Catégorie : Méditation&Spiritualité (Page 29 of 58)

Spinoza – l’Ethique – Bruno Guiliani – Les chaines

Les chaines nous attachent aux jouissances matérielles et psychiques, aux possessions et à la réputation. Il est impossible d’être libre en étant attaché.

 

P52 – Tant que le plaisir est présent, l’esprit est baigné dans un flot d’hormone du plaisir. L’esprit ne peut pas, dans ces moments, raisonner de manière claire, car embrumé par son plaisir.

Dès que le plaisir s’arrête, le manque se fait et la tristesse monte : sous toutes ses formes : pulsions, colère, frustration, tristesse, sentiment d’abandon, les blessures d’enfance remontent. Nous avons tous des blessures, mais elles ne nous dérangent pas quand on est dans le bonheur.

Quand le plaisir baisse, l’humain cherche à retrouver le plus vite possible son niveau de plaisir juste passé.

Alors il amasse des possessions, car il pense garder ainsi le plaisir, le garder, le conserver.

Alors il veut s’approprier les personnes qui lui procurent du plaisir, qu’il soit intellectuel, sexuel, physique.

Mais la vie est mouvement, et ses goûts changent. Mais les hormones du plaisir sont moins intenses, alors il faut toujours plus de plaisir, toujours plus d’argent, toujours plus d’oubli.

Car un esprit clair serait enclin à s’éloigner de cette perdition dans le toujours plus. Un esprit occupé n’a pas besoin de réfléchir. Voilà pourquoi certaines personnes ont horreur du vide, ne supportent pas le silence.

Le plaisir des sens correspond à l’instinct de vie

Nous sommes attachés aux plaisirs des sens parce qu’ils correspondent à la sensation de vivre. On se sent vivant au travers des sensations de plaisir. Et plus la vie s’en va en nous, plus on ressent le besoin d’augmenter les sensations. L’ivresse des sens fait baisser les sensations, les capteurs de plaisir que sont le gôut, le toucher, l’odorat, l’ouie et la vue baissent d’intensité au cours de la vie. Alors on en veut plus, pour combler le manque. J’observe que l’ordre des sens est inverse à celui de l’organisation sociétale, où c’est la vue qui est le sens le plus important, suivi par l’ouie, puis par l’odorat, le toucher et le goût qui est le plus délaissé (on peut discuter de l’ordre intermédiaire).

Le problème n’est pas le plaisir, comme l’explique Spinoza. Toute la réflexion du philosophe tourne autour de la notion de la recherche active du plaisir ou de l’apport passif du plaisir.

Un plaisir passif est un plaisir extérieur : regarder un match de foot à la télé est un plaisir passif. Les sensations sont intérieures, mais la source est extérieure. Elle ne m’appartient pas par l’action. La sensation est un résultat. mais le résultat n’est pas vivant, c’est une fin, un aboutissement : Le résultat est inerte. Quand un champion termine premier d’une course, c’est fini : il n’y a plus rien à obtenir, c’est l’action qui l’a mené à ce résultat. L’action est vivante, le résultat n’est plus vivant. Le résultat inerte met fin à l’action vivante. Voilà pourquoi personne ne veut mourir : la mort est le résultat de la Vie, de toutes les actions que nous menons au cours de nos existences. le fait même de ne pas chercher la mort, nous fait retourner encore et encore dans l’action, dans le non-résultat. Nous ne cherchons pas les résultats de nos vies, mais les suites à nos actions. Ainsi un champion rassasié voudra-t-il autre chose, à peine a-t-il obtenu ce qu’il cherchait. Soit il voudra refaire la même chose, pour un même résultat, soit il voudra encore plus, soit encore il voudra changer de discipline. Toujours à la recherche du plaisir.

 

Bien et Mal

Nous appelons bien ce qui nous procure de la joie, et mal ce qui nous fait souffrir – B Spinoza

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Pour vérifier le bien-fondé de toute idée, il suffit d’en vérifier la présence dans le monde réel de na nature. Or, le bien et le mal n’existent pas dans la nature. A chaque fois que nous voyons le bien ou le mal dans la nature, c’est notre interprétation qui est aux commandes. L’amour d’une biche pour son faon, ou bien la cruauté du lion envers ses petits ne sont que des idées d’humains. Mais concrètement, le bien et le mal n’existent pas : c’est nous les humains qui voyons de l’amour ou de la cruauté. Le fait est que la biche lèche son petit et que le lion tue le sien, le reste est interprétations.

