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The world within us

Voilà, l’histoire est écrite,

le passé est mort, le futur n’est pas né

et le présent porte les stigmates de la lèpre;

 

L’arrogance des scribes, bardés de connaissance, saccage sans merci les mythologies du passé, car le raisonnement a la froideur de la pierre dans le jardin de la liberté.

 

 

 

Poussés par le large, de profonds courants m’entraînent;

Propulsés par leur propre complétude, les archétypes jaillissent
des profondeurs de l’inconscient;

 

A la surface, le canot est ballotté et la brise se lève,

la substance de la pensée, liquide comme l’océan,

les îles et les continents, les idées et les opinions,

la terre est notre asile mais la mer nous attire vers le large;

 

La nuit descend sur les eaux, et l’étrange réalité découvre la terre,

Les rêves mêlés des hommes glissent au gré des vagues,

suivent l’ondoiement des abysses et s’échouent sur la grève,

les crêtes éclatantes des écumes et le chuchotis des créatures de la mer montent à la surface.

 

 

 

Nous nous plongeons rarement dans la mer de nuit quand l’aube se dessine sur l’ horizon

Les forces obscures qui nous tenaient sous l’eau s’écartent pour laisser place au jour,

Le sentiment éphémère de nos vies se cristallise à nouveau;

 

Et dans cet état d’éveil nous participons à l’essence de l’inconscient,

nous nous solidifions comme la terre,

nos idées et nos opinions font de nous des îlots que les mers relient.

Une existence

Une existence, celle que je vis. Une petite expérience, celle que je vis. On pourrait probablement la résumer en une phrase. Quelques adjectifs, quelques petits jugements froids et rationnels.

En rangeant la maison de notre papa en partance pour la maison de retraite, nous, la petite fratrie, tombons sur des objets qui remuent parfois. Enfin, j’ai l’impression d’être le seul à être vraiment remué. Bref.

Durant ce rangement, le Samedi 25 Avril 2026, mon frère me tends une photo, la photo d’un bébé.

Ce bébé, c’est moi, je me dis. Non, sur la photo, c’est moi, je rectifie. Entre la lèvre inférieure et le nez, un trou, béant. J’avais les yeux brillants, l’éclat des yeux de ma mère. Je n’avais pas de strabisme à la naissance… J’ai été séparé de ma mère le deuxième jour, pendant 6 semaines. Puis plus tard pour les opérations.

Cette image m’a remué. Me remue encore.

Je fais un lien entre ce moi bébé et ma scolarité catastrophique, où j’étais la risée des classes. Car je n’étais pas comme il fallait être. J’ai dû le ressentir. Une sorte de pitié. La pitié limite, enferme. Le regard des autres. Le regard des autres a toujours été une peur ancrée en moi. Du fait de cette mal-formation, mais plus probablement du fait de l’élève harcelé.

L’école, c’était l’enfer, le paradis à la maison.

J’ai souvent mis sur le compte de cette petite enfance mon équilibre affectif mal-formé. Le lien à l’autre n’est pas clair, pas confiant, pas sain.

Est-ce lien la malformation qui a généré ce caractère à la fois craintif et fleur de peau, mais aussi parfois fier et insoumis ? Est-ce elle qui a généré cet écolier craintif qui était la cible parfaite des autres ?

Plus tard, jeune adulte, j’ai enfin réussi à surmonter la connexion, celle au groupe, en étant leader. Ou co-leader. Quand je suis dans mon élément, j’emmène mon auditoire dans ma passion, dans mon partage. Héritage de mon papa.

J’ai ensuite eu un parcours qui m’imposait des efforts et je me suis toujours gardé de prendre trop de risques. Je n’ai jamais eu d’enfant, je me suis arrangé pour ça je pense, inconsciemment. Je ne voulais pas être co-responsable d’une autre souffrance d’enfant harcelé.

Je n’ai jamais construit de maison, acheté un appartement. Car je n’avais pas confiance en moi, dans une projection à long terme.

Je n’ai jamais cultivé l’esprit de famille, j’ai toujours eu un caractère assez indépendant, le plus indépendant possible. Peut-être pour être le moins possible sous le pouvoir d’autres, cf l’écolier maltraité ?

J’ai eu plusieurs vies de couples, sans jamais avoir une connexion pleine et entière avec ces femmes. Mais j’ai trouvé un équilibre, une famille, mais ce n’était pas vraiment moi.

