Mois : août 2026

Journal personnel – 16 Août 2026

16 Aout 2026

suite de

https://quantumwaves.space/2026/08/15/journal-personnel-15-aout-2026/

 

La Peur en moi.

Cette peur est en moi. Elle nait en moi.

 

Les états ne sont pas ceux que d’autres placent en moi

La colère, la peur, la tristesse ne sont pas des états qui sont envoyés par quiconque. Si les émotions sont le jus d’un fruit qui est pressé à tel point que son jus en coule, c’est le trop plein d’émotion de la personne, pas d’une autre. Je peux pas envoyer mon émotion à quelqu’un d’autre par la force. La personne peut être influencée par mon humeur, c’est tout et c’est déjà beaucoup certes, mais les émotions sont propre à soi.

Par exemple, une personne peut être parfaitement indifférente à un stimuli extérieur comme une parole dite  » blessante « , tandis que son voisin, ou même son conjoint(e) va réagir de façon intense.

Et même, au fil de notre vie, nous apprenons à ne pas réagir à certains stimuli, par habitude, parce que nous avons appris à les maitriser, parce par lassitude, ou encore parce que nous avons fait un travail interieur pour être moins vulnérables.

Je suis actuellement dans une phase où je suis trop vulnérable.

Dois-je m’identifier à la peur pour en faire « ma » peur ? Est-ce que je peux la considérer comme un phénomène en moi, quelque « chose » qui me perturbe.

Une émotion bloque. Elle bloque le flux naturel de la vie en soi. C’est pour ça qu’on se sent bloqué, engoncé, pris dans une vase : un bourbier.

Voilà pourquoi en cas de situation de blocage de flux de vie en soi, le fait de bouger, de faire circuler, de voir du monde, est essentiel. Et les anti-dépresseurs chimiques ne font pas ce travail. Si l’anti-dépresseur peut aider une personne à faire ce qu’il lui faut pour faire circuler la vie en elle, et non seulement à se sentir débloquée, c’est bien. Je ne sais pas si ces produits chimiques font ça. Dans tous les cas, ces produits ne font pas le travail en soi, celui des prises de conscience, celui des initiatives, celui d’avancer vers soi, à la place de la personne bloquée.

La vulnérabilité évoquée est une forme de blocage qui nécessite des réformes.

Re-former mon paysage

Mes domaines de vie sont dééquilibrés. Et le travail a été sur-exposé, car j’y ai mis les besoins fondamentaux qui n’ont rien à faire au travail. Je dois retirer au domaine « travail » ce qui ne lui appartient pas. Et développer les autres domaines de vie.

 

Journal personnel – 15 Août 2026

Le 23 Juillet, j’ai été mis en arrêt maladie par la remplacante de mon médecin. J’avais à peine exposé ma situation au travail depuis 2 minutes. La semaine suivante, un autre remplacant m’a remis deux semaines d’arrêt, en prescrivant un comprimé pour mieux dormir. Un benzo… qui m’a déjà changé le fonctionnement du cerveau, ce que je ne veux pas. Je l’ai arrêté avant hier. Les deux fois où je l’ai oublié, j’ai le lendemain  » retrouvé mes esprits « . Bref.

Cela fait deux ans que je suis en situation de souffrance au travail. Des retours positifs puis des évaluations cassantes, des plans de retour à la performance légers et rassurants puis encore des faits cassants, des paroles rassurantes sur le ça va le faire continue comme ça puis à nouveau des faits cassants, le tout sans explication franche et claire ce qui entretient un climant malsain, le doute et la méfiance. Et le tout enrobé d’une moindre valorisation de mes apports et de la survalorisation de mes points faibles. Pendant ce temps, j’ai subi des paroles déplacées de la part d’autre managers, sans aucun soutien de ma hiérarchie qui m’a laissé seul devant ces dénigrements. Je suis préventeur dans une grande usine, affecté à une zone de production qui attend des réponses rapides. Les sujets auxquels je ne peux répondre directement, à savoir tous les sujets afférents à des programmes spécifiques nécessitant l’avis du spécialiste du domaine (H, S, E, …) je remonte les points, je collecte noralement les réponses pour les redescendre. Sauf que je ne reçois pas de réponses à donner, pendant que mes zones attendent. C’est réccurent. Et pendant ce temps, j’apprends que certaines personnes de mon groupe, y compris des personnes qui devraient donner des réponses à des points, s’occupent de sujets dans mes zones.

Cette situation, ou plutôt ces situations, ont fini par m’affecter.

De mon côté, j’avais perdu de la clarté d’esprit suite à mes douleurs aux yeux et à la tête en 2024 puis à nouveau en 2025. Et en 2026, avec cette perte de repères et cet isolement au travail, j’ai également, certainement, fini par être moins performant au travail, bien que je n’ai pas fait de bétises. Ceci pour clarifier mon état mental qui s’est épuisé au fil du temps. J’avais témoigné de mon malaise à mon N+1 en Septembre 2025, puis en Janvier 2026, puis en Mars 2026. Avec à chaque fois des paroles rassurrantes avec les résultats inverses qui ont suivi.

