Catégorie : rêves en mots (Page 3 of 4)

The World within Us – Français

Voilà, l’histoire est écrite,

le passé est mort, le futur n’est pas né

et le présent porte les stigmates de la lèpre;

 

L’arrogance des scribes, bardés de connaissance, saccage sans merci les mythologies du passé, car le raisonnement a la froideur de la pierre dans le jardin de la liberté.

 

 

 

Poussés par le large, de profonds courants m’entraînent;

Propulsés par leur propre complétude, les archétypes jaillissent
des profondeurs de l’inconscient;

 

A la surface, le canot est ballotté et la brise se lève,

la substance de la pensée, liquide comme l’océan,

les îles et les continents, les idées et les opinions,

la terre est notre asile mais la mer nous attire vers le large;

 

La nuit descend sur les eaux, et l’étrange réalité découvre la terre,

Les rêves mêlés des hommes glissent au gré des vagues,

suivent l’ondoiement des abysses et s’échouent sur la grève,

les crêtes éclatantes des écumes et le chuchotis des créatures de la mer montent à la surface.

 

 

 

Nous nous plongeons rarement dans la mer de nuit quand l’aube se dessine sur l’ horizon

Les forces obscures qui nous tenaient sous l’eau s’écartent pour laisser place au jour,

Le sentiment éphémère de nos vies se cristallise à nouveau;

 

Et dans cet état d’éveil nous participons à l’essence de l’inconscient,

nous nous solidifions comme la terre,

nos idées et nos opinions font de nous des îlots que les mers relient.

j’ai préparé la montgolfière

Viens viens je t’emmène j’ai préparé la montgolfière,

viens t’y blottir en toi, dans la nacelle qui garde protège

le grand ballon l’immense ballon se remplit d’un air plus léger que l’air,

l’air de rien cet air est celui de l’amour des êtres, l’amour de toute chose, l’amour en toute chose.

 

Et la montgolfière s’élève tranquillement dans les airs,

et la montgolfière prend de la hauteur….

 

petit à petit, le bruit de la folie des hommes en noir se fait plus lointain,

et petit à petit le brouhaha se dissout dans le silence du vent d’ailleurs, un nouvel ailleurs sous la forme des musiques d’un paysage nouveau

 

et à mesure que la montgolfière s’élève, disparait l’odeur rance de l’angoisse des peuples assoiffés de leur propre sang, remplacé dans la fraicheur renouvelée de l’air d’en-haut.

 

et à mesure sur la montgolfière s’élève, le regard de la foule agitée s’élève vers les courbes harmonieuses des montagnes nouvelles qui se dessinent au lointain, baignées par le soleil, des nouvelles couleurs qui remplacent le gris des hommes en gris

 

Tu peux sentir la nacelle sous tes doigts et le tressage d’osier te rappelle que c’est en croisant un bois souple qu’on obtient la plus solide des nacelles

 

Soleil, pluie et vent sont indifférents et envoient sans demander de retour toute leur énergie, le soleil est Soleil et nous réchauffe, la pluie est pluie et se contente d’arroser notre Terre Mère, le vent fait son job, balaye et fait circuler, chacun fait sa tâche avec liberté, chacun influence le suivant, chacun s’accorde et c’est un arc-en-ciel qui se forme quand tous sont là, tous ensemble dans le même ciel !

 

Comme eux, la montgolfière porte en elle toutes les couleurs, toutes mélangées elles seraient noires, mais toutes assemblées elles font l’arc en ciel, alliance des couleurs alliances des sens, donne du sens au pire non-sens, l’essence de la vie coule en nous.

 

Tu peux te relever et regarder par-dessus la nacelle, porter ton regard haut, droit, et loin, et dans l’air des hauteurs les nouvelles odeurs t’apportent la voix de la nouvelle voie, un air nouveau remplit tes poumons et tu respires tranquillement, paisiblement, tu n’as rien à faire, tout est déjà accompli, il n’y a plus qu’à admirer le paysage.

 

De là-haut tous les êtres chers sont en sécurité, là-haut ils ne pourront pas venir nous chercher, c’est un ailleurs où ils n’ont pas de prise, ou l’angoisse et les peurs, les combats et les armes n’existent pas, c’est un endroit sûr, protégé, paisible, où tout est positif.

