Catégorie : PNL (Page 1 of 6)

ESTIME DE SOI

ESTIME DE SOI (Steve Andreas,  NLP Master Practitioner 103 Steve Andreas Self Concep

L’erreur de privilégier l’estime de soi extérieure

Andreas estime qu’on ne peut pas vraiment travailler directement sur l’estime de soi. Puisque l’estime de soi résulte de nos valeurs et du concept que nous avons de nous-mêmes, tenter d’ignorer ces composantes et se contenter de dire « oh, tu es un enfant formidable » ou quelque chose de ce genre ne fonctionnera pas, car il s’agit d’un facteur extérieur. Donner de l’estime aux autres en pensant que cela générerait de l’estime de soi chez l’autre ne fonctionne pas. Ce sont deux choses bien différentes.

(cf. le compliment versus la valorisation de la personne : « Tu es génial ! » qui est une appréciation extérieure, versus la valorisation de l’intérieur : « Tu as fait les efforts nécessaires, tu as appris, et tu as réussi, tu peux être fier de toi ».).

L’estime de soi stimulée

Par exemple, une femme travaillant dans un district scolaire faisait des choses formidables avec des enfants originaires du Laos, du Cambodge, du Mexique, et d’autres cultures et parlant différentes langues. Elle leur demandait, par exemple, de feuilleter des magazines et de découper des images de personnes de leur origine ethnique qui avaient réussi dans la vie : des médecins, des sportifs de haut niveau, etc… Ensuite, elle leur demandait de les coller sur un grand panneau, de créer une affiche regroupant toutes ces personnes. On affichait des photos de personnes issues de minorités ethniques qui avaient réussi dans la vie, et on les montrait dans la chambre des enfants. C’est une manière très astucieuse de rassembler un ensemble d’expériences certes externes. C’est nécessaire quand on n’a pas encore pu collecter des expériences dans un domaine un nouveau pour soi, que ce soit un nouveau job un nouvel environnement, une nouvelle tâche, on peut collecter des expériences d’autres qui sont des exemples. Cela permet à la personne de s’identifier. Ces enfants avaient des modèles auxquels s’identifier, ils gagnaient ainsi en estime de soi par la construction d’une image de soi : « Je suis comme eux, je peux réussir comme eux. » C’est cela qui a fait toute la différence, et l’estime de soi en est une conséquence naturelle.

Pourquoi est-ce si important de connaitre ses valeurs ?

Les valeurs jouent un rôle crucial dans l’estime de soi. C’est pour cela qu’il est essentiel de clarifier ses valeurs, de les définir clairement et de résoudre les conflits entre valeurs et comportements, ou avec l’environnement. Connaitre ses valeurs permet de construire une image de soi alignée avec ces valeurs : l’estime de soi se développera alors naturellement. Les ateliers « valeurs du soi » permettent de le faire en petit groupe dans un cadre rassurant.

 

VALEURS : Nos valeurs sont des généralisations.

 Nos valeurs sont des généralisations.

traduit de Steve Andreas

Nous apprenons certaines valeurs de la société : un ensemble de valeurs de grand-père, un autre de mère, un autre encore des enfants que nous fréquentons à l’école ou après l’école… Et nous généralisons ces valeurs, mais souvent, nous adoptons les valeurs des autres sans vraiment les examiner pour vérifier leur cohérence avec nous-mêmes. Il en résulte parfois des valeurs contradictoires.

 

Hiérarchiser nos valeurs

Un exemple simple : vous marchez dans la rue et vous voyez quelque chose dans une vitrine. Vous vous dites : « Tiens, ça me plairait », et vous sortez votre portefeuille sans réfléchir : est-ce vraiment ce qui me satisfera le plus ? Qu’est-ce que je pourrais acheter d’autre avec cette somme ? Et qu’est-ce que ces cinquante euros me font vraiment plaisir ? Il est donc très utile d’établir des priorités : ceci est plus important pour moi que cela, qui est plus important que cela, etc… donc une hiérarchie est utile

 

Nos valeurs changent au fil du temps .

on peut dire qu’il y a une hiérarchie à tout moment, vos valeurs évoluent dans le temps et de manière contextuelle, c’est l’hétérarchie : la hiérarchie est dynamique, souple et hétérogène, modulable et modulée en fonction d’un tas de paramètres choisis ou non choisis, conscients ou inconscients. La hiérarchie dirige notre attention et participe donc à notre positionnement cérébral, social, émotionnel et dans l’estime de soi.

exemples : On peut vouloir partir en vacances, on dirige tout vers ces objectifs, puis arrive une fuite d’eau dans la maison. La direction des priorités change.

nos valeurs changent de temps en lieu, nos valeurs changent de personne à personne, de contexte en contexte et si vous respectez ce fonctionnement naturel.

