L’opportunité est au coeur de la difficulté disait Albert Einstein. C’est-à-dire que l’opportunité, à savoir l’enseignement à tirer d’une situation difficile, n’est pas à découvrir au moment d’y entrer, ce qui est compréhensible car à ce moment-là, nous ne sommes généralement pas conscients d’être dans le début d’un processus difficile. Ce n’est pas non plus une fois que la difficulté est passée, quand on l’a surmontée sans avoir rien appris de cette situation, sur un mode « ouf, je l’ai échappée belle, c’est passé, on n’y pense plus ». L’enseignement, ce qui nous vient en plus, ce qui nous est offert de comprendre se trouve au coeur de la difficulté, dans le moment le plus critique, et c’est également le moment de se tourner vers ce coeur de la difficulté, c’est-à-dire ce que cette difficulté nous dit dans un langage d’amour : de quoi cette difficulté me protège-t-elle ? de quoi me parle-t-elle ? quelle symbolique s’y révèle ? C’est seulement au coeur de la difficulté qu’elle se révèle. Albert Einstein nous encourage ainsi également à porter un regard distancié sur la difficulté, détaché, et le détachement n’est pas de ne pas se sentir concerné mais de ne pas laisser une situation nous dominer par ses aspects émotionnels. On peut ainsi pratiquer un exercice de laisser-aller en se connectant au ressenti d’une difficulté, l’accueillir comme on prend soin d’un enfant et le laisser tranquillement délivrer son message, même si on ne le comprend pas, même si ce message n’est pas conscientisé, l’énergie de ce ressenti se transformera, et une bonne chose en sortira, d’une manière ou d’une autre, et peut-être à l’autre bout du champ du possible, car ce laisser-aller doit être sans attente, c’est seulement un accueil dans la plus grande et bienveillante intention d’Amour.
Étiquette : laisser aller
Première réflexion
Les combats : Ne pas mener ceux qu’on ne peut que perdre, disait Anaïs. Oui ! Comme ceux de la mort, les cons, les lois, la géographie, le temps, l’environnement, le corps, qui génèrent tous des guerres internes contre ce qui est extérieur à soi : je ne peux pas combattre avec l’extérieur ce qui est intérieur à moi. Ce serait fuir.
Contrôler pour avoir ce que je voudrais, c’est contrôler l’extérieur, donc c’est chercher le pouvoir direct de changer les choses extérieures, en les choses et en les gens ; C’est gonfler l’orgueil et l’égo, ce qui me mène vers la recherche d’un pouvoir abusif. Par exemple les plus belles idées sont devenu des idéologies par l’implication egotique de leurs porteurs d’idées. Le fait d’avoir le pouvoir de décider mène à l’aveuglement, car on est alors vite persuadé d’avoir raison, on pense que comprendre c’est savoir, on se base sur ce qu’on sait pour penser avoir raison. Mais quid de tout ce qu’on ne sait pas ? On pense avoir et en plus on pense mieux savoir, mais on pense que c’est bon d’imposer son idée aux autres, on pense que c’est pour leur bien. Et plus on s’enfonce dans l’égo, plus on ignore les relations d’interdépendances et collaboratives, dont nous faisons partie : en pensant que l’autre a tort, et qu’on a raison, on se coupe de ce dont on a eu besoin pour accéder à cette position, ces nombreuses dépendances.
L’humilité m’aide à ne pas me prendre pour celui qui sait, le lâcher prise de ne pas mettre mon ego en avant.
Les combats positifs sont ceux qui grandissent toutes les parties, et qui ne nourrissent pas mon ego.
Le résultat n’est pas celui attendu et c’est normal.
une fois accompli ce qui devait être, laisser vivre et apprendre à se tourner vers un autre combat : non pas des combats, mais des œuvres !