 

Prière pour la paix, la compassion, l’Amour de tout et gratitude

22 Juin – Une étrange douleur, une douceur qui saigne

Une étrange douleur, une douceur qui saigne, un air pur qui effleure mon âme mais qui me fait mal, qui réveille la vie en moi, une existence intérieure que j’avais oubliée, noyée dans le quotidien, enfouie dans les activités multiples qui se chevauchaient si bien pour masquer le manque…

Oui, c’est un manque une absence, une douleur lancinante, un oiseau qui reprend son envol mais qui me laisse, moi, seul sur le fil, peur de la liberté, peur de prendre mon envol vers la vie, celle qui m’appelle à nouveau mais que je ne vois pas, insaisissable, inodore et incolore…

…un prénom, une femme, une fleur, une courbure de collines, une émotion, une sensation, vecteurs ou causes et objectifs, je ne sais pas, mais « sa » pensée est douleur, « elle » toute entière est douceur pour mon âme qui se réveille.

Quels sont les calculs du hasard pour arriver à point, à pic, à tombe pile poil justement, pour me glisser à l’oreille que je vis encore, que la vie est devant moi, que tout reste à vivre, que la vie est belle et sublime dans l’amour du lendemain…

Pas de hâte, demain sera un autre jour et le soleil nouveau éclaircira mon chemin, sentier escarpé actuellement, j’ai quitté l’autoroute de l’oubli pour prendre ce chemin des écoliers, quitte à me perdre…

Demain sera plus clair, j’en suis sûr, demain sera un peu de toi en moi, un peu de moi en moins et la Vie en plus beau…….

 

29 Septembre 2004

Quand le monde dans folle ronde devient trop gris,

au-delà des nuages là où brille la lune je m’enfuis,

me coucher dans ses prairies de blancheur éternelle,

et dans la torpeur de ton image m’endormir, ma belle cruelle…

4 Septembre 2015 es paysages défilent et perdent leurs couleurs comme le soir tombe sur la Terre

Les paysages défilent et perdent leurs couleurs comme le soir tombe sur la Terre,

Les méandres paisibles et paresseux des cours d’eau charrient les débris d’émotion

Chaque arbre s’enfuit dans le temps qui crie la distance qui nous sépare

Je reviens du pays de ton absence

 

Là-bas le vent balayait mon esprit encombré des volutes de ta présence

Et les vagues ramenaient sans cesse ton image sur la grève

Lancinante mélodie de ton empreinte, chaque vague déroule un peu plus ton éloignement

Sur les longues plages de ton absence

 

L’inavoué guerrier à l’âme perdue

Ne voulait plus croire à la flamme éternelle

Refoulant dans l’ombre de ses rêves les matins clairs

Jusqu’à ce voyage dans ton absence

 

Quelle est donc cette chaleur sourde dans la poitrine, ce nœud dans l’estomac,

Ces jambes de coton qui pourtant me porteraient jusqu’au bout du monde

Pourvu que ma tête soit emplie jusqu’au plus profond de mon être,

de ton prénom, de ton prénom et encore de ton prénom, mon absente

 

J’ai laissé mon coeur là-bas dans l’écume de nacre

J’ai laissé mon âme là-bas dans les embruns du vent d’ailleurs

mon coeur attend que tu le ramasses tel un coquillage

mon âme viendra caresser tes rêves sur les rives de ton sommeil

 

J’ai laissé au vent là-bas le soin de faire chanter,

Une dernière fois mon cœur avant la fin des lendemains

Je n’en peux plus, lassé de chercher, buter et d’errer,

Dans les récifs des côtes de ton absence

 

Je reviens de ce pays-là, cœur et corps déchirés

Seule brûle encore bien malgré moi

La flamme de la vie cet espoir satané

Rapporté du pays de ton immense absence

 

Il faudra un jour que je m’endorme sur ces lointaines plages

Et mourir d’attendre que l’hypothétique délivrance de l’Amour

enflamme l’horizon et déchaîne les dieux du ciel

dans l’écume grelottante du clair de lune

 

irons-nous un jour sur ce bout de Terre

où nos pas accordés dans le mystère

unissent dans nos vagues à l’âme et nos corps enroulés

au vent du pays de l’oubli ?

je ne savais pas, je te rêvais

Ado, souvent assis à cette table, une vieille lampe allumée même en plein jour chauffait doucement ma main,

les volutes de mes pensées légères enveloppaient aisément les rêves les plus fous d’un bonheur absolu,

je relevais la tête par-delà le paysage derrière la maison,

par delà les champs retournés qui faisaient le dos rond sur l’horizon au gris uniforme,

au-delà de l’enclos des chevaux qui de leurs jambes graciles piétinaient le reste de neige craquante,

et mon esprit tout entier s’envolait vers cette hypothétique amoureuse idéale,

que j’imaginais qui m’attendait là-bas, par delà l’horizon,

que j’irai rejoindre pour la chérir, que je protégerai,

celle que je chercherai toute ma vie et qui me manquait tant…

est-elle brune est-elle blonde, vit-elle au pays du soleil ou dans les brumes,

mon cœur saignait déjà pour celle que je n’avais jamais vue encore,

et qui me manquait tant…

Je ne savais pas encore que je ne te rencontrerai jamais

Je ne savais pas encore que je ne rencontrerais jamais,

cette princesse au cœur pur,

cette ingénue au parfum envoûtant,

cette muse au souffle tiède d’amour…

 