De mon côté aussi, mes domaines de vie autres que le travail sont en déficit depuis longtemps. Ces dernières années, post Covid, le travail « me tenait », avec aussi un éloignement progressif d’une amitié forte qui était un amour d’une grande force, plutôt universel, là aussi dans des silences et des interrogiations jamais clarifiées par une franchise.

Peu à peu, cette pauvreté fini par affecter mon énergie de vie, mon envie, ma passion pour ces sujets qui me faisaient vibrer. Et finalement, parfois, l’envie d’exister n’était plus là, quand la violence du monde parvenait jusque à mon coeur.

Mon corps encaissait, jusqu’à ne plus pouvoir. Maux de tête, d’yeux, fatigue intense, insomnie chronique, vengeance sur la bouffe doudou et prise de poids conséquente, finalement digestion compliquée, asthme, souffle court, et actuellement encore une petite toux passagère.

Aujourd’hui je suis en arrêt depuis 3 semaines, le médecin m’a represcrit 3 semaines.

Je vois une psy depuis deux semaines, ça remue beaucoup et c’est bien. Je me promène tous les jours, à pieds ou à vélo, les balades en forêt sont primordiales. Je mange mieux, et moins. Je me sens plus calme, mais encore sous le coup de la colère = peur, voir ci-dessous.

Je n’en veux à personne, c’est mon histoire, tout ce qui m’arrive est humain, et rien n’est finalement anormal, de miliers de gens vivent ce que je vis chaque année, et mon cas est loin d’être extrème. Je veux témoigner avec mes mots, et mes ressentis.

 

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Ce matin je suis un peu dans le coltard après une sortie tardive avec Richard. Cette sortie m’a fait beaucoup de bien au moral. Hier aussi, deuxième rencontre avec cette psychothérapeute qui me va très bien. Ca travaille, et je sens que c’est dur, douloureux, mais nécessaire. Cette nuit, j’ai dormi sans comprimé et sans angoisse, sans insomnie.

Ce matin je sens que je suis sur la bonne voie, bien que je n’ai pas de visbilité. Je suis conscient, de plus en plus, que tout se joue en moi, et pour moi, et c’est une bonne nouvelle car je peux agir là.

Je ne peux pas agir sur le comportement d’autres, même s’ils me pourrissent l’existence professionnelle par leur ignorance. Je dis ignorance, car je doute qu’aucun ne ferait « cela » à quelqu’un de cher, à un être humain doté de la qualité de vie. Je ressens encore, pour l’instant, de la colère, du ressentiment, de l’injustice. Mais elle se calme déjà. C’est une énergie qui me pollue, je m’auto-pollue. C’est aussi humain de finir par être affecté par ce jeu dans lequel je suis le punching ball de trois personnes. Pourtant, je ne leur en veux pas, pour deux d’entre-elles. Mues par la peur, les limites du système, l’ambition, les objectifs personnels prennent le dessus. Les valeurs très basiques d’humanité perdent à mesure que le pouvoir, la carrière, le plan de carrière croissent. Sauf à faire preuve d’un caractère fort. Souvent, les gens croient que s’ils n’executent pas les uns, ils ne gagneront pas les faveurs des autres. Le sytème prend le dessus en s’appuyant fortement sur l’auto-censure et sur l’auto-crainte, ce qui lui permet de ne pas être attaquable. J’expérimente de près les arcanes de ces manipulations mentales de management que je croyais jusque là un peu surfaites, un peu légendaires ou exagérées.  Cela dit, je pense que ceux qui « gueulent » contre le « système » se trompent parfois de cibles. Comme dans une classe d’élèves, il suffit d’un fruit pourri pour contaminer tout un panier. Le fruit pourrit étant le bon élève, celui qui n’a pas peur, celui qui marche sur les autres. Bref. J’ai encore trop de colère, mais elle peut se dissoudre dans cette rebellion d’ado qui fait en partie qui je suis, moi. Mon regard sur le monde n’est pas le plus commun, et cela doit rejaillir sur ma présence en entreprise. Le fait que je ne me nourrisse pas du tout cuit fait également une certaine marginalité. La limite est fine entre l’original qu’on écoute et le marginal qu’on fuit. Je pense que mon comportement a été, à mon corps défendant, celui du marginal. Quand je dis à mon corps défendant, je fais référence au fait que le corps prend le dessus sur le mental, à un certain moment de l’épuisement. Epuisement de quoi ? D’être balloté comme un ballon entre trois personnes a été le moment symbolique de ce que je vis, surtout inconsciemment, depuis des années.

Je retiens les mots marginal versus original, avec comme point de bascule la vivacité d’indépendance d’esprit, la tranquilité sereine.

