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Je t’aime et j’aime notre amour

J’aime t’aimer, car tu n’es jamais un moyen d’arriver à mes fins. Tu es, je suis. Nous nous sommes rencontrés dans cette connexion à l’instant présent qui n’a pas d’objectif.

Tu ne sers à rien dans ma vie. Je ne sers à rien dans la tienne. Nous sommes libres d’être des moyens destinés à satisfaire des fins.

Généralement, les relations humaines font de l’autre, ou de soi, ou des deux, une part ou la totalité de moyens dans les objectifs. Le commerçant me vend des aliments, sa première existence est un moyen, pas une fin. Le collègue est d’abord un moyen, ensuite une fin. etc…

Nous choisissons souvent les amis parmi les gens qui sont des moyens d’atteindre une fin : une personne qui partage une même passion.

Nombre de relations amoureuses remplissent un objectif, celui d’être heureux, au travers de la présence aimante de l’autre. L’autre est alors davantage un moyen qu’une fin. C’est particulièrement le cas des coups de foudre : on aime ce que l’autre nous renvoie, on a besoin de l’autre pour être heureux, l’autre est donc un moyen, pas une fin.

Il n’y a que les relations très personnelles, celles qu’on choisit juste pour ce qu’elles sont, qui soient donc dénuées de l’attribution à-priori de ‘ »moyen » destinée à satisfaire une fin, la fin étant de se sentir en joie.

Rares sont ces relations humaines libres de moyen-isation. Dans ce cas précis, les deux personnes ne sont pas des moyens, mais des partenaires, car il n’y a pas d’objectif à atteindre ! Le simple fait d’être suffit.

C’est ce cette manière que je t’ai rencontrée, c’est de cette manière que j’ai commencé à t’aimer, c’est de cette manière que je t’aime, et j’aime t’aimer comme ça. Une manière directe d’aimer, que je nomme inconditionnelle.

Alors qu’est-ce qui différencie un tel amour inconditionnel de celui pour un enfant ou un parent ? C’est que nous nous sommes choisis dans cet amour sans destination, dans cet amour instantané.

 

Soir de mars

La nuit est tombée comme tombe le rideau de toile épaisse au toucher rassurant,

le chien lointain aboit, je ne l’ai jamais vu ni entendu de jour, existe-t-il à la lumière ?

la lumière du lampadaire se fraye un chemin au travers des branches de l’épicéa, tombant en franges négligées,

et une ampoule abatjourée éclaire une cuisine là-bas, dans une des petites maisons, un petit foyer de ce quartier,

des gens y vivent, y papotent, y font la cuisine, un enfant penché sur ses cahiers fait ses devoirs, j’imagine …

Et tu n’es pas là, et tu es là, lovée dans mon coeur, toi ma muse, mon éternelle inconnue que j’aime de tout mon coeur, tu réchauffes mon soir de mars, et je t’aime.

lointaine

Tu es lointaine et tu me manques comme me manquent les forêts et les fougères, comme me manquent le silence et le vent, comme me manquent la pluie et la douce chaleur du premier soleil de printemps. Il n’existe pas d’amour plus profond, plus inconditionnel, plus lumineux que celui qui m’habite en toi. Tu ne le sauras probablement jamais, je n’ai jamais aimé autant personne comme je t’aime, je suis à la fois l’ado épris de son premier grand amour en toi, et à la fois celui qui voudrait brûler son coeur dans ton amour, de toutes mes forces, de tout mon coeur abimé. Je t’aime de coeur, encore bien plus que de corps, et je ne savais pas que ça pouvait exister.

Les humains sont-ils encore humains

Les humains sont-ils encore humains ?

Les humains sont-ils encore prioritairement des êtres humains, sensibles, lumineux et sombres, forts et vulnérables ?

Ou bien sommes-nous principalement des machines, des performers, des compétiteurs, des résultats, des postures, des comportements, des informations, des connaissances, des compétences ?

Sommes-nous d’abord des machines et ensuite, dans l’intimité seulement, des humains ?

 

Un gamin de 17 ans, lycéen comme beaucoup d’autres, l’attention rivée sur les écrans, sans père avec une mère qui se plie en 4 pour être présente sans en faire trop, à lui offrir un cadre d’amour et d’attention. Un gamin qui est mature et qui en même temps s’enfonce dans l’absence de contact avec la vie la vraie, ne bouge pas son corps et donc ne bouge pas bien ses neurones. Un gamin qui angoisse, un gamin qui réclame de l’aide sans l’exprimer.