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Nous pouvons donc commencer par considérer que le bien et le mal sont des notions humaines, sorties de notre image-ination : ils n’existent pas en dehors de notre cerveau. Pourtant, nous partageons ces notions. On nous les a appris étant petits, « pour notre bien ». Parce qu’on ne nous a pas appris à agir avec amour, en prenant soin de nous, donc des autres. Parce qu’on ne nous a pas appris à mettre en priorité la recherche de l’harmonie avec les autres et la recherche de la sérénité de l’existence. On nous a appris à rechercher le pouvoir, la possession, et on nous a appris que c’est le pouvoir et la possession qui nous protègent du mal, des méchants, de la maladie, de la misère.

Ainsi, la position sociale de bien-pensance et le pouvoir sont devenus des synonymes de « le bien » : ils permettent, selon cette théorie, d’obtenir la paix, la sérénité, l’abondance, le bonheur.

Pourtant, un bonheur qui est bonheur aux dépens d’autres, aux dépens de la planète, qui s’arrête à la porte d’entrée, est-il ce que je recherche ? Non. Il engendre la méfiance, les guerres, les convoitises, la séparation, la haine : c’est l’autre le fautif, c’est l’autre.  Tant que je suis dans le camp des « bons », tout va bien, et je n’ai qu’à me barricader, me protéger des « mauvais ». C’est pour ça que j’ai des moyens, cette abondance me permet de me protéger, de m’armer. Je ne m’arme que pour me protéger, pas pour agresser. Je n’agresse personne, je veux juste qu’on me laisse profiter tranquillement de ce que j’ai mérité. J’ai fait des études, j’ai fait des sacrifices, je fais attention à ma famille et à mes amis, je ne vois pas ce que je fais de mal.

Tu ne fais rien de mal, et tu ne fais rien de bien !

le bien et le mal étant des notions humaines, ils sont définis par nos conceptions. Ce qui est « bien » et « mal » pour toi, aujourd’hui et ici, dans ta vie, n’est peut-être pas si bien ou mal si tu étais quelqu’un d’autre, d’une autre culture que la tienne, d’une autre origine que la tienne, d’un autre parcours de vie que le tien.

Le bien et le mal sont mouvants

Fut un temps où penser que la Terre est ronde était une hérésie. Aujourd’hui, les « platistes » sont moqués. Selon que tu étais né avant ou après ce qui te parais aujourd’hui une « évidence », tu étais quelqu’un de « bien » ou de « mal ».

Fut un temps, il y a quelques dizaines d’années, l’homosexualité était mal vue, et passible de prison. Le bien et mal sont traduits en lois par les humains.

Les idéologies

Le bien et le mal sont traduits en lois, en enseignements, en traités, en sujets de recherche et en science. Ce sont des systèmes de pensée, des idéologies.

Le nazisme était la solution à la grave crise identitaire, politique, économique et sociale qui sévissait depuis la fin de la première guerre mondiale en Allemagne. Les nazis ont relancé l’économie, redonné du travail aux allemands, redonné de l’espoir et une fierté nationale après 15 ans d’humiliation et de pauvreté. Sont nés des concepts comme la voiture du peuple, la voiture pour tout le monde, solide et pas chère, ou encore les autoroutes. Autant de « bonnes » choses. Certes, les Juifs en étaient les victimes, mais comparé aux bienfaits qu’apportaient ce régime socialiste, on pouvait se dire qu’aucun régime n’est parfait, et puis d’une certaine manière, c’est que, certainement, si ce gouvernement qui nous apporte tant de bonnes choses agit ainsi c’est surement pour notre bien. Ce discours te choque ? Essaye de te transporter dans les années 30, dans une Allemagne dévastée, pauvre, humiliée, très mal gouvernée : si un homme propose de relancer l’économie, de redonner une fierté, un dynamisme économique, ne serais-tu pas prêt à fermer les yeux sur quelques excès, comme aujourd’hui on maudit les non-vaccinés  » qui l’ont bien cherché un peu, quand même  » …

Ces notions de bien et de mal sont relatives : aux époques, aux cultures, aux origines, à l’histoire personnelle. Qu’est-ce qui me permettrait de juger que seule ma notion de bien et de mal sont « bonnes » ? Qui serais-je ? Quelle arrogance m’habiterai ? Une arrogance signe de manque de réflexion, de manque de maturité, en fait.

Gouvernés par des immatures

Nous sommes gouvernés par des immatures, qui se sont arrêtés à des notions de bien et de mal pour diriger le monde selon des conceptions imaginées : le bien et le mal n’existent pas dans la nature, comment prétendre gouverner le monde du réel avec des notions aussi peu fiables ?

