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Réflexions autour de la lecture du livre de Stephen Hawking « Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers ? »

 

Réflexions autour de la lecture du livre de Stephen Hawking « Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers ? »  – les passages en italique sont extraits ou quasi extraits du livre

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Le réalisme modèle-dépendant : notre cerveau interprète nos perceptions sensorielles en formant un modèle du monde. Lorsque ce modèle permet d’expliquer les événements, nous avons tendance à lui tribu le statut de réalité ou de vérité absolue.

L’histoire des sciences nous a proposé successivement différents modèles ou théories qui permettent de modéliser une même situation, chaque modèle faisant appel à ses propres éléments ou concepts fondamentaux.

Il faut adopter ensemble de modèles pour concevoir une réalité. On peut prendre pour exemple un Atlas, pour lequel on ne peut représenter l’intégralité de la surface terrestre sur une seule carte. Pour cartographier fidèlement la Terre tout entière, il faut un ensemble de cartes, selon différents modèles. Il n’y a donc pas de vérité unique, selon un modèle unique.

De la même façon qui n’existe aucune carte plane capable de représenter l’intégralité de la surface terrestre, il n’existe aucune représentation qui permette de rendre compte des observations physiques dans toutes les situations.

Echo : Il en est ainsi pour tous les aspects de notre vie, selon l’angle de vue, selon l’historique, selon l’objectif visé. De la politique aux courses, du branchement d’une lampe au travail, des plantes vertes aux vacances, on adoptera des modèles différents selon l’objectif. Si je veux partir en vacances le mois prochain, je ne vais pas m’étaler sur l’origine du mot vacances, ni sur les statistiques du nombre de jours de congés dans les différents pays, qui sont toutes des considérations valables des vacances, mais je vais m’attacher à définir où, avec qui, comment je vais organiser mes vacances. Je vais utiliser des modèles qui sont différents. De même, je vais utiliser un modèle différent qui j’utilise le verbe étaler au sens figuré ou au sens propre. Notre quotidien est truffé de modèles, que nous utilisons de manière automatisée. Cet automatisme est bien pratique car il permet d’aller vite, cependant il nous coupe aussi de l’ouverture à la nouveauté, donc de solutions à nos problèmes : on ne peut résoudre un problème sans sortir de nos automatismes. De ce fait, l’ouverture d’esprit, qui n’est pas une fracture du crâne, est utile et même salutaire pour initier la nouveauté. Les grands esprits ont tous été des briseurs de vérités, de Galilée à Einstein, de Mandela à ML King, de Jésus aux lanceurs d’alerte emprisonnés, et à ceux qui aujourd’hui sont traités de débiles ou de complotistes du moment qu’ils n’ont pas la pensée unique. C’est dans nos vies courantes que ça se passe : quand on rit d’un collègue qui a des idées à la con, quand on s’offusque d’une personne qui est raillée par un préfet ou par un ministre pour avoir dit des choses inadmissibles, ou d’une jeune personne qui refuse d’aller dans le sens du vent : ce sont des occasions de revoir nos vérités trop inscrites dans le marbre.

 

La lente émergence de la science dans l’histoire de la conception de la réalité des humains

autrefois les calamités étaient souvent le signe d’une offense faite aux Dieux. Ignorant les voies de la nature, les peuples des temps anciens ont inventé les dieux. Sans possibilité de saisir le lien naturel entre causes et effets, l’humanité était à la merci des Dieux.

L’humain est obsédé par la compréhension des choses, au point d’en oublier parfois leur simplicité et leur beauté. Aujourd’hui encore, ce qui n’est pas explicable est voué à des forces étranges et les Dieux ont été remplacés par d’autres forces qui restent inexpliquées.

Cependant, il vient 2600 ans Thalès eu l’idée que la nature obéissait à des principes que l’on pouvait déchiffrer. Depuis lors, les dieux et leur règne ont progressivement été supplantés par un univers gouverné par des lois, un univers dont la création suivait un schéma que l’on pourrait un jour comprendre.

L’idée d’un univers non anthropocentrique n’a pourtant été accepté seulement près de 20 siècles plus tard avec Galilée, et encore, celui-ci fut emprisonné pour ses idées révolutionnaires, lesquelles sont des vérités pour nous. Galilée serait aujourd’hui un dangereux agitateur, et nul doute que nos descendants adopteront certaines des idées que nous jugeons aujourd’hui insensées.

C’est à Laplace que l’on attribue la première formulation du déterminisme scientifique : si l’on connaît l’état de l’univers à un instant donné alors son futur et son passé sont entièrement déterminés par les lois physiques.

La science classique repose sur la croyance qu’il existe un monde extérieur réel dont les propriétés sont clairement déterminées et indépendantes de l’observateur qui l’étudie.

Cependant la science quantique nous apprend qu’une particule ne possède ni vitesse ni position définie tant que celle-ci on n’est pas mesurée par un observateur.

Le réalisme modèle-dépendant s’applique au modèle scientifique, mais égalent aux modèles mentaux conscients ou inconscients dont nous avons besoin pour comprendre et interpréter le monde. On ne peut extraire l’observateur – nous-mêmes – de notre perception du monde, car celle-ci est créée par nos perceptions sensorielles, notre façon de penser et de raisonner : notre réalité est construite à travers la lentille de l’interprétation de notre cerveau.

Le réalisme modèle-dépendant suite : Tout comme les humains, deux ondes qui se rencontrent ont tendance à se renforcer ou à s’atténuer mutuellement. Quand on lance un caillou dans une mare les vaguelettes se diffusent petit à petit. Quand on lance 2 cailloux dans l’eau, s’ils sont lancés pile au même moment leurs vagues vont se renforcer, dans le cas contraire elles vont s’annuler. Les vaguelettes formées sont des ondes, tout en étant constituées de particules. Les ondes répondent à une mécanique ondulatoire, tandis que l’eau réponde à une mécanique de matière classique. Mais Einstein a démontré que dans le domaine de l’infiniment petit, le photon de lumière se comporte à la fois comme une onde et comme une particule : deux modèles théoriques très différents rendent compte du même phénomène, chaque théorie peut rendre compte de certaines propriétés, mais aucune ne peut prétendre répondre à toutes les questions, ni être meilleur ou « plus réelle » que l’autre.

 

Qu’est-ce que la réalité ? si c’est ce que je perçois, et seulement cela, les ultrasons n’existeraient pas, puisque je ne peux pas les entendre. La radioactivité pas non plus, et bien d’autres choses que je considère comme exacts. Ces choses que je ne perçois pas étaient pures fantaisies avant leurs découvertes, et il n’y aucune raison à ce que nous soyons arrivés au bout des découvertes.

Par ailleurs, si seul existe ce que je peux percevoir avec mes 5 sens, si je quitte une pièce où se trouvent une chaise et une table, est-ce que ces deux objets y sont toujours quand j’ai quitté la pièce ? Si je reviens et qu’ils sont là, je peux constater qu’ils sont là, ok, et en être certain, mais je ne peux pas prouver qu’ils étaient là pendant que j’étais absent, n’est-ce pas ? Limiter la réalité du monde à nos sens est déjà une notion dépassée, donc peut-être que nous devrions avoir l’intelligence de laisser au doute sa place, et être moins certains de nos vérités, qui sont provisoires, provisoires d’ici à ce que d’autres après nous aient découvert d’autres aspects de ce que nous appelons la réalité.

De fait, peu de choses sont réellement réelles, et le réel est sujet au doute. Cela ne doit pas nous faire peur, ni arrêter nos activités, nous nous fions à ce que nous savons aujourd’hui, et construisons notre monde en fonction. Ces dernières décennies ont été un bond immense en terme de confort de vie, mais en même temps nous avons détruit la planète en la considérant comme une ressource, inépuisable de surcroit ; Aujourd’hui, les réalités d’hier changent, nos défis aussi, et nous devons composer avec des réalités nouvelles sans chercher à les nier.

 

Dans la physique newtonienne les objets matériels ont une existence propre, sont localisables avec précision et suivent des trajectoires bien définies, etc… Par contre dans la physique quantique, un objet ne peut pas être localisé avec précision, sa trajectoire et même le passé et l’avenir ne sont pas précisément déterminer. Les deux théories sont vraies et on peut rappeler ici que la théorie quantique n’a jamais été démentie, et à maintes fois été démontrée.

