la troisième les perceptions
la 4e les formations mentales: la colère, la peur, la compassion,

Etre

Selon Maciocia
dans le processus de prise de décision on trouve
la vésicule biliaire qui qui nous donne le courage de prendre les décisions
l’intestin grêle la capacité de discernement
le cœur pour la clarté et l’intégrité
Selon Maciocia
IG : l’intestin grêle nous donne un pouvoir de discernement avant de prendre une décision. Point IG5 Yanggu.
VB : la vésicule biliaire nous donne le courage de prendre les décisions.
Coeur : nous donne la clarté et l’intégrité mentale.
Chapitre 7 Page 1969 et suivantes
Impression et Intuition peuvent être considérées comme les deux faces d’une même pièce. Les humains prennent leurs décisions avec les tripes.
L’intuition nous donne un aperçu rapide et globale. On sait et on comprend instantanément, sans penser ni déduction rationnelle. On sent quand une situation est louche on sent quand on a des affinités avec quelqu’un et ce n’est absolument pas rationnel. Et pourtant, on utilise souvent, souvent sans s’en rendre compte, nos impressions et intuition.
Les sensations intestinales génèrent en permanence une énorme quantité d’informations qui constituent le socle de notre expérience subjective de ce que nous ressentons.
Ce flux continuel d’informations est envoyé au cerveau.
Elles y sont traitées par une partie spécifique du cerveau. Elles y sont triées et prennent forme, en fonction des associations de ces ressentis avec les informations accumulées durant toute notre vie. Ainsi ces ressentis sont relatifs à chaque personne en fonction de son passé et de ses façons de fonctionner, et renvoient à des états émotionnels, les renvoient au corps.
comment naissent les impressions et intuitions
Le système de saillance du cerveau, est le seuil à partir duquel une chose donnée vient retenir l’attention, quand une information nouvelle est suffisamment puissante pour perturber l’état de conscience du moment.
Ce seuil de saillance est variable d’une personne à l’autre et même pour une même personne. Un état d’anxiété va par exemple placer le seuil de saillance très bas. A l’inverse, un état de méditation profonde sera accompagné d’un seuil de saillance très élevé, il sera difficile de perturber une personne qui est dans cet état.
Cette « saillance », ou seuil de changement d’état mental est un système de communication rapide.
Il est logé dans une partie du cerveau qui est spécifique à l’homme et aux autres animaux dits sociaux. Les scientifiques pensent que cette particularité est liée aux exigences qu’induit la vie sociale.
Nous avons une particularité des mammifères dits sociaux. Elle gère un système de communication rapide entre les informations stockées dans le cerveau et leurs conséquences prévisibles, qui changent notre état de conscience. On appelle le seuil à partir duquel quelque chose dans l’environnement vient sortir de l’état de conscience en cours la saillance.
Ce système de saillance est logé principalement dans le cerveau droit.
Saillance des informations subtiles que nous envoie notre corps
Les signes que nous renvoient notre cerveau après avoir traité les informations de l’intestin nous font prendre ces décisions « avec les tripes » : nous ne savons pas les rationaliser, mais nous « sentons » (ou pas) une situation, une personne, une perspective.
Nous pouvons facilement comprendre que nous ne partageons pas nos intuitions :
– L’information initiale vient des sensations de l’intestin et des sensations corporelles : nous n’avons pas la même flore intestinale, ne mangeons pas pareil etc…
– Elle est envoyée au cerveau qui la traite selon son acquis, selon l’histoire de la personne et même pour partie de son héritage epi-génétique, mais aussi de l’état émotionnel du moment, des évènements extérieurs récents, etc…
– Ces signaux sont renvoyés au corps sous forme d’impulsions plus ou moins intenses qui vont provoquer ces « impressions », malaises ou alors attirances, quand le seuil de déclenchement »de saillance » est atteint.
Modeste tentative des 3 Trésors associés au Vin.