Pour une personne pauvre, le fait que le prix des aliments augmente dirige ses dépenses alors que pour une personne aisée, ses dépenses continuent d’être dirigées vers, par exemple, un sport. Cette personne peut développer des compétences dans ce sport, diriger toute sa vie en fonction de cela. Puis, catastrophe, elle perd son emploi et se retrouve pauvre.

Une autre bonne métaphore est l’écologie : si vous étudiez une partie particulière d’une jungle, il y a la pluie, il y a le sol, il y a les myriades d’animaux différents, les différentes plantes, lianes, arbres et buissons ; c’est une hétéroarchie, un système équilibré, un équilibre fluctuant, qui va et vient…

 

traduit de Steve Andreas

NOS BESOINS ÉMOTIONNELS – INTRODUCTION

Le côté obscur des besoins émotionnels humains

 

 

Introduction

Nos besoins émotionnels fondamentaux s’enracinent dans les circuits de motivation du cerveau, et cherchent sans cesse à se réaliser. Ils colorent nos pensées, orientent nos choix, et des décisions que nous croyons rationnelles sont souvent des stratégies inconscientes de nourrir nos besoins émotionnels fondamentaux.

Ne pas les respecter est source de nombreux problemes relationnels avec soi et avec les autres. Cette série d’articles les explore et nous permet de mieux nous connaitre. Elle est très largement inspirée des travaux de Mark Tyrrell de Uncommon Knowledge.

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Un groupe de personnes traversait un désert sous une chaleur écrasante. Et soudain, dans la fournaise, sans réseau ni repères, leur véhicule tombe en panne. Ils se retrouvent bloqués, et assez rapidement leurs réserves d’eau s’épuisent. Un homme, devenu fou de chaleur, de panique et de soif, fini par céder et boit de l’huile du moteur de leur véhicule. Il en boit tellement qu’il meurt moins d’une demi-heure plus tard. Cet homme avait un vrai un besoin vital, incontestable. Il pensait le combler … mais le remède s’est avéré mortel !…

Vraie ou non, cette histoire est une analogie de la manière dont nos besoins émotionnels peuvent nous rendre tout aussi vulnérables, et nous pousser à des comportements tout aussi insensés.

« Pourquoi ai-je fait ça ? », «  pourquoi ai-je commencé à fumer, à boire, à jouer ? », «  pourquoi ai-je englouti des gâteaux toute la nuit ? », « pourquoi ai-je cédé à cette petite voix intérieure ? », « mais comment j’ai été si stupide pour suivre aveuglément cette personne / cette idéologie ? » …  et cela parfois jusqu’à se nuire soi-même, à son développement, ou même à sa santé mentale, à ses relations, sa dignité.

Comment des êtres humains pourtant rationnels peuvent-ils agir de façon aussi irrationnelle ?

Cette série sur le côté obscur des besoins émotionnels cherche à montrer comment cette leur peut nous aider, nous, mais aussi les autres, qu’il s’agisse de nos proches, d’amis ou de collègues, à vivre être soi et avec les autres.

 

Nous avons tous des besoins émotionnels fondamentaux

Nous avons tous, à des degrés divers, besoin de donner et de recevoir de l’attention, de nous sentir en sécurité, de tenir compte du lien entre le corps et l’esprit ; Besoin d’avoir un but et un sens à notre vie, de nous sentir reliés à une communauté, d’avoir le sentiment de contribuer — même modestement — à quelque chose de plus grand que nous ; Besoin d’être stimulés, d’être créatifs, de relever des défis à notre mesure, d’éprouver l’intimité, de nous sentir libres et autonomes dans nos choix, et d’avoir un sentiment de valeur, de reconnaissance et de respect.

Lorsque nos besoins émotionnels fondamentaux ne sont pas suffisamment comblés, ou qu’ils ne sont en déséquilibre, nous devenons vulnérables. Et c’est là qu’un besoin devient toxique.

 

Mettre sa maison en ordre

De nombreuses traditions spirituelles anciennes exigaient que le postulant ait d’abord ses besoins émotionnels satisfaits avant de pouvoir chercher un épanouissement supérieur.