Il veulent changer le monde pour espérer un bonheur extérieur

ce que veulent ces gens qui nous gouvernent, et ce qu’ils nous enseignent, c’est qu’il faut changer le monde, le modeler à la forme de notre « bonheur » : or, nous le voyons, changer le monde n’est pas source de bonheur, au contraire, aujourd’hui même les riches perçoivent les effets de leur manque de vision.

Vivre en harmonie avec le monde ne signifie en rien le changer, mais de vivre avec lui, dans lui, en symbiose.

le bien et le mal sont les moteurs d’une vie passive

Tout ce qui est « bien » et « mal » peut être rapporté à des conceptions passives, externes. Tout ! Et ce sont des jugements. Or, je ne veux pas d’une existence faite de jugements, passive, mais je veux une existence de vie, active, où j’estime ce qui est bon pour moi : si je réfléchis à cela, je ne peux que rechercher l’harmonie avec mon environnement, puisque du moment que je maltraite mon environnement relationnel ou naturel, je dégrade mon cadre de vie, donc je dégrade mon bonheur.

Alors si on allait voir ailleurs ?

 » Mais si on doit gouverner sans bien et mal, ce serait l’anarchie !!!  » : pas selon une absence d’organisation de la société ! Cependant, lorsque les sources de joie sont actives, lorsque je recherche l’harmonie avec mon monde, je peux être dans un bonheur qui est plus réel, plus concret, qui n’est pas dépendant des idées de bien et e mal, qui sont des idées humaines.

 

L’espoir, étape vers la liberté

l’espoir porte le jour nouveau, le jour porte l’espoir nouveau.

Il y a dans tout espoir la peur de perdre ce qu’on n’a pas. L’espoir porte en lui un avenir différent, un avenir conforme à ce dont on rêve. L’espoir crée le rêve.

Et que veut dire s’éveiller ? S’éveiller à quoi ? à un nouveau jour, différent.

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Spinoza explique que l’espoir est suspendu à la crainte ; L’espoir est, selon lui avec mes mots, une joie liée à la crainte de perdre ce qu’on n’a pas, ce qu’on espère.

En lui-même, l’espoir est donc indissociable de la crainte de perdre une joie qui n’existe pas encore.

Cependant, l’espoir porte en lui un futur plus heureux que le présent.

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Comment réagir face à une personne en état de tristesse : vous pouvez y inclure un large spectre de dénominations dont les dénominateurs communs sont le pessimisme, une faible estime de soi, des convictions absolutistes en version tout blanc / tout noir (de préférence tout noir d’ailleurs), une confusion mentale souvent ancrée dans une pseudo rationalité : les faits disent que tout va mal, donc ça va mal. On y trouve toutes les formes de dépression, colère, malaise, burn-out, maladies à répétition, système immunitaire déficitaire, rationalité excessive, absence d’exercice, absence de spiritualité…

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Susciter l’espoir est une étape essentielle. Il ne vient jamais de l’extérieur. De l’extérieur ne viennent que les « passions » de Spinoza, c’est-à-dire les solutions illusoires qui ne correspondent jamais longtemps à un épanouissement.

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APPORT EXTÉRIEUR PASSIF OU MOUVEMENT ACTIF INTERNE

Mais l’espoir n’est qu’une étape, et il ne doit jamais s’appuyer sur des options passives : tout ce qui vient de l’extérieur est passif ; La sortie de tout état de tristesse, inclus les états dits déprimés au sens d’un déséquilibre interne dénommé la dé-pression, ne peut être qu’interne, et en conséquence actif.

La perte d’harmonie, d’alignement, de joie, d’une personne n’est jamais externe : on ne peut pas perdre une joie externe, le bonheur est forcément intérieur.

Voilà pourquoi les solutions ne peuvent pas être externes ! Voilà l’origine de grandes erreurs en thérapies ! A tel point que je ne veux surtout pas être « traité » de thérapeute, tant ce mot est devenu synonyme d’intervention externe, que ce soit par la médication, par des méthodes ou même par des conseils. Et les livres et internent foisonnent de ce qui ne sont que des sparadraps.

Par conséquent, passer à l’action est la condition essentielle d’une remise en route chez une personne en état de tristesse.

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Voilà où entrent en scène les techniques de TUINA de la Médecine Traditionnelle Chinoise, ou encore la promenade, ou encore des activités de PNL qui sont tous des acteurs de mouvement : remettre du mouvement, dégager les stagnations, libérer le chemin, ces termes donnent l’espoir et cependant se réalisent concrètement dans la mise en œuvre.