À une échelle quantique, celle des particules élémentaires, les objets se comportent d’une manière bien étrange par rapport à notre intuition naturelle. Même si en effet nous sommes constitués d’un nombre inimaginable d’atomes, qui répondent à ces lois étranges de la physique quantique, notre monde matériel est celui des grands assemblages que sont l’estomac, les ballons de football ou les navets. En conséquence, même si les constituants des objets de la vie courante y compris nous-mêmes sont quantiques, le fait que tous ces objets soient agrégés en paquets fait que ce sont bien les lois de Newton qui décrivent leur propriétés physiques observables.

On peut résumer cela de la manière suivante : les objets élémentaires répondent à la physique quantique, tandis que les objets macroscopiques répondent à la physique Newtonienne. On peut faire un parallèle, réducteur, entre les comportements d’une goutte d’eau versus le comportement d’un lac, ou encore le fait qu’un neurone ne définit pas le comportement du cerveau. A savoir que les échelles et les propriétés ne sont pas les mêmes et ne répondent pas aux mêmes modèles.

La physique quantique nous emmène dans un domaine qui est hallucinant pour nos esprits conformés aux normes Newtoniennes. La physique classique nous parle du monde que nous percevons et ressentons. Nous ressentons qu’un pierre tombe, nous ressentons notre propre poids, si on envoie la balle dans telle direction, elle va s’y rendre selon une trajectoire rectiligne, etc… La physique quantique répond à d’autres lois. Elle concerne des objets infiniment petits, dont nous sommes faits et dont tout l’Univers est fait. Elle ne concerne pas notre monde d’objets plus denses, car ces lois-là ne fonctionnent plus dans le monde des objets plus grands que l’infiniment petit. Le fait qu’il existe une autre « loi » physique est proprement hallucinant, non ? Ca veut dire qu’un autre principe physique existe, en dehors de celui que nous percevons. En plus, cette autre physique est mise en application dans notre quotidien, dans nos smartphones, ordinateurs, le laser, les outils technologiques de la médecine etc…

 

 

 

 

 

Le principe d’indétermination de Heisenberg nous dit que pour une particule élémentaire, plus la mesure de la vitesse est précise, plus la mesure de sa position est imprécise, et inversement. Ainsi, si on mesure la position d’un électron avec une précision d’environ la taille d’un atome, le principe d’incertitude nous interdit de déterminer sa vitesse à 1000 km par seconde près, ce qui manque cruellement de précision.

De même en physique quantique la nature ne dicte pas l’issue d’un processus ou d’une expérience, mais elle autorise un certain nombre de choix possibles, chacun ayant une probabilité de se produire. si l’on considère l’état d’un système à un instant donné, les lois de la nature déterminent non pas le futur et le passé avec certitude, mais des probabilités de futurs et de passés possibles.

Feyman a proposé un modèle qui nous permet de nous figurer ce principe : imaginez le trajet d’un objet entre le point de départ et le point d’arrivée. On peut diviser le trajet en une suite de flèches qui se suivent.

  • Pour les objets plus lourds les petites flèches se suivent de façon rectiligne et forment une trajectoire rectiligne : la trajectoire répond aux lois de la physique newtonienne.

 

  • Pour un objet quantique, chacune des petites flêches aura une trajectoire totalement aléatoire : répondant au principe d’indétermination). Dans le modèle quantique, la particule n’a pas de position définie entre le point de départ et son arrivée. Ceci ne veut pas ceci ne veut pas dire qu’il y a absence de trajectoire, mais que les particules peuvent suivre toutes les trajectoires possibles entre le point de départ et l’arrivée.

 

 

 

Ca à l’air d’être de la science-fiction : entre le point de départ et le point d’arrivée, un objet quantique peut faire le tour de la cuisine ou celui de la planète Vénus et venir se planter à l’endroit de son arrivée.

 

Pas de passé, pas de futur, juste des possibilités

L’influence de l’observation sur l’évolution d’un système la physique la physique quantique nous dit que pour réaliser une observation vous devez interagir avec l’objet que vous étudiez. Dans la vie courante éclairer une citrouille n’a que peu d’effet sur elle. On pourra revenir plus tard et déduire que la citrouille n’a pas évolué entretemps, ni dans sa position ni dans sa comestibilité, sauf si on la laisse là pendant des mois, en tout cas on peut aisément déduire son passé, et son futur. En revanche éclairer une particule quantique, c’est-à-dire la bombarder de photons, montre que l’observation, c’est à dire le fait d’observer, altère les mesures ultérieures. Plus tard donc, une nouvelle mesure sera aléatoirement différente de la première, et il sera donc impossible de connaitre le passé d’un objet quantique. Et il en est de même pour le futur. Seules se présenteront un spectre de possibilités.

L’univers lui non plus n’a pas une histoire unique, mais toutes les histoires possibles, une observation sur son état actuel affecte son passé et détermine les différentes histoires de l’univers.

 

 

 

Tchouang Tseu extraits

sur les lointains monts Kou-cheu habitent des immortels au teint de neige, délicats comme des vierges, qui, au lieu de se nourrir de céréales, aspirent le vent et boivent la rosée. Montés sur un char de nuages tiré par des dragons ailes, ils voyagent en dehors des bornes de l’univers. Il leur suffit de concentrer leurs esprits pour écarter les maladies et faire fructifier les récoltes. Ils sont capables de fondre tous les êtres de la création en une seule et même totalité indivise.

Le Tao manifeste n’est pas le Tao; S’abstenir de chercher à connaître ce que la connaissance ne peut connaître, voilà le mieux.
Qui connaît l’éloquence sans paroles et le discours muet atteint au trésor du Ciel. Il s’emplit sans jamais déborder, il se déverse sans jamais se vider.

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Côtoie le soleil la lune, étreins le temps et l’espace, fusionne dans leur totalité dissous-toi dans leur obscurité fluctuante, et tu ne feras plus la distinction entre les esclaves et les nobles ! La foule est affairée industrieuse, seul le saint semble idiot et bouché! Fais coincider tous les temps et tous les mondes dans la pureté absolue de l’Un.
sache pétrir la totalité des créatures dans la seule et même réalité de leur être !

 

nous dit qu’une fois morts nous ne regretterons pas notre attachement à la vie ? Qui a rêvé de viandes et de vin pleure au réveil, mais qui a pleuré dans son rêve, bien souvent, part joyeux à la chasse. Nul ne sait, au moment où il rêve, que son rêve est un rêve et non pas la réalité.

Ce n’est qu’au réveil que l’on comprend que les rêves étaient rêvés. Ce n’est qu’à l’issue du Grand Réveil que nous réaliserons que nous nous éveillons d’un long sommeil traversé de cauchemars. Seuls les sots demeurent persuadés qu’ils sont toujours en état de veille, jusqu’au moment où, soudain, la Grande Transformation les décille! Prince ou vacher, n’est-ce pas la seule chose d’assurée ?

Un jour Tchouang Tcheou rêva qu’il était un papillon froufroutant, qui, tout à sa joie, donner libre cours à se désirs, sans savoir qu’il était Tchouang Tcheou ; puis, brusquement, il s’éveilla, retrouvant la lourdeur de son corps ; il se demanda s’il était Tchouang Tcheou qui avait rêvé qu’il était un papillon ou un papillon qui se rêvait Tchouang Tcheou. Il y a certainement une différence entre Tchouang Tcheou et un papillon ; mais tel est l’effet de la transformation des êtres.

Un jour j’ai rêve que j’étais un papillon froufroutant, qui, tout à sa joie, donnait libre cours à ses désirs, sans savoir qu’il était moi ; puis, brusquement, je m’éveillai, retrouvant la lourdeur de mon corps ; je me demandais si j’étais moi qui avait rêvé être un papillon ou un papillon qui se rêvait moi. Il y a certainement une différence entre un papillon et moi mais tel est l’effet de la transformation des êtres.

La prévoyance est cause de malheur; les contrats ligotent, le travail suscite le commerce. Ne supputant pas, le saint se passe de recourir à la raison. Ne tranchant jamais, il n’a pas l’usage de la colle. Ignorant ce qu’est la perte, l’efficacité lui est inutile ; comme il ne sait pas ce qu’est une marchandise, il n’y a pas de commerce avec lui. Ces quatre auxiliaires, le Ciel les lui dispense.

