L’incroyable armée remonte les 3000 kms de la vallée du Danube qui n’avait jamais vu un tel déferlement humain ! Imaginez, 200 000 hommes, chevaux, tentes et bagages ! La terreur des habitants, qu’ils rançonnent quand ils ne les tuent pas, se propage comme une trainée de poudre. Une expression disait que « L’herbe ne pousse plus où le cheval d’Attila a passé ».

Ils arrivent sur le Rhin à Augusta Raurica qu’ils détruisent. Attila pille et incendie ensuite Basiléia (Bâle), Argentovaria (Colmar) puis arrive devant Argentorate (Strasbourg) dont les habitants se sont enfuis dans la vallée de la Bruche.

En 451, Attila, le roi des Huns, pille et incendie Strasbourg, qui portait alors le nom d’Argentoratum. La garnison romaine va être décimée et le camp qui se trouve à l’emplacement de l’actuelle cathédrale est entièrement détruit. Il ne sera jamais reconstruit ; c’en est fini de l’occupation romaine de l’Alsace.

Les Huns remontent le long du Rhin et brûle successivement Borbetomagus (Worms), Mogontiacum (Mayence) et Colonia (Cologne). Attila bifurque ensuite vers le sud pille Augusta Treverorum (Trèves) et se dirige vers Mettis (Metz). …

En Alsace, nous voilà seuls, face aux Alamans (originaire de la vallée de l’Elbe) qui en profitent pour occuper définitivement la plaine et une vaste région qui englobe le pays de Bade, le Wurtemberg, l’Alsace et la Suisse jusqu’au col du St Bernard. Le parler alémanique se substitue à la langue celtique sauf dans certaines vallées sous-vosgiennes. Ils construisent leurs maisons en bois et torchis. Cette technique évoluera au fil des siècles pour devenir les merveilleuses maisons à colombages qu’on admire aujourd’hui dans tous les villages alsaciens.