Auteur/autrice : Eric LANGERMANN (Page 27 of 103)

Prendre soin de toi

prendre soin de toi : je ne sais pas si je le fais bien !

je pense que je ne le ferai jamais assez bien par rapport à ce que je voudrais, moi.

Prendre soin de toi, je peux le faire seulement par mes silences, par ma retenue, parfois par la manière de poser des questions … ou pas, avec douceur, avec tendresse … tendresse non pas pour ton corps, puisque je ne le connais pas, mais tendresse pour celle que tu es : avec toute ton histoire, avec tes blessures, et aussi avec tous tes traits de caractère, tout ce que je suis incapable de comprendre qui est pleinement tien, et avec tout ton quotidien que je ne connais pas. Comment prétendre quoi que ce soit, quand on connait si peu ? … c’est donc, seulement, une très humble intention.

Je ne veux pas réagir ou agir ou ne pas agir seulement en fonction de tes blessures, car tes blessures ne te surpassent pas, tes blessures ne sont pas au-dessus de toi, ou entre toi et moi : tes blessures font partie de toi. Apprendre à les apprivoiser, serait dans ma mission si je l’acceptais.

Ce que je vis, c’est un rêve, grâce à toi : tu m’ouvres les portes du rêve par ton infinie gentillesse ! Tu as, paradoxalement à tes blessures, une énorme capacité d’accueil et de bienveillance. Tu m’as ouvert la porte et j’ai envie de t’ouvrir la porte à toi, si tu veux entrer.

j’ai envie de dire des mots d’amour, juste à toi, et envie de les dire parce que c’est un baume pour mon coeur de les dire…les penser du moins, alors qu’ils ne sont même pas imaginés, et encore moins autorisés.

Mais est-ce que ce n’est pas déjà des mots d’amour ce que nous nous envoyons parfois, à demi-mots ? Dis-moi, à quel moment l’amour universel devient-il à l’amour de la personne incarnée ?

Le corps, les sens, les sensations les sentiments : Est-ce que finalement ce que nous nous montrons l’un à l’autre n’est-ce pas simplement, mais aussi magnifiquement, l’amour avec un grand A c’est-à-dire l’amour que nous avons en nous, à offrir à donner de façon inconditionnelle car étant en nous ?

Ce qui me paraît assez dingue c’est que, finalement, cet amour inconditionnel qui est céleste, qui est l’essence-ciel, se trouve au travers de l’Incarnation dans les corps. Nous sommes des êtres vivants, des êtres faits de cellules et de matière, et je pense profondément que nous n’avons pas le choix : tant que nous sommes matière, tant que nous sommes des êtres de lumière qui faisons cette expérience en la matière, nous n’avons pas d’autre choix que d’accéder à l’Amour par la matière.

La chair et du sang sont les vecteurs de l’Amour immatériel : je suis Amour et l’Amour est partout, mais j’ai besoin de ressentir l’Amour pour réaliser la présence de l’Amour ! j’ai besoin de ressentir la connexion pour savoir qu’il y a une connexion. Or, le ressentir passe obligatoirement par les sens. Et les sens passent par les cellules, par la matière.

Probiotiques Lactobacillus

  1. Lactobacillus gasseri : C’est l’as de la minceur. Ce probiotique est un véritable allié dans la lutte contre les bourrelets. D’après des études, la prise régulière de Lactobacillus gasseri entraînerait une réduction significative du tour de taille ainsi que l’élimination de la graisse abdominale. Pour les sportifs, c’est un atout non négligeable pour sculpter la sangle abdominale
  2. Lactobacillus rhamnosus : Ce petit combattant a montré son efficacité pour optimiser la perte de poids. En l’intégrant à ton régime alimentaire, tu peux espérer une silhouette plus affinée sur le long terme.
  3. Bifido bacterium breve : Si tu as du mal avec les fringales, ce probiotique est fait pour toi. Il aide au contrôle des sensations alimentaires et à réduire la sensation de faim. Un must-have pour ceux qui cherchent à mieux gérer leurs portions alimentaires.