Il fallait qu’il ait « mis sa maison en ordre ». Sinon, l’activité spirituelle pouvait être considérée comme une forme de culte basé sur les émotions (voir The Commanding Self d’Idris Shah).

Un esprit affamé cherche des maîtres, des causes ou des amours non pas pour s’éveiller, mais pour combler ses manques. Et il y a un danger à confondre faim spirituelle et carence émotionnelle. L’une élève, l’autre asservit.

Dans The Commanding Self, Idries Shah montre comment le “faux soi” se nourrit de ces compensations : il crée un personnage de plus en plus convaincant, de plus en plus éloigné de l’être réel. Ainsi, nous pouvons nous croire “libérés” alors que nous ne faisons que jouer à l’être éveillé, dans une prison intérieure soigneusement décorée. Il y a une différence profonde entre le fait de ne pas tomber dans les dépendances et le fait de se détacher de ses besoins émotionnels. C’est alors s’aliéner à un système de croyance fermé alors même qu’on prétend être « éveillé/e »…

C’est si l’on adopte l’idée d’avoir d’abord ses besoins émotionnels satisfaits, qu’elle peut initier une vie spirituelle élévatrice.

 

Cœurs solitaires, premières cibles.

Les personnes émotionnellement isolées, celles qui ne donnent ni ne reçoivent assez d’attention, qui manquent d’interactions porteuses de sens ou d’intimité, ou qui ne se sentent pas appartenir à un groupe, deviennent vulnérables.

Les personnes qui ne parviennent pas à combler leurs besoins émotionnels, peut-être à cause de leur environnement ou d’une particularité comme l’autisme, sont elles aussi fragilisées.

Les êtres dont les besoins émotionnels ne sont pas satisfaits deviennent parfois vulnérables à leurs propres pulsions affectives. Et comme le type de mon analogie qui a bu de l’huile de moteur, ils s’exposent alors eux-mêmes à des dangers.

C’est là qu’on trouve les comportements compulsifs et d’évitement. Boire par mal-être, manger n’importe quoi, jouer aux jeux d’argent, faire du sport à outrance, travailler jusqu’à en être saoul, les jeux sexuels déviants…

Les personnes vulnérables sont particulièrement enclines à la dépression lorsqu’elles ruminent ce que sont des besoins non nourris mais mal compris. Comprendre ses vulnérabilités avec tendresse pour soi, c’est faire un pas vers la guérison.

 

Un thérapeute responsable

Un thérapeute responsable travaille à aider ses clients à rééquilibrer leurs besoins émotionnels. Il les aident à comprendre ces besoins, et à lever les obstacles qui empêchent leur accomplissement. Il les accompagne à trouver des moyens durables et autonomes de satisfaire leurs besoins en dehors du cadre thérapeutique. Les séances peuvent être comparées à des petites roues sur un vélo : elles soutiennent le client le temps qu’il retrouve son équilibre, jusqu’à pouvoir s’en passer. Autrement dit, la thérapie est faite pour être dépassée, non pas pour durer indéfiniment.

 

Les fournisseurs de besoins émotionnels

Beaucoup d’entre nous se méfient d’être manipulés par autrui, mais oublient qu’on peut aussi être manipulé par nos propres pulsions émotionnelles, en réponse à des vides émotionnels au travers de comportements insidieux, discrets, de croyances, de peurs irrationnelles, de compulsions et d’addictions, fussent-elles douces et même socialement normalisées.

Et lorsque d’autres perçoivent les besoins non comblés chez nous, ils peuvent choisir d’y répondre… ou du moins d’en donner l’illusion. Dès lors, ces personnes deviennent “le fournisseur” d’attention, de sens, ou d’estime de soi, d’affection, de lien, de valorisation, de confiance, d’intimité … et le marketing est maitre en la matière : nous fournir du sucre émotionnel, des émotions ultra-transformées prêtes à consommer.

C’est en faisant un pas de côté, en passant en revue nos besoins émotionnels, en se posant les bonnes questions, qu’on peut ensuite facilement identifier ce dont nous n’avons en fait pas besoin, ce en quoi nous faisons du mal à nous-même et aux autres, et redresser la barre.

Le dialogue bienveillant de la « psychothérapie dissonante » que je propos permet justement de dégager le terrain des besoins émotionnels, chez soi et chez nos proches.

