Catégorie : Psychée (Page 1 of 40)

Être en relation avec une personne hypersensible

Tous hypersensibles ? je pense que nous avons des sensibilités différentes en fonction des sujets, en rapport avec nos centres d’intérêt, nos engagements, nos passions. On peut être très sensible sur un sujet comme la protection de la nature et n’avoir aucune sensibilité pour les performances sportives de telle équipe. D’ailleurs, les personnes qui se disent hypersensibles ne le sont pas en tout, et heureusement. Nous sommes également d’une sensibilité variable en fonction de l’état d’harmonie entre notre cadre de vie et nos besoins. Vivre dans un environnement qui ne nous convient pas va accentuer notre sensibilité générale, tout comme l’état de fatigue va influencer notre sensibilité générale. Les évènements de vie comme les deuils ou les traumas non résolus sont également des facteurs de sur-sensibilité. Donc, différents inducteurs entre en ligne de compte, par-dessus une sensibilité de base qui peut être plus ou moins forte. Et donc, une personne sur-sensible à la base sera plus vite impactée par tous les autres facteurs de sensibilité, et sera plus encline à mettre en place des barrières et des stratégies pour la gérer au mieux.

Quelques astuces dans les relations humaines, des trucs qui touchent la sensibilité :

La sincérité : la confiance est essentielle pour une personne hypersensible, donc ne dites jamais  » ça va très bien  » si ce n’est pas le cas, car la personne hypersensible le captera. Inversement, l’hypersensible qui dit « tout va bien » alors que ce n’est pas vrai donne un signal de fermeture à son interlocuteur, car tout se voit sur le visage d’une personne hypersensible.

L’intensité des émotions : Les hypersensibles vivent les émotions d’une manière plus intense. Donc, ne pensez pas qu’il/elle exagère, ou joue un rôle

Ne donnez jamais de conseil ! C’est valable dans toutes les relations, et les hypersensibles vivent très mal le conseil donné alors qu’il n’est pas sollicité.

Le besoin de se ressourcer : nous avons tous besoin de moments de solitude, les hypersensibles plus que les autres. Définissez des limites, car l’hypersensible doit savoir revenir vers l’autre, sinon la relation devient vite déséquilibrée, car l’autre personne va se sentir « utilisée »

La saturation : selon le milieu dans lequel on se trouve, on peut saturer. Les hypersensible le sont juste plus rapidement, mais pas partout, pas tout le temps.

Etre et rester pleinement connecté à l’autre : c’est une régle d’or dans toutes les relations. Simplement les hypersensibles ressentent plus vite toute déconnection. Il faut simplement les rassurer.

La sensibilité au bruit : Les hypersensibles sont trèsss sensibles au bruit.

 

MEDITATION METAPHORE POUR TROUVER LA PAIX INTERIEURE

Défocalise ton regard, ferme les yeux, laisse toi entrainer par la musique, et pars !
Par dans le pays de tes rêves, pays où se mélangent les souvenirs et tes espoirs,
Pars au pays de l’espoir dans une autre vie, ta vie, re-naissance …

Tel un oiseau tu survoles ton passé, tu peux voir de là haut les moments les plus difficiles de ta vie,
Tu les observe un à un, ils défilent sous ton regard bienveillant, tu es là haut tu observes
Le jour où tu as vécu tel évènement, le jour où tu as vécu tel autre, tu observes
Tel un oiseau majestueuse, agile tu montes encore plus haut,

Et maintenant ces évènements n’ont plus le même sens, tu as appris, tu as grandi, tu as pris de la hauteur, et tu peux continuer ton vol solaire

Toi qui es là dans toi, tu es la seule à pouvoir vivre l’aventure incroyable de ta vie, tu es la seule l’unique, personne ne possède tes qualités, personne d’autre n’a ce mélange subtil, parfum de ta Vie, tu es unique et c’est magnifique, malgré tout, malgré ton conscient, laisse ton conscient de côté quelques minutes et permets-toi d’être celle que tu es, celle que tu es vraiment, au fond de toi, une belle personne, un cœur, une montagne d’amour, un ciel dans la flamme qui brille au fond de toi !

