Catégorie : Psychée (Page 2 of 40)

Relations amour et la haine sont joie et tristesse – Spinoza

Pour Spinoza, il n’existe en fait que ces deux sentiments fondamentaux : la joie et la tristesse.

Lorsque quelque chose ou quelqu’un nous apporte de la joie, nous allons concevoir de l’amour pour cette chose et inversement lorsque nous imaginons quelque chose qui diminue notre désir d’exister, nous allons concevoir de la haine pour cette chose. Donc au couple fondamental de sentiment joie-tristesse correspond à un deuxième couple de sentiments à savoir le couple amour et haine.

Spinoza dit que « tout ce qui provoque en nous un sentiment d’amour, nous voulons le faire croître, et tout ce qui provoque en nous un sentiment de haine, nous voulons l’anéantir »

Lorsque nous ressentons de la joie et que cette joie est associée à  une cause extérieure à nous, par exemple à une personne, nous avons une tendance naturelle à vouloir conserver cette personne près de nous, car elle maintient notre sentiment de joie. Et donc nous éprouvons de l’amour pour cette personne.

Spinoza nous dit que l’amour est une joie qui est toujours accompagnée de l’idée d’une cause extérieure à nous, c’est parce que lorsque nous aimons quelqu’un, nous ne pouvons pas sortir de nous-mêmes pour nous attacher à cette personne, nous ne pouvons pas fusionner avec la personne que nous aimons. Chaque fois que nous imaginons la personne que nous aimons, nous nous réjouissons d’exister, et cette réjouissance renforce notre propre désir d’exister, et donc notre désir de durer dans l’existence. C’est comme ça qu’on peut confondre la joie d’exister que nous procure la présence de la personne (et la volonté légitime de garder ces émotions), et la personne elle-même. C’est comme ça que vient la tentation de s’approprier une personne, la dépendance affective, mais aussi la jalousie.

Symétriquement, la haine est toujours une tristesse accompagnée de l’idée d’une cause extérieure à nous. Nous haïssons toute chose ou toute personne qui nous empêche de nous aimer nous-même, et donc qui fait diminuer notre désir d’exister ce que nous haïssons nous allons donc non seulement nous efforcer de l’éloigner de notre pensée mais aussi de le détruire. C’est comme ça que nous confondons la personne et les émotions que sa présence provoquent en nous, en nous menant à faire du mal à la personne alors que nous voulons échapper aux émotions que nous ressentons.

Nos sentiments d’amour et de haine ne sont pas véritablement orientés vers autrui, mais fonctionnent plutôt comme un baromètre qui nous indique les variations d’intensité de notre désir d’exister, et ces variations dépendent toujours des idées que nous nous formons des choses extérieures.

Notre désir d’exister et l’illusion d’un amour auto-suffisant

Notre désir d’exister et l’illusion d’un amour auto-suffisant

suite de cet autre billet

Nous sommes des êtres connectés, nous ne sommes pas des entités autonomes. Ni d’un point de vue corporel, ni d’un point de vue émotionnel. Tout comme nous avons besoin d’apports extérieurs pour que notre corps vive, tout comme ces aliments doivent être de qualité et adaptés à notre mode de vie, tout comme nous avons besoin de ne pas être en carence ni en excès de nos aliments corporels, nous avons tout autant besoin de nourriture émotionnelle (et spirituelle) pour être bien dans nos cœurs. Et notre santé émotionnelle est directement liée à notre santé corporelle et spirituelle.

Ainsi, il est tout à fait normal de soigner nos relations avec l’extérieur aussi dans le domaine de ce qu’on appelle le relationnel, et de nourrir nos besoins fondamentaux que sont le lien, l’acceptation et le lien à la communauté, la reconnaissance, l’affection, le partage humain, la qualité de nos nourritures non-matérielles telles que la pureté de l’air, l’origine naturelle de nos liens, l’adéquation de ces nourritures avec nos valeurs et nos croyances et nos comportements.