Donc, cette remise à niveau professionnelle, que de soit dans cette entreprise, dans mon activité d’A.E. ou ailleurs, réside dans ce travail que j’ai commencé, déjà. Les ressources de l’être vivant, de la vie, sont impressionnantes. Je n’ai pas encore réalisé à quel point j’étais perturbé, et donc mon fonctionnement « dégradé », que déjà la remontée s’opère de façon naturelle. Laisser la vie couler, comme l’eau dans le ruisseau.

 

Le brouillard ennivrant et la panique de la perte de repères

Finalement, quelles que soient les intentions de ma hiérarchie envers moi, je trouverai mon chemin. Je sais que je ne peux pas avoir confiance, c’est acquis, ou plutôt je sais à quel point le jeu est truqué, pervers : la perversion illustre la haine de la vie, la domination par la destruction. Qu’elle soit consciente ou non (je crois cela), finalement, je trouverai mon chemin tout comme je trouve mon chemin quand je me retrouve dans le brouillard. Je ne peux pas dire au brouillard  » enlève-toi, je ne vois pas où je vais ! « , je dois composer avec mon acquis, mon expérience, mes repères, et tenter de faire fi de cette sorte d’ivresse déséquilibrante qu’on peut ressentir quand on est dans un brouillard persistant, quand les distances ne sont plus fiables, quand les embranchements se ressemblent, quand on se retrouve au même endroit et que la panique nous gagne. Mais il faut que je sois sorti du brouillard avant de reprendre le travail. Donc, comment en sortir ? M’élever, le situer au-dessus. Au-dessus d’eux. Il n’y a pas d’intention de domination ou de supériorité, mais par contre, c’est être plus malin, serein, tranquille, et surtout … en fait, je pense à la constance en tout, sans laisser monter les émotions.

C’est ce type de brouillard que mes 3 boss produisent, ou plutôt laissent s’installer en moi, par lâcheté humaine : cette même lâcheté qui me touche depuis mon enfance, ayant été victime, ayant vu les victimes d’un regard différent sur la différence, et quand il m’est arrivé d’être moi-même injuste par lâcheté, un grand malaise s’emparait de moi. Et ma culpabilité envers Clarisse tient peut-être de cela ?

 

Mon attitude suite au débordement du vase

Le fait anodin qui a fait déborder le vase le 24 Juillet, j’aurai pu le traiter par le mépris. Sur le mode  » une fois de plus ils se contredisent, une fois de plus ils sont incohérents « . Mais c’est un peu facile. Car eux ne loupent pas mes incohérences ! j’ai d’abord répondu factuellement et dans la collaboration, non sans leur adresser à tous trois le ressenti et la difficulté psychologique de me retrouver dans ces incohérences, ces contradictions. Et à postériori, je pense que j’ai bien agi, c’était une bonne chose d’avoir témoigné de cela. Je l’ai fait de manière polie en parlant de mon ressenti. Finalement, je pense avoir agi de la manière la plus équilibrée et juste, en posant également ma limite dans le sens que je ne me contentais pas d’executer mais d’exprimer mon mal-être.

 

Ma colère, ma peur, mon deuil

Donc, j’en suis encore à ces relents de colère, de ressentiments que je viens d’exposer. Dois-je impérativement les exprimer à ces personnes ? Alors comment font les personnes qui perdent un être cher avec qui une dispute était le dernier échange avant sa mort ? C’est un point que je veux solder, car le colère est en moi, ces trois personnes et  » le système  » ne sont que les stimulis de ma colère, ma colère étant clairement de la PEUR.

 

16 Aout 2026

La Peur en moi.

Cette peur est en moi. Elle nait en moi. La colère, la peur, la tristesse ne sont pas des états qui sont envoyés par quiconque. Si les émotions sont le jus d’un fruit qui est pressé à tel point que son jus en coule, c’est le trop plein d’émotion de la personne, pas d’une autre. Je peux pas envoyer mon émotion à quelqu’un d’autre par la force. La personne peut être influencée par mon humeur, c’est tout et c’est déjà beaucoup certes, mais les émotions sont propre à soi.

Dois-je m’identifier à la peur pour en faire « ma » peur ? Est-ce que je peux la considérer comme un phénomène en moi, quelque « chose » qui me perturbe.

Une émotion bloque. Elle bloque le flux naturel de la vie en soi. C’est pour ça qu’on se sent bloqué, engoncé, pris dans une vase : un bourbier.

Voilà pourquoi en cas de situation de blocage de flux de vie en soi, le fait de bouger, de faire circuler, de voir du monde, est essentiel. Et les anti-dépresseurs chimiques ne font pas ce travail. Si l’anti-dépresseur peut aider une personne à faire ce qu’il lui faut pour faire circuler la vie en elle, et non seulement à se sentir débloquée, c’est bien. Je ne sais pas si ces produits chimiques font ça. Dans tous les cas, ces produits ne font pas le travail en soi, celui des prises de conscience, celui des initiatives, celui d’avancer vers soi, à la place de la personne bloquée.

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Journal personnel – 16 Août 2026

 

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