Défocalise ton regard, ferme les yeux, laisse toi entrainer par la musique, et pars !
Par dans le pays de tes rêves, pays où se mélangent les souvenirs et tes espoirs,
Pars au pays de l’espoir dans une autre vie, ta vie, re-naissance …

Tel un oiseau, libre et agile, maintenant tu rejoins le pays de tes espoirs, le pays de tes rêves, le pays de ton bonheur, grand, large, lumineux, plein de beautés sublimes

Et l’oiseau se pose et tu es à nouveau toi, dans ton corps,
tu es sur une grande prairie, vaste étendue, je te laisse le soin des détails, c’est peut-être les grands espaces de la Mongolie, ou encore les grands espaces d’Amérique du Nord, ceux d’Amérique du Sud, d’Afrique … sens-toi dans ce paysage, installes-toi dans tes sensations, quelles sensations ressens-tu dans cet espace large et vaste, passe au travers de tes sensations…

Peut-être invites-tu un animal, ou plusieurs, laisse celui qui se présente à toi venir à toi, ne contrôle pas, laisse celui qui se présent à toi te rejoindre dans ton pays rêvé. Sublime animal, la magie de la présence animale, la tendresse du regard, la profondeur du regard  … emplis-toi de ces sensations qui viennent à toi.

Peut-être invites-tu une personne chère ? Celle qui se présente à toi maintenant est celle qui doit t’accompagner dans ce moment, ne cherche pas à hiérarchiser ni à rectifier, le mental n’est pas ton maitre mais ton serviteur, laisse venir à toi la personne qui se présente, et accueille cette personne, en toi, là, avec toi dans ce décor qui a changé entretemps : vous êtes là, dans ce décor nouveau, et tu vis cette personne en toi, telle que tu la ressens, et tu peux sentir en toi comme chaque relation est différente par les sens, par ce qui se met en route de spécifique à chaque relation, et celle qui s’est présentée à toi ressens-là, pleinement, en toi, et je t’invite à laisser grandir les sensations en toi

Maintenant, je t’invites à dire au-revoir à cette personne, tu la retrouveras plus tard…

Je t’invites maintenant si tu veux encore rester un peu, à changer d’endroit rêvé, à rejoindre celui qui se présente à toi, que ce soit une forêt ou une montagne, une grande plage ou encore des collines, peu importe, celui qui se présente à toi est celui avec lequel tu as quelque chose à vivre, là maintenant

Tu marches dans ton paysage imaginé, et tu ressens les sensations dans ton corps, tous les détails de ce décor s’approchent de toi, tu peux saisir de mieux en mieux les détails, les couleurs, les formes, les touchers, les odeurs, les goûts, et cette musique qui t’entraines… emplis toi encore de tout ce qui vient à toi, prends de grandes respirations pour t’emplir de ces beautés, tes beautés que tu viens de produire, sois-en fière, sois fière de ton rêve musical, on s’en fiche que ce ne soit pas la réalité, tu formes ta réalité avec tes sensations, donc aborder la vie emplie de courage, d’espoir, de beautés internes ne peut que t’aider à capter la beauté réelle de la vie

Tu marches sur le chemin de ton rêve, dans ce paysage imaginé qui peut-être est statique ou qui à chaque seconde se renouvèle, évolue, change d’endroit, tu es libre ! … marche sur le chemin, emplie de ces belles sensations, sur le chemin de tes espoirs…

Tu regardes droit devant, décidée, pleine d’entrain, tu sens la Terre-Mère sous tes pieds, tu vois le Ciel-Père au-dessus de toi, tu évolue en pays conquis, pleine de paix et en toute confiance, tu es toi

Maintenant alors que tu marches, vient à tes côtés, à gauche, un personnage, un personnage de ta vie réelle ou alors imaginée, un personnage du passé ou du futur, qui te souris !