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Lorsque nous comprenons clairement nos besoins émotionnels, nous voyons aussi pourquoi nos troubles émotionnels se développent, et nous donne un outil précieux pour comprendre quantité de comportements humains autrement inexplicables.

Les Valeurs : soyons spécifiques

j’ai trouvé cette très belle phrase d’intention sur une site d’un organisation humaniste : «  Nous rêvons d’une Humanité plus juste, plus altruiste, plus alignée, plus cultivée ; une Humanité qui place une confiance inébranlable en la capacité de l’Homme à tendre vers une existence plus haute « 

Les personnes qui tombent sur ce genre de site sont en quelque sorte pré-sélectionnées. Celles qui restent sur ce site après avoir lu cette phrase sont des personnes qui adhérent à une idée générale. Mais ensuite ? Ensuite, nous avons chaque-un(e) notre propre compréhension de cette belle phrase. Essayons d’être spécifique pour en tirer quelque chose :

« Nous rêvons » = j’ai envie de dire : seulement ? j’attends, en tant que lecteur, une réponse du comment concrétiser ce rêve.

« d’une Humanité plus juste » = quelle justice ? On peut penser qu’il est injuste (vis à vis des Français) à que les migrants viennent en France ; On peut tout autant penser qu’il est injuste (vis à vis des migrants) de laisser les migrants dans la misère. Etc : tout dépend quel point de vue on adopte, de son histoire personnelle, de son cheminement personnel, de ses idées et vérités propres.

« plus altruiste » = voilà qui semble plus spécifique, et sélectif vis à vis de l’adhésion qu’on peut porter à ce mot. Quoique, cette valeur pourrait faire l’objet d’un atelier, car elle renvoie à des résonances énergétiques spécifiques qu’il serait intéressant de cultiver.

« plus alignée » = humm, alignée sur quoi ? où ? quand ? comment ?

« plus cultivée » = l’idée est spécifique, mais de quelle culture parle-t-on ? Toute culture est imprégnée de significations communes à échelle régionale, de langue, de vérités communes, de goûts, d’arts locaux. Nous oublions souvent, à mon avis, en Europe, que nous avons une culture bien à nous, et que d’autres cultures ne valent pas moins que la nôtre.

 » une Humanité qui place une confiance inébranlable en la capacité de l’Homme à tendre vers une existence plus haute » = la notion d’existence plus haute est radicalement personnelle. Chaque personne aura sa propre idée, ses propres espoirs, de ce que constituerait une existence plus haute. Selon le passé, selon les idées, selon ses vérités…

En somme, je pense qu’il serait intéressant de préciser ce que chaque personne d’un groupe comprend et ressent à partir de cette belle phrase.  Partager les compréhensions personnelles permet de s’enrichir de l’autre, de développer la tolérance, la compréhension de l’autre, d’étendre ses propres significations. C’est en précisant les choses qu’on peut élargir son monde, sa réalité, et s’ouvrir d’une façon différente à l’autre. Par ailleurs, ressentir cette phrase, c’est-à-dire aller à la rencontre de la résonance corporelle de ces mots, permet de dé-moi-iser les significations qu’ils portent, pour leur faire prendre un sens dés-émotion-nisé, ceci pour prendre conscience du concept d’un point de vue plus neutre.

C’est ce genre d’atelier que je peux proposer. Durée 1 heure, minimum 2 personnes, max 6 personnes.

PTSD Tyrrell vérifications

PTSD

1 vérifier que c’est un PTSD :

  • si la personne a des flashback : la personne vit l’émotion comme si l’évènement était vivant.
  • Si les signes de stress sont visibles dans le langage corporel
  • Evaluer le traumatisme sur une échelle de 1 à 10, si 10 est le plus élevé, un 7 ou + est « positif » pour indiquer qu’il y a PTSD

syndrome post traumatique et 3 méthodes

Comment se forment les souvenirs

Dans le cours normal des choses, les souvenirs sont déposés sous forme d’impressions immédiates dans le cerveau, puis organisés de manière cohérente dans l’hippocampe, et enfin stockés dans le néocortex dans la « mémoire à long terme ». Ce processus fait d’un événement remémoré un « souvenir narratif » – quelque chose dont on peut parler, quelque chose qui semble passé et qui finit par s’estomper avec le temps.

Toutefois, en cas de traumatisme, ce processus peut être bloqué et le souvenir traumatique peut ne jamais être transformé en récit.