 

 

 

Le printemps éveille

le printemps m’éveille d’un long sommeil. Celui où je me suis plongé dans un océan de travail, un espace préservé, celui de s’agiter en permanence, celui d’avoir des préoccupations qui ne sont pas les miennes, mais celle d’une entreprise, celle qui m’embauche.

accumulation de matins creux, de soirées inertes, seul le travail et son univers fait de valeurs dont la signification ne sont pas les miennes remplissait tout l’espace de mon énergie du jour.

C’est une ivresse, je me suis saoulé de travail, il y a une perdition. Il faut une crise pour dire stop, ou une période d’arrêt, pour relever la tête du guidon, et ça fait du bien !

 

 

La perception, la réalité, la vérité

La chauve-souris est comme l’homme un mammifère, ce n’est pas un oiseau.

Elle voit le monde au travers des ultras-sons, avec une acuité sonore digne des meilleurs yeux, j’en ai fait l’expérience : posté debout dans un pré (pas trop loin d’une forêt) à la tombée de la nuit en été dans un endroit à insectes (moustiques et autres), la chaleur que dégage l’humain attire les insectes et les chauve-souris viennent les chasser en me frôlant presque, je peux parfois sentir le souffle d’air de leurs battements de mains, puisque leurs ailes sont en fait des mains …

Chaque espèce perçoit le monde selon ses sens. Nous connaissons 5 sens, à ce jour.  Certains animaux sont bien plus forts que nous en vision par exemple, d’autres plutôt pour l’odorat, etc…

Un chien se représente le monde – entre autres paramètres – selon ses sens, et selon l’acuité de ses sens. Il entend mieux que nous, mais voit moins bien.

Certains animaux sont même « sans » certains sens, comme la vue ou l’audition. Remarque : ces caractéristiques ne leur manquent pas, puisqu’ils ne savent pas ce que c’est. Et ça ne les empêche pas de vivre leur vie.

Notre représentation du monde est déterminée par nos sens. Bien que d’autres paramètres entre en jeu, notre représentation du monde est déterminée par nos sens. Imaginez que nous ayons une mauvaise vue et une audition bien plus fine. Nous n’aurions peut-être pas développé une société autant tournée vers le visuel.

La science est déterminée par nos sens : Ceci me mène à une première observation : pourquoi la réalité du monde serait-elle limitée par les sens humains ? Pourquoi d’autres sens ne pourraient-ils pas participer, ou même être déterminants, dans les fonctionnalités du monde ? Il n’y a même aucune raison que le monde soit limité à nos 5 sens ! Est-ce parce que nous sommes ignorants que ça n’existe pas ? La science parfois ouvre des voies, parfois les referme, mais les inventions ne sont pas de l’ordre de la science.

La science n’a jamais fait aucune découverte : elle les accompagne ou permet de les mesurer, mais seul un esprit ouvert peut inventer. Inventer c’est découvrir, découvrir c’est s’ouvrir à l’inconnu, c’est donc plonger dans le non-connu, dans les hypothèses, dans les expériences de pensées qui ont fait le succès de personnes comme Albert Einstein et bien d’autres. Sans l’ouverture à l’inconnu, sans ce que presque tout le monde appelle la folie, il n’y a pas d’invention ! C’est un point essentiel à comprendre : on ne peut pas s’ouvrir à l’inconnu en restant dans ses vérités établies. Il faut donc commencer par se désidentifier de ses propres certitudes, et ouvrir son intuition, un mot qui gratte pourtant les scientifiques … ou ceux qui se croient scientifiques rationalistes.

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En sciences dures, nous voulons mesurer ce que nous voulons étudier. Nous avons donc mis au point des techniques et des technologies qui nous permettent de mesurer. Mais, c’est une évidence pourtant, nous les avons développé pour que nous puissions percevoir ce que nous voulons mesurer : selon nos sens ! A quoi ça nous servirait de développer des instruments de mesure que seule une chauve souris peut percevoir ?

Nous avons alors aussi développé des instruments de mesure pour nous représenter les spectres lumineux ou sonores que nous ne pouvons pas percevoir, en les traduisant en signaux lumineux par exemple, en tracés de courbes par un autre exemple.

Je trouve cela très intéressant : nous avons trouvé le moyen de mesurer, grâce à la technologie, des perceptions que nous ne pouvons pas expérimenter : ultrasons, infrasons… mais pourquoi avons-nous fait cela puisque nous ne pouvons pas les percevoir ? Parce que nous nous y sommes intéressés ! Quelqu’un un jour a eu un esprit ouvert, assez ouvert pour croire qu’il existait autre chose au-delà de ses propres perceptions. Inventer, c’est avoir l’esprit ouvert.