Et puis maintenant, un autre personnage apparait à ta droite, et tu lui souris, il te souris, et vous marchez ensemble…

Puis tu leur donne la main, vous marchez ensemble, toi au milieu, toi devant, et puis apparaissent d’autres personnages, ceux que tu as connus ou ceux que tu vas connaitre, qui se donnent la main, et tout le monde se donne la main, et puis il y a peut-être des animaux, et peut-être des personnage de légendes, on s’en fiche, seul compte le rêve, les belles sensations, l’entrain, l’élan, la marche en avant, le rêve…

… tu arrives maintenant, alors que les personnages et animaux et les autres formes de vie disparaissent, seule dans un magnifique petit endroit, reculé, sauvage, accueillant, enveloppant, protecteur. Tu peux t’asseoir et te reposer, sentir ta respiration ralentir, et tu peux maintenant ressentir en toi une paix immense, une paix intérieure, une sérénité pleine, une intimité de paix, de joie profonde et calme, un moment où le temps est suspendu. Ressens cela, en toi, sens comme c’est bon d’être dans ce bain de sérénité, cette paix qui t’enveloppe et te protège.

Et quand tu arrives à ressentir cette paix intérieure, je t’invite à choisir un geste, un geste que tu pourras reproduire à tout moment dans la vraie vie, ça peut être de poser le bout du pouce sur un des autres doigts, ou tout autre geste.

Et tandis que tu fais ce geste avec ce sentiment de paix profonde, tu pourras toujours te souvenir de ce moment où tu as fait ce voyage extraordinaire, tu pourras toujours remettre ces musiques ou d’autres pour t’autoriser à refaire le plein de paix, de beauté, d’amour et de bienveillance pour toi et le monde.

NAMASTE

 

Aborder nos dys-fonctionnements autrement

Nous sommes dans une société qui nous fait croire que nous sommes des êtres qui doivent « normalement » naitre parfaits. Et que la médecine est là pour « rectifier » les enfants qui ne le sont pas, et ceci jusque dans le ventre de la mère ! Et quand « on ne peut rien faire », la mère est poussée à l’avortement par la pression de la société qui n’est pas du tout organisée pour prendre en charge les différences. Et c’est à la mère, souvent, de se débrouiller avec le dilemme entre sa conscience de maman portant un être vivant dans son ventre, et la perspective de devoir se battre toute sa vie pour qu’un enfant différent vive…

Certaines personnes croient que leurs héros, leur acteur préféré, leur chanteuse fétiche, leur footballeur ou leur influenceuse adorés sont des êtres parfaits qui ont réussi. Et que les autres, tous les autres, sont des êtres parfaits qui ont raté leur vie.

Mais personne n’a aucun dysfonctionnement. Même les stars. Si vous rencontrez quelqu’un qui se croit sans dysfonctionnement, alors c’est cette croyance qui est un dysfonctionnement !

Si quelqu’un met le doigt sur un de vos petits handicaps, tous des dysfonctionnements (oui, en plus nous en avons plusieurs !), alors ne l’ignorez pas, n’éludez pas !

Traitez d’abord l’émotion immédiate par les techniques que je propose (respirer, ressentir, accueillir), puis examinez le propos, faites-le vérifier.

Le message est le suivant : ne laissez pas le dys de la dysfonction vous empêcher de fonctionner ! Les grands « dys » le savent bien, les dysfonctionnements se contournent, sont créateurs ! Un nombre incalculable d’inventions sont sortis de la tête et des mains de personnes qui ont des dysfonctions et handicaps plus ou moins grands. Un nombre incalculable de personnes géniales sont celles qui ont dépassé leurs dysfonctionnements.

Alors vous aussi, vous pouvez le faire, dépassez vos dysfonctionnements et fonctionnez : vous pouvez aller plus loin ! Vous avez un dysfonctionnement ? Okay, et pour commencer ce n’est pas un problème ! C’est une opportunité de mieux vous connaitre, un occasion de trouver votre propre solution, de développer votre originalité ! Comment allez-vous vous y prendre ? Quelles sont vos ressources, vos idées ? N’abandonnez pas, mais ouvrez le champ du possible pour prendre votre chemin. Les personnes qui ont réussi sont tous des gens qui ont développé leur originalité ! Et n’oubliez pas, aucun succès n’est immédiat, le doute en est le moteur !