… Pourtant ce soir encore, je suis là, et je l’imagine encore, intacte, fragile et forte,

cette fée venue du monde lointain au plus profond de moi,

quelque part entre la rêverie et cette étrange réalité,

quand la nuit enveloppe jusqu’au halo du lampadaire,

entre les notes en mode mineur d’un piano paresseux,

quand la nuit enveloppe mes derniers rêves enfants…

Vieille Fée

S’il m’était conté toute la splendeur de tes atours,

Je resterai jusqu’au bout du jour et jusqu’au bout de la vie,

A boire les paroles ensorcelées de la vieille fée,

Et avant d’en avoir fait tour et détour, juste une virée,

Poindrait déjà le jour nouveau sans que soit venue la nuit.

 

Sans date

Non daté – Amour, amour, qui es-tu ?

Amour, amour, qui es-tu ? pourquoi tant de souffrance,

Pendant que les secondes dansent, en silence dans ma décadence,

Tout en science mes pensées balancent, tancées dans les mers de vos absences,

Vous mes doutes et mes espoirs faites femmes, femmes, femme,

Qui devant les ébrouements se pâment, qui devant les fissures ricanent,

Si belles vous êtes si belles et je vous aime, au plus profond de mon être,

Bien plus que vous n’aimez aimez, bien plus que vous n’imaginez,

Pas comme vous, pas comme, pas comme vous imaginez,

Dans un amour qui est gravé tout au fond de moi, vous n’atteindrez et n’en rêvez,

Moi j’ai tant espéré, espéré aimer, vous, vous m’aimez, vous m’aimez tant.

 

Non daté

La Franche Comté, franchment

 

La Franche Comté : Territoire coincé entre la France, à laquelle elle est administrativement assujettie, et la Suisse, de laquelle elle est financièrement dépendante. A l’instar des opinions politiques de Francois Bayrou, il est impossible de dessiner précisément ses contours et seule une carte de l’Europe permet de la distinguer : elle est située juste à côté du trou Suisse. Dans Franche-Comté il y a Franche, d’accord, mais franchement on s’en fout car on s’intéresse au comté, le fromage suisse Français sans trous paceki faut pas gâcher. La franche comté compte autant de plateau que de fromage. D’ailleurs ce fromage ne peut être fabriqué que dans cette région froide, car il y meule. Dans comté il y a aussi compter, ce que font les montres qu’on portait autrefois au poignet mais qu’il fallait être à six pour la remonter, on en fit donc des horloges qui ont l’avantage d’avoir une précision toute relative et bien mieux adaptée au rythme de vie local. Au moins deux personnages célèbres ont été fabriqués dans les fromageries comtoises, à savoir un peintre courbé et une écologiste recourbée. Au moins deux personnages inconnus proviennent des horlogeries comtoises, à savoir M André Lecoustre et Madame Lucienne Ducheval, qui ont d’ailleurs un point commun à savoir la passion pour l’ostreiculture, ce qui est totalement déraisonnable puisqu’il n’y a pas d’autrichiens en Franche Comté. La Franche Comté ne compte aucune ville connue, d’ailleurs on n’y a découvert aucune ville. Mais elle se rattrape par le nombre impressionnant de ses vaches, les comtoises, plantées harmonieusement dans la neige et qui produisent le fromage ou cancoillotte, c’est selon leur humeur. Les aéroports Franc-Comtois sont les plus sûrs du monde car on n’y a jamais enregistré aucune menace d’attentat, ni aucun bagage non plus. La franche-comté abritte un nombre impressionnant de grottes aussi profondes que l’accent de ses habitants, mais là non plus on n’y a pas trouvé aucun objet qui laisserait croire qu’il y eut une vie une vie avant ma sœur, aucune vie pré-hystérique. La douce harmonie avec la nature et la préservation de la pollution ainsi que l’absence d’invasion berbère produit, encore pour un temps, la rareté du cru, ces jeunes femmes joyeuses au teint frais et éclatant comme la rosée du printemps perle sur le cul blanc et soyeux de ma promise allongée dans les herbes grasses et fleuries, et fais gaffe à la bouze mon Amour.

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