Un jour, j’avais un besoin irrépressible d’oxygène, d’être à nouveau moi, dont je m’étais trop éloigné tout en ayant trouvé un équilibre social assez classique. De mon divorce, quand j’ai explosé d’étouffement, je garde une culpabilité profonde.

Tout en sachant que c’était nécessaire d’être moi, à nouveau, enfin. Ce moi qui pourtant souffre, à fleur de peau, à fleur de vie, dont la relation de personne à personne est facilement une relation d’être à être.

Mais depuis fin 2013, c’est une suite de phases plus ou moins tristes, proches de la nature de ce qui est, avec beaucoup de beaux moments spirituels, et aussi une grande solitude.

Par moments, j’ai essayé de camoufler cette solitude, mais elle revient sans cesse. Notamment, par la bouffe ou par la perte de temps inutile, et peut-être cette dispersion (relative à l’anxiété en MTC).

Dans la relation dite amoureuse, je n’ai vécu que des échecs relationnels. Dont des terribles ghostings, et dont une relation que j’ai imaginée merveilleuse, mais impossible avec une femme qui était mon âme sœur et que je trouve très jolie, plein de charme.

Depuis quelques temps, je n’y crois plus, j’ai baissé les armes.

Je ne m’exprime pas, alors que j’aimerais beaucoup le faire, simplement je n’ai personne à qui parler. J’ai pris l’habitude de recouvrir mes souffrances, ce qui donne une impression de contrôle.

Je me désociabilise, et je remarque mon manque d’assurance dans mes colères. Les petites rébellions du quotidien, quand il faut se faire ou défendre sa place. Quand je le fais, parfois je m’exprime mal, trop, et je suis perçu comme agressif, car je ne sais pas y faire, ou alors juste parce que ça surprend de la part d’une personne aussi bonhomme ? Et même quand je suis mesuré dans mes propos, je culpabilise par après : le regard des autres, alors que généralement ce sont des cons et qu’on s’en fiche de leur regard…

Alors je me mets en retrait. Mon lien avec l’extérieur, c’est le travail. Je me retranche dans mon petit cocon : entouré de livres inspirants, un ordinateur pour compiler mes illuminations spirituelles, la musique douce dans laquelle je baigne à moins que ce ne soit les chants des oiseaux dehors, et dès que je tourne le regard vers l’extérieur, cette végétation variée faite d’arbres, de haies, d’herbes, d’oiseaux, le tout en pleine ville donc sans avoir besoin de prendre la voiture pour tout. Une forme de paradis, à ma façon, un cocon … solitaire.

Cette solitude, parfois il serait utile et nécessaire d’en pleurer le côté douloureux. Par exemple, quand cette photo de moi bébé m’a choqué et remué, j’aurais eu besoin de partager mes ressentis. Ou même que quelqu’un d’autre la regarde. Je ne veux pas choquer mes proches, donc je la garde pour moi, en fait je la garde en moi. Et peut-être que je vais mourir avec cette photo de moi, sans l’avoir expurgée. La partager, pouvoir en parler, m’aurait peut-être permis de sortir, de libérer, de laisser ce bébé derrière moi ?

Ou bien, peut-être que je ne pourrai jamais quitter cette mal-formation pour la transformer en bénédiction ? Et puis, ce n’est pas à 58 ans qu’on démarre sa vie. Mais tout au moins, j’aurais aimé me libérer, avant de vieillir.

Séparation

Séparation

 » Tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance « .

Il me semble parfois que l’humain se différencie des autres animaux par la conscience : savoir qu’on sait.

Cette faculté lui permet d’utiliser son intelligence d’une manière particulière.

Le cerveau devient alors plus qu’un cerveau qui raisonne. Il devient un instrument, un élément, une partie.

Le fait de savoir qu’on sait créer une séparation entre celui qui sait et celui qui sait qu’il sait.

Tout comme le corps, mais aussi les autres et le monde extérieur, la conscience est nécessaire pour identifier, pour utiliser, pour instrumentaliser tout ce que nous conceptualisons.

Ainsi, nous nous séparons de notre unité. C’est peut-être la cause de notre incapacité à faire un avec ce qui est extérieur au soi. L’incapacité à faire corps avec l’Un.

Et c’est aussi, peut-être, la cause de notre souffrance, cette solitude de l’âme, cette façon que nous avons d’être seuls, chacun est UN.

Ce qui n’existerait pas si nous n’avions pas la conscience ?

Les autres animaux agissent par le simple instinct : ils réagissent avant un événement traumatique, ressentent beaucoup d’énergie et agissent parfois en conséquence.

