Mois : décembre 2024 (Page 2 of 2)

Embrasse les idéaux du possible !

Plutôt que de stresser de prendre les bonnes décisions, prends des décisions dans le  moment présent !

Plutôt que passer ton temps à imaginer une vie rêvée, pleine de ce que tu penses te ferais plaisir, en imaginant devoir faire plutôt ceci ou cela, à même te lancer dans l’acquisition de matériel, de  compétences et de connaissances, fais plutôt ceci : agis !

Agis avec ce que tu as, ce que tu es, car si tu n’es pas toi devant les autres, ou devant l’autre, ces autres n’aimeront pas la personne que tu es, mais celle que tu voudrais être pour ce que tu penses leur plaire ! Et ils seront déçus, et tu seras déçue !

« Si » n’existe pas ! Tu ne sauras jamais ce qui aurait pu se passer dans les « si » ! Tu ne sais même pas ce qui va se passer « quand » ! Plus tu essayes de contrôler, moins tu vivras ta vie ! Plus tu essayes de contrôler, moins tu ouvres le champ des possibles !

Ton imagination est faite du connu, alors pour vivre ta vie nouvelle chaque jour, pour ouvrir le champ du possible, vis ta vie in-connue ! Car ta vie va bien au-delà de l’imagination !

Oublie ton imagination, oublie les détails de ton désir et embrasse les idéaux du possible !

Make me a man, notes et commentaires

Dans le documentaire “Make Me a Man”, des hommes d’un groupe de parole évoquent leurs problèmes, leur rapport aux pères, aux pères, aux femmes … Leur parole, intime, résonne loin des clichés de la sur-masculinité usuelle dans nos sociétés actuelles. Un film réalisé par une documentaliste, Mai Hua. Je rassemble ici mes notes et ma sensibilité d’homme, ce qui veut dire qu’il ne s’agit pas d’un compte-rendu fidèle au film, que je recommande.

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La société dicte aux hommes un comportement dit d’homme. Les émotions sont dénigrées, la vulnérabilité est une faiblesse, les hommes ont seulement appris à faire la guerre, pas la paix. La guerre, c’est l’esprit de compétition, l’agitation, être le premier, écraser l’autre. Les injonctions sont « sois fort », « sois dans le contrôle »,  « je n’ai pas besoin d’aide ».

Le système sociétal de compétition s’étend même dans la façon de gérer un pays, où quasiment toutes les communautés humaines mettent en avant « l’homme fort », le mâle, à la place des idées dans la collaboration.

C’est à la guerre que le mâle trouve toute sa justification, dans l’héroïsme : il défend son pays, sa famille,  ses enfants, sa femme, et il le fait dans l’impunité d’infliger exactement ce qu’il défend aux êtres humains d’en face. Tant que la guerre sera un acte héroïque de bravoure et non pas un crime fondamental, l’homme restera une brute par définition. L’homme se définit ainsi lui-même par la violence comme ingrédient principal. Le héros est violent et il s’emmure dans le silence. C’est ça, un homme, un vrai.

Une des conséquences de l’immaturité des hommes est qu’ils ne se rendent pas compte de leur comportement. Les hommes ne sont pas éduqués à observer leur propre comportement. Notre société misogyne a appris aux hommes de ne pas être féminins. Pourtant, la masculinité n’est pas l’opposé de la féminité, elle est seulement l’opposé de l’enfance de garçon. Et pas un prolongement de cette dernière. Ainsi l’attention, les émotions, et les relations sont les territoires des femmes.

Les hommes ne sont pas concernés, pas vraiment en tout cas, par une profonde et systématique culture de paix, de bienveillance, d’ouverture à l’autre.  Les jeunes hommes sont élevés dans l’esprit d’une certaine compétition, pas celle qui conserve la primauté à la célébration de la fraternité et du partage de joie, mais celle où il faut battre l’autre, que ce soit en sport, en entreprise ou en politique.

On trouve ainsi beaucoup de comportements autoritaires, abusifs, présomptueux, immatures .. élevés au rang de normalité. La figure de cet homme-là n’est pas dominante, mais absolutiste ! Je pense que ce que nous infligeons à la planète est directement une conséquence de cet esprit de mâlitude qui ne sait pas être ni vivre en paix, même pas avec lui-même.

Ainsi, des paroles telles que   » sois juste comme tu es, tout va bien  » ,   » fais de ton mieux « ,  « fais confiance à ton cœur », qui mettent l’autre, notamment l’enfant, en valeur et en avant, n’existent pas dans ce type de schéma.

