les mauvais sentiments du passé, et de commencer à le faire avancer vers le futur.

Avancer vers l’autre

Cela permet aussi d’aller vers l’autre pour en faire quelque chose de positif dans la relation, et refermer une plaire. On peut alors voir comment faire amende honorable, comment sortir de senrir mal vis à vis de la personne blessée, et d’être content que l’autre sache pourquoi.

Si la personne n’est plus de ce monde ou n’est pas abordable, on peut lui écrire une lettre, la dire à haute voix puis jeter.

Plus tu te sens coupable, plus forte est la valeur à laquelle tu n’as pas répondu.

tu fais plein de choses tout au long de la journée. Selon tes valeurs, tu t’en fiches peut-être si tu jettes un gobelet sur le bord de la route ? Si tu ne te sens pas coupable, tu n’as pas de valeur qui correspond à ce geste. Mais si tu te sens mal à propos de ça, cela signifie que la valeur  » je vis dans un environnement dont le suis responsable » est très importante pour toi  :  Les actes trouvent leurs fondations dans les valeurs.

La culpabilité se trouve toujours dans le passé et son examen peut éclairer le futur.
Examiner ce que vous avez fait dans le passé permet d’en apprendre sur vos valeurs. A partir de là, que pouvez-vous apprendre sur les conséquences de votre comportement, comment pouvez-vous utiliser ça dans le futur ? comment voudriez-vous être différent dans le futur, que pouvez-vous apprendre de vos valeurs et de vos comportements, et transformer la rétrospection en prévoyance ?

Anxiété – Outil de Coaching – Steve Andreas

Anxiété – Outil de Coaching – Steve Andreas

 

fermer les yeux

se mettre dans la situation (précise) d’anxiété
ressentir la sensation désagréable :
où se situe-t-elle ? faire préciser car son trajet se précise au fil du ressentir. Bien définir le trajet et l’ordre
Quelle est sa taille ? la forme ?
Quelle est la couleur ?
( Quel son/bruit ? Odeur ? Goût ? Texture ? )
Dans quel sens (rotation) tourne la sensation ? Horaire ou anti-horaire. si ce n’est pas clair, demander à la personne de tester les deux sens et de fixer le sens le plus familier

Ensuite :

Se remettre dans la situation désagréable
Changer le sens de rotation
et et changer la couleur pour une belle couleur
(Modifier les sons, l’odeur, le goût, la texture)

Faire vérifier
Si pas assez, recommencer

Accélerer la rotation dans le sens inverse
faire vérifier si ça s’améliore encore

Faire vérifier pour des situations futures (car l’anxiété est située dans le futur)

Une fois l’expérience réparée, faire appliquer à d’autres situations pour que la personne emporte la méthode avec elle pour qu’elle puisse régler d’autres situations d’anxiété en toute autonomie

 

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