Ces apports nous sont indispensables, ce ne sont pas des nourritures pour les personnes qui sont émotionnellement faibles. C’est même un signe de déséquilibres psychique que de vivre seul et isolé affectivement. D’ailleurs, les personnes seules vivent nettement moins vieilles que les personnes entourées, et une autre étude menée depuis 1938 montre que le premier facteur de bonne santé n’est pas la nourriture, ni la condition sociale, ni l’air qu’on respire, mais le fait d’être entouré (d’humains).

De plus, nous comprenons que la présence de l’autre est notre meilleur alliée pour augmenter et nourrir notre joie d’exister. En somme, c’est un égoïsme intelligent, car nourrit par la présence de l’autre. C’est en étant avec l’autre que l’on est bien avec soi, et inversement.

 

Notre désir d’exister est une œuvre personnelle intérieure.

Notre désir d’exister est une œuvre personnelle intérieure.

Notre désir d’exister est interne, oui, c’est exact. Notre désir d’exister ne doit pas dépendre des autres, ce qui est une dépendance émotionnelle. Notre désir d’exister est intérieur, oui, il est alimenté par les nourritures extérieures. Le désir d’exister est une œuvre personnelle et intérieure, oui, mais il n’est pas auto-suffisant. Nous pouvons nous nourrir de ce que nos nourritures non-matérielles nous apportent pendant un certain temps, mais il faut les renouveler. Car nous évoluons, et tout comme notre corps, nous avons besoin de nouveaux apports. C’est ce que je propose d’évoquer ICI

https://quantumwaves.space/2024/12/08/notre-desir-dexister-et-lillusion-dun-amour-auto-suffisant/

L’huile essentielle de romarin à cinéole : une piste prometteuse contre le déclin cognitif

Dans le cadre des recherches sur la prévention et la gestion des troubles cognitifs, l’huile essentielle de romarin à cinéole suscite un intérêt croissant. Ses propriétés neurostimulantes et antioxydantes pourraient apporter des solutions complémentaires dans le traitement de maladies neurodégénératives comme Alzheimer.

Inhibition des enzymes clés dans la maladie d’Alzheimer

Une caractéristique majeure de l’huile essentielle de romarin réside dans sa capacité à inhiber l’action de l’acétylcholinestérase. Cette enzyme joue un rôle essentiel dans la dégradation de l’acétylcholine, un neurotransmetteur crucial pour la mémoire et l’apprentissage. Le 1,8-cinéole, composant principal de l’huile, agit de manière comparable aux traitements pharmacologiques actuels, selon des études préliminaires Psychomédia et Naturalexis.

Des effets positifs sur les performances cognitives

Une recherche réalisée par l’Université de Northumbria a évalué les effets de l’inhalation de l’huile essentielle de romarin sur la cognition. Les participants exposés à cette huile ont montré une amélioration significative de leur mémoire à court terme et de leur réactivité mentale. Ces résultats semblent attribuables à une meilleure oxygénation du cerveau, renforcée par les propriétés synergétiques du 1,8-cinéole et d’autres composés comme l’alpha-pinène Psychomédia.

Impact sur la mémoire prospective

La mémoire prospective, capacité à se souvenir d’effectuer des actions planifiées, est une fonction cognitive cruciale. Des études ont montré que l’utilisation régulière d’huile essentielle de romarin à cinéole, par diffusion ou application topique, peut significativement améliorer cette fonction. Ces bienfaits sont liés à l’absorption du 1,8-cinéole, dont l’effet sur le cerveau a été confirmé par des tests cliniques Monde Naturel.

Protection contre le stress oxydatif

En tant qu’antioxydant puissant, le romarin à cinéole limite les dommages causés par le stress oxydatif, un facteur clé dans le vieillissement neuronal. En protégeant les cellules cérébrales, cette huile pourrait jouer un rôle préventif contre le déclin cognitif associé à l’âge et à des pathologies comme Alzheimer Naturalexis.