Imaginez que tous vos pires souvenirs soient « vivants », comme s’ils se produisaient maintenant, même s’il s’agit de choses qui se sont produites il y a une demi-vie.

 

les souvenirs qui ne s’effacent pas

C’est ce qui arrive aux personnes souffrant du syndrome de stress post-traumatique : le souvenir ne s’estompe pas avec le temps. Il est toujours d’actualité et il est impossible d’en parler.

Lors d’un événement traumatisant, la réaction émotionnelle d’une personne peut être si extrême que le souvenir est encodé dans la partie du cerveau  » combat ou fuite « , l’amygdale, au lieu de l’hippocampe. Il reste « verrouillé » dans cette partie du cerveau comme un schéma de survie, prêt à se réactiver si une situation d’urgence similaire se présente à nouveau.

Aussi utile qu’il soit, ce processus est assez négligé et le schéma de peur peut être réactivé par des éléments tout à fait accessoires du traumatisme d’origine.

Par exemple, un homme qui a été agressé par quelqu’un portant une veste rouge ressent une peur terrible à la vue d’un vêtement rouge ; un vétéran de guerre réagit avec terreur au son d’un feu d’artifice. Pour cette cliente de M.T., la simple odeur d’huile de moteur réactive le souvenir d’avoir été violée par son oncle mécanicien, provoquant des flashbacks terrifiants.

Comme je l’ai dit, la plupart des personnes qui subissent un traumatisme (environ 75 %) finissent par retraiter le souvenir dans l’hippocampe, pour finalement le stocker dans le néocortex comme un événement passé. Ils savent que l’événement était horrible à l’époque, mais ils ne se sentent plus terrifiés lorsqu’ils se le remémorent. Le souvenir s’estompe.

Pour les 25 % restants, l’évocation du souvenir est en soi une expérience horrible – ils ont l’impression d’être « là », à cette époque horrible. Pour ces personnes, le fait d’en parler ne fait qu’aggraver les choses, car le schéma est réactivé.

 

Qu’est-ce qui peut donc aider ?

Par exemple, un homme qui a été agressé par un individu portant une veste rouge éprouve une peur terrible à la vue d’un vêtement rouge ; un vétéran de guerre réagit avec terreur au son d’un feu d’artifice. Pour June, la simple odeur d’huile de moteur réactive le souvenir d’avoir été violée par son oncle mécanicien, provoquant des flashbacks terrifiants.

Comme je l’ai dit, la plupart des personnes qui subissent un traumatisme (environ 75 %) finissent par retraiter le souvenir dans l’hippocampe, pour finalement le stocker dans le néocortex comme un événement passé. Ils savent que l’événement était horrible à l’époque, mais ils ne se sentent plus terrifiés lorsqu’ils se le remémorent. Le souvenir s’estompe.

Pour les 25 % restants, l’évocation du souvenir est en soi une expérience horrible – ils ont l’impression d’être « là », à cette époque horrible. Pour ces personnes, le fait d’en parler ne fait qu’aggraver les choses, car le schéma est réactivé.

Qu’est-ce qui peut donc aider ?

 

Guérir les esprits hantés

Un traitement efficace pour soulager les traumatismes doit être capable de générer à la fois une dissociation et un calme suffisants chez la personne qui souffre pour permettre au souvenir douloureux d’être retraité en toute sécurité, afin qu’il puisse être déplacé, pour ainsi dire, de l’amygdale de combat ou de fuite, focalisée sur l’instant présent, vers le néocortex, où il sera étiqueté comme un événement passé, qui n’est plus menaçant.

Si cela ne se produit pas, la victime du traumatisme risque de vivre toute sa vie dans le passé. Et lorsque le passé est terrifiant, c’est toute la vie qui est affectée. Certaines méthodes thérapeutiques sont cependant très efficaces.

 

Deux techniques ont donné de bons résultats dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique.

EMDR pour Eye Movement Desensitization Reprocessing : consiste à se remémorer un événement traumatisant tout en suivant des yeux les mouvements latéraux des mains du thérapeute. Parfois, le processus est automatisé à l’aide d’une lumière en mouvement.