Ils ont une conscience qui est parfois grande, des formes d’intelligences bien supérieures aux nôtres, mais je pense qu’ils ne subissent pas cette séparation.

La conscience nous rend inconscients de certaines intuitions. Elle change notre rapport à ce qui est extérieur au soi.

Alors, l’humain a inventé tout un tas d’artifices. L’amour amoureux par exemple, qui nous lie à l’autre de manière immature. Ou encore la philosophie. Ou encore les clubs, les communautés qui s’identifient, le patriotisme, le fanatisme…  Je ne pense pas que les oiseaux ou les mammifères fonctionnent de cette manière.

C’est aussi cette conscience qui fait de nous des êtres qui jugent. Cette conscience nous fait dire que nous aurions du savoir, qu’ils auraient du savoir, qu’il ou elle a tort, ou encore que l’autre est comme ça ou comme ci.

Sans cette conscience, nous agirions sans nous poser tout un tas de questions.

 

Les Trois Écoles d’influence de la MTC

Comprendre les 3 écoles de pensée de la médecine chinoise nous permet de décrypter les métaphores et les méthodes de traitement qui peuvent parfois sembler obscures ou même contradictoires, tout du moins incohérentes.

Lors d’une conférence donnée quelques années avant son décès, Giovanni Maciocia – l’un des auteurs occidentaux les plus influents en médecine chinoise – expliquait les trois grandes écoles de pensée qui ont profondément marqué la formation de la médecine chinoise classique : confucianisme, taoïsme et légisme.

 

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Les Trois Écoles de pensée de la médecine chinoise

Lors de ce cours quelques années avant son décès, Giovanni Maciocia expliquait que trois écoles de pensée ont exercé la plus grande influence sur la médecine, et qu’elles ont toutes coexisté à la même époque.

Nous parlons ici d’une époque très ancienne, la période des Royaumes Combattants, qui s’étend d’environ 476 à 221 av. J.-C.

Ces trois grandes écoles avaient des visions de la nature humaine assez opposées. Maciocia faisait remarquer l’absence de l’école bouddhiste, car elle n’est arrivée que bien plus tard.

 

La première est l’école confucéenne, qui croyait que la nature humaine est essentiellement bonne. C’est pourquoi Confucius ne croyait même pas à la punition, mais croyait en l’éducation.

À l’inverse, l’école légiste pensait que la nature humaine est essentiellement mauvaise et qu’elle ne peut être contrôlée que par des lois strictes et des punitions sévères. Selon Giovanni Maciocia, l’école légaliste a aussi eu une influence assez importante sur la médecine chinoise, une influence largement méconnue.

Et enfin le taoïsme, basé sur l’unité et l’équilibre naturel de toute chose.

 

Métaphores

Selon Maciocia, la médecine chinoise est un système de métaphores. Il y a de nombreuses métaphores en médecine chinoise. L’une d’elles est la métaphore des esprits pervers, qui constitue une part très importante de la médecine chinoise.

Une autre métaphore est une métaphore politique : l’État, les ministres et le gouvernement. Le Cœur est l’Empereur, le Poumon est le Premier Ministre, et ainsi de suite. Cette idée est en partie confucéenne, mais aussi largement légiste.

Pourquoi légiste ? Parce que cette école de pensée est liée à Qin Shi Huang, le tout premier empereur de Chine (celui qui a fait construire l’armée de terre cuite), qui a unifié la Chine pour la première fois. Il y avait donc un gouvernement central, d’où la récurrence de la métaphore politique en médecine chinoise.

Et d’ailleurs, le Neijing dit aussi que le Triple Réchauffeur le Ministre de l’Irrigation et des Canaux. À cette époque, le système de canaux venait d’être unifié pour la première fois. Ainsi, ce n’est pas un hasard si l’idée des méridiens est apparue plus ou moins à la même époque.

 

Les méthodes de traitement légalistes en acupuncture et en pharmacopée

Giovanni Maciocia estimait que beaucoup des méthodes actuellement utilisées sont en réalité issues du légisme, et non du taoïsme.

En médecine chinoise, on applique des « punitions sévères » et des lois strictes : si c’est chaud, on refroidit ; si c’est froid, on brûle avec du moxa ; s’il y a un facteur pathogène, on l’expulse… On utilise la purge, la sudation et le vomissement comme méthodes de traitement ; on utilise les aiguilles pour chasser les esprits pervers — c’est l’origine de l’acupuncture — et le moxa. Selon lui, cette approche est profondément légiste et ne peut pas être qualifiée de taoïste.