 

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La vie est limitée, la connaissance sans limites. Qui, limité, cherche l’illimité, va au-devant de l’échec, et qui au terme de son existence croit connaitre ne fait que se leurrer. Seul celui qui ne s’attire ni renom pour ses vertus ni opprobre pour ses vices pourra préserver sa personne, parfaire sa vie, pourvoir à l’entre tien des siens, aller jusqu’au terme des années qui lui ont été allouées.

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Certes, les bras s’épuisent à porter les fagots, mais le feu, lui, du moment qu’il est alimenté, ne s’épuise jamais.

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Vie et mort, existence et disparition, grandeur et décadence, richesse et pauvreté, sagesse et sottise, gloire et opprobre, soif et faim, froid et chaud, tous ces aléas qui en une ronde incessante telle la course du soleil et de la lune tissent la trame de la destinée, sans que nul n’en comprenne jamais le pourquoi ni le comment, ne méritent pas de troubler l’harmonie du sage; ils ne peuvent pénétrer dans son for intérieur. Heureux et béat, il communie dans le grand Tout et bouche ses orifices sensoriels. Jours et nuits se succèdent sans heurts, le monde est pour lui un éternel printemps, car les saisons ne sont que le produit de notre appréhension des choses. Voilà ce que j’entends par la plénitude de la substance.

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bouche dépourvue de lèvres alla exposer ses vues au duc Ling de Wei. Sa conversation enchanta à tel point celui-ci qu’il ne pouvait voir un homme normal sans avoir envie de lui raccourcir le cou.

On raconte encore qu’un goitreux sut si bien charmer le duc Houan de Ts’i par ses discours que celui-ci ne pouvait plus voir un homme normalement constitué sans lui trouver le cou trop long. Celui qui possède une surabondance de puissance – ou de vertu – fait oublier sa forme. Mais le commun des hommes retient ce qui mérite d’être oublié et oublie ce qu’il faut retenir.
Tel est pour moi le véritable oubli. C’est pourquoi le saint sait laisser son esprit vagabonder.

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La prévoyance est cause de malheur; les contrats ligotent, le travail suscite le commerce. Ne supputant pas, le sage se passe de recourir à la raison. Ne tranchant jamais, il n’a pas l’usage de la colle. Ignorant ce qu’est la perte, l’efficacité lui est inutile ; comme il ne sait pas ce qu’est une marchandise, il n’y a pas de commerce avec lui. Ces quatre auxiliaires, le Ciel les lui dispense.
Qui est approvisionné par le Ciel en reçoit sa provende. Quel besoin aurait-il de recourir aux services des hommes ?

Un tel homme a forme humaine sans en avoir les sentiments (faculté de juger). Il a forme humaine, ce qui lui permet de vivre en compagnie de ses semblables, mais il n’en a pas les sentiments (faculté de juger), c’est ce qui explique qu’il n’y a pas place chez lui pour les jugements de valeur. II est petit, il se fait minuscule et c’est pourquoi il appartient à l’espèce humaine – il est vaste, il est immense, et c’est ainsi qu’il parfait sa nature céleste

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Les hommes authentiques ne s’insurgent pas de leurs faiblesses, ne forcent pas le succès et n’ourdissent jamais de plans. De tels hommes ne regrettent pas de s’être trompés ni ne se glorifient d’avoir vu juste. De tels hommes gravissent les plus hauts sommets sans trembler, entrent dans l’eau sans se mouiller, traversent les flammes sans se brûler. Ainsi sont ceux dont l’esprit est capable de s’élever dans la nue jusqu’au Tao !

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L’homme authentique respire Avec les talons, l’homme ordinaire respire avec le larynx.
Les hommes authentiques de jadis ne savaient pas ce signifiait se réjouir de la vie, pas plus qu’ils ne savaient cech signifiait avoir peur de la mort, aussi nulle joie en entrant, nulle protestation en sortant. Insouciants ils s’en venaient, insouciante ils s’en allaient. Gardant en mémoire le pourquoi de leur origine
ils ne se tourmentaient pas du pourquoi de leur trépas. Ils étaient heureux de ce qu’ils recevaient en partage et le restituaient sans un mot à leur disparition. Voilà qui s’appelle ne pas forcer le cours naturel des choses par 1 intervention de la conscience, ni seconder la part céleste qui est en soi par l’humain. C’est à ca que se reconnaît l’homme authentique.

De tels hommes ont l’esprit volontaire, le visage paisible, le front serein. Tristes, ils s’identifient à l’automne, gais au prin temps, leurs mouvements d’humeur s’accordent à la ronde des saisons. Ils se trouvent en conformité avec les choses si bien que nul ne peut circonscrire leurs limites.

Alors que les gens s’imaginent qu’il faut faire des efforts pour avancer, l’authentique a compris qu’il suffit d’avoir des pieds pour arriver quelque part.

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Il suffit que nous ayons reçu forme humaine pour nous réjouir. Mais puisque dans le cycle infini des transformations, il en est des milliers et des milliers d’équivalentes, n’avons-nous pas motif de nous réjouir pour l’éternité ?

Ou : Nous chérissons nos vies humaines, mais puisque dans le cycle infini des transformations, il en est des milliers et des milliers d’équivalentes, n’avons-nous pas motif de nous réjouir pour l’éternité ?

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m’envolerai à tire-d’aile hors des bornes du monde pour traverser les steppes du non-être et m’installer sur les terres de l’illimité.

Insu se laissa arracher cette réponse :

– Laisse ton esprit vagabonder dans la sérénité. Unis tes souffles au silence. Conforme-toi au cours spontané des êtres, n’accueille en ton sein nulle pensée et le monde connaîtra la paix.

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Lao Tseu,: le Sage déverse ses bienfaits sur la terre entière, mais se garde bien de le laisser paraître. Il contribue à la perfection et au bonheur de tous les étres sans que le peuple ait le sentiment de rien lui devoir. Il est là, mais personne ne connait son nom, si bien que chacun vit heureux. Il se tient dans l’insondable et se meut dans le non-être.

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Sache aller jusqu’au terme de l’illimité et vagabonder dans l’invisible. Tire parti de ce que tu as reçu du Ciel sans en chercher avantage. Contente-toi d’être vide.

L’esprit de l’homme parfait est un miroir. Un miroir ne reconduit ni n’accueille personne; il renvoie une image sans la garder. C’est ainsi qu’il domine les êtres sans être blessé.

Alchimie Taoïste avec Wen Bo Dong et SUNEVA

Merci à Estelle SUNEVA pour cette belle conférence, dont voici quelques extraits.

Les 4 niveaux de raffinement – 4 Synchonicités :

Raffiner le Jing en Qi   – L’ego
Raffiner le Qi en Shen   – Pierre Philosophale
Raffiner le Shen en Espace   – Elixir d’Or
Raffiner l’Espace en TOUT   – Aura

A chaque fois qu’on effectue un raffinement, cela implique que les autres raffinement sont aussi en train de se faire

Comment fait-on la Pierre philosophale ?
soit interne : par la méditation
soit externe : par les Talisman, ou avec des plantes

 

 

 

 

La Réalité, c’est relatif et mouvant.

La Réalité c’est relatif et mouvant.

La réalité statique est très limitée ! La réalité, c’est « il pleut », ou « il fait jour ». Le nombre de jours de pluie n’est pas une réalité, c’est un chiffre, un décompte, ce n’est pas une réalité.

La réalité est une notion très fragile, dynamique : la science se sert des interprétations, des mesures, des calculs, des équations issues d’observations, et la réalité évolue sans cesse. Donc, il faut éviter de lui accorder trop de crédit, car beaucoup de réalités peuvent évoluer.

La « réalité » est relative à nos connaissances. La réalité évolue à mesure que la recherche ou le hasard découvre d’autres paramètres, à mesure qu’on développe des appareils pour mesurer plus finement ce qu’on peut observer et même plus.

Exemple : Avant l’invention des « molécules », elles n’existaient pas aux yeux des « réalistes », on est bien d’accord ? Pourtant, on peut aujourd’hui soigner des maladies à partir de molécules qui ont été inventées. Elles existaient avant leur invention, mais elles sont devenues « réalité » avec leur découverte : on utilise le mot invention pour les découvertes, ce n’est pas pour rien ! Donc, ces molécules ne sont pas plus réelles après leur découverte qu’avant !