Mais qui dit que nous avons fini de découvrir des sens, ou des dimensions dans les sens ? L’affirmation de l’existence des ultrasons peut parfaitement être déclarée comme affabulation ! Jusqu’à ce que quelqu’un mesure, et encore, il faut que cette mesure soit admise comme valable.

Donc, les ultrasons ne peuvent pas « exister » tant que leur existence est admise par une communauté scientifique. Cela veut donc dire que leur existence est possible non pas par leur découverte, mais d’abord par l’admission qu’ils puissent exister !

Ce qui existe doit trouver un sens, une signification, pour être admis comme étant réel. Or, le sens, la signification des choses est limitée par ce qu’on connait déjà. Par conséquence, toute nouvelle invention est limitée par la parenté possible avec ce qui est déjà connu : l’existence des ultrasons a été possible seulement après qu’on mette un nom sur le sens de l’audition, mais aussi sur les instruments de mesure. C’est seulement après qu’on a pu imaginer ou trouver par hasard que les ultrasons sont mesurables, donc ils existent. Donc, les ultrasons n’existent que depuis qu’on a inventé les instruments pour les mesurer : est-ce à dire que les hirondelles, qui se rassemblent sur les fils avant leur migration, n’existaient pas avant l’invention du téléphone ? Ou plus sérieusement, peut-on dire que les virus n’existaient pas avant la découverte des techniques permettant de les mesurer ?

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Cela me mène à croire qu’il doit exister bien d’autres découvertes déjà faites qui ne sont pas reconnues, ou pas connues, ou ont été rejetées parce que l’image renvoyée soit disconvient à la communauté scientifique par exemple quand elle suit une logique qui n’est pas admise, ou encore qu’elle remet en cause des vérités trop établies, ou plus communément que l’on considère qu’elle est sens objet ou sens intérêt. Enfin, le plus souvent, les inventions (qui veut dire découvertes) ne sont pas connues.

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Je pense que nous aurions beaucoup à gagner, dans la conjoncture d’épuisement des ressources particulièrement en Europe, à PERMETTRE l’inventivité, au lieu de déclarer hérétique tout ce qui ne sort pas des standards toujours plus rigides à mesure qu’ils montrent leurs limites, notamment en termes de médecine et d’énergie.

 

idées sur la Vie

La couleur rouge n’existe pas. Rien n’est rouge. Ce que nous appelons rouge est une fréquence dans le spectre de lumière. Le spectre de lumière n’existe pas ni toutes ses composantes, pas en tant que spectre ni fréquences. Nous pouvons mesurer ces fréquences. Les nommer. Les modifier, parfois. Mais la fréquence de lumière « rouge » n’existe QUE dans nos cerveaux, QUE parce que nous l’avons déterminé ainsi comme « ROUGE », et nous avons inventé les instruments qui permettent de mesurer le « Rouge ». Mais dans la nature, le rouge n’existe pas, il n’a aucun besoin d’exister.

POURQUOI : On peut se poser la question : qu’est-ce que la lumière ? D’où vient-elle, quelle est sa nature, sa raison d’être lumière ? On sait la mesurer, mais pas lui donner d’explication, pourquoi elle existe : on sait COMMENT elle existe, mais pas POURQUOI. Pour des êtres qui veulent toujours tout savoir, je m’étonne que cette question soit laissée de côté.

 

L’Arbre n’existe pas. Ce qui existe, c’est la représentation que nous en avons fait. Des fibres, un système complexe des racines aux feuilles, un processus que nous ne cessons d’expliquer. La photosynthèse et le système racinaire lui donne les matières premières pour évoluer, pour le nourrir. Mais POURQUOI ? Qu’est-ce que ce flux de vie en lui ?

Mon coeur bat, mais pourquoi ? on sait comment, mais on ne sait pas expliquer ce qu’est la vie.

 

Deepak extraits

https://youtube.com/watch?v=wtS4O8GOMe0&feature=share

 

Une pensée est un signal électromagnétique. Bien, mais si je pense à une maison, la maison n’est pas un signal électromagnétique.

Si je pense à une maison, où est la maison ? Dans ma tête ? Ah bon ? Ma tête est trop petite pour contenir une maison ! Où est la maison ?

D’où vient une pensée ? Où va-t-elle après que j’ai eu une pensée ? Quand je te dis « pense à ce que tu as mangé hier soir », tu y penses. Mais avant que je t’ai demandé de penser à cela, où était cette pensée ? Et où est-elle ensuite allée ?

Qui a cette pensée ? Toi ! C’est toi qui l’a créée ! La pensée n’est pas autonome, ni automatique. C’est toi qui l’a créée et qui la laisse partir.