Limites et perspectives

Bien que les résultats actuels soient prometteurs, ils reposent principalement sur des échantillons restreints et des études préliminaires. Des recherches approfondies, incluant des essais cliniques à grande échelle, sont nécessaires pour confirmer l’efficacité de l’huile essentielle de romarin à cinéole dans le traitement ou la prévention de maladies neurodégénératives.


Sources

Réalités

Notre « réalité » n’est pas neutre. Elle comprend, et se compose de nos façons de la vivre, au travers des agrégats. Et les agrégats nous sont personnels, uniques. Par conséquence, notre réalité l’est aussi : nous vivons des réalités aussi différentes que nous sommes différents les uns les autres, dans nos parcours de vies profondément singuliers.

Quand, ou plutôt si l’on s’intéresse à la manière dont nous vivons tout ce qui arrive à nos vies intérieures. Il y a donc autant de réalités que de personnes.

Mieux, nos réalités évoluent à chaque instant, en fonction de nos parcours, des événements, de tout ce qui compose notre vécu.

Car le vécu n’est pas neutre, le vécu dépend de la manière dont je vis un événement. Un événement est neutre. C’est ma manière de le vivre qui lui donne tout ce que j’appelle la réalité de l’évènement, qui est en fait ma réalité. Et ma réalité peut radicalement évoluer, parfois de manière rapide.

Si j’ai une maladie, il est compréhensible de la vivre de façon triste, stressante, angoissée. Certaines personnes réussissent vivre une même maladie de façon moins stressante, d’autres arrivent à ne pas développer de stress. Nous n’avons pas la même capacité devant les événements.

Si je m’abreuve de mauvaises nouvelles, si je fréquente des personnes négatives, je vais créer une réalité stressante. Et le stress favorise les maladies internes, au travers de la production constante d’hormones de stress, lesquelles sont également celles qui, en plus, inhibent le système immunitaire qui nous protège.

Mais la bonne nouvelle, c’est que j’ai un pouvoir sur la réalité, elle n’est pas une fatalité, elle n’est pas celle de quiconque d’autre.

Ce qui doit me pousser à la tolérance, la compréhension, la compassion et à ne pas juger la réalité des autres, ni à leur imposer la mienne et encore moins si elle est négative. C’est de l’orgueil que d’imposer une réalité ! Pourquoi serait-il irresponsable de ne pas s’informer ce tous les malheurs du monde ? La réalité n’est pas ce qui correspond à l’image que nous renvoient les médias, ou les gouvernements, ou notre famille. D’ailleurs, si l’image du monde renvoyée par les médias n’était pas aussi assoiffée de sang et de larmes, la fameuse « réalité » serait différente. En fait, ça dépend où l’on place le curseur, où l’on insiste.

Aussi, j’ai fait un choix, celui de ne pas m’abreuver d’intrants sur lesquels non seulement je n’ai pas prise, mais qui en plus ne me regardent pas. Et j’ai décidé de choisir et limiter mes combats. Je ne peux pas changer le monde, et je me soucie des sujets qui correspondent à mes valeurs, mais aussi à mes capacités, mes capacités de gérer la charge mentale et physique, et la capacité d’agir. Et là aussi, il est important de ne pas imposer ses combats aux autres.

« Quand tu te consacres à la transformation de ton monde intérieur, ta vie passe rapidement de l’ordinaire au royaume de l’extraordinaire. »

Process Coaching : La journée idéale

Décrire sa journée idéale : ouvrir le champ du possible

 

Visualiser une journée idéale permet de transformer les objectifs en une image concrète. Et aide à identifier les éléments clés du bien-être pour prendre des décisions alignées avec les véritables aspirations de la personne.

