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John Maxwell prises de notes de conférence

conscient : tu dois être capable de développer tes points forts et de faire les bons choix par rapport à tes talents propres et uniques, ton histoire à toi propre et unique, tes ressources à toi propres et uniques, et aussi par rapport à tes limites d’aujourd’hui !

suis ton cœur :ton cœur sait vraiment comment tu es branché, et ton cœur sait des choses que les autres ne réalisent pas.

Sois authentique, spécifique, unique car tu l’es : être en contact avec soi-même est  essentiel pour se développer dans la bonne direction, la seule, la tienne : l’authenticité ne garantit pas le succès, mais sans elle, c’est l’échec assuré.

N’essaye pas d’avoir les talents que tu n’as pas !

La seule méthode qui t’aille, c’est la tienne ! Tu trouveras mille méthodes de mille consultants qui se disent coachs !

Apprends à apprendre ! Aucun spécialiste de n’importe quelle discipline s’est levé en expert de son domaine. L’information ne te donneras pas l’expertise ! Les méthodes sont seulement des méthodes, pas du savoir.

Le mouvement, c’est la vie : Pour atteindre ton potentiel, tu dois bouger : le mot traction contient le mot action. Il y a des moments où tu bouges mais tu n’y vois pas clair, mais tu dois bouger pour que la vision devient plus claire. Tu dois bouger pour que les opportunités se présentent, elles ne sont par assises par terre à t’attendre. Tu dois bouger pour que les ressources nouvelles se dégagent.

Sois ouvert et observe, contemple, ne sois pas dans l’action à 100%, fais des pauses pour prendre du recul et voir. Le sens des choses et donc la direction qui est la tienne se dégage quand tu prends du recul, quand tu contemple ce qui est là. Pour connaitre la suite, sois dans le présent et observe.

Suis ton cœur : certains ont vu comme Mère Térésa arrivait à nourir tant de personnes. Quand ils lui demandaient « comment je peux faire pour nourrir autant de gens ?   » et Mère Teresa répondait « commence par une seule personne ».  On ne peut pas aller de rien à tout en claquant des doigts, en suivant une méthode d’un de ces soit-disant coachs : il faut aller de là où l’on est vers du bon, puis vers mieux, puis vers l’amélioration pour arriver à l’expertise.

Les grandes idées ne commencent pas par être de grandes idées, les grandes idées commencent par être de bonnes idées, puis elles deviennent de meilleures idées. il faut plusieurs bonnes idées pour devenir une grande idée.

Ne méprise pas le petit rêve, si tu ne réalises pas les petits rêves, tu ne réaliseras pas les grands !

L’authenticité de ton rêve sera toujours testée dans des petits évènements, alors profites-en et embrasse-le là où tu en es, ne joue pas le jeu du « quand je serai là, je ferai », non ! dis et agis plutôt dans « je suis dans le jeu, je suis dans le jeu maintenant ».

Aies un état d’esprit d’abondance : il y a toujours une réponse ! même si tout semble clos, fini, fermé, il y a toujours une ressource, une réponse, aussi petite soit-elle. Simplement, ouvre-toi à la réponse qui est possible, n’espère pas celle que tu voulais. Avec un esprit d’abondance, il n’y a jamais d’impasse, il n’y a jamais de pénurie, mais le chemin devient l’abondance dans le sens où c’est le cheminement qui offre la richesse bien plus que l’aboutissement. Le but est dans le fait même d’avancer, car la vie est mouvement et le but est une illusion.

Sortir de la zone de confort : la seule façon de continuer à atteindre mon potentiel de demain est de renoncer à quelque chose aujourd’hui.  On ne quitte pas quelque chose, on va vers quelque chose.

On ne quitte jamais tout : quand on n’a encore rien dans ce qu’on construit, on ne quitte rien. Et ne quitte pas ce qui n’a rien à voir avec ton rêve. Garde une stabilité, celle dont tu as besoin. Ne compare pas tes besoins à ceux des autres. Tu as peut être des besoins plus grands dans tel domaine, assumes et vis avec, et à l’inverse tu as des forces que les autres n’ont pas. N’attends pas des autres qu’ils aient tes forces.

pour atteindre un potentiel, tu dois continuellement hiérarchiser les priorités et voici pourquoi l’action  n’est pas nécessairement synonyme d’accomplissement. ce qui compte, ce n’est pas l’intensité du travail, mais l’intelligence du travail.

Sois remplaçable !

humilité : Toujours laisser eu une place pour « Dieu » dans ma vie. L’humilité nous fait passer du centre au côté. Lorsque nous ne sommes pas humbles, nous sommes au centre de tout, tout tourne autour de nous et la crise se généralise, et emporte tout. L’humilité est une belle vertu, un ancrage pendant les crises.

 

l’adaptabilité : une crise apporte des détours. Sois capable de prendre le chemin du détour, ne sois pas pressé, parce que tu vas littéralement voir des choses que tu n’as jamais vues et tu vas comprendre des choses que tu n’aurais pas comprises sans être passé par là. Fais confiance à la vie, ne résiste pas, suis le chemin et observe, prends ton temps et va lentement sur ce détour, car c’est par là que tu vas rencontrer tes opportunités.

Garde la main ouverte : une main fermée ne peut pas accueillir le plus grand.

Echange avec tes pairs et partage tes expériences pour les faire se transformer au travers du partage.

être intentionnel : on ne s’améliore pas automatiquement, mais seulement parce que l’on prend intentionnellement la décision de s’améliorer.

Responsabilité : il ne s’agit pas d’un mot mais d’un principe. Je ne peux pas faire confiance à quelqu’un qui n’est pas responsable. Les personnes qui veulent vraiment s’améliorer sont prêtes à rendre des comptes, et les personnes qui ne veulent pas s’améliorer ne veulent pas rendre de comptes.

Dépression : un état ou une maladie, un choix à faire

Tout le monde a le droit de considérer la dépression comme un état, l’état dépressif, ou comme une maladie. La dépression répond à des critères, elle est reconnaissable à ce qu’on appelle des symptômes. Mais elle touche des personnes, qui sont uniques.

Les mots et le sens des mots est important, et va renforcer l’état dépressif ou la dépression.

Dire « ma dépression », c’est s’approprier ce qui correspond à une maladie, une anomalie. C’est déprimant. Non, ce n’est pas une « réalité », c’est un choix ! Un choix de langage.

Dire « la dépression » c’est déjà commencer par séparer la « maladie » de soi. C’est tout autant une « réalité », non ? La réalité dépend de la perception, mais aussi de l’interprétation. Or, dans la dépression, il n’y a aucun perception extérieure, c’est un état intérieur.

Dire qu’on est dans un « état dépressif » modifie encore la scène, puisque cette façon de parler de la même chose que précédemment détache la dépression de la permanence, et de la maladie, et de soi. Il n’est plus question de maladie, c’est un état. C’est aussi une impermanence, car personne n’est dépressif 24/24. Enfin, si c’est un état, ce n’est donc pas soi.

Mieux encore, dire que c’est un état se rapproche des notions d’état d’humeur et donc des processus corporels qui sont en place : hormones de la dépression, dé-pression de la bonne humeur, effondrement de la bonne pression, un état dépressif est une situation d’effondrement, avec cet état moral qui tire vers la tristesse profonde, avec ce vortex qui tire vers les profondeurs, avec ces idées négatives permanentes, avec cette interprétation extrême et systématiquement négative des choses, même quand parfois on se dit  » oui je sais, je ne devrais pas, je voudrais bien ne pas tout prendre mal, mais c’est plus fort que moi, je n’ai pas de pouvoir » : c’est bel et bien un état !