Dans certains domaines, on a même dépassé le stade de la perception humaine. Les ultrasons et infrasons nous permettent des calculs et des soins dont nous ne pouvions pas soupçonner la « réalité » avant leurs « inventions ». Là aussi, la réalité a beaucoup évolué, elle est dynamique.

Donc, méfions-nous des affirmations définitives de la réalité, et des généralisations : ce n’est pas parce qu’il est établi que la Terre est ronde et non pas plate que toutes les vérités scientifiques actuelles sont définitives !

Réalités construites :

les « chiffres » mentent ou pas : Un chiffre est un chiffre, lui ne ment pas. Mais c’est le choix de la mesure qui peut être incomplet, mal mesuré, hors contexte.

Un chiffre ne parle pas : un chiffre est un chiffre, il ne parle pas en lui-même, c’est le contexte dans lequel il est placé qui parle, et la signification qu’on lui donne. Un chiffre « élevé » peut être considéré comme un résultat menant à un jugement négatif ou positif, selon le contexte.

Les Virus Explication sommaire

suite à la conférence de Christian Velot

 

 

le matériel génétique :

 

Dans l’ADN il y a ce qu’on appelle des gènes, Un certain nombre de ces gènes détiennent le secret de fabrication des protéines. Les protéines sont des grosses molécules qui sont les acteurs de tous les processus biologiques qui ont lieu dans nos cellules.

 

Mais on ne passe pas directement du gène à la protéine. 2 étapes sont nécessaires :

1 – Transcription : processus de conversion de l’ADN en ARN. l’ADN doit être converti en une molécule qu’on appelle de l’ARN, un intermédiaire qu’on appelle un messager. Il y a conversion du langage génétique contenu dans l’ADN en un langage génétique, contenu dans une molécule d’ARN.

2 – Traduction : l’ARN va être décodé pour pouvoir fabriquer une protéine, on passe du langage génétique à un langage protéique.

 

Deux types de virus :

Virus nus : c’est une protéine en grand nombre qui s’auto-assemble pour former une petite coque proteique, la capside, laquelle va renfermer le matériel génétique du virus.

 

« Virus enveloppés ».

en plus de la capside, il y a autour une enveloppe qui est une bi-couche de graisse dans laquelle sont enchâssés plusieurs exemplaires d’une protéine qu’on appelle la protéine de surface. Dans le cas du Sars COV2 cette protéine de surface s’appelle « Spike ».

La protéine « Spike » permet l’ancrage du virus à la surface des cellules qui vont être infectées par ce virus, pour qu’ensuite le virus pénètre dans les cellules et y libère son matériel génétique.

 

Processus

Le virus va injecter dans la cellule qu’il infecte, son matériel génétique.

la cellule infectée va 1-transcrire l’ADN du virus en ARN

puis 2-traduire l’ARN virale en protéines virales.

Les protéines virales vont s’assembler pour reformer la capside,

pour emprisonner du matériel génétique,

aller infecter d’autres cellules, etc…

 

 

Le virus n’est pas autonome.

Le virus n’a pas la capacité lui même de fabriquer ses propres protéines. Il doit injecter son matériel génétique dans les cellules qu’il infecte, et faire en sorte que la machinerie cellulaire de ces cellules infectées, soit détournée à son propre profit.

 

Il y a des virus dont le matériel génétique n’est pas de l’ADN mais directement de l’ARN.

L’étape 1 de transcription est déjà faite.

Le virus injecte son ARN qui est directement traduit par la cellule infectée.

Voilà pourquoi on dit que SARS-Cov2 est un virus à ARN.

 

On a affaire à un virus enveloppé : en plus de la capside qui contient l’ARN,  on a une bi-couche de graisse, à la surface de laquelle se trouve donc un certain nombre d’exemplaires de la protéine Spike, qui permet à ce virus de s’ancrer sur les cellules cibles et de les infecter.

 

 

les différents types de vaccins connus

 

vaccins inactivé : qui consistent à injecter le virus entier.

On l’a inactivé par un traitement chimique.

Inconvénient : ils sont en général assez peu immunogènes, donc il faut potentialiser avec des adjuvants par exemple des sels d’aluminium, du formaldéhyde, et qui ne sont pas forcément des molécules sympathiques, et puis il faut des injections répétées.

 

Vaccin atténué (dit vaccin vivant).

C’est le virus toujours entier, On l’a rendu un petit peu inopérant, mais il n’est pas mort.

Par exemple, on le rend thermosensible, n’est plus capable de se multiplier à la température de notre corps à 37°.

Alors ces vaccins ont l’avantage d’être plus immunogènes que les vaccins inactivés.

ils ont l’inconvénient que l’on prend une part de risque beaucoup plus grande, parce qu’ils ne sont pas morts, ce virus peut s’avérer ne pas être suffisamment atténué, notamment pour des personnes fragiles, des personnes immunodéprimées,

 

vaccins « à protéines recombinantes » :

C’est une protéine qui est fabriquée dans des cellules qui ne sont pas celles qui la fabriquent dans la vraie vie.

Plutôt que d’injecter le virus entier c’est d’injecter une protéine du virus, notamment la protéine de surface, pour pouvoir déclencher la fabrication d’anticorps.

Lorsqu’un virus enveloppé attaque, quelle est la protéine visible de l’extérieur ? C’est la protéine de surface. C’est cette protéine qui va être immunogène.

Et donc si on n’injecte que la protéine, on ne prend pas le risque de donner la maladie

puisqu’on ne met pas le virus entier, atténué, mais par contre on va stimuler de la même manière notre système immunitaire.

Donc on injecte uniquement la protéine de surface. par exemple l’hépatite B : produire en laboratoire la protéine de surface du virus, qu’on va injecter dans des cellules qui vont prendre le gène du virus à leur propre compte, le décoder, fabriquer elle-même la protéine virale

qu’on appellera une protéine recombinante.

Cette protéine recombinante, on va la purifier, on va lui adjoindre un certain nombre d’adjuvants, et on va l’injecter, et à ce moment là, on va donc avoir une protéine vaccinante.

 

 

Dans le cas de la covid-19, un très très grand nombre de vaccins sont dans la course.

 

Alors de quels vaccins s’agit-il ?

  • vaccins inactivés: des vaccins chinois dont Sinopharm. peu immunogènes, injections répétées, ajout d’adjuvants…
  • Certains à protéines recombinantes.

par exemple Novavax  « Medicago, Sanofi-Pasteur sur ce type de vaccins à protéines recombinantes. Donc ce sont des vaccins qui étaient déjà connus, qui avaient déjà été utilisés pour d’autres maladies.

 

 

 

 

Il y a une nouvelle génération de vaccins qui arrive dans le cas de la covid-19.

Ce sont ce qu’on appelle les vaccins génétiques.

 

Les vaccins génétiques consistent à injecter dans les cellules de la personne à vacciner, non pas le virus entier, non pas une protéine du virus, mais une partie de ce matériel génétique

qui détient le secret de fabrication de, par exemple, la protéine Spike, la protéine de surface, donc la protéine immunogène. l’idée est alors de faire fabriquer cette protéine directement par les cellules de la personne que l’on cherche à vacciner.

 

les vaccins à ARN messager.

Le virus SARS-Cov2 est un virus à ARN : on prend donc la partie du matériel génétique qui détient le secret de fabrication de la protéine Spike, un morceau de l’ARN viral : les vaccins à ARN messager.

le matériel génétique que l’on cherche à introduire ne peut pas y pénétrer tout seul. Il va falloir un transporteur : une nanoparticule de graisse dans laquelle est emprisonné ce matériel génétique de SARS-Cov2.

Cette bi-couche de graisse n’aura aucune difficulté à venir fusionner avec la bi-couche de graisse de nos cellules, libérer son contenu – la partie du matériel génétique de SARS-Cov2 qui détient le secret de fabrication de la protéine Spike dans nos cellules qui vont alors prendre cet ARN viral à leur propre compte, le décoder, et fabriquer la protéine Spike: « Pfizer-BioNTech », et « Moderna ».