On n’exprime pas ses besoins dans une société qui réclame d’être des apparences, des comportements de winners, où absolument le moindre gestes, le moindre mot est jugé, et la moindre « faiblesse » traquée, exploitée, retournée, amplifiée ! Où peut-on encore être vulnérable sans être catégorisé ? Sans être envoyé chez un psy ? Où sont les amis, ceux à qui ont pouvait confier ses incompréhensions, ses fragilités, ses rebellions, ses désespoirs ?

Où sont les relations qui sont d’abord tournées vers le lien à l’autre ? où est la liberté d’être soi ?

Alors ce gamin-là a exprimé son mal-être, mais en restant dans les limites de l’acceptable. Surtout ne pas paraitre névrosé, surtout ne pas être étiqueté ! S’exprimer c’est être pas comme les autres, c’est ne pas être dans la normalité toujours plus étroite : on a le droit d’être mal, mais pas trop ! Dire au grand jour qu’il est très mal en lui n’était pas possible ! C’est trop !

Alors il a cherché, et a trouvé. Pas de drogue, pas d’alcool. Il a trouvé une autre drogue, celle des sparadraps de l’urgence médicamenteuse. Un anxiolytique courant. Un cachet, puis un autre. Mais comment s’en procurer d’autres sans avouer son mal-être ? Le trafic, oui.

Pour un médicament. Pour combattre la mal-être de l’angoisse aigue. Un trafic de fausses ordonnances.

Puis la police débarque. 6 flics, les menottes, l’interrogatoire, la mise en garde à vue, les parents tenus dans l’ignorance de ce qui se passe. Un gamin de 17 ans en mal-être profond traité comme le pire des délinquants, sans assistance, sans humanité. Seul son crime compte, son mal-être, la raison de son crime n’existe pas, même si elle est criante de souffrance !

Le juge voulait le garder une nuit de plus en garde à vue, pour pourrir encore plus cet être humain. Comme si d’autres mesures d’isolement ne pouvaient exister !? comme si on ne pouvait pas être humain avec un gamin de 17 ans ?! Ces policiers sont probablement plus humains avec leur chien. Différence : ils traitent leur chien avec humanité, leur humanité disparait en face d’autres humains qui ne font pas partie de leur monde.

Qu’à fait le gamin ? il a voulu se prendre en charge, de façon maladroite et comme il a pu. Il n’a fait de mal à personne, il s’est venu en aide à lui-même pendant que la société ne le jugeait pas.

Qu’à fait la société ? L’enfoncer, nier sa souffrance, le priver d’humanité et ne retenir que la faute, le crime, le mal, en niant le mal-être. Pourtant, ça existe l’aide psychologique ! Mais pas pour le grand délinquant qu’est ce gamin paumé avec ses angoisses.

Criant de souffrance, son comportement n’est que mal, l’être n’existe pas ! Le justice est une institution qui nie l’humanité des gens, qui dénigre toute humanité à tous ceux qui ont, à un moment de leur vie, été maladroits, vulnérables, perdus !

La justice d’un pays dénote la mentalité de l’Etat. Un état qui dénigre l’humanité de ses citoyens en ne retenant que leurs fautes est-il un état fort ? non, c’est un état faible qui à un moment donné va verser dans le pire, un état qui se dirige vers le pire.

Un système politique basé sur le fric du PIB est-il un système qui rend les gens heureux ? La France est championne du monde de consommation de médicaments psychotropes, est-ce le signe d’un bien-être ou d’un mal-être ?

Un système éducatif basé sur la compétition, sur les chiffres, les bonnes et les mauvaises notes, est-il celui du vivre-ensemble, de la fraternité, de l’entre-aide ?

Une démocratie basée sur la séparation entre ceux qui ont raison et ceux qui ont tort est-il celui d’une communauté qui s’épanouit, qui permet à chacun de trouver sa place, qui permet de vivre sans agressions permanentes, sans devoir sans cesse de battre, celui d’une démocratie en paix ?

… on me sert tout le temps, depuis que je suis ado, la même fausse réponse : « oui mais on fait quand même des choses pour le vivre-ensemble, pour la paix » : oui, c’est vrai, mais ce sont des actions qui viennent en plus, et seulement après un système qui est celui de l’avoir, pas celuide l’être ! Le fondamental de notre société n’est pas basé sur la paix, sur le vivre ensemble, sur l’harmonie, ce sont des valeurs qui viennent APRES celles du pouvoir, de l’avoir et du fric.

Il n’existe toujours pas, malgré l’obstination de nos dirigeants, d’avoir humain ! Il ne peut exister qu’un être humain.