L’Essence, l’origine, l’héritage, la porte du Ciel Antérieur : La Terre, la pierre dans son énergie lente, les paysages, les pentes, le climat, la caractère Terre des humains qui portent en eux la Terre qu’ils cultivent. Voilà l’origine, le feu originel, hérité des ancêtres et de la Terre. C’est le corps du vin.
L’énergie, la vitalité, la plante, les plantes, les saisons et leurs énergies, l’association des énergies, le cycle végétatif, le développement, la croissance, la maturité, la vendange, puis le retour à l’hiver, le TaiJi reflète la respiration de la vigne, celle de ses humains, le mouvement est toujours sensible, c’est une symphonie d’énergies associées, celle de le Terre, lente, celle de la plante, cyclique, celle de l’humain, attentif. C’est la couleur, la saveur, les arômes, le sensible, les perceptions, l’expérience du vin, son énergie jamais pareille, toujours en évolution, constante, même dans le verre. C’est le contenu qui a besoin de son contenant, pour y tenir, pour s’y développer, pour s’y sentir bien , tout comme la plante et sa Terre, tout comme le vigneron et son héritage, son savoir-faire est une école perpétuelle.
L’Esprit, le spirit, cette essence-ciel subtile qui fait la magie du breuvage des Dieux, le coeur à l’ouvrage, l’ouvrage du coeur, l’incandescence fragile et ténue du vigneron regardant par la fenêtre, grêle ou gel, l’esprit dans le coeur quand il s’applique et s’oublie dans l’oeuvre dédiée au vin, c’est l’humilité et le contentement, l’observation et la contemplation, c’est l’Esprit de l’humain qui se fond dans le subtil du vin, qui est mis en bouteille et qui se diffuse aux quatre coins de son monde possible, celui où des gosiers fins percevront sans conscience l’Esprit du vin, qu’ils cultiveront dans leurs échanges, dans leur propre vie-talité, qui se mêleront à leurs mets matériels et spirituels, pour que la transformation opère.
Ainsi va, ainsi soit, l’origine, le mouvement, et le subtil, dans ce breuvage qui est bien plus que sens, selon mon expérience, qui m’emporte dans les méandres de l’Essence.
Merci
Se contenter de ce qu’on appelle des faits ne m’a jamais convenu. J’ai besoin de l’autre versant de mon existence, à savoir le sens des choses. La matière des choses, sans oublier le sens des choses.
La réalité est basée sur nos perceptions, qui ne restent jamais perceptions du moment qu’elles atteignent le mental, qu’il soit conscient ou inconscient.
Par exemple, un parfum nous renvoie à la mémoire olfactive qui lui correspond. Du moment qu’un parfum a été perçu, il correspond à son moment, à sa scène de vie, à ses émotions, ses personnages, ses couleurs, ses sons etc… Rien de ce que nous avons déjà vécu ne peut être neutre, par les renvois que produit la mémoire. Ainsi, un traumatisme peut être retravaillé en re-modélisant son ancrage, pour détacher l’évènement de son expérience sensorielle. A toute expérience sensorielle correspondent tout un tas d’éléments. Que ce soit à un niveau conscient ou inconscient.
Mais les expériences nouvelles, jamais vécues, sont également impreignées, ou plutôt pré-impréignées. Face à une situation inconnue, nous allons rechercher les éléments qui peuvent être communs à des repères déjà connus par le passé. Nous avons une tendance naturelle à nous référer au déjà connu, pour nourrir le besoin fondamental de sécurité.
L’enfant est ouvert, il est en permanence dans l’expérience, mais il est également vulnérable. L’adolescent est « influençable » car il n’a pas encore les codes pour détecter ce qui est potentiellement dangereux pour lui. Mais il continue de faire des expériences. C’est l’âge du corps, de l’innocence, de l’expérience pure, sans filtre.
L’âge adulte est une longue et lente expérience où l’inconnu est (censé être) sous contrôle. C’est l’âge où par le faire l’on constitue lentement les fondations des besoins fondamentaux de tout être. Nous faisons aussi face à la « nécessité » de protéger la famille et de guider ses enfants face à l’inconnu de la vie. C’est l’âge du mental, également celui où le soi n’a qu’une toute petite place.