Que cet état soit classé comme maladie, à quoi ça avance ? Déclarer cet état « maladie » va casser la personne, lui ôter son pouvoir, son espoir : elle est « victime » d’une maladie, une maladie est quelque chose qui lui arrive, qui lui tombe dessus, alors qu’elle a déjà le moral dans les chaussettes. Cette « maladie » va conduire aux sparadraps que sont les médicaments chimiques qui vont déresponsabiliser la personne, lui ôter tout pouvoir sur son état. La maladie va alors laisser la personne dans sa croyance qu’elle ne peut rien y faire, la personne ne va pas bouger, et ne pas bouger est justement renforcer l’état de dé-pression ! Cercle vicieux qui peut dure longtemps …

Les mots ont un pouvoir, et ils sont un  choix ! Les mots génèrent des réactions internes, et ces réactions internes sont dirigées soit vers le découragement, la dépendance, la dépossession de sa vie, et les hormones du stress vont se renforcer ; ou bien à l’opposé, les mots vont générer des réactions dirigées vers l’espoir, la perspective, vers cette lueur d’espoir qui brûle au fond du coeur, si ténue souvent mais toujours présente, et avec beaucoup de bienveillance et de non-jugement, ce sont des hormones de la sérénité qui peuvent être produites, avec le concours de méthodes, pratiques et techniques souvent simples.

Chacun choisi ses mots, et choisi ses croyances. Mais vouloir imposer une manière de voir négative, et asséner des coups au moral déjà défaillant des êtres affaiblis, et prescrire de la chimie et des années de psy qui ressassent le passé, ce n’est clairement pas le choix d’un coach, qui va s’intéresser à la personne, à l’être humain, à l’espoir, dans le non-jugement, en valorisant, en accompagnant.

Le pilote et l’avion, autre version

 

Ne t’est-il jamais arrivé de commander un dessert au restaurant alors que tu avais déjà le ventre plein ? D’avoir entendu cette petite voix te dire « non, je n’ai plus faim, je n’ai pas besoin de dessert », mais tu en prends quand même… 🙂

La connexion corps cerveau. On peut avoir les meilleures intentions du monde, du moment que c’est le cerveau qui dirige, le corps ne va pas répondre. Le cerveau est le logiciel et le corps est la matière.

 

Se rendre compte de ses propres programmations, de ces réactions automatiques est le premier pas vers la rectification de ces programmations erronées. Se rendre compte de cela, c’est prendre du recul sur soi-même, c’est avoir de l’introspection, c’est comme faire un pas de côté par rapport à soi-même et s’observer. Cette observation, c’est une forme de méditation qui permet dans un premier temps de prendre une décision opposée à celle qui est automatisé. Les personnes qui réagissent de façon automatisée reproduisent toujours les mêmes schémas robotisés.

 

Quand j’explique que je pratique la PNL et l’hypnose douce, j’explique que parfois, on peut se rendre compte de schémas réactionnels qui ne nous font pas du bien, ces  » défauts « , mauvaises habitudes, réactions inappropriées ou excessives qui nous rendent les relations ou le quotidien parfois compliqué. Ca peut être de s’énerver vite, de fumer, de grignoter, d’avoir des angoisses, des tics, des tocs, de procrastiner ou au contraire de ne jamais trouver de paix…etc…tout ça correspond à des schémas réactionnels automatiques et inconscients, et la PNL et l’hypnose peuvent aider à les rectifier.

Quand j’expose ceci, j’entends ou je devine régulièrement une idée reçue :  » j’ai peur de ne plus être moi-même si je remets en cause mes façons de fonctionner  » , comme si c’était une manipulation.

On est bien d’accord que ce qui serait critiquable, serait  » tu devrais fonctionner de telle manière dont je te dis de faire  » ? Eh bien, justement, la PNL permet de s’aligner avec ses propres façons de fonctionner, l’idée c’est  » telle façon de fonctionner, qui semble ne pas te convenir vraiment, est-elle en phase avec tes valeurs, avec la personne que tu ES vraiment ?  » et sinon  » voudrais-tu lui donner une autre orientation ? si oui, laquelle, car  tu peux choisir « .

On a tout à fait le droit d’observer ses propres schémas, et le fait de les observer ne va pas changer la personnalité ! C’est une peur infondée, et le simple fait d’observer peut éclairer.

Eviter la culpabilité

La culpabilité est à éviter, car elle empêche d’avancer. La culpabilité, c’est contourner l’action. Le fait de punir n’a jamais été un apprentissage de sagesse : la punition peut éventuellement mener à ne pas reproduire un comportement, mais du moment qu’il n’y a pas d’acquisition de sens, tant que le sens de l’action n’est pas compris, la raison de la « mauvaise » action ne sera pas comprise et la personne vivra dans la frustration, la colère, d’où des addictions ou des comportements d’évitement.

En toute bienveillance

Eviter de juger, pendant juste 2 petites minutes. Ces deux minutes seraient bénéfiques à énormément de personnes. C’est un exercice que je propose en préalable, car on n’arrive pas à avancer dans le jugement, dans le diagnostic, dans l’évaluation. Ils sont tournés vers le passé et vers le déjà-connu.  On n’agit que dans l’action et vers l’inconnu, à savoir le non-déjà-connu.

Identifier ce qui pollue, renforcer ce qui nourrit

D’abord, on va s’appuyer et renforcer tout ce qui nourrit : toutes nos capacités naturelles sont des talents ! Changer le mot capacité par talent, ne coûte rien, mais change le sens !

Ensuite, identifier ce qui ne correspond pas à mon épanouissement, c’est identifier ce qui me pollue, ce qui ne correspond pas à mon vrai moi.

Donc, c’au contraire de la remise en cause de ma personnalité, d’éliminter ce qui nuit à l’expression de mon meilleur moi c’est une affirmation de ma personne !

C’est de meilleures chances de succès de meilleures chances d’être bien avec moi-même et avec les autres, en harmonie.

Identification à des opinions.

Dans le rejet et la méfiance que je rencontre parfois, je ressens une identification à ses opinions et à ses certitudes, aux vérités, qui semblent déstabiliser.  Mais si une certitude me mène à des comportements qui me nuisent, me mène à des idées négatives de la vie ou des autres, dois-je me blâmer ou blâmer les autres en restant arcbouté  à mes certitudes ? Me lamenter, me flageler, ou condamner les autres ?

Le fait de condamner les autres est très courant, et jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, même notre Président s’adonne à ce comportement immature.

Car les vérités évoluent ! Une personne qui pense toujours de la même façon sans savoir évoluer est-elle une personne « fiable, sérieuse » ? … OK, si je crois au Père Noël parce que, petit, j’y croyais et qu’il est hors de question de changer de croyance sinon je ne suis plus moi, que pensez-vous de moi ? … Il suffit de se tourner un peu vers soi-même pour se rendre compte qu’une personne qui s’identifie à ses vérités aura du mal dans la vie, car la vérité évolue, et ça s’appelle la maturité.

S’identifier à des vérités, c’est de laisser piloter par des automatismes. Il m’arrive régulièrement d’être contredit par une personne qui me donner un exemple totalement inverse à une de mes croyances. Alors, je change ma croyance, je l’enrichis, et parfois il m’arrive de vraiment l’abandonner. Il est où le problème, finalement, de savoir évoluer ?

L’idée n’est pas de changer les personnes, l’idée est que chacun d’entre nous puisse être beaucoup plus en harmonie avec ses vrais besoins et ses vraies envies, et être moins piloté par des automatismes qui sont parfois erronés.

Il ne va rien se passer dans le corps du moment que le cerveau continue de réagir selon des mêmes automatismes erronés.

Le cerveau pilote énormément de choses mais il comporte parfois des erreurs de programmation. Ce sont par exemple nos mauvaises habitudes. Nous sommes tous sujets à des mauvaises habitudes pas des mauvaises programmations.