Quels que soient nos comportements, nos habits, nos habitudes, nos apparences, nous sommes d’abord des humains : pas seulement chacun, mais l’autre aussi ! et les policiers ne sont pas dispensés de traiter les gens comme des humains : le pouvoir ne dispense pas d’être humain avec les autres humains !

Voyager c’est vivre

Le voyage, quel qu’il soit, nous fait vivre. Et vivre est un voyage, en soi. Le voyage dans l’ailleurs, le voyage en parcourant des distances, en découvrant à chaque seconde un nouveau soi. Ce qui nous est étranger nous transforme. A chaque nouvelle entrée dans nos sensations, par les canaux de nos sens, des synapses se forment et les neurones s’enrichissent d’un autre soi. Que ce soit en lisant, en parlant avec quelqu’un, en découvrant une nouvelle musique, en observant la nature, en parcourant un paysage, des millions de nouvelles occasions d’évoluer se produisent dans cet improbable parfait. La perfection de l’improbable se trouve dans l’invention de ce que tu ne connais pas. Alors, que tu voyages avec un livre ou par les airs ou à pied, voyage, découvre, vis un nouveau toi à chaque seconde, dans ce que tu n’es pas encore ! Aller à la rencontre de son prochain soi, découvrir qui nous ne sommes pas encore, puis être ce nouveau soi, puis le laisser derrière soi dans la légéreté de chaque nouveau pas, vers chaque nouveau soi. La vie est un voyage, ce voyage ne connait d’autre port que l’embarcation elle-m’aime, cette part de nous qui ne semble jamais prendre d’âge, que l’on nomme âme, essence, ou quelqu’autre nom peu importe, c’est là que réside le port du voyageur.

l’essentiel glorieux non-sens

Ce monde étrange avec ses formes bizarres, quand on les regarde d’un certain point de vue, lierres et les arbres et l’eau et les nuages, les étoiles et toutes choses, quand on les regarde d’un certain point de vue et qu’on ne les prend pas pour acquis, ils sont tout simplement improbables, et tous sont absurdes, tout comme l’air d’une chanson,

Pourquoi aimons-nous l’absurdité ? pourquoi est-ce que quand on est happé par le swing par d’un morceau de jazz, on aime et se contente de faire booty booty boo et qu’on s’amuse juste en ne pensant à plus rien d’autre, tout sens et tout souci en sont absents, ils n’y aucun sens à cette joie, elle est spontanée et naturelle !

C’est cette participation à l’essentiel glorieux non-sens qui est au cœur du monde !

Et il semble que ce ne soit que dans des rares moments de connexion que nous comprenons le sens de tout cela et que nous découvrons que la vie n’a pas de sens, que son but n’est pas de dirigé et qu’elle se loge dans l’absurdité de l’absence de sens

Cela dit, ce non-sens n’est pas chaos, au contraire il existe un ordre parfait dans cette absence d’ordonnancement, un rythme, une complexité fascinante, une puissance de vie qui éclate à chaque instant dans l’art de l’absurde naturelle de la Vie, là où nous rejoignons le plus profond de notre existence, sans besoin de sens, le non-sens est un sens en soi !

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai – Kim Mc Millen

Texte écrit par Kim Mc Millen en 1996 et publié en 2001 par sa fille Allison.

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai!

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai compris qu’en toutes circonstances,

j’étais à la bonne place, au bon moment.

Et alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle

n’étaient rien d’autre qu’un signal

lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

J’ai cessé de vouloir une vie différente

et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive

contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…la Maturité.

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai commencé à percevoir l’abus

dans le fait de forcer une situation ou une personne,

dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même

ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…le Respect.

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,

personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…l’Amour propre.

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai cessé d’avoir peur du temps libre

et j’ai arrêté de faire de grands plans,

j’ai abandonné les méga projets du futur.

Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime

quand cela me plait et à mon rythme.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,

et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai cessé de revivre le passé

et de me préoccuper de l’avenir.

Aujourd’hui, je vis au présent,

là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.

Et cela s’appelle…la Plénitude.

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,

j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.

Mais si je la mets au service de mon cœur,

elle devient une alliée très précieuse !

Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Le sexe est dans le cerveau

L’excitation sexuelle se passe dans le cerveau, pas dans le sexe.

Chez l’homme la manifestation de l’excitation sexuelle est (vraiment) visible. il y a une différence visible entre un organe sexuel excité et un organe sexuel dans son autre fonction, la miction.

Dans notre société pornographique, tout est visuel et l’on oublie les paramètres psychiques, subtils, non verbaux.