Il s’agit clairement d’une version ressuscitée de l’ancienne induction hypnotique par oscillation de la montre. Ses praticiens semblent incapables d’expliquer pourquoi elle peut être efficace. (5) Mais nous pouvons constater qu’en maintenant une partie de l’attention du client dans le temps présent (en lui donnant pour tâche de suivre des yeux quelque chose qui se passe maintenant) tout en rappelant le souvenir traumatisant, son cerveau a la possibilité d’enregistrer le souvenir terrifiant comme « passé », le libérant ainsi de l’amygdale.

EFT

Une autre approche populaire est la technique de libération émotionnelle (EFT) ou « tapotement ». Les thérapeutes qui utilisent cette technique ont trouvé toutes sortes d’explications ésotériques pour expliquer son efficacité, notamment le blocage des canaux d’énergie. Mais si l’on se réfère aux recherches récentes sur le cerveau (plutôt qu’aux anciennes philosophies orientales), on constate que le fait de « tapoter » quelqu’un pendant qu’il se souvient d’un événement traumatisant le ramène constamment à l’ici et au maintenant, en donnant à son cerveau une chance de réattribuer à l’événement terrifiant une place distincte de celle du présent, et donc du passé.

Le processus  : Lorsque les gens ont des flashbacks incontrôlés, ils ont tendance à perdre le contact avec le moment présent et à s’immerger totalement dans l’événement passé. Les tapotements, ou le fait de regarder d’un côté à l’autre, empêchent cela de se produire. L’amygdale a ainsi la possibilité de « céder » le souvenir au néocortex, où il peut enfin être considéré comme définitivement passé et ne constitue donc plus une menace.

 

Recadrage

L’origine de la notion de « rembobinage » (recadrage) remonte à la technique de la « boule de cristal » du Dr Milton Erickson. Erickson hypnotisait ses clients traumatisés et leur demandait de revoir le moment traumatisant « dans une boule de cristal », tout en se sentant calme. Si le souvenir est rappelé dans un état de calme, ne serait-ce qu’une seule fois, cela peut suffire à déconditionner le traumatisme.

Ce principe a été développé par Richard Bandler et John Grinder, célèbres dans le domaine de la PNL, et maladroitement intitulé « Technique de dissociation visuelle et kinesthésique » (VKD).

Le Dr David Muss a développé la technique pour qu’elle puisse être utilisée efficacement dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique, et l’a appelée « technique de rembobinage » (6).

Affinée et largement promue ces dernières années par le Human Givens Institute (7), la technique du retour en arrière est aujourd’hui une méthode très efficace pour donner à un client traumatisé l’occasion de revoir ses souvenirs d’un point de vue entièrement dissocié et détendu.

L’événement traumatique est vécu « à l’envers ». C’est une façon tellement inhabituelle de traiter le souvenir qu’elle a pour effet d’éliminer l’élément de peur. Personne n’a peur des choses qui se passent à l’envers.

L’utilisation de cette méthode devrait être presque entièrement confortable pour les clients. Je l’ai moi-même utilisée pour des survivants de tortures, d’accidents de voiture et de train, de tentatives de meurtre et, bien sûr, de viols. Elle est également efficace pour le traitement de nombreuses phobies (8) – j’ai utilisé le recadrage sur moi-même il y a des années pour surmonter ma peur de parler en public.

 

 

Dissocition – Technique de PNL – syndrome post traumatique

La procédure est relativement simple.