Vouloir forcer le corps ne sert à rien sur le long terme, car si les mauvaises habitudes ne sont pas effacées, au bout d’un moment on va se retrouver à nouveau au stade du départ, en ayant en plus générer des frustrations entre-temps.

La PNL et l’hypnose en recours

Pour rectifier un processus automatique, j’utilise la PNL et l’auto-hypnose, des moyens simples et naturels, sans aucun effet indésirable, pour me sentir plus en harmonie avec mon environnement.

Un environnement incertain est source d’identifications

Souvent, je remarque que c’est quand mon environnement est incertain que je m’identifie à mes croyances. Les opinions et certitudes sont des croyances liées à des émotions instables. Alors, je perds mes nerfs et je deviens mes émotions, je les incarne au lieu de les laisser passer.

Ancrage

Il nous faut souvent de l’ancrage, de ne pas avoir besoin de trouver sa place dans l’environnement, mais d’être soi, partout, à tout moment, serein et en paix, dans n’importe quelle situation. Ce n’est jamais une situation qui est porteuse de tension, mais la manière dont nous les vivons. Voilà pourquoi la confiance en soi et l’estime de soi sont essentielles :

Une confiance en soi et non pas en des vérités figées qui sont extérieures et apprises de façon bête et méchante, mais une confiance appropriée. La confiance fait référence au « faire » : avoir le comportement et faire en toute confiance, en toute confidence avec mon être vrai : l’estime.

L’estime de soi, se réfère à l’être. Être soi permet d’être dans la singularité épanouie de la créativité permanente et libérée de Soi.  Visez les artistes, les sportifs, les gens connus et reconnus, qui « brillent de tout leur Être », que ce soit dans la rue ou à la télé.

Jeffrey Zeig – Exploring the Genius of Milton Erickson

résumé

M Erikson :  » la psychothérapie doit être adaptée à la
l’unicité de l’individu et non à la théorie hypothétique du comportement humain ». Ainsi pour chaque client il inventait une thérapie, unique, adaptée.

Frieda Fromm Reichman  » Les gens ne viennent pas à la psychothérapie pour avoir des informations, mais pour vivre une expérience ». Une psychothérapie ne se « réalise » pas au cabinet, mais à la maison, au travail, dans l’expérimentation d’un autre quotidien, différent !

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Quand un client arrive et dit « je suis déprimé » la réponse n’est pas uniforme. Si un patient a une infection bactérienne, va voir un médecin et que celui-ci lui dit « vous avez une infection bactérienne et que vous avez besoin d’un antibiotique »; si ce patient va voir un autre médecin il va dire la même chose, et le troisième médecin va encore dire la même chose.

Mais en psychothérapie, si vous consultez 10 thérapeutes différents, ce que chacun dira varierait grandement, entre ‘vous avez besoin d’antidépresseurs », « vous devez examiner vos schémas d’enfance », « vous devez changer votre alimentation », etc … Et une partie de la variation serait due à la prédilection du thérapeute, et votre orientation théorique va avoir des conséquences profondes.

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En pratique Ericksonienne, on va s’intéresser à la phénoménologie, c’est à dire essayer de comprendre l’expérience vécue par cette personne, essayer de comprendre le langage expérientiel de cette personne, que nous essayons de visualiser à travers la lentille de la personne, nous essayons de comprendre que le problème que la personne a amené avec elle était une construction de convenance, une catégorie.

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Catégories

La psychologie des catégories concerne la manière dont les gens apprennent, se souviennent et utilisent des catégories informatives et les regroupent. Considérons l’ensemble des objets suivants : de la poussière, des papiers, un écran d’ordinateur, deux stylos, une tasse et une orange. Qu’ont ces objets en commun ? Seulement qu’ils se trouvent tous sur mon bureau au moment où j’écris ces lignes. Cet ensemble de choses peut être considéré comme une catégorie, un ensemble d’objets qui peuvent être traités comme équivalents d’une certaine manière. Les représentations mentales que nous formons des catégories sont appelées concepts.

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ne pas traiter les catégories, mais ses composants.

Nous essaierons d’examiner les composants phénoménologiques du problème; Et en comprenant que ces composants phénoménologiques créent un système, en manipulant les composants, la catégorie change.  Les composantes de cette dépression peut être l’anhédonie, l’inactivité, le retrait social, une faible énergie physiologique, un processus de négativité ou un processus d’expansion, une énergie physiologique ou un processus d’être négatif ou un processus d’expansion, leurs propres réalisations physiologiques de sensation …

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Quand un client arrive et vous dit qu’il est déprimé, vous ne savez pas de quoi il parle, vous ne savez pas ce que ça veut dire phénoméno-logiquement pour ce patient. Et donc une question simple que n’importe qui pourrait poser est : « Comment savez-vous que vous êtes déprimé ? » « Quelle est votre expérience ? » et essayer ainsi de créer une carte phénoménologique des composants de l’expérience de cette personne. Puis comprendre l’effet systémique, l’effet boule de neige d’un petit changement de comportement et vous adopterez une approche systémique.

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INTERACTION AVEC LA PERSONNE

l’orientation ericksonienne c’est d’abord l’interaction avec le client, car chaque problème générique (« dépression ») est en fait complètement individuel, et enraciné dans la singularité de la personne.  Posture : Ce n’est pas être coach et client, mais deux compositeurs. Nous voulons que les personnes s’éveillent, et non pas qu’elles continuent de dormir, et deviennent acteurs.

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Attitude : positifs, nous construirions sur les atouts de la personne, nous serions centrés sur l’objectif, nous regardons vers notre résultat, où est-ce que nous voulons aller. Et nous voulons les éveiller à leurs ressources, et recontextualiser leurs ressources.

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La partie technique est comment on communique l’objectif, c’est l’emballage du cadeau.

Si la personne suit la suggestion directe, il n’y a pas besoin d’être indirect, mais à cause de la résistance naturelle du système,il faut souvent l’être : emballer le cadeau.

La quantité d’indirection à utiliser est directement proportionnelle à la résistance perçue. Donc on commence à être très direct, et ensuite on commence à devenir de plus en plus indirect en réponse à la résistance.

Par exemple on peut utiliser la technique interpersonnelle qui est l’une des méthodes les plus indirectes qu’Erickson a inventées et qui consiste à parler à la fois sur le plan social et sur le plan psychologique en même temps.

Nous pouvons utiliser une technique de confusion mentale pour amener le client à pratiquer le passage à l’acte fixé.

Les techniques ne guérissent pas, mais ce sont des façons d’emballer les idées. C’est ce que font les poètes en emballant les métaphores, c’est ce que font les réalisateurs de films quand ils emballent les images, c’est ce que font les chorégraphes quand ils emballent les gestes.

Réaliser versus Savoir : L’emballage conduit à vivre une expérience interne, dans l’inconscient, plutôt que de savoir, au niveau conscient. On peut savoir tout ce qu’on veut, tant qu’on ne l’a pas réalisé, ça ne change pas : le fumeur sait que fumer tue, mais tant qu’il n’a pas réalisé qu’il veut arrêter, il ne le fera pas !

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la composante de personnalisation

c’est ce que vous voulez communiquer, quel est le langage expérientiel de cette personne, comment pouvez-vous orienter la thérapie à travers la lentille de la personne, quels sont les modèles habituels de cette personne, quelles sont les choses que cette personne apprécie et comment pouvez-vous utiliser ses valeurs.

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Rêves intenses : Le cycle de la dépression – Joe Griffin

Entretien avec Joe Griffin – L’attrape-rêves

Comment faire face à une dépression grave en une seule journée ?

L’important est de savoir comment la dépression est fabriquée dans le cerveau. Une fois que vous l’avez compris, vous pouvez corriger le cycle inadapté incroyablement rapidement.