 

virus recombinant est un adénovirus. C’est quoi un adénovirus ?

« AstraZeneca » « Spoutnik », utilisent comme vecteur du virus recombinant. Comme son nom l’indique, c’est un virus à ADN, son matériel génétique est de l’ADN et cet adénovirus, ce sont des virus qui sont notamment responsables de ce qu’on appelle un état grippal c’est souvent un adénovirus. la partie de son matériel génétique qu’on a éliminé pour le rendre inopérant, pour le désarmer, a été remplacée par une partie du matériel génétique de SARS-Cov2 qui détient le secret de fabrication de la protéine Spike. Ce qui veut dire que cet adénovirus va alors délivrer dans nos cellules du matériel génétique hybride, qui est une partie de son propre matériel génétique, et une partie du matériel génétique de SARS-Cov2. Ça s’appelle un virus recombinant parce qu’on a fait une recombinaison de son matériel génétique,

 

Risques :

– vaccins à ADN : risque d’insertion, et risque d’immunotoxicité

– commun aux vaccins à ARN et à ADN : risque de recombinaison virale.

 

C’est quoi la recombinaison virale ?  les virus peuvent échanger des morceaux de leur matériel génétique l’un avec l’autre, dès lors qu’on introduit du matériel génétique viral volontairement dans des cellules, il suffit que ces mêmes cellules soient infectés par un autre virus de même nature, pour que ces événements puissent se produire entre le matériel génétique vaccinant et le matériel génétique infectant. Et ça va conduire à des virus recombinants. H1N1 est un triple recombinant, puisque c’est un recombinant entre une souche de la grippe aviaire, de la grippe porcine et de la grippe humaine.

Il faut qu’ils soient de même nature mais en plus de la même famille et qu’une cellule soit infectée par deux virus en même temps. Ce qui est extrêmement peu probable

 

 

 

Iain McGilchrist les hémisphères cérébraux

Pourquoi le cerveau est-il divisé ?

Il s’agit d’une invention des mammifères, le corps calleux, un corps de fibres à la base du cerveau qui relie les deux hémisphères. La division du cerveau remonte à des centaines de millions d’années, et l’asymétrie du cerveau remonte aux tout premiers réseaux neuronaux. Pourquoi cette asymétrie remonte-t-elle aux tout premiers réseaux neuronaux ? Cela découle d’un problème darwinien de survie.

Deux types d’attention

Comment faire preuve d’une attention étroite à l’égard de quelque chose que vous devez manipuler, de quelque chose que vous devez ramasser ?  Si vous êtes un oiseau, vous devez attraper la graine au sol rapidement. Si vous êtes un prédateur et que pour attraper votre proie, vous devez focaliser votre attention en détail sur ce qui est important pour vous pour l’action de ramener de la nourriture à la maison. Et cela nécessite une attention très ciblée.

Mais si c’est le seul type d’attention que vous pouvez porter, vous finirez par être le repas de quelqu’un d’autre pendant que vous faites le vôtre, car vous ne voyez rien d’autre que ce à quoi vous portez attention, vous ne verrez pas votre prédateur foncer sur vous.

Vous devez donc inscrire votre chasse dans un contexte sécurisé, un contexte plus large dans lequel vous connaissez les possibilités d’action. Et la seule façon d’accorder ces deux types d’attention en même temps est de disposer de deux masses neuronales, chacune capable d’accorder un type d’attention au monde : l’une étroite et ciblée et au coup par coup ; L’autre large, soutenue et vigilante.

Cela peut sembler anodin, mais le fait qu’il existe une manière différente d’être attentif change la manière dont vous êtes attentif et gouverne ce que vous trouvez. Ainsi, ces deux manières d’observer le monde construisent des images complètement différentes du monde dans notre esprit.

Hémisphère Gauche

Dans l’hémisphère gauche, le monde semble être constitué de petits morceaux sans contexte, sans signification, isolés, atomistiques. Et s’ils ont une quelconque signification, nous les assemblons d’une manière ou d’une autre dans un but qui nous est propre. Ils sont abstraits de leur nature incarnée, de leur contexte physique, relativement dépourvus de tout type de signification, y compris émotionnelle ou spirituelle. L’hémisphère gauche ne voit que ce qui est explicite. Il ne comprend pas des choses comme le ton de la voix, les expressions faciales, les gestes corporels, les jeux de mots, les métaphores, les mythes, les récits, les rituels. Il execute le simple travail procédural. Il est également très confiant dans le fait qu’il a raison, parce qu’il sait très peu de choses, n’a pas besoin de savoir plus, il pense qu’il sait « tout » puisqu’il se focalise, et plus on focalise, moins il y a de choses à savoir.

L’hémisphère gauche ne comprend pas le sens des choses, mais il peut faire certaines choses très rapidement, comme le fait un PC. Vous entrez des données, il ne les comprend pas, c’est à vous de comprendre, vous le faites avec les cerveau droit. L’hémisphère gauche est comme le PC de l’hémisphère droit, auquel nous pouvons faire confiance, parce qu’il est plus en contact avec la réalité à tous les égards.

Hémisphère Droit

L’hémisphère droit, quant à lui, a une vue d’ensemble et constate que tout est finalement lié à tout le reste et que, contrairement aux cadres fixes de l’hémisphère gauche, tout peut être considéré comme étant en mouvement constant. Rien ne s’arrête jamais dans l’univers entier. Il voit que chaque chose est ce qu’elle est uniquement dans le contexte où elle se trouve. Il voit que, par exemple, les animaux et les gens qui nous entourent sont incarnés, et que c’est une partie très importante de leur nature. Il voit la vie intérieure, il voit ce qui est implicite. L’hémisphère gauche essaie toujours de se référer à des certitudes, tandis que l’hémisphère droit essaie toujours de s’ouvrir aux possibilités.

 

Comment cela a-t-il changé ?

Dans la civilisation occidentale nous vivons dans un monde de l’hémisphère gauche, qui perçoit sans sophistication, sans tenir compte de ce que l’hémisphère droit pourrait nous enseigner.

Au cours de l’histoire de l’Occident, il y a eu trois moments où la civilisation a semblé incarner le meilleur des deux hémisphères, travaillant ensemble de manière fructueuse, dans la Grèce antique, autour du début de notre ère à Rome, et au début de la Renaissance en Europe.

La science, la raison, l’intuition et l’imagination, ces quatre éléments doivent être mis à profit pour fonctionner en tant que société, et comprendre qui nous sommes, ce que nous faisons ici, et comment nous devons interagir avec le monde en général. À ces moments-là, nous avons vu fleurir les arts et les sciences de façon coordonnées, concordante, parce que ces hémisphères se nourrissent l’un l’autre.

Dans ces premiers stades de la civilisation, les gens sont très ouverts aux possibilités, et c’est un état d’esprit très fructueux. Ils ont très peu de certitudes, mais ils savent que rien ne réussira s’ils ne se donnent pas d’essayer. Mais après un certain temps, les choses semblent se fossiliser, elles deviennent plus mécaniques, plus hiérarchiques, plus stéréotypées, plus bureaucratiques, plus légalistes. Et la part d’imagination qui nous aide à voir et à comprendre le monde dans lequel nous vivons commence à s’éroder. Et la civilisation s’effondre. Elle s’est effondrée en Grèce, elle s’est effondrée à Rome, et elle s’effondre pour nous aujourd’hui.

Lorsqu’une société devient une civilisation puissante, elle se dépasse elle-même, que ce soit en termes de territoire ou de puissance militaire et économique. Ce faisant, elle doit être capable de contrôler ou pense qu’elle doit être capable de contrôler une panoplie de plus en plus vaste d’éléments de la vie humaine. Et pour ce faire, elle a besoin de simplifier, et c’est comme ça qu’elle déploie un système bureaucratique, etc. Ainsi, lorsqu’une civilisation devient trop grande et se surpasse, elle s’oriente de plus en plus vers une sorte de pensée de l’hémisphère gauche qui l’aide à dresser la carte, la théorie, le diagramme de la vie plutôt qu’à s’occuper de la vie elle-même. Mais en oubliant le cerveau droit, nous avons tendance à parler avec le cerveau gauche, en termes très théoriques, celles de la politique, de l’économie, sur le comportement des gens, etc… En général, c’est inexact, trop simpliste, car l’hémisphère gauche ne sait pas contextualiser, prendre du recul, défocaliser, dédramatiser. Et alors, tout le reste de la compréhension de tout ce dont les humains sont capables, la vie, l’esprit, la vie de la moralité, de la beauté, de la bonté, toutes ces choses sont en quelque sorte laissées de côté, et deviennent d’une manière ou d’une autre marginalisées ou en tout cas secondaires.