HIRT ENTRAINEMENT

HIRT

avec haltères :

Pyramide : faire les 5 mouvements de 1X à 10X puis de 10X à 1X

Mouvements :

1 – lancer entre les jambes jusqu’à hauteur d’épaules
2 – Squat
3 – Bras écartés, Elever les haltères de la hauteur des yeux jusqu’au max vers le plafond
4 – Pompe

***********

CARB CYCLING

CARB CYCLING

le carb-cycling va alterner entre :

Les jours d’entrainement = glucides, peu de lipides
Les jours de repos = pas de glucides +++ de lipides

les jours à haute teneur en glucides devraient représenter environ 60% à 70% des besoins, et les jours à faible teneur en glucides environ 30% à 40%.

les steaks, les œufs entiers, le poisson, l’avocat, les noix = au quotidien.

*************

GLUCIDES :

Les pâtes complètes, riz complet, patates douces, flocons d’avoine, son d’avoine, pommes de terre, ébly, quinoa, etc.
Glucides à consommer le matin, ainsi qu’autour de l’entraînement.
Les jours avec beaucoup de glucides, sur-production de la Leptine =  va faire monter en flèche le métabolisme pendant quelques jours.
les jours à haute teneur en glucides = 60% à 70% des besoins en glucides
les jours à faible teneur en glucides = environ 30% à 40% des besoins en glucides
Les jours riches en glucides = moins de lipides. Car la Leptine répond mieux aux repas riches en glucides et faibles en lipides. Ce qui augmente le brûlage des graisses et boost le métabolisme.

*******

LIPIDES
Les jours avec moins de glucides = plus de lipides. accélere le brûlage de graisse + préserve des fringales.
les jours avec peu ou pas de glucides, le corps puise encore plus et encore plus vite dans les réserves de gras. Pour les jours avec peu ou pas de glucides = le corps puise dans les réserves de graisses pour lui fournir de l’énergie.

Lipides : poissons gras (saumon, sardines, etc), des oléagineux (graines, amandes, noix), des jaunes d’œufs, ou encore d’huiles animales ou végétales.

les lipides sont essentiels dans l’absorption des vitamines et minéraux. consommer des lipides permet de brûler les graisses récalcitrantes stockées dans le corps en activant le brûlage des graisses par le foie.

 

**********

Vendredi 15 Septembre 2023

Belle rencontre par le hasard : Idéaliser quelqu’un, c’est bien, c’est mal ?

Evidemment, rien n’est bien ou mal. Cependant on peut se demander si ça fait du bien ou si ça fait souffrir, d’idéaliser une personne qui s’est présentée à moi dans le flux du hasard de la Vie.

C’est quoi ce manque ? C’est « elle » ? C’est quoi cette sorte de magnétisme qui tire toujours mes pensées vers « elle » ? Etant donné que la personne ne veut pas être « elle », c’est mon imagination qui produit ces hormones du manque.

Ce qu’on appelle communément l’amour est généralement le miroir des besoins affectifs. L’Amour, il est là, dans mon coeur, il est partout et tout le temps. Ce qui manque, c’est l’affection, c’est le sentiment d’appartenance à une entité qui s’appelle couple, de faire partie de l’affection de l’autre. Ce n’est pas parce que l’Amour n’est pas dans l’autre que j’oublie le besoin de la présence de l’autre, l’autre qui me permet d’exprimer mon affection, l’autre qui me permet d’exprimer l’être d’Amour que je suis en permanence.

Quand je n’ai personne pour exprimer cet Amour, le besoin est non nourri. Alors il y a déséquilibre.

 

 

Livre Human Givens (J Griffin, I Tyrrell) – extrait 2

Inspiré du Livre Human Givens (J Griffin, I Tyrrell) – extrait 2

Alors qu’une plante « sait » intrinsèquement comment grandir, les êtres humains, enfants et même les adultes, ont besoin de structurer leur cadre de vie et leur propre croissance avec du matériau qui est celui du langage, du collectif, de l’apprentissage, par la répétition et tout un tas de notions.

Nous progressons et affinons notre perception du réel lorsque les schémas internes de perception se connectent au monde extérieur.

Selon la plasticité de la façon d’apprendre le monde extérieur encore et encore, les états internes d’une personne peuvent varier du tout au tout.