Depuis 40 ans, on sait que les personnes dépressives ont un sommeil paradoxal excessif. Ils rêvent beaucoup plus que les personnes saines. Ce que nous avons réalisé – et prouvé – c’est que l’introspection négative, ou les ruminations, que les personnes déprimées pratiquent provoque en fait ces rêves excessifs.

 

Mais comment le sommeil de rêve est-il responsable de la dépression ?

Mes découvertes montrent que, normalement, le sommeil onirique fait un excellent travail de ménage pour nous. Chaque nuit, il abaisse notre niveau d’excitation autonome. Les rêves sont des traductions métaphoriques de ces introspections éveillées – des sentiments et des pensées qui suscitent des émotions – sur lesquelles nous n’agissons pas lorsque nous sommes éveillés. Nous devons traiter nos pensées et émotions, et si nous ne le faisons pas dans le monde extérieur, nous le faisons dans nos rêves.

 

Le cycle de la dépression

Les personnes déprimées ont une surcharge de soucis non réglés, cela provoque des ruminations et débouche une surcharge de rêves.

Ces rêves intenses qui traitent les émotions non résolues consomment beaucoup d’énergie dans le cerveau.

De là ces personnes ont également moins de sommeil à ondes lentes, qui est l’élément le plus physiquement récupérateur du sommeil.

C’est pourquoi ces personnes se réveillent épuisées et incapables de se concentrer sur l’extérieur et de se motiver pour continuer à vivre.

 

Cela va à l’encontre des idées reçues, n’est-ce pas ?

Oui, c’est vrai. Mais nous avons filmé des centaines de cas et vous pouvez constater à chaque fois que quand les personnes déprimées commencent à parler de la dépression, elles parlent de se réveiller fatiguées et incapables de se motiver. Toute la journée, ils se sentent déprimés et émotifs. Beaucoup décrivent comment ils ont du mal à s’endormir à cause des pensées émotionnelles qui tournent en boucle dans leur tête. Et lorsqu’on leur explique comment ils s’infligent cela, l’explication suffit à les aider et à arrêter de ruminer.

L’explication courante que leurs médecins leur donnent est qu’il y a un déséquilibre chimique dans leur cerveau. Mais ce n’est qu’une demi vérité : l’autre moitié est que leur faible taux de sérotonine est un indice que leurs besoins ne sont pas satisfaits et qu’ils se sentent coincés – et non pas que quelque chose « cloche » dans la chimie de leur cerveau.

 

La chimie du cerveau n’est pas une cause, c’est un effet.

Vous dites à vos clients comment ils génèrent leur dépression, et ensuite ?

Nous utilisons une approche intégrée combinant des méthodes comportementales, cognitives et interpersonnelles. la relaxation, l’humour, des suggestions d’exercices, le tout basé sur ce que nous appelons les « données humaines », notre dotation génétique de besoins et de ressources.

Toutes les compétences qui peuvent l’aider à se reconnecter avec d’autres personnes et la communauté au sens large sont particulièrement importantes.

Par-dessus tout, nous les amenons à utiliser leur imagination différemment, ce qui n’est pas aussi difficile que cela peut paraître.

 

 

Quelles autres techniques utilisez-vous ?

Nous utilisons également la métaphore et la narration. Les gens sont habitués à entendre des histoires et des anecdotes car elles ne sont pas menaçantes. Une métaphore appropriée, contenue dans une histoire, peut contourner la défensive de l’esprit conscient et aller comme une graine dans le néocortex droit, qui comprend les schémas réactionnels.

Plus tard, quand le client pense à la thérapie, ce modèle dans le néocortex droit se déclenchera et établira des connexions spontanément, ce qui lui fera vivre une expérience « Aha ! » Il peut alors « s’approprier » l’idée, et il lui est plus facile de travailler avec elle.

 

tout ce que l’on voit dans un rêve est une métaphore

 

Exemple «  presque toutes les autres nuits je rêve de mon ex-mari, que j’essaie de me remettre avec lui et nous finissons souvent par faire l’amour ou je le poursuis et le supplie de revenir avec moi. Ces rêves sont vraiment déroutants, parce que mon ex-mari était physiquement et mentalement abusif et il m’a fallu beaucoup de force pour quitter ce mariage, et je suis très très heureuse en mariage depuis 17 ans avec mon mari actuel et mes deux enfants adolescents.

Le côté physique de notre relation a disparu mais mon mari est la personne la plus merveilleuse et aimante que je puisse souhaiter. La chose qui me dérange le plus dans ce rêve est qu’il est si fréquent et si réel, que je me sens vraiment coupable quand je me réveille. Je suppose que je n’ai pas réussi à tourner la page sur mon ancien mariage ? Des idées ?

 

Commentaire : le fait que vous couchiez avec votre ex-mari dans le rêve n’a rien à voir avec le fait que vous couchiez avec votre ex-mari, ce rêve ne suggère pas que vous avez un travail inachevé avec votre ex-mari, ce rêve est à propos du fait fait que vous avez des attentes que vous aimeriez avoir une relation plus intime avec votre mari actuel, et le fait que cela ne se produise pas donne lieu à des attentes non satisfaites, qui sont exprimées métaphoriquement dans vos rêves. donc le rêve n’est pas du tout à propos de votre ancien mari, mais de votre désir d’avoir une relation plus intime avec votre mari actuel.

 

Exemple. Un client était déprimé à l’idée de devenir incontinent. Il a commencé à parler de son oncle et de sa tante qui avaient une belle maison de campagne, où vivaient quelques membres de la famille et où tout le monde se retrouvait. Lui-même y allait souvent lorsqu’il était enfant. Et puis, petit à petit, il a commencé à introduire la métaphore – que comme la maison vieillissait, il y avait quelques problèmes d’humidité et de plomberie, mais personne ne semblait s’en soucier, tout le monde aimait toujours la maison et ils continuaient à y amener leurs familles et leurs amis.
Commentaire : En racontant cette métaphore, cette personne est sortie de sa peur de devenir incontinent, parce que son cerveau avait maintenant absorbé un plus fort schéma métaphorique qui pouvait prendre le pas sur celui qui l’avait déprimée.

 

Remplacer le Psy par les rêves

Les recherches montrent que toute thérapie ou conseil qui encourage les gens à faire une introspection sur ce qui les a rendus malheureux dans le passé aggrave la dépression. Ce type de thérapie est basé sur un malentendu qui remonte à Freud. Il avait un modèle de l’inconscient qui le considérait comme une sorte de fosse d’aisance souterraine – il pensait que les émotions qui n’ont pas été pleinement exprimées sont retenues dans ce cloaque de répression, et le travail du thérapeute est de libérer les émotions nocives et ainsi libérer la personne.  Mais cela ne fonctionne pas. La recherche a montré sans ambiguïté que les rêves font cela pour nous chaque nuit. En d’autres termes, la nature a inventé le mécanisme émotionnel de la « chasse d’eau » bien avant que Freud ne le fasse. Ce type d’approche thérapeutique, en encourageant l’émotion, l’excitation. l’introspection, travaillent en fait contre la nature.

 

Qu’est-ce que le givre humain ?

Nous avons des besoins physiques et émotionnels fondamentaux qui doivent être satisfaits pour que notre esprit puisse s’épanouir et se développer au maximum de son potentiel.

La dépression est généralement causée par l’inquiétude de voir ses besoins fondamentaux non satisfaits – besoins de contrôle, de sécurité, de sens, d’intimité, de connexion, etc. – et par une mauvaise utilisation de certaines de nos ressources innées.

L’inquiétude, par exemple, est une mauvaise utilisation de l’une de nos ressources innées les plus puissantes, à savoir l’imagination. Au lieu d’imaginer une issue heureuse à un « problème », nous imaginons que le problème perdure et s’aggrave.