Livre Human Givens (J Griffin, I Tyrrell) – extrait 2

Inspiré du Livre Human Givens (J Griffin, I Tyrrell) – extrait 2

Alors qu’une plante « sait » intrinsèquement comment grandir, les êtres humains, enfants et même les adultes, ont besoin de structurer leur cadre de vie et leur propre croissance avec du matériau qui est celui du langage, du collectif, de l’apprentissage, par la répétition et tout un tas de notions.

Nous progressons et affinons notre perception du réel lorsque les schémas internes de perception se connectent au monde extérieur.

Selon la plasticité de la façon d’apprendre le monde extérieur encore et encore, les états internes d’une personne peuvent varier du tout au tout.

Enfants, nous avons appris le monde extérieur. Nos parents et notre entourage nous ont donné des repères pour calibrer nos perceptions. Aux perceptions corporelles, nous avons donné des sens, pour les faire devenir des sensations : l’association de sens aux perceptions.

Nous en avons construit, chaque-un(e) nos réalités : nous pensons que le monde est comme ceci ou comme cela. Nous partageons évidemment des codes commun. Mais chaque-un(e) d’entre nous perçoit le monde différemment, intérieurement. Il suffit d’altérer une perception pour que le sens change. Prenez une personne qui est daltonienne. Sa perception des couleurs est différente de la « normale ». Changez le sens de la vue pour dire que le daltonisme est la norme, et vous changez la réalité de beaucoup de choses dans notre quotidien.

Ou encore, supprimez un sens. Exemple la vue. Alors la réalité du monde serait encore plus différente.

Nous sommes nés avec nos 5 sens, mais nous aurions pû naitre avec d’autres sens. Par exemple, certains volatiles ont un GPS, d’autres encore un sonar. D’ailleurs, nous serions bien incapables de voler de nuit sans des « sens » supplémentaires à ceux que nous avons. La « réalité » du ciel nocturne est vraiment différente avec une caméra de vision nocturne

Le monde est en mouvement constant. Nous devons continuer continuellement de ré-apprendre le monde : la Vie est mouvement, par nature.

Rester collé à la « réalité » est prendre le risque d’une inévitable collision avec un autre réel, plus on attend et plus le choc est grand.

 

La perception mentale

Alors, prétendre que la réalité du monde se limite à ce que nous percevons, c’est je pense un peu présomptueux. Ce serait notamment affirmer que la Terre est plate, puisque l’oeil humain ne perçoit pas sa forme sphérique (sauf à prendre de l’altitude). Une fois qu’on « sait » qu’elle est sphérique, tout va bien. Mais du moment qu’on ne voyage pas loin, ça ne change pas grande chose à échelle humaine. bref. Ou encore, nous pourrions prétendre que la gravité est une invention, puisque nous ne la percevons pas physiquement. Une fois que nous en avons pris connaissance, nous nous en faisons une représentation mentale et arrivons même à la percevoir : quand je laisse tomber mon bras, ce n’est pas mon bras qui tombe, c’est l’effet de la gravité. Ceci dit, ça ne change rien à mon quotidien. Bref.

Si nous restons collés à la réalité du monde, c’est souvent justement parce que nous pensons que le monde est tel que nous le percevons. C’est possiblement encore plus vrai dans le monde actuel où tout est mesuré sans cesse, et où toute « réalité » doit être justifiée par des instruments de mesure. En oubliant que les instruments ne peuvent mesurer que ce que nous sommes capables de percevoir, puisqu’un instrument de mesure est conçu par les humains actuels avec leur intelligence et leurs perceptions actuelles. Quand des scientifiques vous disent que tel ou tel chose « n’existe pas », ils devraient dire  » en l’état actuel de la science ».

Rester collé à une réalité figée, c’est rejoindre beaucoup de réalités aujourd’hui fausses qui étaient longtemps des réalités justes, pour lesquelles on pouvait mourir … et pour lesquelles on meurt encore de nos jours, hélas. On ne peut pas dire que la tolérance est en augmentation… bref encore.

Rester collé à une réalité, c’est notamment prendre le grand risque, selon moi inévitable, de se retrouver un jour ou l’autre dans des impasses : quand la réalité ne correspond plus à ce qu’elle devrait être.

 

Seulement, selon que nous accueillons le fait que la Vie bouge ou que nous pensons que le monde doit rester tel qu’il « est », nos émotions seront très changeantes.

Si les processus de développement de notre perception sont bloqués, nous ne pouvons progresser. Il ressort alors malaise ou décalage, ce qui mène à des états de déprime, la colère, la rancoeur, l’envie, la jalousie, la frustration … nous pouvons en déduire que la personne vit un conflit intérieur : sa perception de ce que le monde « devrait être » se heurte à la « réalité ».

Etant donné que le monde est le résultat de nos perceptions, il arrive que le monde extérieur ne corresponde pas, ou plus, à l’attendu. Les guerres s’engagent alors. Ce qui nous intéresse ici, ce sont les guerres internes, locales, relationnelles avec l’entourage, le travail, la famille …

Mais la vie est mouvement, et nous devons toujours et à nouveau ré-apprendre le monde extérieur.

Notre équilibre émotionnel et psychique est maintenu dans une certaine plage de tolérance. Mais au-delà, nous perdons l’équilibre. Et chaque personne possède ses propres inducteurs d’équilibre. Nous ré-apprenons le monde extérieur.

Quand survient un burn-out, une maladie, une séparation, un deuil, un évènement extérieur plus oui moins réel, nous sommes devant des remises en causes brutales et profondes de l’adéquation  » monde tel qu’il devrait être (pour mon équilibre quotidien)  » et  » monde tel qu’il est « . Selon l’intensité de la modification du contexte extérieur, nous perdons plus ou moins vite notre équilibre intérieur, et avons du mal à nous adapter.

Quand une déviation nous oblige à prendre un détour pendant quelques jours, nous nous adaptons généralement assez facilement. Pendant le confinement, certains se sont sentis immédiatement pris à la gorge, d’autres ont mis quelques jours à se sentir en dysharmonie, mais (presque) tout le monde en a souffert. Nous avons été obligés de ré-apprendre le monde extérieur.

Il arrive que notre équilibre intérieur soit bousculé par des réalités qui ne nous concernent pas. Combien de fois peut-on se faire du souci pour des évènements sur lesquels nous n’avons pas prise ? Des guerres, des catastrophes naturelles, des faits divers … nous plombent seulement, ne nous apportent rien de positif, et ne nous apprennent visiblement rien puisqu’on recommence les mêmes guerres encore et encore.

Il arrive que notre équilibre intérieur soit bousculé par des réalités imaginées. Une mère se fait régulièrement du souci pour son enfant qu’elle croit en danger quand il est sorti avec ses potes. Alors que généralement, l’enfant ne court aucun danger. Il arrive même que nous nous fassions engueuler parce que l’autre personne s’est fait du souci pour rien, par pure imagination : la réalité imaginée était en désaccord avec la réalité attendue, vous auriez dû savoir vous que l’autre se fait du souci et vous auriez dû vous calmer l’imagination de l’autre personne.

 

 

 

Tu es la Vie – Mooji

 

Tu es la vie – Mooji

 

Prends conscient de ton corps.

 

ton souffle se fait sur son propre rythme, naturel, sans contrainte.

Et tu es, ici. //

Simplement, tu es là. //

Ne rien faire du tout.  Ne pas être sur le point de faire quelque chose, ni de le défaire.

Juste une simple réalité (conscience), je suis ici. Ici maintenant. Ici est.

 

Les sens sont ouverts, ils fonctionnent par eux-mêmes, sans intention ou assistance.//

2

N’attends pas, la sensation de ce qui va arriver, ce qui va se manifester, de ce qui suit, il n’y a aucune interrogation pour cela.

Nous sommes simplement ici.

Donc, il n’y a rien à attendre.

