Hannah Arendt et le lien à la nature
« Depuis quelques temps, un grand nombre de recherches scientifiques s’efforcent de rendre la vie artificielle, et elles vont jusqu’à couper les liens qui maintiennent encore l’homme parmi les enfants de la nature » Hannah Arendt.
Hannah Arendt : « la liberté humaine consiste à créer une réalité commune, celle d’un monde commun, celui qui nous accueille à notre naissance et que nous laissons derrière nous en mourant ».
La négation de la mort amène l’humanité à négliger sa place dans l’univers et dans la frise chronologique, lui faisant perdre la raison, celle d’être capable de répondre de ses actes aux générations passées et futures. C’est parce que la société du produit est la seule qui vaille que l’humanité consume la planète, condamne son avenir et tourne le dos aux sagesses du passé, ceci avec d’autant plus de rage que l’incertitude de cette réussite exclusivement matérialiste s’accroit. Même l’art, même le spirituel, même le plaisir sont des produits de consommation. Pire, aujourd’hui l’humanité la plus dégradée – celle de l’occident – est consciente de ses excès et de la perte de son âme, et sait au fond de son cœur que les produits ne remplacent pas le lien avec sa propre part intime de spirituel. Son comportement n’est donc plus de l’inconscience, mais un suicide collectif.