 

Vous vous êtes aussi aventuré dans un des plus grands champs de mines, la psychose, où vous suggérez que la schizophrénie est une réalité éveillée traitée par le cerveau rêveur. Comment cela ?

D’abord vous devez séparer l’état REM dans lequel le rêve se produit du contenu, qui est le rêve. L’état REM a les mêmes caractéristiques que l’état hypnotique. Le néocortex gauche est généralement beaucoup moins activé, nous avons un accès instantané à la métaphore et à nos émotions, et nous répondons à nos propres entrées émotionnelles bien plus qu’à la réalité extérieure.

Imaginez maintenant quelqu’un qui a été si stressé et déprimé que son processus de rêve s’est effondré : son cerveau ne parvient pas à sortir correctement de l’état REM. Il doit alors essayer de donner un sens au monde éveillé, mais il est coincé dans l’hémisphère émotionnel, le droit … dont le seul langage est la métaphore. C’est un endroit effrayant. Cette personne va expérimenter toutes sortes de choses bizarres.

Par exemple, entendre des voix : les pensées de l’hémisphère gauche sont toujours générées chez une personne psychotique, bien qu’elles soient submergées par la puissance de l’état REM dans lequel elles sont maintenant largement à l’extérieur. La seule façon pour le cerveau rêveur de l’hémisphère droit de donner un sens aux pensées de l’hémisphère gauche est de le mettre dans la métaphore « entendre des voix ». Et, comme dans le rêve, votre sens du moi est dissous, parce que vous jouez maintenant le scénario d’un rêve.

Donc, si vous essayez de traiter la réalité, vous n’aurez pas un sens du moi avec lequel orienter les expériences qui arrivent, et vous allez sentir que quelqu’un d’autre doit contrôler tout.

Nous ne disons pas que c’est une explication complète de la psychose, mais lorsque nous l’avons présentée à des personnes ayant vécu une psychose, elles nous ont dit : « Merci mon Dieu, ça me paraît tellement logique ».ils peuvent voler et sauter par-dessus des maisons et ils trouvent que ces rêves sont plutôt

Soyez le héros de votre vie ! Présentation de Coaching

« Un héros est un individu ordinaire qui trouve la force de persévérer et d’endurer en dépit d’obstacles écrasants ». C. Reeve

Les gens qui ont réussi ont un point commun : ils sont obstinés, persévèrent, disciplinés. Très souvent, ce ne sont pas du tout les meilleurs de leur domaine qui sont les plus connus, mais ce sont ceux qui proposent quelque chose d’original et qui le montrent, et qui savent attirer l’attention. Et pour arriver à cela, il faut persévérer.

J’ai passé quelques années dans le monde du vin, et j’ai côtoyé un gratin de vignerons connus et recherchés dans les plus grands restaurants. Mais en cherchant un peu, j’ai découvert que tous des gens si brillants ont trébuché 99 fois pour réussir 1 fois, qu’ils ont testé 99 fois pour valider 1 nouveauté, mais qu’ils ont persévéré.

Evidemment, vous serez toujours abreuvé par les exemples de ceux qui ont réussi par la ruse, par l’héritage, et même par la bêtise. Mais je ne vous parle pas de ces gens, car ils sont quasiment tous malheureux. L’explication est simple : ils savent que leur célébrité n’a pas de valeur pour eux-mêmes, car personne ne peut mettre de la valeur dans le fait d’avoir la vie facile. De plus, elles ne durent pas !  Donc, un conseil, oubliez les fortunes faciles !

Revenons à la vraie vie : soyez le héros de votre vie !

« Un héros est un individu ordinaire qui trouve la force de persévérer et d’endurer en dépit d’obstacles écrasants ».

La plupart d’entre nous ne sommes pas nés avec un esprit de persévérance suffisant pour être un héros. Mais ça s’apprend !

Vous pouvez vous concentrer à être un parfait professionnel dans votre domaine. Mais si vous oubliez de travailler votre persévérance et votre obstination à réussir ce que vous voulez réussir, votre expertise ne sera pas mise en valeur.

L’envie de réussir, c’est comme un muscle, ça se travaille chaque jour. Chaque un d’entre-nous possède des ressources pour y arriver. Lesquelles sont les vôtres ? Comment vous pouvez les mettre en oeuvre ? Si vous pensez ne pas en avoir, reprenez vos échecs répétés, afin d’y voir ce que vous possédez comme atouts dans ces schémas. Avec qui vous pourriez avancer sur votre chemin ?

Afin de faire de vous le héros de votre vie, faites-vous accompagner par un coaching ! Le temps de forger vos armes, le temps de lancer votre carrière à vous, personnelle, celle qui vous sied si bien, celle qui vous fait vous sentir le héros de votre vie, prenez quelques séances de coaching d’accompagnement !

la dissociation naturelle comme un outil thérapeutique puissant – Outil de Coaching

la dissociation naturelle comme un outil thérapeutique puissant

Par Mark Tyrrell

comment utiliser le « langage dissociatif » pour faciliter l’hypnose et la thérapie ?

1 Parler directement à la partie que vous devez atteindre

Cette approche commence immédiatement à  » diviser  » le sujet – une condition préalable à une hypnose efficace.

Cette partie inconsciente s’occupe de la gestion toutes les toxines, celle qui régule votre tension artérielle et votre fonction pulmonaire, celle qui veut que vous viviez une partie de vous pense qu’elle veut continuer à fumer, mais une autre partie, celle qui doit en fait s’occuper pleinement le plus longtemps possible, la partie inconsciente de vous, est la partie à laquelle je vais m’adresser aujourd’hui…

Le corps de chaque fumeur veut qu’il arrête de fumer. C’est donc à la partie du cerveau responsable de la santé du corps que nous devons faire appel, et non à la partie qui a été conditionnée à fumer.

2 Parler de l’esprit inconscient

Ici je décris explicitement la séparation conscient/inconscient comme une induction hypnotique en soi. L’une des façons les plus efficaces d’hypnotiser quelqu’un est de lui décrire l’hypnose.

Maintenant, vous avez un esprit conscient, la partie qui analyse ce qui se passe, qui évalue les choses logiquement… et vous avez un esprit inconscient, la partie qui rêve pour vous la nuit et apprécie les choses spontanément sans que vous ayez à y penser, la partie qui régule votre réaction de clignement lorsque vous n’êtes pas conscient… et c’est cette partie de vous qui peut vraiment apprécier ce processus d’entrée en transe…

3 Donnez à l’esprit conscient quelque chose à faire

Ok, maintenant, alors que vous comptez à rebours dans votre tête de cent à un, une autre partie de vous peut commencer à remarquer que la relaxation se répand dans tout le corps…

4 Gardez l’expérience et l’identité séparées sur le plan linguistique

Parler en termes de  » cette dépression  » ou de  » ces mauvais sentiments  » permet de distinguer et de séparer l’identité réelle d’une personne de la dépression qu’elle peut ressentir.

« Je veux que vous vous relaxiez plus profondément est un appel à l’esprit conscient et dans un moment ou deux, une partie de vous [l’esprit conscient] peut commencer à remarquer que la relaxation se répand dans ces jambes… »

 

Coaching : comprendre les problèmes – Module 5 partie 1

Lorsque quelqu’un souffre, c’est parce qu’un besoin (ou un besoin perçu comme tel) reste insatisfait.

Cela peut être dû à :

– Un système d’orientation défectueux. Il s’agit d’un terme qui signifie que les traits inhérents qui aident habituellement les gens à satisfaire leurs besoins sont absents ou dysfonctionnels. Cela peut être dû à une maladie congénitale comme l’autisme, à un « trouble de la  personnalité », à une maladie ou à une lésion cérébrale. ou une blessure.