Une pensée est une expérience interne. Et nul ne peut l’expliquer, scientifiquement. On peut expliquer qu’une pensée est un signal électromagnétique, oui, mais son contenu n’est pas explicable; On ne sait pas si la pensée est celle d’une maison ou d’un chien.

Une pensée est une expérience interne inexplicable; Donc, peut-être ne doit-on pas condamner les gens qui disent avoir des expériences externes ? D’ailleurs, si je pense à une maison, ne suis-je pas en train de faire une expérience de pensée externe ?

Et toi, toi qui me lis, tu as été projetée dans une expérience de pensée d’une maison, celle que tu as imaginée quand tu as lu que j’avais une pensée vers une maison. Tu as aussi fait une expérience de pensée à l’extérieur de ton cerveau, mais selon tes perceptions passées de ce qu’est une maison, ou ta maison, avec tout ce qui constitue ta pensée de « maison », issu de ton passé, de ce que tu as accumulé. Et c’est très différent d’une pensée à l’autre, d’une personne à l’autre.

De façon scientifique, on ne peut pas expliquer quelque expérience que ce soit.

« moi » peut avoir une expérience qui est soit un mix de ce que j’appelle une expérience perceptive (voir, sentir etc…), de perceptions, et qui sont interprétées selon mes accumulations d’expériences précédentes et selon mes croyances, que j’appelerai ici l’expérience accumulative ; Soit c’est une expérience qui est seulement interne, sans perceptions, seulement accumulative. Une hallucination est-elle une expérience perceptive déformée ou bien une expérience interne ?

Toutes nos expériences de vie sont internes. « je » ne suis jamais à l’extérieur de moi. ‘je’ est donc à l’intérieur. Mais où ? On sait qu’une pensée est une stimulation électromagnétique, mais qui fait l’expérience de ce processus ?   « moi » ?  où est « moi » ?

Et en plus, « je » peux diriger les pensées. Qui est « je » ? Où est « je » ? Dans quelle partie du corps ? A-t-on jamais trouvé « je » dans quelqu’un ? Et quand la vie s’arrête, où est « je » ? Ne sachant pas ni où est « je » ni de quoi est constitué « je », comment peut-on affirmer que « je » meurt ?

Comment peut-on affirmer que « je » n’est pas en dehors du corps, parfois, ou souvent, ou pendant le sommeil ?

Chacun mettra « je » où il en a l’intuition, et certains n’ont pas besoin de réfléchir à tout ça. Cependant, personne ne peut condamner les théories considérées comme farfelues, puisqu’on ne sait pas où est « la vérité ».

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« je » n’est pas là, car il ne peut être localisé.

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« mon corps » : je peux le percevoir, le toucher, le voir dans un miroir, le peser, le sentir … le corps est l’objet de l’expérience perceptive et accumulative.

« je » suis le témoin de mes pensées, l’observateur de tout ce que je pense, ressens, de mes émotions. Le monde entier est une pensée, il l’existe qu’au travers de mes pensées. Le cerveau est le contenant de toutes les pensées, et le corps et l’univers entier sont ses objets. Ils sont indissociables : Pas de cerveau, pas d’expérience, pas d’expérience, pas d’univers. Le cerveau est le sujet, et le corps et le monde sont des objets.

Tout ce que nous percevons sont des constructions humaines. Si tu étais un bébé qui n’a pas d’idée de ce qu’est une main, une tasse, un écran, un livre, tout ce que tu expérimentes ce sont des formes, des couleurs, des textures. Mais tu ne sais pas que ce sont des formes, des couleurs, des textures. Tu as seulement des perceptions.

Ce livre n’est pas un livre pour un chien ou pour un chat ! Seulement pour les humains, qui partagent ces conceptions mentales pour pouvoir communiquer et qui leur a permis de construire le monde dans lequel nous évoluons … le monde qui est dans nos têtes 🙂

On ne peut parler de rien qui ne soit pas une expérience de pensée, avec les perceptions et les émotions qui vont avec.

« je » est la conscience, « je » est le centre de toutes mes expériences.

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ROUGE

Prenez la couleur Rouge : il n’existe rien de rouge ! Rouge correspond à une plage de fréquences des photons du spectre de la lumière. Mais il n’existe pas de rouge ! Il n’y a pas non plus rien de rouge dans ton cerveau ! mais tu peux avoir une expérience que tu appelles « rouge ».
Donc, la couleur rouge n’est nulle part, je peux seulement dire « j’ai fait cette expérience ».

Qu’est-ce qui fait cette expérience ?  » je « , c’est « je » qui fait cette expérience, comme toutes les expériences, les émotions, les opinions, les accumulations passées, les désirs, etc… « je » est le sujet.