DAILY HABITS Habitudes quotidiennes

Ce matin, je remercie de vivre ce nouveau jour. Ce nouveau jour n’est pareil à nul autre, et je suis le seul à vivre cette journée depuis ma personne, je veux donc respecter et honorer cette journée. Elle est unique et contient par conséquence des évènements nouveaux, inédits, à moi d’être suffisamment détaché de l’agitation pour les capter.

Ce matin, je décide qu’en ce jour je me laisse porter par l’inspiration, que ce soit une sensation, une réflexion, une synchronicité, un message reçu, un son qui vient à moi, une image qui me vient, peu importe. Et ce message du jour, je le laisse infuser sans vouloir forcément comprendre.

Ce matin, je décide de voir les évènements d’une manière différente, je suis curieux des autres et particulièrement de mes partenaires les plus proches et mes intimes. Je leur pose des questions plutôt que de donner mon avis.

Aujourd’hui, j’ouvre mon esprit à d’autre façon de voir le monde : Pourquoi je fais cela, pourquoi je pense à ça, pourquoi je vois les choses de cette manière ? Quelles autres manières de voir puis-je adopter ?

Ce matin, je me rappelle mon objectif de dans 2 ans, et je mets tout en oeuvre aujourd’hui pour rester focus, c’est-à-dire rester dans l’effort joyeux, la joie de l’effort. Oui, cet effort me mène à renoncer à certains plaisirs immédiats, mais ces plaisirs immédiats ne sont pas mes créations.

 

 

L’opportunité est au coeur de la difficulté

L’opportunité est au coeur de la difficulté disait Albert Einstein. C’est-à-dire que l’opportunité, à savoir l’enseignement à tirer d’une situation difficile, n’est pas à découvrir au moment d’y entrer, ce qui est compréhensible car à ce moment-là, nous ne sommes généralement pas conscients d’être dans le début d’un processus difficile. Ce n’est pas non plus une fois que la difficulté est passée, quand on l’a surmontée sans avoir rien appris de cette situation, sur un mode « ouf, je l’ai échappée belle, c’est passé, on n’y pense plus ». L’enseignement, ce qui nous vient en plus, ce qui nous est offert de comprendre se trouve au coeur de la difficulté, dans le moment le plus critique, et c’est également le moment de se tourner vers ce coeur de la difficulté, c’est-à-dire ce que cette difficulté nous dit dans un langage d’amour : de quoi cette difficulté me protège-t-elle ? de quoi me parle-t-elle ? quelle symbolique s’y révèle ? C’est seulement au coeur de la difficulté qu’elle se révèle. Albert Einstein nous encourage ainsi également à porter un regard distancié sur la difficulté, détaché, et le détachement n’est pas de ne pas se sentir concerné mais de ne pas laisser une situation nous dominer par ses aspects émotionnels. On peut ainsi pratiquer un exercice de laisser-aller en se connectant au ressenti d’une difficulté, l’accueillir comme on prend soin d’un enfant et le laisser tranquillement délivrer son message, même si on ne le comprend pas, même si ce message n’est pas conscientisé, l’énergie de ce ressenti se transformera, et une bonne chose en sortira, d’une manière ou d’une autre, et peut-être à l’autre bout du champ du possible, car ce laisser-aller doit être sans attente, c’est seulement un accueil dans la plus grande et bienveillante intention d’Amour.

Le sexe est dans le cerveau

L’excitation sexuelle se passe dans le cerveau, pas dans le sexe.

Chez l’homme la manifestation de l’excitation sexuelle est (vraiment) visible. il y a une différence visible entre un organe sexuel excité et un organe sexuel dans son autre fonction, la miction.

Dans notre société pornographique, tout est visuel et l’on oublie les paramètres psychiques, subtils, non verbaux.