Enfants, nous avons appris le monde extérieur. Nos parents et notre entourage nous ont donné des repères pour calibrer nos perceptions. Aux perceptions corporelles, nous avons donné des sens, pour les faire devenir des sensations : l’association de sens aux perceptions.

Nous en avons construit, chaque-un(e) nos réalités : nous pensons que le monde est comme ceci ou comme cela. Nous partageons évidemment des codes commun. Mais chaque-un(e) d’entre nous perçoit le monde différemment, intérieurement. Il suffit d’altérer une perception pour que le sens change. Prenez une personne qui est daltonienne. Sa perception des couleurs est différente de la « normale ». Changez le sens de la vue pour dire que le daltonisme est la norme, et vous changez la réalité de beaucoup de choses dans notre quotidien.

Ou encore, supprimez un sens. Exemple la vue. Alors la réalité du monde serait encore plus différente.

Nous sommes nés avec nos 5 sens, mais nous aurions pû naitre avec d’autres sens. Par exemple, certains volatiles ont un GPS, d’autres encore un sonar. D’ailleurs, nous serions bien incapables de voler de nuit sans des « sens » supplémentaires à ceux que nous avons. La « réalité » du ciel nocturne est vraiment différente avec une caméra de vision nocturne

Le monde est en mouvement constant. Nous devons continuer continuellement de ré-apprendre le monde : la Vie est mouvement, par nature.

Rester collé à la « réalité » est prendre le risque d’une inévitable collision avec un autre réel, plus on attend et plus le choc est grand.

 

La perception mentale

Alors, prétendre que la réalité du monde se limite à ce que nous percevons, c’est je pense un peu présomptueux. Ce serait notamment affirmer que la Terre est plate, puisque l’oeil humain ne perçoit pas sa forme sphérique (sauf à prendre de l’altitude). Une fois qu’on « sait » qu’elle est sphérique, tout va bien. Mais du moment qu’on ne voyage pas loin, ça ne change pas grande chose à échelle humaine. bref. Ou encore, nous pourrions prétendre que la gravité est une invention, puisque nous ne la percevons pas physiquement. Une fois que nous en avons pris connaissance, nous nous en faisons une représentation mentale et arrivons même à la percevoir : quand je laisse tomber mon bras, ce n’est pas mon bras qui tombe, c’est l’effet de la gravité. Ceci dit, ça ne change rien à mon quotidien. Bref.

Si nous restons collés à la réalité du monde, c’est souvent justement parce que nous pensons que le monde est tel que nous le percevons. C’est possiblement encore plus vrai dans le monde actuel où tout est mesuré sans cesse, et où toute « réalité » doit être justifiée par des instruments de mesure. En oubliant que les instruments ne peuvent mesurer que ce que nous sommes capables de percevoir, puisqu’un instrument de mesure est conçu par les humains actuels avec leur intelligence et leurs perceptions actuelles. Quand des scientifiques vous disent que tel ou tel chose « n’existe pas », ils devraient dire  » en l’état actuel de la science ».

Rester collé à une réalité figée, c’est rejoindre beaucoup de réalités aujourd’hui fausses qui étaient longtemps des réalités justes, pour lesquelles on pouvait mourir … et pour lesquelles on meurt encore de nos jours, hélas. On ne peut pas dire que la tolérance est en augmentation… bref encore.

Rester collé à une réalité, c’est notamment prendre le grand risque, selon moi inévitable, de se retrouver un jour ou l’autre dans des impasses : quand la réalité ne correspond plus à ce qu’elle devrait être.

 

Seulement, selon que nous accueillons le fait que la Vie bouge ou que nous pensons que le monde doit rester tel qu’il « est », nos émotions seront très changeantes.

Si les processus de développement de notre perception sont bloqués, nous ne pouvons progresser. Il ressort alors malaise ou décalage, ce qui mène à des états de déprime, la colère, la rancoeur, l’envie, la jalousie, la frustration … nous pouvons en déduire que la personne vit un conflit intérieur : sa perception de ce que le monde « devrait être » se heurte à la « réalité ».