 

La philosophie du « chemin naturel » : l’influence taoïste

Maciocia précisait que la philosophie du chemin naturel est très taoïste : laisser la nature suivre son cours, intervenir le moins possible, favoriser le principe féminin, et laisser le corps se guérir lui-même. Il soulignait avec humour qu’il n’est jamais écrit dans le Neijing : « si vous avez un facteur pathogène, laissez le corps se guérir tout seul ». Ainsi, pour Giovanni Maciocia, l’influence de l’école légiste dans la médecine chinoise est largement sous-estimée.

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En plus d’être une médecine métaphorique complexe pour des esprits occidentaux très penchés sur leurs cerveaux gauche, les 3 écoles, par leurs différences et leurs oppositions même, sont à l’origine d’une difficulté d’appréhension de la MTC. On retrouve ainsi des principes de traitement interventionnistes, légistes qui bousculent ceux taoïstes qui harmonisent et accompagnent la nature, et enfin le confucianiste qui distribuent les rôles. Quelle serait votre choix ? Vers quel type de praticien iriez-vous ?

 

kouglopf

Ingrédients pour 2 moules d’environ 20 cm de diamètre :
1kg de farine
150g de sucre
15 à 20g de sel fin
300g de beurre
3 ou 4 oeufs
40cl de lait tiède
45g de levure de boulanger
150g de raisins de Malaga épépinés
75g d’amandes entières
1 petit verre de Kirsch (facultatif)
50g de sucre glace pour le saupoudrage

LA PRÉPARATION

Tous les ingrédients doivent être tempérés.

  • Prépare d’abord le levain en mélangeant la levure avec la moitié du lait tiède et la farine nécessaire pour obtenir une pâte de consistance moyenne et laisse là reposer dans un endroit tiède.
  • Réunis dans une terrine, la farine restante avec le sel, le sucre, les œufs et le reste de lait tiède. Mélange énergiquement. Bats pendant 15 minutes cette pâte en la soulevant à la main.
  • Ajoute le beurre ramolli dans les mains et le levain qui aura doublé de volume. Bats encore 5 minutes cette pâte : il faut qu’elle se détache des parois.
  • Couvre-la d’un linge et laisse reposer dans un endroit tempéré pendant environ 1 heure.
  • Tapote la pâte, “casse la”  et ajoute les raisins préalablement trempés dans du kirsch ou de l’eau, puis ajoute (facultatif) le petit verre de kirsch.
  • Dans le moule à Kougelhopf bien beurré, dépose au fond, dans chaque cannelure, une amande (si possible pelée et essuyée) Dépose la pâte dans le moule et laisse reposer une seconde fois. Il faut que la pâte affleure à hauteur du moule.
  • Fais cuire dans un four chauffé à 200-210°C (th.7) pendant 50 minutes. Si le kougelhopf se colore de trop, couvre le en cours de cuisson d’une feuille de papier sulfurisé ou réduit la chaleur à 180°C (th.6)
  • Démoule et saupoudre de sucre glace.

 

LA NOUVELLE INQUISITION

Dans notre société du jugement forcené, on condamne l’humour, le second degré, la nuance.

Par contre, on autorise la malveillance et la brutalité. On condamne à la malveillance et la brutalité ceux qui ne sont pas d’accord, ceux qui ne pensent pas comme il faut.

Il n’y a aucune écoute, il faut réagir par les principes et les vérités. Quelques mots sur un écran et la guerre est déclarée. La réponse première est la guerre, guerre de mots, guerre de vérités, guerre de « combats », guerre de se montrer et d’être premier.

Les grands inquisiteurs du moment, les neo-féministes, les wokistes, les hygiénistes et les néo-facistes déferlent sur tout l’occident, emprisonnant l’humanité, aveuglés d’une haine qui ne tient pas deux minutes de réflexion posée.

Car non, la prise de recul, c’est un truc de ringards, la nuance c’est dépassé, et l’humour en est leur expression : il faut du second degré pour le saisir. Or, le second degré, c’est pas à la mode, y compris jusque dans les rangs des amis de la planète.

Eux aussi, comme les autres, sont pleins de cette arrogance humaine qui croit dur comme fer que l’Homme est Dieu, qu’il devrait former les humains, la terre et même le ciel à l’image de de qu’il croit être « bon », sans avoir réfléchi une seule seconde au fait que peut-être, peut-être, mais peut-être seulement, relever la tête du guidon pourrait être utile ?

Non, surtout pas, il faut continuer de foncer dans le mur, dans la guerre, celle contre le voisin, celle contre celui qui n’est pas de la bonne couleur de peau, de la bonne religion, de la bonne mentalité, et peu importe si c’était un ami, parfois même un conjoint, « avant ».