Chez la femme, les organes sexuels ont encore d’autres fonctions. Et chez la femme aussi, la fonction sexuelle est issue du cerveau ! Pourtant on ne voit pas de manifestation extérieure, ce n’est pas pour autant que « ca » se passe dans le cerveau également (voire même plus).

Ce qui incite les idiots à penser qu’une femme serait un réceptacle automatique pour le sexe de l’homme, toujours disponible, qu’il suffirait de toucher la femme pour l’exciter. Et que la femme serait « un trou à combler » (dixit une femme de mes connaissances).

Le bonheur est dans le faire

Le bonheur n’est pas dans l’avoir. Il peut être dans l’être, mais il ne peut perdurer sans êtrns e dans le faire : le bonheur est un résultat d’un faire qui toujours se renouvelle car tout bonheur meurt du moment qu’il émerge. C’est la nature de la vie, qui est en perpétuel mouvement, c’est donc aussi la nature de l’amour, qui est la recherche de la perpétuation de la vie en joie. De plus, la vie en permanente expansion, ce qui nous pousse à toujours vouloir grandir et pas seulement renouveler la même vie à un niveau donné. Il est donc normal que nous cherchions l’amour en permanence, simplement en sachant qu’il est impermanent, nous pouvons le vivre au présent, comme un cadeau.

Embrasse les idéaux du possible !

Plutôt que de stresser de prendre les bonnes décisions, prends des décisions dans le  moment présent !

Plutôt que passer ton temps à imaginer une vie rêvée, pleine de ce que tu penses te ferais plaisir, en imaginant devoir faire plutôt ceci ou cela, à même te lancer dans l’acquisition de matériel, de  compétences et de connaissances, fais plutôt ceci : agis !

Agis avec ce que tu as, ce que tu es, car si tu n’es pas toi devant les autres, ou devant l’autre, ces autres n’aimeront pas la personne que tu es, mais celle que tu voudrais être pour ce que tu penses leur plaire ! Et ils seront déçus, et tu seras déçue !

« Si » n’existe pas ! Tu ne sauras jamais ce qui aurait pu se passer dans les « si » ! Tu ne sais même pas ce qui va se passer « quand » ! Plus tu essayes de contrôler, moins tu vivras ta vie ! Plus tu essayes de contrôler, moins tu ouvres le champ des possibles !

Ton imagination est faite du connu, alors pour vivre ta vie nouvelle chaque jour, pour ouvrir le champ du possible, vis ta vie in-connue ! Car ta vie va bien au-delà de l’imagination !

Oublie ton imagination, oublie les détails de ton désir et embrasse les idéaux du possible !

Make me a man, notes et commentaires

Dans le documentaire “Make Me a Man”, des hommes d’un groupe de parole évoquent leurs problèmes, leur rapport aux pères, aux pères, aux femmes … Leur parole, intime, résonne loin des clichés de la sur-masculinité usuelle dans nos sociétés actuelles. Un film réalisé par une documentaliste, Mai Hua. Je rassemble ici mes notes et ma sensibilité d’homme, ce qui veut dire qu’il ne s’agit pas d’un compte-rendu fidèle au film, que je recommande.

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La société dicte aux hommes un comportement dit d’homme. Les émotions sont dénigrées, la vulnérabilité est une faiblesse, les hommes ont seulement appris à faire la guerre, pas la paix. La guerre, c’est l’esprit de compétition, l’agitation, être le premier, écraser l’autre. Les injonctions sont « sois fort », « sois dans le contrôle »,  « je n’ai pas besoin d’aide ».

Le système sociétal de compétition s’étend même dans la façon de gérer un pays, où quasiment toutes les communautés humaines mettent en avant « l’homme fort », le mâle, à la place des idées dans la collaboration.

C’est à la guerre que le mâle trouve toute sa justification, dans l’héroïsme : il défend son pays, sa famille,  ses enfants, sa femme, et il le fait dans l’impunité d’infliger exactement ce qu’il défend aux êtres humains d’en face. Tant que la guerre sera un acte héroïque de bravoure et non pas un crime fondamental, l’homme restera une brute par définition. L’homme se définit ainsi lui-même par la violence comme ingrédient principal. Le héros est violent et il s’emmure dans le silence. C’est ça, un homme, un vrai.