Etant donné que le monde est le résultat de nos perceptions, il arrive que le monde extérieur ne corresponde pas, ou plus, à l’attendu. Les guerres s’engagent alors. Ce qui nous intéresse ici, ce sont les guerres internes, locales, relationnelles avec l’entourage, le travail, la famille …

Mais la vie est mouvement, et nous devons toujours et à nouveau ré-apprendre le monde extérieur.

Notre équilibre émotionnel et psychique est maintenu dans une certaine plage de tolérance. Mais au-delà, nous perdons l’équilibre. Et chaque personne possède ses propres inducteurs d’équilibre. Nous ré-apprenons le monde extérieur.

Quand survient un burn-out, une maladie, une séparation, un deuil, un évènement extérieur plus oui moins réel, nous sommes devant des remises en causes brutales et profondes de l’adéquation  » monde tel qu’il devrait être (pour mon équilibre quotidien)  » et  » monde tel qu’il est « . Selon l’intensité de la modification du contexte extérieur, nous perdons plus ou moins vite notre équilibre intérieur, et avons du mal à nous adapter.

Quand une déviation nous oblige à prendre un détour pendant quelques jours, nous nous adaptons généralement assez facilement. Pendant le confinement, certains se sont sentis immédiatement pris à la gorge, d’autres ont mis quelques jours à se sentir en dysharmonie, mais (presque) tout le monde en a souffert. Nous avons été obligés de ré-apprendre le monde extérieur.

Il arrive que notre équilibre intérieur soit bousculé par des réalités qui ne nous concernent pas. Combien de fois peut-on se faire du souci pour des évènements sur lesquels nous n’avons pas prise ? Des guerres, des catastrophes naturelles, des faits divers … nous plombent seulement, ne nous apportent rien de positif, et ne nous apprennent visiblement rien puisqu’on recommence les mêmes guerres encore et encore.

Il arrive que notre équilibre intérieur soit bousculé par des réalités imaginées. Une mère se fait régulièrement du souci pour son enfant qu’elle croit en danger quand il est sorti avec ses potes. Alors que généralement, l’enfant ne court aucun danger. Il arrive même que nous nous fassions engueuler parce que l’autre personne s’est fait du souci pour rien, par pure imagination : la réalité imaginée était en désaccord avec la réalité attendue, vous auriez dû savoir vous que l’autre se fait du souci et vous auriez dû vous calmer l’imagination de l’autre personne.

 

 

 

Livre Human Givens (J Griffin, I Tyrrell) – extraits 1

Livre Human Givens (J Griffin, I Tyrrell) – extrait 1

 

Dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud on trouve plus de 8200 espèces d’orchidées. Chaque espèce requiert des conditions spécifiques pour se développer. À savoir la richesse du sol, le type de sol, les nutriments, la température, la lumière et l’ombre, son potentiel de pollinisation et tout un tas d’autres spécificités propres à chaque espèce. Plus le microclimat et spécifique plus les plantes sont rares et exotiques. Plus la plante est commune et moins complexe est l’environnement et plus la plante est résiliente.

N’importe quel jardinier qui voit qu’une plante ne fleurit pas va immédiatement reconnaître s’il s’agit d’une déficience de l’environnement, par exemple pas assez ou trop d’eau de l’ombre ou alors du soleil qui va empêcher sa croissance, ou alors si la plante est touchée par une maladie qui compromet son intégrité biologique et donc sa croissance.

Tous les organismes recherchent de la nourriture pour croître et se développer, et en retour renvoient du matériel qu’on dit déchets vers l’environnement qui va recycler ces matières encore et encore. L’oxygène est le gaz de rejet d’une plante par exemple, il devient l’énergie ressources pour la vie animale.

Si nous considérons les êtres humains de la même façon que le jardinier étudie ses plantes, nous pouvons nous poser la question suivante : de quels nutriments physiques, psychiques et sociaux cette créature a besoin pour qu’elle se développe de façon fructueuse par rapport à sa nature profonde ? Que faut-il à cette personne pour développer ses capacités naturelles et faire rayonner son identité profonde ? Et que lui faut-il pour se connecter de façon harmonieuse dans son environnement, pour participer au collectif ?

Et un humain a besoin non seulement de nourriture matérielle, mais aussi de nourriture mentale émotionnelle et spirituelle pour se développer harmonieusement. 

