La nuit est tombée comme tombe le rideau de toile épaisse au toucher rassurant,

le chien lointain aboit, je ne l’ai jamais vu ni entendu de jour, existe-t-il à la lumière ?

la lumière du lampadaire se fraye un chemin au travers des branches de l’épicéa, tombant en franges négligées,

et une ampoule abatjourée éclaire une cuisine là-bas, dans une des petites maisons, un petit foyer de ce quartier,

des gens y vivent, y papotent, y font la cuisine, un enfant penché sur ses cahiers fait ses devoirs, j’imagine …

Et tu n’es pas là, et tu es là, lovée dans mon coeur, toi ma muse, mon éternelle inconnue que j’aime de tout mon coeur, tu réchauffes mon soir de mars, et je t’aime.