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Une pensée est une interprétation d’expérience.

Quand tu tiens une tasse entre tes mains, cette tasse correspond à tout un tas de conceptions construites, y compris des ressentis, des souvenirs, des émotions, des formes, des envies, des couleurs, des pensées… tout ça est intriqué.

Si tu expliques à un petit enfant que cette tasse est un jouet, il va concevoir la tasse comme un jouet. L’expérience que tu appelles « tasse » a donc changé.

Tu peux, par ta conscience, à tout moment, changer la signification de tous tes concepts.

Le monde entier est une expérience humaine

Aucune espèce animale autre que l’humain ne conçois le corps, les émotions, les couleurs, les métiers, l’univers etc… le monde entier est une construction humaine. Le monde entier EST, mais il n’a pas besoin d’être conceptualisé, seul l’humain le conceptualise comme « monde ».

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Le monde est évanescent

Pense à ta maison, à ta mère, à tes vacances, à ton chien, à ce livre, à ton repas etc… sont des conceptualisations qui vont et viennent à une grande vitesse, et qui n’ont aucune réalité. Quand tu pensais à ta mère tu ne pensais déjà plus à ta maison, et quand tu pensais au chien tu ne pensais déjà plus à ta mère … etc… ce sont des expériences qui se suivent et qui passent dans le passé à une grande vitesse.

à peine une phrase se termine, le début de la phrase a disparu, n’existe plus. Le passé n’existe pas, autrement que dans la pensée. Le futur n’existe pas, autrement que par la pensée. Seul existe un « maintenant » qui est permanent. Ce « maintenant » ne peut pas être conceptualisé, car s’il l’était il prendrait forme et ne serait qu’une idée, une image, une pensée. « Maintenant » est la seule expérience qui ne soit pas un concept humain. « Maintenant » est en dehors du temps.

 

Tableau de coefficient d’absorption de matériaux

Le tableau ci-dessous indique le pourcentage d’absorption des différents matériaux à différentes fréquences:
125 Hz 250 Hz 500 Hz 1000 Hz 2000 Hz 4000 Hz
Béton 2% 4% 5% 5% 10% 7%
Mur en briques 3% 3% 4% 4% 5% 7%
Enduit 2% 3% 3% 4% 5% 4%
Verre simple 35% 25% 18% 12% 7% 4%
Plancher en bois 4% 5% 6% 7% 6% 7%
Tapis sur parquet 20% 25% 30% 30% 40% 45%
Papier peint très épais 14% 35% 55% 72% 70% 6%
Multiplex 5 mm à espaces creux 50 mm 12% 20% 8% 8% 7% 2%
Multiplex 5 mm avec 50 mm fibre de verre 25% 40% 30% 15% 16% 8%
Personne adulte (unités d’absorption () 20% 43% 50% 50% 55% 50%
Liège 25mm 10% 10% 33% 60% 34% 49%

Vivre dans la croyance ou dans la foi ?

La croyance apporte la sécurité, alors que la foi est une acceptation de l’inconnu.

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La foi, c’est être dans l’ouverture de ce qui arrive, dans la confiance en l’inconnu. C’est seulement en ayant foi que peut arriver le nouveau, la créativité, la surprise. C’est une confiance en la vie, un abandon. La foi étant un abandon, elle peut se révéler dangereuse si elle est érigée en vérité. Elle doit rester là où elle est, dans le domaine de l’inconnu, dans le domaine de ce qui arrive, c’est là sa magie, sa force, son mystère aussi : la foi permet à la nouveauté de se révéler. Une fois que la foi est intégrée, il nous arrive beaucoup de belles choses, et ce qui arrive n’est plus de l’ordre de la foi. Voilà pourquoi la foi se vit de l’intérieur, elle est intime, elle est discrète. La foi ne se révèle qu’au travers de la finesse, elle est très sensible, elle est intuitive, cristalline. « J’ai foi en la Vie », c’est s’en remettre à la Vie, à son énergie. C’est aussi lâcher prise, c’est s’abandonner et se décharger de ce qu’on ne peut pas contrôler. On ne peut pas tout contrôler, et la foi nous sert à s’abandonner parfois à se « bonne étoile ». Ca ne veut pas dire se déresponsabiliser ! C’est seulement arrêter de résister, de forcer : quand quelque chose ne fonctionne pas, il faut savoir parfois lâcher prise, prendre un autre chemin : la foi sert à changer de cap, à s’ouvrir à la nouveauté, à une autre manière de faire, de penser.