Heure par heure listez en détail ce que vous aimeriez faire. Soyez aussi précis que possible. Où êtes-vous ? Avec qui ? Quelles activités faites-vous ? Commencez par imaginer votre matinée idéale. Est-ce que vous vous levez tôt ou tard ? Prenez-vous du temps pour méditer, lire ou faire du sport ? Notez aussi où vous êtes, en ville, à la campagne, près de la mer, avec qui ? et ainsi de suite pour toute la journée. Quelle est votre activité principale ? Travaillez-vous sur un projet passionnant ? Décrivez aussi votre environnement de travail idéal. Est-ce un bureau à domicile, un espace de coworking ou bien en extérieur ? Enfin, imaginez votre soirée.

Outil de Coaching : Phase divergence ou convergence

Nous oscillons constamment entre des phases de divergence et des phases de convergence. La divergence, c’est une phase d’exploration. C’est quand vous sentez le besoin de tester de nouvelles choses, de multiplier les expériences. À l’inverse, la convergence, c’est une phase où l’on se recentre sur ce qui est important. C’est quand vous sentez le besoin de plus de stabilité, de vous engager dans une voie spécifique.

Exercice pour aider à déterminer dans quelle phase vous vous trouvez :  divisez une feuille en deux colonnes. Dans la colonne de gauche, notez toutes les activités, projets et engagements que vous avez actuellement. Dans celle de droite, pour chaque élément de la première colonne, indiquez si cela vous fait vous sentir plus ouvert et explorateur, donc divergence, ou plus centré et stable, convergence.

Une fois que vous aurez complété vos colonnes, prenez un moment pour analyser vos résultats. Qu’est-ce que vos activités disent de vous ? Vous dirigent-elles vers une phase plus exploratoire ou vers plus de focus ? Une fois que vous aurez une meilleure idée de votre phase de vie actuelle, réfléchissez à comment adapter vos choix en conséquence.

Si vous êtes en divergence, privilégiez des lieux de vie qui offrent des opportunités, des communautés dynamiques et des environnements stimulants ou bien partez en voyage. Si à l’inverse, vous êtes en convergence, pensez à ces lieux qui favorisent la stabilité, la proximité avec vos proches et un cadre de vie serein.

Les gens connus et toi

Un jour j’ai rencontré bidule chouette. Ouah quel homme ! Il dégage un tel charisme ! Ses livres sont connus dans le monde entier, j’aime ses valeurs, sa façon de les exprimer. Quelle oeuvre d’art qu’est sa vie ! Je suis admirative, vraiment.

J’ai aussi connu Machin Richard, un autre grand homme, dans un style totalement différent, évidemment c’est un artiste. Mais quel artiste ! Il est si doué !

On peut continuer longtemps, comme ça, à faire des listes et des listes de gens connus que nous admirons, que nous portons aux nues ! Chaque-un(e) d’entre-nous aura sa propre liste, en fonction de ses valeurs, de ses goûts, de son parcours de vie.

Et ? et alors ? Ce sont seulement des gens, comme toi. La différence, c’est que leur art à eux est mis sous les projecteurs. Lesquels ? Il y a mille types de projecteurs différents ! Ceux des médias, ceux des arts, ceux des sciences dures, ceux des sciences dites molles, etc… etc…

Est-ce que tel domaine d’intérêt a plus de valeur qu’un autre ? Non, c’est TON intérêt qui fait la différence.

Est-ce que telle « personnalité » a plus de valeur qu’une autre ? Non, c’est TON intérêt qui fait la différence. Et ce n’est pas parce que d’autres partagent ton admiration que la personne a plus de valeur, elle a seulement plus de lumière braquée sur elle.

Est-ce que le fait d’avoir fait de grandes oeuvres d’art, de grands textes, de grandes « réalisations » fait d’une personne quelqu’un qui est fondamentalement meilleur(e) que toi ?

Je ne crois pas. Primo, combien de « grands » personnages ne sont-ils pas tombés de disgrâce après des révélations scandaleuses ? Est-ce que le fait que tel personnage public soit tombé en disgrâce fait de son oeuvre une non-oeuvre ? Non !