– Un environnement déficient ou menaçant, comme le fait de vivre dans un pays déchiré par la guerre et peu sûr ou avec un partenaire menaçant et abusif. Nous satisfaisons nos besoins à partir de notre environnement, donc si l’environnement lui-même est mauvais, nous pouvons échouer à satisfaire ces besoins.

– Un apprentissage émotionnel qui cause des problèmes. Il s’agit par exemple de l’impuissance apprise et le syndrome de stress post-traumatique, ainsi que de nombreuses autres types d’erreurs d’adaptation. Les aliments réconfortants ne fonctionnent pas aussi bien que nous l’imaginons. et peuvent nuire à notre santé.

Et bien sûr, les problèmes d’une personne peuvent être dus à une combinaison de ces facteurs. Par exemple, une personne qui a reçu un apprentissage émotionnel fort selon lequel la vie est essentiellement menaçante et dangereuse peut choisir de vivre dans un environnement qui offre peu d’opportunités de satisfaire plusieurs des besoins primaires.

Examinons donc tour à tour chacun des facteurs de formation et de maintien des problèmes émotionnels.

1 : Le « système d’orientation défectueux ».

Une personne peut avoir des difficultés à répondre à ses besoins en raison d’une maladie héréditaire ou d’un dommage physique. Cela ne signifie pas qu’elle ne peut pas être aidée. Il est essentiel de ne pas considérer les gens comme des « cas désespérés ». Nous pouvons travailler autour des handicaps et des déficiences et aider les gens à surmonter les difficultés et à mieux répondre à leurs besoins.

Exemple de cas – Terminer par une carte de la Saint-Valentin : Jeff est venu me voir parce qu’il avait l’impression qu’en raison de son syndrome d’Asperger. il lui était difficile d’établir des relations avec les gens. Bien qu’il soit beau garçon et qu’il ait eu un certain nombre de petites amies, il a toujours, comme il le disait, « tout raté » d’une manière ou d’une autre. Il a récemment mis fin à une relation avec une femme mais a tenu à rester ami avec elle. Il ne pouvait pas comprendre pourquoi elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui.

« Comment avez-vous fini votre relation avec elle ? » lui ai-je demandé.

« C’était le jour de la Saint-Valentin. Je lui ai envoyé une carte de Saint-Valentin et j’ai écrit que je ne sortirai plus avec elle. »

Jeff est un gars très gentil, Mais sa cécité au contexte social le rendait solitaire et confus, son « système d’orientation défectueux » l’empêchait de vivre une vie pleinement satisfaisante.

Ensemble, nous avons entrepris d’écrire un « manuel d’instructions » complet pour chaque situation sociale dans laquelle il pouvait se trouver, afin qu’il puisse apprendre par cœur ce qu’il faut faire dans chaque situation. Je lui ai rappelé qu’il pourrait parfois avoir besoin d’être « un peu flexible ».

Il a découvert que le fait d’écouter les gens et de parler pouvait les aider à se sentir liés à lui. Il a pris ce manuel et a travaillé « de l’extérieur » sur ce que la plupart des gens assimilent instinctivement « de l’intérieur », et cela a transformé sa vie. J’étais un peu inquiet qu’il ait l’impression que je le traitais avec condescendance, mais il faut travailler à partir de là où se trouve la personne. Et pour lui, c’était parfait, ça l’a aidé à mieux répondre à toutes sortes de besoins dans sa vie.

 Attendez toujours le meilleur :  N’abandonnez jamais personne… on peut faire quelque chose pour eux. Nous pouvons aider les gens à répondre à leurs besoins même s’ils sont limités – et parfois à un degré stupéfiant. C’est pourquoi nous devons toujours attendre le meilleur. Ce n’est pas parce que quelqu’un est né avec une maladie, cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas être aidé, voire même guéri complètement. Il est également important de ne pas étiqueter les gens si cette étiquette risque de les limiter. Nous savons que les gens peuvent apprendre de nouveaux comportements et vivre de nouvelles expériences en dépit des traits innés incapacitants ou des dommages supposés insurmontables. Et lorsque nous avons examiné la personnalité dans le module deux, nous avons vu que la science émergente de l’épigénétique indique que l’expression de l’ADN peut être modifiée par l’expérience.

Dans de nombreux cas, le mode de vie, la façon dont nous vivons, peut parfois modifier considérablement ce que l’on appelle le « destin génétique ». Chaque fois que vous pensez que quelqu’un est sans espoir à cause d’un « trouble fixe », pensez à ce cas étrange. réfléchissez à ce cas étrange. Gardez vos attentes et vos croyances sur ce qui pourrait être possible, positives et ouvertes.

Un mauvais diagnostic ?

 Certaines formes de souffrance humaine peuvent être identifiées à tort comme un « système de guidage défectueux » ou un « mauvais conditionnement émotionnel », alors qu’il n’en est rien. Par exemple, à l’époque des premiers travaux de Sigmund Freud, des affections comme l’épilepsie, certaines formes de traumatismes crâniens fermés (où les dommages ne sont pas évidents de l’extérieur) et la maladie de Parkinson étaient toutes considérées comme étant d’origine psychologique plutôt que physique. Les abus sexuels sur les enfants – problème environnemental s’il en est – étaient considérés par Freud (et par nombre de ses disciples jusque dans les années 1970) comme des projections psychologiques de fantasmes d’enfance plutôt que comme de véritables abus. (1)

La situation est-elle meilleure aujourd’hui ?  « C’est ce que vous êtes, pas ce que vous vivez ! » De nombreuses pathologies telles que la dépression et la toxicomanie sont actuellement considérées comme des affections physiques ayant une base purement biologique – comme l’autisme – plutôt que comme des affections pouvant survenir en raison de facteurs extérieurs tels que l’environnement et/ou un apprentissage défectueux. Et les affections physiques doivent être traitées par des médicaments, n’est-ce pas ?

Cette « médicalisation » de la souffrance humaine est contredite par de nombreuses recherches qui montrent que les gens peuvent apprendre la dépression ou la dépendance des autres, et que l’apprentissage de l’impuissance à un stade de la vie peut conduire les gens à être déprimés plus tard. Cela soulève de sérieuses questions sur les justifications offertes pour la prolifération des produits pharmaceutiques destinés à traiter ces troubles prétendument « physiques ».

Est-ce trop espérer que la mode actuelle de médicalisation de la souffrance émotionnelle sera un jour reconnue comme aussi naïve et ignorante que l’hypothèse selon laquelle les crises d’épilepsie sont dues à une névrose ou à un désir sexuel non résolu dans l’enfance ?

 

2 : l’environnement

Travailler et vivre dans un environnement hostile, abusif ou peu stimulant peut avoir des effets dévastateurs sur la santé mentale.

L’augmentation considérable des taux de dépression, en particulier chez les jeunes, observée ces derniers temps, ne peut pas vraiment être expliquée par des modifications génétiques des substances chimiques du cerveau – les gènes humains ne changent tout simplement pas aussi rapidement. Mais les sociétés le peuvent et le font. Et les énormes changements sociétaux qui ont eu lieu au cours des dernières décennies sont l’explication la plus probable de ce phénomène.

Parfois, les problèmes de votre client sont tout à fait compréhensibles lorsqu’ils sont considérés d’un point de vue environnemental. L’environnement étant une chose sur laquelle nous pouvons avoir au moins une certaine influence, il est important d’explorer avec eux ce qu’ils peuvent faire, soit pour mieux s’adapter à l’environnement dans lequel ils se trouvent, soit pour apporter à cet environnement des changements qui pourraient améliorer leur vie. Je dois dire que, parfois, ma propre réaction (pas nécessairement verbalisée) face aux clients lorsqu’ils décrivent leurs conditions de vie au quotidien est la suivante : « Je ne suis pas du tout surpris que vous soyez terrifié, en colère ou que vous vous sentiez impuissant ! !! ».