Et Pas d’attente.//

 

Ne sois pas préoccupé par le temps, il n’y a aucun sens du temps, comme le passé. Tout ce qui est passé, est passé.

Tout ce qui peut être appelé futur, c’est seulement imaginé. //Seulement ici et maintenant. Ce maintenant est si frais. Il ne peut y avoir d’histoire du maintenant. Il n’y a pas de temps.

Quoi que nous puissions percevoir physiquement, tout apparaît et disparaît, va et vient.

Il n’y a rien à poursuivre, rien à suivre.//

Spontanément, tu sais que tu es.//

Et il y a une complétude en cela. Tu ne deviens pas par étapes. Tu es.

Ressens le sentiment d’être, le sentiment « Je suis ». //

Mais n’y ajoute pas d’histoire. Juste le sens de l’existence. Il n’y a pas de modèle à suivre.

Tu es le sens de ton existence, tu n’en es pas séparé.

Et aussi, tu es conscient de tout ce qui va et vient.

 

 

 

 

 

3

 

Observe,  et vois que ce qui apparaît ou disparaît a lieu dans un espace qui lui-même n’apparaît ou ne disparaît pas, et qui est simplement ici maintenant. //

Ta respiration même est en mouvement dans cet espace d’être.

Les sens fonctionnent dans cet espace d’être.

 

4

 

En remarquant le corps, tu ne peux pas être simplement le corps.

En observant les sens, tu es au-delà des sens.

En observant les pensées, tu es en dehors de la pensée.

En observant l’esprit, tu es au-delà de l’esprit.

En observant l’expérience, tu es au-delà de l’expérience.

En observant le changement, tu es toi-même immuable.//

 

 

Souviens-toi. Tu n’es pas en train d’attendre.

Il n’y a rien à venir qui puisse te donner quelque chose de plus que ce que tu es déjà.

Tu n’as pas de poches, rien qui ne sois stocké

 

5

 

Pourrais-tu simplement rêver de cela ? Imaginer cela ? Ou simplement le remarquer ?

Le corps est là. Regarder ce corps, ou t’éloigner de ce corps, cela ne fait aucune différence pour la Conscience.          La Conscience que tu es.

Tu n’es pas la taille de ton corps, ni sa forme. Et pourtant, à travers ce corps, tu as le sentiment d’être ici, avec des doigts et des bras.

 

Les sens des autres et de moi peuvent alors se manifester, le vaste monde, dont tu deviens une petite partie. En tant que personne, tu es à l’intérieur de ce corps. En tant que Conscience, ce corps est à l’intérieur de toi.   Il en a toujours été ainsi.

 

Si une quelconque tension apparaît dans le corps, c’est aussi une sensation. Sois-en conscient. Ce n’est pas toi. C’est une sensation qui apparaît dans le corps, que tu peux appeler tienne. Les sensations vont et viennent, comme toutes les choses perçues vont et viennent, coulent dans ton  rythme naturel.

 

Il n’est pas nécessaire de lutter avec ton esprit. Restes simplement l’Être, tel que tu es maintenant. Tout est en place pour que la vie se déroule dans son cheminement naturel.  Sois-en conscient. Tu n’es pas séparé de la vie, mais la vie elle-même.

 

Maintenant, tmais restes dans ta propre immobilité, ta propre source, ton propre Être. Prends une posture interne (look) de telle sorte que tu puisses le ressentir.

Encore une fois, il n’y a rien à devenir.

Rien à changer ou à réparer.

Rien à garder ou à repousser.

Pas de meilleur endroit où être.

Pas de soi à devenir ou à dé-devenir.

 

Sachant cela, ta joie est complète.

Simplement, tu es ici.

Ce sentiment d’être ici, remarque qu’il ne s’agit pas simplement d’un emplacement géographique.          Cela signifie simplement que tu es ici avec ton Être.

 

Indivisible. Entier. Complet. Heureux.

 

Pourtant, il n’y a pas besoin d’histoires. Pas de victoires, pas de défaites. Pas besoin de nouer des alliances.   Sois confiant dans la complétude.

C’est seulement ainsi que tu pourras profiter du monde sans crainte.

Ici, tu n’es ni une victime, ni un vainqueur.                   Une pure Conscience.//

 

Il n’y a pas besoin d’argumenter avec ton mental, ni de chercher son approbation.

Habitue-toi à être vide de tout concept.

Tu es simplement ici.//

Ainsi, puisse la graine, l’essence de ce que tu as entendu là germer dans ton cœur et porter des fruits vrais et doux.

 

Om

 

Anne Lamott – Extraits

Anne Lamott

Notre vraie personne est hors du temps et de l’espace mais en regardant mes papiers, je peux voir que je suis née en 1954. Mon moi intérieur est hors du temps et de l’espace. Il n’a pas d’âge.

il n’y a presque rien en dehors de vous qui vous aidera de façon durable. Vous ne pouvez pas acheter, atteindre ou planifier la sérénité et la tranquillité d’esprit. c’est un travail interne.

Les autres : nous ne pouvons pas prévoir la paix, une amélioration durable pour les gens que nous aimons le plus au monde. Ils doivent trouver leurs façons de faire, leurs propres réponses. Vous ne pouvez pas courir aux côtés de vos enfants devenus adultes avec de la crème solaire et un baume à lèvres durant leur voyage de héro. Vous devez les libérer. Le contraire serait irrespectueux. Si c’est le en général, notre aide n’est pas bénéfique. Notre aide est souvent nocive. L’aide est le versant ensoleillé du contrôle. Arrêtez d’aider autant. Ne répandez pas votre aide et votre bonté partout.

 

tout le monde est perturbé, brisé, collant et effrayé, même ceux qui semblent les plus sains d’esprit. Ils vous ressemblent bien plus que vous ne le croyez alors essayez de ne pas comparer votre intérieur avec l’extérieur des autres. Cela ne fera qu’empirer votre état.

 

Si régler les problèmes, sauver ou essayer de secourir est futile, le soin radical de soi est prodigieux et il irradie vous vers l’atmosphère, comme un peu d’air frais. C’est un énorme cadeau au monde. Quand les gens répondent en disant : « Elle est imbue d’elle-même », souriez obliquement comme Mona Lisa et préparez-vous une tasse thé. Être plein d’affection envers son soi loufoque, égocentrique, grincheux, désagréable c’est être chez soi. C’est la que débute la paix dans le monde.

 

la grâce. La grâce est un lubrifiant spirituel. Le mystère de la grâce est que dieu aime Henry Kissinger et Vladimir Putin et moi tout autant qu’Il ou Elle aime votre nouveau petit-enfant. Allez savoir pourquoi. Le mouvement de la grâce est ce qui nous change, nous guérit et guérit notre monde. Pour invoquer la grâce, dîtes « à l’aide » et attachez votre ceinture. La grâce vous trouve exactement où vous êtes mais n’a pas à vous laisser où elle vous a trouvé. Le téléphone sonnera ou un courrier arrivera et, contre toute attente, vous retrouverez votre sens de l’humour à votre sujet. Le rire est de la sainteté gazeuse. Il nous aide à respirer encore et encore, nous fait nous retrouver et nous donne la foi en la vie et en l’autre. Souvenez-vous, la grâce arrive toujours dernière.

 

Onze : dieu est bonté. Ce n’est vraiment pas si effrayant. Cela signifie le divin ou une intelligence aimante et animée ou, Emerson a dit que la personne la plus heureuse du monde est celle qui apprend de la nature les leçons de la dévotion. Alors sortez et levez les yeux.  Le secret de la vie.

 

Finalement : la mort. Numéro douze. Wahou et aïe. Il est si dur de supporter la mort des quelques personnes sans qui vous ne pouvez pas vivre. Vous ne vous remettrez jamais de ces pertes et malgré ce que dit la culture, vous n’êtes pas censé vous en remettre. Nous chrétiens aimons voir la mort comme un changement de domicile majeur mais, dans tous les cas, la personne vivra pleinement dans votre cœur si vous ne le fermez pas. Leonard Cohen l’a dit : « Il y a une faille dans toute chose, c’est par là qu’entre la lumière. » C’est ainsi que nous ressentons nos proches à nouveau pleinement en vie.