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La croyance apporte la confiance en ce qui est connu, reconnu. C’est une méfiance de tout ce qui n’est pas déjà existant. il n’y a pas de prise de risque. Pas de surprise. Tout est sous contrôle.

Nous sommes dans une société hyper-rationalisée, où tout ce qui est inconnu est banni. Si en effet la sécurité est importante, le trop de sécurité mène à des croyances très et trop fortes, imposées en dictature, et une croyance trop forte peut mener à des catastrophes : les grands massacres ne sont jamais liés à la foi mais à la croyance : croyance que les femmes rousses sont des sorcières, que les juifs apportent la peste, que les musulmans sont des intégristes et que les non vaccinés apportent le covid, etc… les croyances sont toujours soutenues par des arguments dits factuels : en effet, il suffit de ne compter que les juifs qui transmettaient la peste pour accuser « les juifs », il suffit de porter son regard sur les musulmans intégristes pour généraliser, etc… vous trouverez toujours des scientifiques pour scientiser toutes les théories. La foi n’est jamais rationnelle, puisqu’elle ouvre sur ce qui est inconnu.

Si la croyance apporte la sécurité, elle doit être elle aussi l’objet d’un oeil critique, tout comme la foi qui elle est aveugle par nature.

Quand une foi devient croyance : La foi ne peut jamais être prouvée, et c’est normal ! L’objet d’une foi est par essence l’inconnu. Aucune science ne peut mesurer ce qui n’est pas connu. Il faut des instruments.

La Médecine Chinoise n’est pas qu’une médecine

Ce qu’on appelle la médecine chinoise n’est pas qu’une médecine, au sens qu’on le comprend en Occident. Ce n’est pas une discipline qui s’intéresse au corps humain. C’est toute une façon de voir le monde, une philosophie, et même une cosmogonie : une façon de concevoir l’Univers, la Vie !

« Le Yang et le Yin représentent le Ciel et la Terre, de la rencontre des deux émerge l’être vivant : la connaissance du vivant, entre autres la médecine. Pour comprendre l’humanité il faut comprendre les voies du Ciel et les voies de la Terre, comprendre cela donne longue vie
les ignorer provoque des désastres » dit le Yuangdi Neijing

 » Pour comprendre la vie il y a deux façons. Vous pouvez river vos yeux sur un microscope pour essayer de voir comment ça se passe c’est ce qu’on fait dans la bio médecine occidentale la biologie moléculaire ; Ou alors vous sortez, vous écarquiller les yeux vous regardez comment tout ça tourne ensemble » (Patrick Shan) : la Médecine Chinoise et de façon générale les médecines traditionnelles ont cette approche globale.

Car nous ne sommes pas des organes assemblés : nous sommes des entités, et nos organes sont des parties d’un tout, indivisible.

L’humain est plus important que la maladie

La MTC cherche à comprendre l’humain, avant de comprendre la maladie. Comme le mécanicien comprend comment un moteur fonctionne à quoi servent toutes ces pièces ensemble et pas seulement séparément. Si on comprend comment tout ça fonctionne ensemble on peut comprendre les pannes : on n’a pas besoin de faire la somme de toutes les pannes pour comprendre comment fonctionne l’humain. D’ailleurs, on continue de découvrir chaque jour des pannes et des bouts de fonctionnement et l’ensemble devient de plus en plus complexe.

Les systèmes nerveux, immunitaires, vasculaires, hormonaux, lymphatiques etc sont tous interconnectés, et ont donc des interactions. Or, les spécialités de médecine sont de plus en plus pointues et par conséquent les connaissances des interactions apparaissent de plus en plus lacunaires.

Une médecine de la santé, versus la médecine de la maladie

La médecine chinoise est une médecine de la santé, de la prévention : la santé c’est l’absence de maladie, et non pas soigner la maladie. Par conséquent quand la maladie arrive, c’est que le médecin a mal fait son travail. On ne pourchasse pas la maladie comme on pourchasse des ennemis parce qu’on fait la guerre sans arrêt, mais au contraire on cherche l’équilibre avec des amis parce qu’on cherche la paix.

C’est une médecine du questionnement, versus celle des certitudes

Le Huangdi Neijing pose des questions/réponses (comme le fait le soufisme, ou encore le boudhisme, et les Grecs). Il vise à explorer et à comprendre l’origine en s’intéressant à la personne. A l’inverse, la Médecine allopathique assène des vérités toutes faites par le traitement de la maladie, et ne cherche pas à régler leur origine. D’ailleurs, le médecin d’aujourd’hui n’a plus besoin de poser des questions à la personne, mais cherche la maladie pour ensuite prescrire la maladie, et pas à la personne.

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