Voici un exemple.

Exemple de cas – Paul était un homme brisé. Avec ses yeux ternes, sa posture fragile et décharnée et sa voix plate et fatiguée, j’aurais eu de la peine pour lui, même en le voyant de l’autre côté de la rue. Il a raconté avec tristesse comment son voisin lui rendait la vie difficile, à lui, à sa femme et à ses enfants, depuis huit ans. Chaque fois qu’ils quittaient ou rentraient chez eux, les voisins les raillaient, les maudissaient et les menaçaient. Sa voiture était continuellement recouverte de peinture, des graffitis obscènes étaient peints sur son pare-brise, la peinture était rayée, les pneus dégonflés. La police lui a dit qu’elle ne pouvait pas l’aider parce qu’il n’y avait pas assez de preuves tangibles pour montrer qui avait fait les dégâts. On avait « parlé » au voisin, mais c’était tout. Lorsque Paul est venu me voir, son voisin venait d’installer une caméra braquée sur la maison de Paul et avait même percé un trou dans le mur de Paul pour l’installer. La police disait toujours qu’elle avait les mains liées. Paul avait fait une dépression et avait été mis en arrêt de travail pour cause de stress. Il faisait des cauchemars et des crises de panique et son estime de soi était au plus bas. Son médecin lui avait prescrit des médicaments, mais ceux-ci ne lui convenaient pas et le rendaient malade. Pendant la majeure partie de notre première séance, Paul a gardé les yeux fixés sur le sol. L’une des rares fois où ses yeux se sont levés pour rencontrer les miens, il a demandé : « Mark… suis-je fou ? ». Ce à quoi j’ai répondu que je serais bien plus cinglé si j’avais vécu dans sa situation. Il a ri – et un éclat de lumière, l’espace d’un clin d’œil, a percé sa peine accumulée.

C’était un cas clair et net d’environnement causant la souffrance. Paul n’avait jamais connu d’anxiété significative avant que les problèmes avec son « voisin d’enfer » ne commencent.

Alors, que pouvons-nous faire pour les personnes qui ont simplement de mauvaises choses autour d’elles ? La sécurité d’abord ! Il est important de prendre en compte toutes les circonstances avant de suggérer des changements, afin de préserver la sécurité de votre client.

Ajuster les voiles

Nous pouvons aider les gens à changer leur environnement, du moins dans une certaine mesure. Nous pouvons explorer exactement comment et pourquoi leur environnement ne répond pas à leurs besoins, puis les aider à concevoir une stratégie progressive pour modifier leur environnement. En outre, s’ils ne peuvent vraiment pas changer leurs circonstances (ou du moins pas immédiatement), nous pouvons les aider à modifier leur réponse à leur situation. Cela changera la nature de l’impact que leur situation de vie a sur eux. Nous pouvons le faire, par exemple, en renforçant leur confiance en eux jusqu’à ce qu’ils puissent, par exemple, résister aux brimades, trouver un meilleur emploi ou même quitter un partenaire violent.

Aider quelqu’un à renforcer sa confiance en soi et son estime de soi, ou à développer un état d’esprit stratégique pour résoudre les problèmes de la vie, va souvent non seulement améliorer de façon spectaculaire ce qu’il ressent, mais aussi commencer à l’équiper et à le motiver pour faire d’autres changements qui l’aideront à répondre plus efficacement à ses besoins et à ceux de son entourage, quelle que soit sa situation.

Nous pouvons également aider les gens à mieux gérer leur environnement s’ils y réagissent à travers le prisme d’un apprentissage passé défectueux qu’ils peuvent corriger.

 

Une mise en garde à propos de l’environnement

Paradoxalement, il n’est pas certain qu’un environnement merveilleusement confortable et toujours sûr garantisse une bonne santé mentale. Les gens, les systèmes et même les institutions peuvent devenir plus forts dans l’adversité. (2) Nous ne devrions donc pas supposer qu’une personne est inévitablement affaiblie psychologiquement ou physiquement par son mauvais environnement passé ou actuel.

Nassim Taleb parle de trois états :

– Fragile : Fragile signifie facilement déséquilibré, bouleversé et endommagé ; se brisant facilement sous la pression ; incapable de faire face au désordre ; facilement vaincu ou rendu désespéré.

– Résilient : Résilient, c’est être assez résistant et fort pour supporter la pression ; c’est être capable de récupérer et de rebondir.

– Antifragile : Mais antifragile signifie (pour une personne, une institution ou un organisme) que l’on tire réellement parti de l’adversité et que l’on profite de l’expérience acquise tout comme le stress ou l' »adversité » de l’exercice physique peut renforcer les muscles et les os.

Nous pouvons aussi aider les gens à aller de l’avant. Cherchez comment le passé difficile ou l’environnement actuel de votre client a pu le rendre plus ingénieux, ou les a renforcés d’une autre manière.  C’est pourquoi demander à quelqu’un ce qu’il a appris de l’adversité peut être si important. et tous les effets renforçants des adversités de la vie de nos clients peuvent être peuvent être utilisés en thérapie pour renforcer l’image positive que la personne a d’elle-même. (3)

 

3 : L’apprentissage émotionnel

Les êtres humains sont facilement conditionnés émotionnellement par leur environnement.

Nous sommes des « machines à apprendre » qui apprennent en permanence. La question est de savoir si ce que nous apprenons nous aide ou nous entrave-t-il ? Ou, comme c’est parfois le cas avec l’impuissance apprise, nous aide-t-il pendant un certain temps mais ne nous sert plus lorsque les circonstances changent ?

Les problèmes surviennent lorsque les gens produisent des schémas erronés après une expérience unique ou une série d’expériences émotionnellement intenses.

N’oubliez pas qu’une mauvaise adaptation des schémas réactionnels est le « carburant » qui maintient l’expérience continue de :

– le stress post-traumatique

– les phobies

– Fétiches sexuels

– Dépendances – qui sont souvent des tentatives mal dirigées de répondre à des besoins.

– Pensées dépressives.

Un apprentissage émotionnel défectueux peut conduire les gens à « globaliser » inconsciemment le négatif, à avoir peur de l’ensemble de la vie après avoir été exposé à des parties de la vie qui leur font peur. Ainsi, de nombreux clients auront des problèmes à cause de la façon dont ils ont été conditionnés émotionnellement.

Leurs problèmes peuvent être aggravés si leurs difficultés ont été attribuées à tort à une maladie (voir la section Un : un « système d’orientation défectueux » ci-dessus).

La correspondance des modèles est une réponse inconsciente aux stimuli de l’environnement, et elle est beaucoup plus rapide que la pensée. C’est l’une des raisons pour lesquelles il peut être difficile de travailler de manière purement cognitive et consciente avec une personne qui a un schéma de correspondance défectueux.

 

Un mélange de tout cela ?

Il n’est pas toujours facile de démêler un élément de formation de problème d’un autre lorsqu’il s’agit de déterminer les besoins de votre client. La personnalité inhérente, l’environnement et le conditionnement émotionnel peuvent se chevaucher.

Par exemple, une personne naturellement anxieuse peut être plus facilement être traumatisée, et pourra donc modifier son environnement, peut-être en réduisant ses contacts sociaux pour se sentir plus en sécurité. mais cela peut conduire à un isolement croissant, qui devient lui-même un problème.

 

Donc, pour résumer…

Les personnes rencontrent des problèmes pour une ou plusieurs des raisons suivantes :

– Ils ont un « système d’orientation défectueux » dû à un héritage génétique ou à des lésions cérébrales.

– Ils vivent dans un environnement qui ne suffit pas à répondre à leurs besoins.

– Ils ont appris, à un niveau émotionnel et inconscient, à réagir à des situations qui leur causent des problèmes.