Il ne faut pas confondre les personnages et les personnes. Les humains les plus vils ont parfois produit des oeuvres d’art parmi les plus magnifiques. Ces personnes n’ont pas succédé aux personnages. Pour autant, je ne peux pas leur en vouloir à postériori, car c’est bien moi qui avais porté aux nues cette personne, au lieu de simplement admirer l’oeuvre produite.

Et on pourrait aussi parler de ces autres personnes qui ont produit des merveilles dans l’anonymat, dont le personnage a été révéré et admiré après leur mort ! Ce n’est donc pas la personne qu’on admire, mais le personnage !

Derrière chaque personnage, il y a une personne. Et c’est la personne qui est comme tout le monde, fragile, belle, forte, gentille ou oui, parfois vile.

Et toi ? Pourquoi je ne pourrais pas admirer ton personnage ? Parce que tu n’en as pas ? Mais est-ce si grave ? Est-ce que tu auras une belle vie en étant un personnage, ou bien en étant une personne heureuse, en étant toi-m’aime, aimée et aimante ? A quoi te servirait d’être seulement un personnage ?

Et toi ? Pourquoi ne serais-tu pas digne d’admiration pour la personne que tu es ? Avec toutes tes forces et tes fragilités, avec tout ton passé et tes rêves, avec toutes les facettes de ta personne, y compris les plus sombres ?

Quand tu vois les qualités de personnages, ce ne sont pas celles les personnes ! Evidemment qu’on ne peut être que dans un constat  » il/elle a quelque chose de plus » quand on confond personne et personnage. Et nourrir des frustrations, et des « je n’ai pas autant de valeur qu’eux/elles » et autres dévalorisations. Et pendant ce temps, tu passes ton temps et ton énergie à ne pas te développer.

Sois toi ! Ce n’est pas égoïste d’être soi ! Au contraire, marque de ta patte à toi le monde tel que tu l’imagines, tel que tu le rêves ! Valorise tes valeurs, tes rêves, découvre tes talents naturels, fais le point sur tes savoir-faire et savoir-être, et pars conquérir le monde, ton monde à toi. Vis non plus dans le monde des autres, mais dans le tien !

Tu as déjà un monde à toi ! Unique, singulier, dont tes croyances forment le quotidien jour après jour ! Tu crois que tu ne sais rien faire ? Eh bien, c’est ce qui arrive, puisque tu ne fais rien ! Tu crois que tu n’as aucune valeur ? Puisque tu ne connais même pas ta propre valeur, comment voudrais-tu y croire ? Tu crois que tu ne sais rien faire ? Evidemment, puisque tu n’y a jamais réfléchi. etc…etc… juger, te juger est tellement plus facile, en tournant le regard vers ceux qui « réussissent », tellement plus facile que de vivre !

Mais au fond de toi, tu as envie de vivre ! Ton coeur te le dit, il te le crie même, « aime-moi ! », il a envie d’aimer et d’être aimé !

Vivre, ce n’est pas un travail, c’est une joie de tous les instants, et arrive même le moment où l’on n’a plus peur des épreuves de la vie.

Tu es vie, alors vis !

Et si peut-être … rien n’est faux

RIEN n’est faux ! Rien ! Il n’existe pas d’erreur. Tout ce qui arrive a un sens dans la complexité de l’Univers. Les erreurs se passent uniquement dans nos projections de l’aversion et du désir.

je n’aurai pas dû faire ça, car ça a généré de la colère, ou parce que ça m’a coupé de ce que je voulais obtenir. Tout ce qui est qualifié d’erreur et de faute est en rapport avec ce qu’on voudrait ou ce qu’on voudrait ne pas.

Mais plus encore, une erreur est une mauvaise compréhension d’un résultat. Une erreur est un résultat jugé. C’est le résultat d’une action ou d’une parole du passé. Le passé est mort, on ne peut revenir dessus.