Dans les cultures anciennes, au retour des campagnes de chasse ou de guerre, des rituels de libération attendaient les hommes. Les hommes devaient passer par un processus de libération de ce qu’ils avaient vécu, pour retourner à des comportements sociaux de paix (nos ancêtres n’engageaient-ils si la guerre souvent qu’on le pense, tant le coût était insupportable et la paix avait beaucoup plus de valeur ?). L’expression des émotions, la libération de la parole, les rituels chamaniques concourraient à ce retour à la paix intérieure, paix qui prévalait en vie sociale. Dans nos sociétés, il n’y pas de « retour » à un comportement de paix, puisqu’on n’arrête jamais les guerres, fussent-elles internes.

Nous devrions peut-être réinventer cet échange et ces lieux où les hommes puissent se permettre d’être eux-mêmes, d’exprimer leurs émotions, dans un cadre loin de tout jugement et en les encourageant à laisser de côté les injonctions de super-masculinité. Pour certains, ce serait apprendre à le faire ! Leur permettre de parler de leurs enfances, de leurs pères, mères, de leur rapport aux femmes, de sexe. Et de ménager un espace où les émotions ont leur place, pour exprimer, expurger, dédramatiser, relativiser, trouver une place plus supportable à leur humanité … réveillée, révélée  ? Et, qui sait, y ajouter des rituels d’expression corporelle ? C’est quand un homme devient authentique et commence à faire non pas ce qu’il « doit » faire, quand il fait ce qu’il a vraiment envie de faire, alors il est plus réfléchi et plus doux, il prend substance et valeur. Voilà pourquoi je veux créer un groupe de parole d’hommes.

A louer ou à acheter sur  https://makemeaman.com/

 

Devenir la cause de nos propres actions – Spinoza

Devenir la cause de nos propres actions  – Spinoza

 

La puissance d’agir de Spinoza désigne la capacité d’un individu à agir en fonction de sa propre nature plutôt que d’être déterminé par des causes extérieures.

Plus je me connais, plus je sais agir en fonction de mes valeurs, de mes capacités, de mon environnement pour agir de façon éco-logique.

En élaborant une théorie des affects Spinoza augmente la maxime de Socrate « connais-toi toi-même » par la compréhension des émotions : mieux nous nous connaissons nous-mêmes, mieux nous connaissons les autres ; et mieux nous nous aimons nous-mêmes mieux nous aimons les autres.

Relations amour et la haine sont joie et tristesse – Spinoza

Pour Spinoza, il n’existe en fait que ces deux sentiments fondamentaux : la joie et la tristesse.

Lorsque quelque chose ou quelqu’un nous apporte de la joie, nous allons concevoir de l’amour pour cette chose et inversement lorsque nous imaginons quelque chose qui diminue notre désir d’exister, nous allons concevoir de la haine pour cette chose. Donc au couple fondamental de sentiment joie-tristesse correspond à un deuxième couple de sentiments à savoir le couple amour et haine.

Spinoza dit que « tout ce qui provoque en nous un sentiment d’amour, nous voulons le faire croître, et tout ce qui provoque en nous un sentiment de haine, nous voulons l’anéantir »

Lorsque nous ressentons de la joie et que cette joie est associée à  une cause extérieure à nous, par exemple à une personne, nous avons une tendance naturelle à vouloir conserver cette personne près de nous, car elle maintient notre sentiment de joie. Et donc nous éprouvons de l’amour pour cette personne.

Spinoza nous dit que l’amour est une joie qui est toujours accompagnée de l’idée d’une cause extérieure à nous, c’est parce que lorsque nous aimons quelqu’un, nous ne pouvons pas sortir de nous-mêmes pour nous attacher à cette personne, nous ne pouvons pas fusionner avec la personne que nous aimons. Chaque fois que nous imaginons la personne que nous aimons, nous nous réjouissons d’exister, et cette réjouissance renforce notre propre désir d’exister, et donc notre désir de durer dans l’existence. C’est comme ça qu’on peut confondre la joie d’exister que nous procure la présence de la personne (et la volonté légitime de garder ces émotions), et la personne elle-même. C’est comme ça que vient la tentation de s’approprier une personne, la dépendance affective, mais aussi la jalousie.

Symétriquement, la haine est toujours une tristesse accompagnée de l’idée d’une cause extérieure à nous. Nous haïssons toute chose ou toute personne qui nous empêche de nous aimer nous-même, et donc qui fait diminuer notre désir d’exister ce que nous haïssons nous allons donc non seulement nous efforcer de l’éloigner de notre pensée mais aussi de le détruire. C’est comme ça que nous confondons la personne et les émotions que sa présence provoquent en nous, en nous menant à faire du mal à la personne alors que nous voulons échapper aux émotions que nous ressentons.