Il est important de déterminer clairement lequel des éléments ci-dessus est à l’origine des problèmes de votre client afin de pouvoir déterminer les stratégies thérapeutiques appropriées. Ensuite, nous verrons comment, en essayant de résoudre leurs problèmes, les clients peuvent en causer d’autres. Et nous examinerons le rôle du déni et la façon dont les doubles contraintes destructrices peuvent rendre difficile pour les clients de résoudre leurs problèmes seuls.

ressentir, vivre, pensées, émotions

Je déjeunais avec Delphine, une collègue et néanmoins amie avec qui les échanges sont toujours pleins d’enseignements parce que nous avons des points de vue très différents …

Delphine me parlait du travail. Elle avait pris un autre poste l’année dernière. Et elle s’étonnait, car la personne qu’elle a remplacée, Valérie, se plaignait très régulièrement de la charge de travail. Delphine aurait donc dû en souffrir aussi. Au contraire, Delphine se trouve sous-employée.

 » mais tu sais, je ne comprends pas, le boulot n’est pas excessif du tout, au contraire, Valérie est vraiment négative  »

Valérie avait donc un ressenti négatif de son travail. Elle le vivait mal, et son discours était congruent.

Je voudrais venir sur un point qui est récurrent dans le traitement des problèmes :
Souvent, les personnes ne parlent même pas de leur souffrance au travail. Et quand les personnes en parlent, si le manager daigne écouter la personne, ce qui n’est pas courant, la discussion s’articule autour des tâches du travail.

Mais cette façon de procéder n’est pas prioritaire selon moi et je pense qu’on perd énormément d’énergie. Car le travail n’est que le sujet !

C’est le processus qui m’intéresse !

Il pleut : pour l’un, ce sera triste, pour le suivant moche, pour le troisième beau, pour le quatrième ce sera une bénédiction, pour le cinquième une catastrophe.

La même pluie peut être « salvatrice » à tel endroit et « catastrophique » à tel autre endroit pour la même personne. Mais ce n’est pas la pluie qui est tout ça, ce sont les ressentis, les conséquences, les interprétations, les intérêts, les façons de penser….

Ici notre histoire, le processus dont je veux parler est le ressenti. Valérie vivait mal ce travail, et disait que la charge de travail était excessive. Alors que Delphine s’ennuie.

Pour Valérie, le coach accompagnateur se serait intéressé à sa manière de recevoir son activité pro : on déduit trop rapidement que les personnes qui n’y arrivent pas ne sont pas assez intelligentes, je fais ici un raccourci parce que je n’aime pas tourner autour du pot.

Or, la première chose à faire c’est de ne pas juger. On ne peut pas trouver des solutions à un problème si on le juge. En l’occurrence, les pseudos mesures de charge de travail sont des jugements, et pas des faits. Le fait de mesurer le temps moyen d’une activité ne permet pas de mesurer de sa charge de travail. C’est comme quand les constructeurs automobiles annoncent des consommations de carburant réalisées sur banc de test qu’il est impossible à obtenir dans la vraie vie, avec tous les inducteurs d’une conduite en milieu ouvert.

J’en reviens donc à Valérie. Le coach accompagnant s’intéresserait ici, au travers de questions, non pas seulement aux activités du job, mais à l’ensemble de sa vie professionnelle, et même au-delà selon les réponses de Valérie. Le parcours s’intéresserait aux ressentis, aux attentes, aux émotions, à la façon de penser, aux croyances, aux valeurs.

Autrement, Valérie risque de se retrouver dans un autre job où elle rencontrera les mêmes inducteurs de blocages.

Ce qui bloque n’est jamais extérieur

Quand un blocage a lieu, c’est toujours à l’intérieur que ça se passe. Le  » c’est sa faute  » ou  » c’est à cause de …  » qu’on accuse des personnes, la météo ou le gouvernement, n’est jamais que le stimulateur du blocage. C’est important oui de ne pas être dans un environnement qui stimule les blocages, mais seulement s’en éloigner n’est pas une solution durable. Certaines situations dans la vie sont incontournables, et beaucoup de personnes sont dans une résignation douloureuse qui fait qu’elles sont en état de survie au lieu d’être dans la joie de la Vie.

Observer, prendre un peu de recul, c’est un premier pas vers la libération. Simplement s’autoriser à adopter petit à petit une autre façon de voir les mêmes choses, c’est changer le processus à propos des mêmes sujets. Les sujets, souvent nous ne pouvons pas les éviter, parfois on peut changer de sujet, mais tant que le processus n’est pas harmonieux, les blocages restent en place.

Les ressentis génèrent des émotions, si elles stagnent ou reviennent sans cesse, c’est la porte ouverte au mal-être, aux maladies…

Psychothérapie Module 4 la mémoire partie 4 Mémoire traumatique

Psychothérapie Module 4 la mémoire partie 4 Mémoire traumatique

Mémoire traumatique

De nombreux souvenirs s’estompent tout naturellement. Vous vous souvenez peut-être encore de l’endroit où vous avez passé Noël en 1998 (mémoire explicite, sémantique et déclarative) mais le souvenir de l’expérience de ce Noël (mémoire déclarative épisodique) s’estompe.

Les personnes qui vivent une expérience traumatisante peuvent trouver leurs souvenirs très intenses et troublants au début, mais avec le temps, ils tendront progressivement à s’estomper jusqu’à ce qu’ils ne soient plus intrusifs ou perturbateurs, même s’ils restent désagréables.

Mais pour environ 25% des personnes ayant vécu une expérience traumatisante, les souvenirs peuvent s’aggraver. Il s’agit d’un trouble de la mémoire.

Ces souvenirs peuvent être liés à un moment où elles ont senti que leur vie (ou celle d’un proche) était gravement menacée, de sorte que le souvenir reste très actuel et sert de modèle de survie. Une réponse phobique à un souvenir est un stress post-traumatique.

S’il n’est pas traité, il peut conduire à des réactions persistantes et inappropriées à des situations non menaçantes mais métaphoriques du traumatisme d’origine, comme lorsque des feux d’artifice provoquent des flashbacks chez un vétéran de la guerre qui se sent alors tout aussi menacé qu’il l’était dans la zone de guerre.

Enfermé dans le traumatisme : Les souvenirs du SSPT sont stockés dans l’amygdale, la partie qui déclenche notre réaction de survie « combat ou fuite ». Lorsque cette réponse est activée, nous sommes gonflés d’adrénaline et de cortisol. Pendant une expérience très traumatisante, les niveaux élevés de cortisol, l’hormone du stress, peuvent bloquer le fonctionnement de l’organisme.

Le traitement du souvenir de l’événement par l’hippocampe est suspendu, celui qui devrait normalement le transformer progressivement en un souvenir à long terme. Il est, pour ainsi dire, ballotté entre l’hippocampe et l’amygdale.

La conséquence du stockage de ce souvenir dans l’amygdale, la partie « combat ou fuite » du cerveau est que chaque fois que ce souvenir est activé (par une correspondance erronée) la personne ressent une réaction de lutte ou de fuite, comme une alarme intérieure. La personne a alors l’impression que le traumatisme initial se reproduit. L’amygdale n’enregistre pas la notion de temps qui passe (comme le font les autres centres de la mémoire) elle n’a aucun mécanisme lui permettant de reconnaître que la menace appartient au passé.

 

Transformer les souvenirs traumatiques en souvenirs normaux

Pour apaiser un souvenir traumatique, il s’agit de changer la relation avec l’évènement (toujours actuel) pour en faire un souvenir.

L’amygdale doit apprendre qu’il est possible de visualiser l’incident tout en restant profondément calme. La façon la plus simple de faire cette conversion est d’utiliser de la technique de rembobinage.

 

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