Une des conséquences de l’immaturité des hommes est qu’ils ne se rendent pas compte de leur comportement. Les hommes ne sont pas éduqués à observer leur propre comportement. Notre société misogyne a appris aux hommes de ne pas être féminins. Pourtant, la masculinité n’est pas l’opposé de la féminité, elle est seulement l’opposé de l’enfance de garçon. Et pas un prolongement de cette dernière. Ainsi l’attention, les émotions, et les relations sont les territoires des femmes.

Les hommes ne sont pas concernés, pas vraiment en tout cas, par une profonde et systématique culture de paix, de bienveillance, d’ouverture à l’autre.  Les jeunes hommes sont élevés dans l’esprit d’une certaine compétition, pas celle qui conserve la primauté à la célébration de la fraternité et du partage de joie, mais celle où il faut battre l’autre, que ce soit en sport, en entreprise ou en politique.

On trouve ainsi beaucoup de comportements autoritaires, abusifs, présomptueux, immatures .. élevés au rang de normalité. La figure de cet homme-là n’est pas dominante, mais absolutiste ! Je pense que ce que nous infligeons à la planète est directement une conséquence de cet esprit de mâlitude qui ne sait pas être ni vivre en paix, même pas avec lui-même.

Ainsi, des paroles telles que   » sois juste comme tu es, tout va bien  » ,   » fais de ton mieux « ,  « fais confiance à ton cœur », qui mettent l’autre, notamment l’enfant, en valeur et en avant, n’existent pas dans ce type de schéma.

Dans les cultures anciennes, au retour des campagnes de chasse ou de guerre, des rituels de libération attendaient les hommes. Les hommes devaient passer par un processus de libération de ce qu’ils avaient vécu, pour retourner à des comportements sociaux de paix (nos ancêtres n’engageaient-ils si la guerre souvent qu’on le pense, tant le coût était insupportable et la paix avait beaucoup plus de valeur ?). L’expression des émotions, la libération de la parole, les rituels chamaniques concourraient à ce retour à la paix intérieure, paix qui prévalait en vie sociale. Dans nos sociétés, il n’y pas de « retour » à un comportement de paix, puisqu’on n’arrête jamais les guerres, fussent-elles internes.

Nous devrions peut-être réinventer cet échange et ces lieux où les hommes puissent se permettre d’être eux-mêmes, d’exprimer leurs émotions, dans un cadre loin de tout jugement et en les encourageant à laisser de côté les injonctions de super-masculinité. Pour certains, ce serait apprendre à le faire ! Leur permettre de parler de leurs enfances, de leurs pères, mères, de leur rapport aux femmes, de sexe. Et de ménager un espace où les émotions ont leur place, pour exprimer, expurger, dédramatiser, relativiser, trouver une place plus supportable à leur humanité … réveillée, révélée  ? Et, qui sait, y ajouter des rituels d’expression corporelle ? C’est quand un homme devient authentique et commence à faire non pas ce qu’il « doit » faire, quand il fait ce qu’il a vraiment envie de faire, alors il est plus réfléchi et plus doux, il prend substance et valeur. Voilà pourquoi je veux créer un groupe de parole d’hommes.

A louer ou à acheter sur  https://makemeaman.com/

 

Devenir la cause de nos propres actions – Spinoza

Devenir la cause de nos propres actions  – Spinoza

 

La puissance d’agir de Spinoza désigne la capacité d’un individu à agir en fonction de sa propre nature plutôt que d’être déterminé par des causes extérieures.

Plus je me connais, plus je sais agir en fonction de mes valeurs, de mes capacités, de mon environnement pour agir de façon éco-logique.

En élaborant une théorie des affects Spinoza augmente la maxime de Socrate « connais-toi toi-même » par la compréhension des émotions : mieux nous nous connaissons nous-mêmes, mieux nous connaissons les autres ; et mieux nous nous aimons nous-mêmes mieux nous aimons les autres.

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