 

 

Etats dépressifs : vouloir une réalité différente

Pensez un instant : si on cesse de vouloir changer la réalité de celle qu’elle est, dans quel état intérieur on se trouve alors ? Apaisement, sérénité, relâchement.

Cependant, parfois, l’état du réel ne permet pas de le vivre sereinement. En fait ça arrive à tout le monde, tous les jours, de se trouver en posture de dysharmonie avec le réel.

Vouloir une autre réalité que celle dans laquelle on vit est un conflit interne et destructeur. Destructurant de paix interne, destructeur de relations avec l’extérieur, vouloir une autre réalité empêche le lâcher-prise, génère des frustrations, des colères, des tristesses, tout un tas d’émotions dites négatives.

En fonction de l’équilibre de la personne, soit on s’adapte instantanément, soit émergent des émotions de « flux de vie bloqué » : contrariété, frustration, jusqu’à la colère. Si ces situations se répètent, encore et encore, et si la personne ne fait rien, arrivent alors les états dépressifs, très courants : on est en état de survie plutôt qu’en pleine vie. Poussé plus loin, ce conflit interne peut déboucher sur un collapsus : burn-out, effondrement.

Une personne dépressive voudrait, elle aussi, que la réalité soit différente de celle qu’elle vit. A défaut de pouvoir changer, elle va plutôt s’écrouler : en dé-pression, la personne sombre. C’est sombre. Dans un état dépressif, on ne supporte pas la réalité, à tel point qu’on fuit, qu’on plonge.

Le traitement classique veut que des médicaments aident à supporter une réalité dans laquelle la personne n’est pas heureuse. Elle reste en survie. Et les psys ne font généralement que ressasser le passé qui a mené à cet état. Voilà, la messe est dite, on a tout gagné.

La réalité est à l’intérieur.

Pour une personne qui vient du fin fond des Vosges, les embouteillages quotidiens parisiens sont une ineptie. Sa réalité est différente, les embouteillages ne font pas partie de sa réalité, et cette autre réalité mène à une perception négative des embouteillages parisiens.

A l’inverse, pour le banlieusard qui se tape 3 heures de trajet par jour, ça fait partie de son quotidien, d’ailleurs il dit au Vosgien   » c’est la réalité, mec « .  Et il ne se verrait pas vivre loin de tout dans un village paumé où y’a rien, rien à acheter à manger, pas de travail, où les voisins sont surement des tarés. là aussi, il dira « c’est la réalité mec, ton monde est pourri « .

Le Vosgien, lui, vit dans une autre réalité, celle du grand air, celle de la sérénité, celle d’une vie plus simple sans la complexité stressante des métropoles, un air pur, où la vie a du sens. C’est une autre réalité.

Les deux réalités n’ont pas plus de valeur l’une que l’autre. Regardez comme la politique du covid a exporté les citadins vers ces campagnes reculées ! Ces campagnes sont passées en quelques jours de statut de  » trous pourris  » à  » havre de paix  » et même bouées de sauvetage. Plus personne ne disait  » ton monde est pourri mec, la réalité c’st ça et la réalité c’est mon monde  » :  Les restrictions imposées ont changé la perception du réel.

La perception des choses mène à des jugements, et à des préférences, à des choix. En sortent des lois, et des postulats de vérité : c’est ça la réalité, et pas autre chose. La réalité dépend de ce qu’on fait, de ce qu’on perçoit, de ce qu’on choisit de retenir.

Première étape : réaliser que l’on veut une réalité différente

Une personne en état dépressif qui entend qu’elle voudrait potentiellement vivre une réalité différente reprend immédiatement de l’espoir. Le simple fait de penser qu’une autre réalité pourrait être désirée va créer à minima un rejet de cette idée. Le rejet est le signe que l’idée a été initiée dans son esprit. Et cette idée a comme résonance l’espoir, dans son coeur. Dès lors, il y aura espoir, comme une graine plantée.

L’esprit est engoncé dans la certitude de l’état dépressif et va nier toute possibilité d’autre réalité, mais c’est trop tard. Le coeur a déjà dit « oui, je veux sortir de là ».