Chez la femme, les organes sexuels ont encore d’autres fonctions. Et chez la femme aussi, la fonction sexuelle est issue du cerveau ! Pourtant on ne voit pas de manifestation extérieure, ce n’est pas pour autant que « ca » se passe dans le cerveau également (voire même plus).

Ce qui incite les idiots à penser qu’une femme serait un réceptacle automatique pour le sexe de l’homme, toujours disponible, qu’il suffirait de toucher la femme pour l’exciter. Et que la femme serait « un trou à combler » (dixit une femme de mes connaissances).

Le bonheur est dans le faire

Le bonheur n’est pas dans l’avoir. Il peut être dans l’être, mais il ne peut perdurer sans êtrns e dans le faire : le bonheur est un résultat d’un faire qui toujours se renouvelle car tout bonheur meurt du moment qu’il émerge. C’est la nature de la vie, qui est en perpétuel mouvement, c’est donc aussi la nature de l’amour, qui est la recherche de la perpétuation de la vie en joie. De plus, la vie en permanente expansion, ce qui nous pousse à toujours vouloir grandir et pas seulement renouveler la même vie à un niveau donné. Il est donc normal que nous cherchions l’amour en permanence, simplement en sachant qu’il est impermanent, nous pouvons le vivre au présent, comme un cadeau.

Une sommelière et quatre souvenirs

Quand elle présentait innocemment un vin blanc issu d’un terroir de granite qui développe sa puissance tout en dentelle et en finesse sur des arômes de fleurs blanches, je rêvais déjà, et me rappelais cette femme blonde, qui tournait et tournoyait par une journée enneigée d’hiver dans les salles de cette expo de tableaux très impressionnistes. Cette ingénue captait mon attention dans une fausse discrétion toute féminine, cultivant le mystère et disparaissant sans cesse entre les salles de la galerie. C’est plus tard, quand enfin je pus déguster sa présence, qu’elle me surpris avec son accent venu du Nord, sa langue natale était chaude et suave, dont elle emplissait plus tard le palais de mes plus vieilles certitudes pour m’emporter sur les pentes de ce Grand Cru Alsacien millénaire auquel je pense secrètement…souvenir…

Je devais avoir le regard ailleurs quand la sommelière enchainait alors sur un vin qu’elle disait puissant à la robe trompeuse, un vin fumé donnant sur une bouche large, haute et profonde. Je pensais à cette lumineuse brune croisée à cet apéro chez des amis par un soir de printemps. La douceur du couchant caressait ses épaules nues aux discrètes taches de rousseur. Il fallut ensuite être patient, mais le temps est l’allié des épicuriens et finalement elle s’ouvrait à moi, plantant son regard dans le mien, son parfum naturel s’enroulait tout autour de mon attention toute captivée, bousculait mes derniers doutes en les faisant rouler sur les pentes chaudes de ce Grand Cru Alsacien millénaire auquel je pense secrètement …souvenir de printemps…

La sommelière remarquait-elle mon trouble quand elle m’invitait à accompagner la viande rouge d’un profond vin rouge à la grande longueur et aux arômes de fruits rouges, qui me propulsait immédiatement vers le souvenir de cette femme aux épais cheveux noirs qui avait déboulé quelque été auparavant. Cette femme aux formes aussi affirmées que raffinées et à la peau soyeuse, dont les ongles avaient laissé les traces rouge sang dans mon dos, celle qui m’avait offert de partager cette framboise qu’elle tenait entre ses dents, telle un trophée à conquérir … ce souvenir ému dévalait ce Grand Cru Alsacien millénaire auquel je pense secrètement…

La jolie sommelière finit par s’agacer de mes rêveries quand elle me parlait enfin d’une vendange tardive aux accents d’abricot, je me souviens que mon esprit n’avait même plus honte de s’évader, et se matérialisait alors le souvenir de cette rousse flamboyante qui, un soir d’automne, manqua de me renverser avec son vélo, m’engueulant et vitupérant, m’arrosant de ses vains mots qui pour moi n’étaient que des promesses d’une folle et haletante chevauchée entre les courbes doucement rebondies de ce Grand Cru Alsacien millénaire auquel je pense secrètement…souvenir d’automne…

Les vendanges de l’amour du vin nous emportent parfois loin, et si le vin agite les sens à chaque gorgée, sa caresse n’arrive cependant pas à la cheville de la caresse ne serait-ce d’un regard de femme, et les mots savants des sommeliers ne décriront jamais ce qui se passe vraiment dans ma tête…

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