Ensuite, à l’âge mûr, certains humains rouvrent les barre-hiers pour re-découvrir le non-connu, s’ouvrir et se re-découvrir eux-m’aimes. C’est l’âge du coeur, de la spiritualité. La spiritualité habite toujours dans le coeur, elle ne peut être dans le mental. Le mental est perturbateur, contraignant, contrôlant.
L’origine, la vitalité, l’Essence-Ciel.
Du mot arabe « Migramah », qui signifie « serviette rayée », « frange ornementale » ou « voile brodé ». Uune autre origine serait le mot « mahrama » qui signifie « mouchoir » en arabe et en turc, puis importé en Europe par les Génois avec le sens de « petite serviette de toile brodée et frangée ».

Se fier et référer « la réalité » aux messages en provenance de nos cinq sens, de nos émotions et de nos raisonnements intellectuels mène à une conception de la réalité qui n’est pas construite sur l’Être. Ce sont des messages extérieurs, normatifs, normalisés, prémâchés, qui ne procèdent d’aucune démarche de compréhension, ils ne portent pas de sens : Il leur manque une âme.
Les messages en provenance de nos cinq sens :
La «réalité» est uniquement issue des perceptions sensorielles, ce qu’on appelle habituellement le factuel. Elle est quantitative, centrée sur des «objets», qu’ils soient des choses ou des êtres vivants car vus en tant que fonctions. On pense que ce qu’on voit, entend, sent, est vrai et que la vraie réalité se limite à cela. La «réalité» intérieure, celle subjective, qualitative, celle qui donne du sens, qui est source de compréhension de soi et de la vie, est inexplorée, et même rejetée au rang de fumisterie.
Les messages de nos émotions : Quand on croit les émotions. Identifié aux émotions, on évolue dans un monde très contrasté où l’on passe son temps à rechercher à ressentir le plaisir de façon immédiate et intense, ou à exprimer la colère, ou alors à fuir ce qui pourrait être désagréable. C’est un état de dépendance au monde extérieur.
Les messages en provenance des raisonnements intellectuels : Survalorise les connaissances et le raisonnement intellectuel, au point de croire que la réalité se limite aux représentations et constructions mentales induites par la société occidentale, l’école et les sciences matérialistes. Les décisions prises selon cette réalité sont considérées comme rationnelles. Les messages en provenance de l’intuition sont généralement inaudibles car elle n’est pas développée, même rejetée ou au mieux qualifiée de « coincidence » (non réelle car pas expliquée par la science des matières).
Il en résulte des existences menées à la hâte, tournées vers et dépendantes du monde extérieur uniquement. Le monde intérieur est relégué au stade de l’enfance, au mieux, ou à celui des visionnages de scénarios de films ou de livres. L’introspection est un mot généralement inconnu ou incompréhensible car inconcevable, et la contemplation est une perte de temps.
Notre société dite de consommation, mais également toute son organisation, éducative, sanitaire, est basée sur les principes de la réalité du seul cerveau gauche. Le cerveau droit a droit aux restes, et du moment qu’on peut le dénigrer, on n’hésite pas à tirer sur le soldat qui veut donner du sens à l’existence.
Selon les travaux du Dr. Ferdinand Wulliemier, un psychiatre-psychothérapeute suisse s’appuyant notamment sur les travaux de Ken Wilber avec une approche énergétique de la psychologie, nous évoluons au travers des strates d’un mouvement qui a une tendance à la montée, l’élévation, selon des principes orientaux.
Il décrit ces niveaux de conscience et de développement, ou stades évolutifs, selon trois phases successives :
• La première phase, appelée « pré‐personnelle », animale ou prégénitale, comprend les aspects bioénergétiques, instinctuels et pulsionnels de notre développement. les mécanismes de défense les plus primitifs de l’ego qui prédominent à ce stade, tels que la projection et le déni, la tendance à la comparaison et à la jalousie, et la tendance à rechercher la suprématie, le pouvoir et la domination, à être au‐dessus des autres. La plupart des adultes sont partiellement (ou complètement) bloqués à ce niveau psycho‐affectif, qui consiste à vouloir être le premier, le plus intelligent, le plus riche, et surtout avoir raison : c’est le modèle même de l’homo sapiens argento-adoratis, dans un ou plusieurs secteurs de vie.