Nos sentiments d’amour et de haine ne sont pas véritablement orientés vers autrui, mais fonctionnent plutôt comme un baromètre qui nous indique les variations d’intensité de notre désir d’exister, et ces variations dépendent toujours des idées que nous nous formons des choses extérieures.

Notre désir d’exister et l’illusion d’un amour auto-suffisant

Notre désir d’exister et l’illusion d’un amour auto-suffisant

suite de cet autre billet

Nous sommes des êtres connectés, nous ne sommes pas des entités autonomes. Ni d’un point de vue corporel, ni d’un point de vue émotionnel. Tout comme nous avons besoin d’apports extérieurs pour que notre corps vive, tout comme ces aliments doivent être de qualité et adaptés à notre mode de vie, tout comme nous avons besoin de ne pas être en carence ni en excès de nos aliments corporels, nous avons tout autant besoin de nourriture émotionnelle (et spirituelle) pour être bien dans nos cœurs. Et notre santé émotionnelle est directement liée à notre santé corporelle et spirituelle.

Ainsi, il est tout à fait normal de soigner nos relations avec l’extérieur aussi dans le domaine de ce qu’on appelle le relationnel, et de nourrir nos besoins fondamentaux que sont le lien, l’acceptation et le lien à la communauté, la reconnaissance, l’affection, le partage humain, la qualité de nos nourritures non-matérielles telles que la pureté de l’air, l’origine naturelle de nos liens, l’adéquation de ces nourritures avec nos valeurs et nos croyances et nos comportements.

Ces apports nous sont indispensables, ce ne sont pas des nourritures pour les personnes qui sont émotionnellement faibles. C’est même un signe de déséquilibres psychique que de vivre seul et isolé affectivement. D’ailleurs, les personnes seules vivent nettement moins vieilles que les personnes entourées, et une autre étude menée depuis 1938 montre que le premier facteur de bonne santé n’est pas la nourriture, ni la condition sociale, ni l’air qu’on respire, mais le fait d’être entouré (d’humains).

De plus, nous comprenons que la présence de l’autre est notre meilleur alliée pour augmenter et nourrir notre joie d’exister. En somme, c’est un égoïsme intelligent, car nourrit par la présence de l’autre. C’est en étant avec l’autre que l’on est bien avec soi, et inversement.

 

Notre désir d’exister est une œuvre personnelle intérieure.

Notre désir d’exister est une œuvre personnelle intérieure.

Notre désir d’exister est interne, oui, c’est exact. Notre désir d’exister ne doit pas dépendre des autres, ce qui est une dépendance émotionnelle. Notre désir d’exister est intérieur, oui, il est alimenté par les nourritures extérieures. Le désir d’exister est une œuvre personnelle et intérieure, oui, mais il n’est pas auto-suffisant. Nous pouvons nous nourrir de ce que nos nourritures non-matérielles nous apportent pendant un certain temps, mais il faut les renouveler. Car nous évoluons, et tout comme notre corps, nous avons besoin de nouveaux apports. C’est ce que je propose d’évoquer ICI

https://quantumwaves.space/2024/12/08/notre-desir-dexister-et-lillusion-dun-amour-auto-suffisant/

L’immortalité dans le sens de la vie

Hannah Arendt utilise le concept d’œuvre pour désigner toutes les créations humaines qui dépassent le rang de la production et de la consommation. L’œuvre est l’activité par laquelle les hommes créent une culture commune qui dépasse leurs simples besoins vitaux, l’œuvre humaine est constituée aussi bien par les créations artistiques, les institutions, les lois, elle façonne le monde commun que nous héritons des générations passées et que nous transmettons aux générations futures.

Alors que le travail nous permet avant tout de produire le monde tel que nous le consommons, l’œuvre, au contraire, c’est le monde tel que nous l’habitons.

Hannah Arendt : « le devoir des mortels réside dans leur capacité de créer des œuvres immortelles, de sorte que par l’intermédiaire de ces œuvres, les mortels puissent trouver place dans un cosmos, un ordre où tout est immortel sauf eux ».

Lorsque nous mourons, nous savons que le monde auquel nous avons activement œuvré nous survit et c’est la seule immortalité à laquelle notre condition humaine nous permet d’aspirer.

Le travail ne mène qu’au produit, qui lui, ne sert que l’instant et ne donnera jamais du sens à une vie. Pour donner du sens à la vie, il faut savoir inscrire l’existence dans sa mortalité, afin que l’œuvre d’une vie soit le sens donné à celle-ci. C’est par le fait d’avoir fait de sa vie une œuvre que la vie a un sens. C’est donc par le fait d’avoir embrassé sa nature temporelle qu’un humain embrasse son immortalité.