Le résultat qu’on dénomme erreur est un résultat qui ne correspond pas à l’attendu. Mais c’est seulement un résultat, ce n’est pas un attendu qui a été trahi.

Souvent, on jette le résultat dénommé erreur, et on tente de recommencer une procédure qui mène au résultat attendu. Souvent, c’est laborieux, ou inefficace.

Seulement, le résultat dénommé erreur a peut-être quelque chose à nous dire ? C’est le résultat d’une action.

Ce résultat peut-il être utilisé dans un autre but ? A savoir, quelles qualités démontrent ce que la personne a fait « faux » ? Qu’a-t-elle appris ? que peut-on tirer de positif de cette action qui n’a pas donné le résultat attendu ? De quoi la personne a-t-elle besoin ? Quel besoin cela manifeste-t-il ?

En somme, l’erreur doit éclairer, selon moi, et ne doit pas être jetée dans l’ombre. Tout ce à quoi la personne n’aura pas répondu va se reproduire, d’une manière ou d’une autre.

Donc, quand vous faites une erreur, laissez les gens vous juger, et tournez-vous vers ce que cette erreur vous dit de vous, de vos qualités d’abord, de vos besoins ensuite, sans jugement, car le juge ment, et il vous empêche d’avancer.

Aucune action, aucune sensation, aucune émotion, aucune maladie, aucune pensée, rien n’est faux. C’est la vie qui se manifeste dans tout cela, et la vie ne se trompe pas, elle n’a pas d’intention, elle n’a pas de mauvais sens, elle n’a pas de bon ni de mauvais chemin. C’est juste votre chemin.

Aversion, Attachement, Sagesse une autre vision du bien-être

D’où vient le bonheur ? De façon plus large, je parle ici de ma tranquillité, de ma sérénité, de mon bien-être physique et psychique.

Est-ce que le bonheur c’est quelque chose qui devrait nous être apporté, offert de façon automatique? Est-ce que le bonheur c’est quelque chose qui doit venir de personnes et de circonstances extérieures ? Donc, est-ce que je suis dépendant de facteurs extérieurs pour mon bonheur ?

Par exemple, est-ce que c’est ma partenaire qui doit m’apporter le bien-être au quotidien ? C’est donc sur elle que repose mon bonheur ? Ou bien aussi sur mes enfants ? Ils devraient être comme ci et comme ça pour préserver ma paix, et me faciliter mon rôle de parent ? Au travail c’est mon patron qui devrait m’assurer mon cadre de travail paisible ? Le gouvernement, les médecins et les enseignants devraient être là pour mon bien-être ? C’est d’ailleurs pour ça qu’ils sont payés avec mes impôts, non ?

Est-ce que j’ai le droit de faire ça, si j’aime vraiment ma partenaire, mes enfants, mes amis ? Qui suis-je pour attendre de mes proches, des dirigeants ou des fonctionnaires qu’ils devraient se comporter comme moi je l’entends ?

Si je fais cela, je mets mon bonheur entre les mains des autres, et notamment entre celles de personnes qui me sont inconnues. Et je ne suis pas sûr d’aimer cette conception de la vie, de ma vie !

D’ailleurs, mon bonheur à moi, ma paix et mon plaisir de vivre, est très différent de celui de toute autre personne ! Les uns aiment le salé, les autres le sucré, les uns la ville d’autres la campagne, les uns aiment le foot d’autres aiment la musique, etc…  Comment pourrais-je attendre des autres qu’ils nourrissent, eux, mon bonheur propre, singulier ? Si je crois au Père Noël, je peux lui écrire la lettre de ce que voudrais comme bonheur. Non, franchement, je n’aime pas quand c’est les autres qui décident à ma place ils ne font jamais exactement les choix que moi j’aurais fait.