• La deuxième phase, dite « personnelle », est celle des stades proprement psychologiques ou humains du développement de notre personnalité. C’est celle des rôles et des règles, qu’on vit entre 25 et 45 ans quand on construit sa vie autour des modèles de la société. Tout est rôle et ordonné pour construire une personnalité. C’est aussi le stade où on cultive encore le stade précédent dans les standards de possession, de compétition, d’avoir raison… mais on ne développe pas le soi intérieur.
• La phase spirituelle ou transpersonnelle. Au cours de cette phase, l’ego et la personnalité s’élèvent. On recherche du sens. C’est le stade où on se dit « et moi dans cette histoire (cette existence) ? ». C’est quand on ne se contente plus d’incarner les rôles de mari, de père, de collègue, d’ami … quand on a besoin d’autre chose.
C’est un stade qui est compliqué à vivre, car l’entourage fera tout ce qu’il peut pour empêcher cette évolution, qui sera jugée irraisonnée, affabulatrice, irraisonnable. La personne va également culpabiliser, car l’autre sera abandonné, et s’il y a rupture dans le couple ce sera sa faute et les enfants seront malheureux « à cause » d’elle. Tout est déjà prêt dans nos cerveaux pour que la personne n’ait même pas la tentation d’essayer, surtout les mères de famille ! Il arrive aussi, comme moi, que la personne « pète un câble » en quittant l’autre du jour au lendemain après des années de latence. Car c’est juste horrible de vouloir une autre vie alors que le conjoint n’a rien demandé, rien fait de mal ! C’est d’autant plus culpabilisant que c’est moi qui avais évolué, donc j’étais le coupable ! Et évidemment, ma conjointe avait besoin que je reste moi à ses yeux, ce qui n’était plus vraiment possible, j’étais le même, mais j’avais évolué. C’est une situation qui n’est pas complexe mais qui le devient par le jeu des rôles, de la morale, la morale sociale du deuxième stade, celui de l’existence par les rôles et les lois où l’individu n’a pas vraiment sa place. Une autre morale s’impose alors, celle de la vérité, celle de la réalisation de soi pour être une meilleure compagnie pour et avec soi et les autres. C’est à ce stade que se développe les plus belles relations, celles qu’on dit « adultes », empreintes de sens, respectueuses de l’unicité et de la singularité de chaque-un. C’est le stade où le Tao entre en action.
la mouvement de la Vie va vers le haut, vers l’élévation spirituelle qui est l’aboutissement des stades précédents. Personne ne cherche à rester au stade des besoins les plus primaires et veut se développer. L’erreur est souvent qu’on se contente de rester dans cette recherche du plaisir instantané, dans la conception uniquement matérialiste du bonheur, et quand le sens des choses ne dépasse jamais celui des 5 sens.
Le bonheur n’est pas l’absence de souffrance, comme on ne peut pas espérer un ciel sans nuages » : le bonheur est souvent confondu avec les moments de joie, de joie intense, ou conditionné à des critères de temps et d’intensité, ou à la présence d’une personne, de conditions de vie, d’activités…ce sont des moments de joie. Mais tout comme il n’y a pas de ciel sans nuage, il n’y a pas de vie sans difficulté. La difficulté fait partie intégrante de la vie, en est une condition nécessaire à la joie tout comme le jardinier a besoin de la pluie. L’objectif de l’être heureux n’est donc pas de repousser le plus possible le changement du moment que les conditions sont favorables à une paix et de s’investir dans les distractions, mais de cultiver le plaisir de l’effort, celui qui le rendra fort et stable dans la difficulté, confiant, dans une paix intérieure inébranlable. Pour que la joie ne le quitte plus, même dans moments difficiles.
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