Hannah Arendt et penser ce que nous faisons

Hannah Arendt et penser ce que nous faisons

 

Hannah Arendt écrit que nous devons « penser ce que nous faisons » : quand nous créons une nouvelle loi, ou tout nouveau produit, il ne doit pas seulement répondre à un besoin de consommation, de confort, mais il doit être réfléchi à l’échelle plus large de l’humanité, de son cadre de vie et par rapport à la place des contemporains dans leur temporalité, en toute responsabilité de notre place dans l’univers. Aurions-nous développé la voiture électrique, qui cultive et va encore plus loin dans cette société de consommation qui consume la planète ? ou bien aurions-nous réfléchi à un déplacement qui s’inscrit dans la responsabilité vis-à-vis des générations futures et de la planète ?

Hannah Arendt et le lien à la nature

Hannah Arendt et le lien à la nature

« Depuis quelques temps, un grand nombre de recherches scientifiques s’efforcent de rendre la vie artificielle, et elles vont jusqu’à couper les liens qui maintiennent encore l’homme parmi les enfants de la nature » Hannah Arendt.

Hannah Arendt : «  la liberté humaine consiste à créer une réalité commune, celle d’un monde commun, celui qui nous accueille à notre naissance et que nous laissons derrière nous en mourant ».

La négation de la mort amène l’humanité à négliger sa place dans l’univers et dans la frise chronologique, lui faisant perdre la raison, celle d’être capable de répondre de ses actes aux générations passées et futures. C’est parce que la société du produit est la seule qui vaille que l’humanité consume la planète, condamne son avenir et tourne le dos aux sagesses du passé, ceci avec d’autant plus de rage que l’incertitude de cette réussite exclusivement matérialiste s’accroit. Même l’art, même le spirituel, même le plaisir sont des produits de consommation. Pire, aujourd’hui l’humanité la plus dégradée – celle de l’occident – est consciente de ses excès et de la perte de son âme, et sait au fond de son cœur que les produits ne remplacent pas le lien avec sa propre part intime de spirituel. Son comportement n’est donc plus de l’inconscience, mais un suicide collectif.

L’huile essentielle de romarin à cinéole : une piste prometteuse contre le déclin cognitif

Dans le cadre des recherches sur la prévention et la gestion des troubles cognitifs, l’huile essentielle de romarin à cinéole suscite un intérêt croissant. Ses propriétés neurostimulantes et antioxydantes pourraient apporter des solutions complémentaires dans le traitement de maladies neurodégénératives comme Alzheimer.

Inhibition des enzymes clés dans la maladie d’Alzheimer

Une caractéristique majeure de l’huile essentielle de romarin réside dans sa capacité à inhiber l’action de l’acétylcholinestérase. Cette enzyme joue un rôle essentiel dans la dégradation de l’acétylcholine, un neurotransmetteur crucial pour la mémoire et l’apprentissage. Le 1,8-cinéole, composant principal de l’huile, agit de manière comparable aux traitements pharmacologiques actuels, selon des études préliminaires Psychomédia et Naturalexis.

Des effets positifs sur les performances cognitives

Une recherche réalisée par l’Université de Northumbria a évalué les effets de l’inhalation de l’huile essentielle de romarin sur la cognition. Les participants exposés à cette huile ont montré une amélioration significative de leur mémoire à court terme et de leur réactivité mentale. Ces résultats semblent attribuables à une meilleure oxygénation du cerveau, renforcée par les propriétés synergétiques du 1,8-cinéole et d’autres composés comme l’alpha-pinène Psychomédia.

Impact sur la mémoire prospective

La mémoire prospective, capacité à se souvenir d’effectuer des actions planifiées, est une fonction cognitive cruciale. Des études ont montré que l’utilisation régulière d’huile essentielle de romarin à cinéole, par diffusion ou application topique, peut significativement améliorer cette fonction. Ces bienfaits sont liés à l’absorption du 1,8-cinéole, dont l’effet sur le cerveau a été confirmé par des tests cliniques Monde Naturel.

Protection contre le stress oxydatif

En tant qu’antioxydant puissant, le romarin à cinéole limite les dommages causés par le stress oxydatif, un facteur clé dans le vieillissement neuronal. En protégeant les cellules cérébrales, cette huile pourrait jouer un rôle préventif contre le déclin cognitif associé à l’âge et à des pathologies comme Alzheimer Naturalexis.

Limites et perspectives

Bien que les résultats actuels soient prometteurs, ils reposent principalement sur des échantillons restreints et des études préliminaires. Des recherches approfondies, incluant des essais cliniques à grande échelle, sont nécessaires pour confirmer l’efficacité de l’huile essentielle de romarin à cinéole dans le traitement ou la prévention de maladies neurodégénératives.


Sources

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