Le monde ne peut pas tourner selon ma volonté ! Réaliser cela, c’est réaliser que l’égo est surdimensionné en moi : le monde ne tourne pas comme moi je le voudrais, et si je passe ma vie à combattre la vie qui se présente à moi, parce qu’elle n’est pas comme je l’imagine : Parce qu’il faut remplir des obligations je devrais en être dispensé et que le pays tournerait mieux si c’était mieux organisé ; Parce que la météo est mauvaise et qu’elle devrait toujours être comme moi je voudrais ; Parce que mon voisin devrait plutôt aller se faire soigner chez docteur bidule il serait moins chiant à vivre ; Parce que ce con ne démarre pas assez vite au feu, il devrait accélérer ; etc …  mais quelle vie !!!  Quelle vie !

C’est aussi les autres et la vie qui me prive de bonheur : si j’avais plus d’argent je pourrais m’acheter voiture de mes rêves ; Si j’étais plus beau je pourrais sortir avec des belles femmes ; Je voudrais avoir un frigo rempli de fruits. Etc… Mais je n’ai pas tout ça, et je suis privé de ma tranquilité intérieure.

 

Premier constat : je ne peux pas trouver de bonheur de sérénité, de tranquillité et d’apaisement si je suis dans le combat de trouver la paix ! On ne peut pas être en guerre et en paix en même temps !

Première question : Peut-être que je peux cesser mes guerres internes ?

Qu’est-ce qui m’empêche d’être heureux vraiment et durablement ?

D’une part, si je réfléchis à tous les désagréments, tout ce qui empêche mon bien-être intérieur, je remarque que tout tombe dans deux familles d’émotions :

D’une part l’aversion c’est à dire toutes mes mouvements de recul, qui vont du simple mouvement de recul devant quelque chose qui me déplaît, par exemple le mouvement de recul que j’ai devant un aliment qui me déplaît, en passant par la frustration, le rejet, la colère jusqu’à la haine. Tout ça, ce sont des aversions, quand je veux m’éloigner de ce qui se présente à moi. C’est un mouvement de repli qui s’exprime vers l’extérieur : quand je me mets en colère, je repousse ce qui se présent à moi, je mets des barrières, des panneaux « il est interdit de », et je peux passer beaucoup de temps et d’énergie à cela. Ce qui me mène à des pensées des paroles et des actes qui sont dirigés vers le fait de me protéger de ce qui me déplait : le rejet sous toutes se formes, y compris les plus violentes. Sinon, je suis colérique.

Pourtant, il existe l’antidote ! C’est le détachement, le lâcher prise, la prise de recul, le fait de calmer l’égo, d’arrêter de vouloir que le monde tourne comme je veux, d’arrêter de forcer les évènements, de laisser aller, d’être plus tolérant. Accepter et aimer de qui est.

D’autre part, l’autre sentiment qui m’empêche d’être heureux c’est l’attachement, c’est un mouvement inverse que le rejet, c’est la volonté d’attirer vers moi ce que je voudrais avoir, être, faire. Je voudrais la voiture que je ne peux pas avoir, je voudrais avoir plus d’argent, je voudrais faire tel métier, je voudrais voyager, je voudrais que telle personne m’aime etc…  en somme c’est tout ce que je n’ai pas et que je voudrais avoir ! Ce qui me mène à des pensées des paroles et des actes qui sont dirigés vers le fait de combler ces désirs : remplir, même si c’est en trichant un peu ou beaucoup avec les choses et les gens, pour obtenir ce que je veux. Sinon, je suis malheureux.

Pourtant il existe une antidote ! C’est le détachement, c’est le discernement, c’est calmer l’égo, c’est arreter de vouloir que la vie soit comme je voudrais, c’est cesser de forcer, être tolérant, accepter ce qui est, aimer ce qui est.

Oui, l’antidote est la même, c’est une vision un peu plus haute, éclairée, celle qui permet de prendre de la distance avec les évènements et de considérer le contexte.

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