  1. S’assurer que le client a une réaction de type phobique au stimulus ou au traumatisme. C’est-à-dire qu’en présence de rappels du traumatisme il fait bien l’expérience d’une survenue rapide de peur, de panique, de flashbacks ; Son expérience de vie peut être caractérisée par l’hyper vigilance, il peut être nerveux lorsqu’il est entouré par d’autres personnes, il peut avoir besoin d’être en position de contrôle et est incapable de se sentir en sécurité ; il peut également avoir des cauchemars dans lesquels le traumatisme réapparaît. Le protocole n’est pas approprié aux personnes souffrant de TSPT mais ne présentant pas ces principaux symptômes.
  2. Evoquer le traumatisme, avec ou sans description (La plupart des interventions en PNL peuvent être réalisées sans évocation du contenu)
  3. Interrompre la ré-emergence du trauma dès que le sujet commence à montrer des signes physiologiques liés à sa manifestation. Des changements dans la façon de respirer, la couleur de la peau, la posture, la dilatation des pupilles et la fixité des yeux sont des signes typiques de l’accès à la mémoire. Lorsqu’ils apparaissent, cet état doit être interrompu en réorientant le client sur le moment présent, en changeant de sujet, en redirigeant son attention dans un système sensoriel différent, ou en réutilisant un ancrage préexistant. Peu importe la manière dont cela est réalisé, il est important de stopper le développement des symptômes avant qu’ils prennent le contrôle de la conscience du client.
  4. Après s’être éloigné du traumatisme quelques minutes, demander au client de penser à une situation antérieure au traumatisme dans laquelle il faisait quelque chose d’agréable dans un contexte neutre et en sécurité.
  5. Demander au client d’imaginer qu’il est assis dans un cinéma et qu’il regarde cette scène sur l’écran.
  6. Faire imaginer au client qu’il peut flotter en dehors de son corps (dans le cinéma) et entrer dans la cabine de projection, peut-être derrière une fenêtre épaisse, d’où il peut s’observer, assis dans le cinéma, regardant l’image neutre et en sécurité.
  7. Demander au client de s’imaginer assis en sécurité devant l’écran de cinéma dans lequel passe un film en noir et blanc de l’événement traumatique. Le client est donc dissocié en regardant son propre corps assis dans le cinéma et observant sur le film le passage d’un moment de sécurité avant le trauma à un autre moment de sécurité après le trauma.
  8. A partir du point d’observation et de sécurité de la cabine de projection, demander au sujet de porter son attention sur les réactions de lui-même en tant que spectateur dissocié dans le cinéma pendant qu’il regarde le film.
  9. Répéter le processus du film en noir et blanc jusqu’à ce que le client puisse l’effectuer sans aucune gêne.
  10. Après avoir terminé les films en positions dissociés, demander au client d’imaginer qu’il flotte dans les airs depuis la cabine de projection pour réintégrer son propre corps, assis dans le cinéma. S’étant ré-associé avec ce corps, le laisser imaginer se lever du fauteuil, marcher vers l’écran du film et entrer dans l’image noir et blanc de l’activité neutre et sécurisante, avec laquelle il avait achevé la répétition du film en noir et blanc.
  11. Au moment où le sujet entre dans l’écran du film, demandez-lui d’activer le son, les couleurs, les mouvements, les odeurs et les goûts de la représentation neutre et de sécurité sur l’écran. Puis, demandez-lui de faire l’expérience du film du traumatisme dans tous ses détails sensoriels, à l’envers et très rapidement (deux à trois secondes). Laissez le terminer le film avec une photo de lui-même immobile et en couleurs dans l’endroit neutre et de sécurité dans lequel il se trouvait avant que le problème ait débuté.
  12. Répéter la représentation inversée assez de fois pour qu’elle puisse être effectuée facilement et rapidement, et que le client ait le sentiment d’être à l’aise dans le processus. Lorsque le client peut répéter le processus facilement, sans expérimenter de gêne, le processus est terminé.
  13. Essayer de réactiver le traumatisme. Demander au client d’y revenir, et de penser à des choses qui réactivent d’habitude le problème. Tester le traumatisme d’autant de manières que possible.
  14. Si le client a encore une expérience d’inconfort, répéter le processus du film inversé plusieurs fois encore.
  15. Quand le trauma ne peut plus être rappelé, le processus est achevé

Atelier découverte de soi PNL – les valeurs

Nous ne nous penchons que rarement ou jamais sur la signification personnelle de nos valeurs.

Atelier : Quelles sont tes valeurs ?

Pour une valeur :
Qu’est-ce que cette valeur veut dire pour toi ?
Concrètement dans ta vie ?
Et quels mots, sensations, souvenirs, part de ton identité tu y rattaches ?
Si cette valeur était une couleur/chanson/oeuvre d’art/odeur/sensation ?

Ce qu’elle n’est finalement PAS par rapport à ce que tu imagines être la définition commune/collective de cette valeur ?

Qu’as-tu appris de toi par cet exercice ?

Le partage avec les autres : qu’est-ce que tu remarques comme richesse dans ces différentes manières de vivre la même valeur ? Est-ce que cet échange ouvre les tolérances et la bienveillance et comment ?

 

Atelier découverte de soi PNL – VAKOG

Atelier : quelles couleurs/sons/sensations/odeurs/textures

signifient

nos émotions, nos souvenirs, nos moments de vie, nos chers, notre quotidien du matin du soir
Ensuite nos hobies, loisirs ?
Ensuite nos croyances ?
Ensuite nos valeurs ?
si j’étais une couleur/chanson/parfum/texture ?

 

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