La dépression est seulement dans le cerveau, jamais dans le coeur

On peut se persuader que la dépression est dans le coeur, et cultiver le plus grand désespoir. Cependant, plantez cette graine de l’espoir, et vous réaliserez que la dépression est un état cérébral. Le coeur est Amour, et ne cherche que l’Amour.

 

 

Vouloir que la réalité soit différente de l’existant : une maladie commune

Vouloir une autre réalité est un conflit interne destructeur. Destructurant de paix interne, destructeur de relations avec l’extérieur, guerres et dépressions, burn-out et autres joyeusetés.

Pensez un instant : si on cesse de vouloir changer la réalité de celle qu’elle est, dans quel état intérieur on se trouve alors ? Apaisement, sérénité, relâchement.

La première étape est de réaliser qu’on peut adopter cette idée, si on veut. Et de réfléchir à toutes les situations dans lesquelles on se trouve en opposition avec la réalité.

Evidemment, parfois l’état du réel ne permet pas de vivre sereinement, et il faut en changer. Mais s’opposer n’est pas changer, c’est même fuir le changement. S’opposer, c’est attendre que la réalité change par l’extérieur : les autres, le hasard …

Il faudrait que Putin arrête d’attaquer l’Ukraine pour qu’on soit en paix, donc on attend de Putin qu’il arrête. Il y a peu de chance que ça arrive de cette manière. Alors que s’atteler au changement aurait certainement déjà abouti à une paix à l’heure qu’il est.

Il faudrait que les non-vaccinés se fassent vacciner pour que les hôpitaux ne soient pas engorgés. En les « emmerdant », on attend d’eux que ça change. Humm, quel que soit l’ennemi, vous pensez qu’ils réagissent différemment de vous ? : quand on vous ordonne de faire quelque chose dont vous ne voyez pas (votre) intérêt, tout en vous insultant, vous avez envie d’obeïr ? …

C’est un comportement irréfléchi que de détruire ce qui est par la force, en imaginant qu’un monde meilleur puisse émerger par miracle de la violence de la loi du plus fort. Un jour ou l’autre, la réalité qui n’a pas été transformée en une autre réalité, revient, renforcée par l’énergie du désespoir, et la loi du plus fort appartient à quelqu’un d’autre qui fera régner la même violence : c’est pas très intelligent, ou bien ?

Le changement, c’est une nouvelle réalité construite. Or, la destruction par l’opposition ne fait que s’éloigner d’une réalité qui n’est que mise en sourdine.

Pensez aux états dépressifs : Une personne dépressive voudrait elle aussi que la réalité soit différente de celle qu’elle est. La différence, c’est qu’elle ne peut pas taper sur les autres. Elle sa plutôt s’écrouler : en dé-pression, la personne sombre. C’est sombre.

Une des raisons pour lesquelles autant de personnes tombent dans des états dépressifs, c’est justement cette illusion que quand la réalité ne nous plait pas, elle doit changer d’elle-même. Et si on ne se sent pas bien dans la réalité, c’est de la faute de la personne qui ne se sent pas bien  : « il faut que tu t’adaptes, le monde est comme ça, tu dois t’adapter » … culpabilisation en plus du malaise ! Là, on a tout gagné !

La réalité est à l’intérieur.

C’est une idée saugrenue dans notre monde hyperrationaliste : le monde est ce qu’on perçoit du monde. Exemple : pour une personne qui vient du fin fond des Vosges, les embouteillages quotidiens parisiens sont une ineptie. Sa réalité est différente, et cette réalité mène à une perception négative des embouteillages parisiens. A l’inverse, pour le banlieusard qui se tape 3 heures de trajet par jour, ça fait partie de son quotidien, et il ne se verrait pas vivre loin de tout dans un village paumé où y’a rien, rien à acheter à manger, pas de travail, où les voisins sont surement des tarés. La perception des choses mène à des jugements, et à des préférences, à des choix. En sortent des lois, et des postulats de vérité : c’est ça la réalité, et pas autre chose. La réalité dépend de ce qu’on fait, de ce qu’on perçoit, de ce qu’on choisit de retenir.

 

« Older posts Newer posts »

© 2026 La Montgolfiere

Theme by Anders NorenUp ↑