Les gens vous feront rire dans les moments les plus inopportuns et c’est une excellente nouvelle. Mais leur absence sera aussi un cauchemar permanent de mal du pays. La peine et les amis, le temps et les larmes vous guériront en partie. Les larmes vous baigneront et baptiseront et hydrateront, vous et le sol sur lequel vous marchez.

Savez-vous quelle est la première chose que dieu a dit à Moïse ? Il a dit : « Ôte tes souliers ». Car c’est le sol sacré, en l’absence de preuve du contraire. C’est difficile à croire mais c’est la chose la plus vraie. Quand vous serez un peu plus vieux, comme ma petite personne, vous réaliserez que la mort est aussi sacrée que la naissance. Ne vous inquiétez pas, continuez votre vie. Presque toutes les morts sont faciles et douces, vous êtes entouré des meilleures personnes aussi longtemps que nécessaire. Vous ne serez pas seul. Ils vont aideront à traverser vers ce qui nous attend. Comme Ram Dass l’a dit : « Au bout du compte, nous ne faisons que nous raccompagner les uns les autres à la maison. »

Deepak extraits

https://youtube.com/watch?v=wtS4O8GOMe0&feature=share

 

Une pensée est un signal électromagnétique. Bien, mais si je pense à une maison, la maison n’est pas un signal électromagnétique.

Si je pense à une maison, où est la maison ? Dans ma tête ? Ah bon ? Ma tête est trop petite pour contenir une maison ! Où est la maison ?

D’où vient une pensée ? Où va-t-elle après que j’ai eu une pensée ? Quand je te dis « pense à ce que tu as mangé hier soir », tu y penses. Mais avant que je t’ai demandé de penser à cela, où était cette pensée ? Et où est-elle ensuite allée ?

Qui a cette pensée ? Toi ! C’est toi qui l’a créée ! La pensée n’est pas autonome, ni automatique. C’est toi qui l’a créée et qui la laisse partir.

Une pensée est une expérience interne. Et nul ne peut l’expliquer, scientifiquement. On peut expliquer qu’une pensée est un signal électromagnétique, oui, mais son contenu n’est pas explicable; On ne sait pas si la pensée est celle d’une maison ou d’un chien.

Une pensée est une expérience interne inexplicable; Donc, peut-être ne doit-on pas condamner les gens qui disent avoir des expériences externes ? D’ailleurs, si je pense à une maison, ne suis-je pas en train de faire une expérience de pensée externe ?

Et toi, toi qui me lis, tu as été projetée dans une expérience de pensée d’une maison, celle que tu as imaginée quand tu as lu que j’avais une pensée vers une maison. Tu as aussi fait une expérience de pensée à l’extérieur de ton cerveau, mais selon tes perceptions passées de ce qu’est une maison, ou ta maison, avec tout ce qui constitue ta pensée de « maison », issu de ton passé, de ce que tu as accumulé. Et c’est très différent d’une pensée à l’autre, d’une personne à l’autre.

De façon scientifique, on ne peut pas expliquer quelque expérience que ce soit.

« moi » peut avoir une expérience qui est soit un mix de ce que j’appelle une expérience perceptive (voir, sentir etc…), de perceptions, et qui sont interprétées selon mes accumulations d’expériences précédentes et selon mes croyances, que j’appelerai ici l’expérience accumulative ; Soit c’est une expérience qui est seulement interne, sans perceptions, seulement accumulative. Une hallucination est-elle une expérience perceptive déformée ou bien une expérience interne ?

Toutes nos expériences de vie sont internes. « je » ne suis jamais à l’extérieur de moi. ‘je’ est donc à l’intérieur. Mais où ? On sait qu’une pensée est une stimulation électromagnétique, mais qui fait l’expérience de ce processus ?   « moi » ?  où est « moi » ?

Et en plus, « je » peux diriger les pensées. Qui est « je » ? Où est « je » ? Dans quelle partie du corps ? A-t-on jamais trouvé « je » dans quelqu’un ? Et quand la vie s’arrête, où est « je » ? Ne sachant pas ni où est « je » ni de quoi est constitué « je », comment peut-on affirmer que « je » meurt ?

Comment peut-on affirmer que « je » n’est pas en dehors du corps, parfois, ou souvent, ou pendant le sommeil ?

Chacun mettra « je » où il en a l’intuition, et certains n’ont pas besoin de réfléchir à tout ça. Cependant, personne ne peut condamner les théories considérées comme farfelues, puisqu’on ne sait pas où est « la vérité ».

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« je » n’est pas là, car il ne peut être localisé.

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« mon corps » : je peux le percevoir, le toucher, le voir dans un miroir, le peser, le sentir … le corps est l’objet de l’expérience perceptive et accumulative.

« je » suis le témoin de mes pensées, l’observateur de tout ce que je pense, ressens, de mes émotions. Le monde entier est une pensée, il l’existe qu’au travers de mes pensées. Le cerveau est le contenant de toutes les pensées, et le corps et l’univers entier sont ses objets. Ils sont indissociables : Pas de cerveau, pas d’expérience, pas d’expérience, pas d’univers. Le cerveau est le sujet, et le corps et le monde sont des objets.

Tout ce que nous percevons sont des constructions humaines. Si tu étais un bébé qui n’a pas d’idée de ce qu’est une main, une tasse, un écran, un livre, tout ce que tu expérimentes ce sont des formes, des couleurs, des textures. Mais tu ne sais pas que ce sont des formes, des couleurs, des textures. Tu as seulement des perceptions.

Ce livre n’est pas un livre pour un chien ou pour un chat ! Seulement pour les humains, qui partagent ces conceptions mentales pour pouvoir communiquer et qui leur a permis de construire le monde dans lequel nous évoluons … le monde qui est dans nos têtes 🙂

On ne peut parler de rien qui ne soit pas une expérience de pensée, avec les perceptions et les émotions qui vont avec.

« je » est la conscience, « je » est le centre de toutes mes expériences.

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ROUGE

Prenez la couleur Rouge : il n’existe rien de rouge ! Rouge correspond à une plage de fréquences des photons du spectre de la lumière. Mais il n’existe pas de rouge ! Il n’y a pas non plus rien de rouge dans ton cerveau ! mais tu peux avoir une expérience que tu appelles « rouge ».
Donc, la couleur rouge n’est nulle part, je peux seulement dire « j’ai fait cette expérience ».

Qu’est-ce qui fait cette expérience ?  » je « , c’est « je » qui fait cette expérience, comme toutes les expériences, les émotions, les opinions, les accumulations passées, les désirs, etc… « je » est le sujet.

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Une pensée est une interprétation d’expérience.

Quand tu tiens une tasse entre tes mains, cette tasse correspond à tout un tas de conceptions construites, y compris des ressentis, des souvenirs, des émotions, des formes, des envies, des couleurs, des pensées… tout ça est intriqué.

Si tu expliques à un petit enfant que cette tasse est un jouet, il va concevoir la tasse comme un jouet. L’expérience que tu appelles « tasse » a donc changé.

Tu peux, par ta conscience, à tout moment, changer la signification de tous tes concepts.

Le monde entier est une expérience humaine

Aucune espèce animale autre que l’humain ne conçois le corps, les émotions, les couleurs, les métiers, l’univers etc… le monde entier est une construction humaine. Le monde entier EST, mais il n’a pas besoin d’être conceptualisé, seul l’humain le conceptualise comme « monde ».

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Le monde est évanescent

Pense à ta maison, à ta mère, à tes vacances, à ton chien, à ce livre, à ton repas etc… sont des conceptualisations qui vont et viennent à une grande vitesse, et qui n’ont aucune réalité. Quand tu pensais à ta mère tu ne pensais déjà plus à ta maison, et quand tu pensais au chien tu ne pensais déjà plus à ta mère … etc… ce sont des expériences qui se suivent et qui passent dans le passé à une grande vitesse.

à peine une phrase se termine, le début de la phrase a disparu, n’existe plus. Le passé n’existe pas, autrement que dans la pensée. Le futur n’existe pas, autrement que par la pensée. Seul existe un « maintenant » qui est permanent. Ce « maintenant » ne peut pas être conceptualisé, car s’il l’était il prendrait forme et ne serait qu’une idée, une image, une pensée. « Maintenant » est la seule expérience qui ne soit pas un concept humain. « Maintenant » est en dehors du temps.

 

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