Avant quoi ? avant que la folie cyclique des humains ne l’emporte vers ses propres ténèbres, comme si les humains avaient décidé que la guerre était une bonne chose.

La guerre est moche, que ce soit celle contre son voisin, son collègue, ou contre Putin ou Trump. La guerre c’est la destruction de son amour-propre, c’est nier sa propre humanité, c’est penser que l’autre doit apporter la solution au malaise qu’on porte en soi.

La guerre pourquoi ? Toujours pour de mauvaises raisons : posséder. Posséder la terre, posséder les humains, posséder l’argent, posséder la parole.

Mauvaise raison définitivement, car la possession est une invention de l’Homme, c’est ce qui l’a fait sortir du jardin d’Eden, ce jardin intérieur dans lequel nous pourrions tous vivre un peu au moins, au moins de temps en temps.

Je ne souscris à aucune guerre, car elle se produit d’abord en soi.

polycrise ou bien une seule grande crise ?

Ces derniers temps, un mot a pris ses quartiers dans les médias, les rapports d’experts et les conférences en costard : polycrise. Le mot a l’air intelligent, presque rassurant — comme si le fait de nommer les choses leur donnait une forme de maîtrise. Pourtant, à force de l’entendre, quelque chose m’a gratté l’oreille.

Et si ce terme, en apparence pertinent, nous faisait justement passer à côté de l’essentiel ?
Et si ce n’était pas plusieurs crises… mais une seule, immense, globale, enracinée dans un regard trop longtemps fragmenté sur le monde ?

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Polycrise : un mot pour nommer… ou pour compartimenter ?

Le mot « polycrise » semble moderne, pratique. Il désigne une situation où plusieurs crises se manifestent en même temps : climat, économie, géopolitique, santé, démocratie, relations sociales… À première vue, il a le mérite de reconnaître l’ampleur et la simultanéité des tensions. Il est d’ailleurs utilisé par des institutions comme le Forum économique mondial de Davos ou la Banque mondiale pour tenter de comprendre cette complexité.

Nommer n’est pas toujours relier.

Derrière le confort apparent du mot “polycrise”, se cache une logique de séparation. Comme s’il s’agissait d’une série de problèmes indépendants qui, par malchance, se manifesteraient tous en même temps. Comme s’il suffisait de résoudre chaque « crise » dans sa colonne Excel pour rétablir l’équilibre général.

Or, c’est précisément cette manière de penser en silos — en « domaines », en « secteurs », en « spécialités » — qui nous a conduits là où nous sommes.

 

Ce qui craque, c’est une vision du monde

Regardons de plus près. Ce qui s’effondre aujourd’hui, ce n’est pas seulement le climat, ou les marchés, ou la biodiversité, ou la santé mentale collective.

Ce qui s’effondre, c’est un imaginaire, un système de croyances, une manière de se représenter la réalité.
C’est l’idée que l’humain est séparé de la nature.
Que la croissance est infinie.
Que la technologie nous sauvera toujours à temps.
Que l’on peut contrôler le vivant comme on ajuste une machine.

Cette crise globale est ontologique avant d’être écologique, économique ou politique. C’est une crise du sens, une crise de notre lien au vivant, une crise de la relation – aux autres, à soi, au monde.

Le vivant ne connaît pas les silos

Dans le vivant, tout se répond, tout s’engendre, tout circule.

Une sécheresse ici déplace des populations ailleurs, ce qui agite des tensions sociales là-bas, ce qui fait grimper l’extrême droite ici, ce qui influence des politiques climatiques ailleurs encore.

Ce n’est pas une chaîne causale linéaire, c’est un réseau. Un tissu. Une danse. Quand on tire sur un fil, c’est toute la trame qui frémit.

Les anciens savaient cela intuitivement. Et aujourd’hui, même les sciences dures redécouvrent l’interdépendance : des microbiotes intestinaux à la régulation du climat, tout est connecté. Le monde est relation, pas entités isolées.

 

Ce que nous appelons “polycrise” ressemble à une mue

Et si cette soi-disant “polycrise” n’était pas un empilement d’échecs, mais le râle d’agonie d’un ancien monde… et peut-être, déjà, le premier cri d’un monde en gestation ?

Ce moment où tout semble se déliter pourrait bien être une mue civilisationnelle.
Mais attention : une mue n’est pas une opération sans douleur. Le serpent ne se débarrasse pas de sa peau d’un coup de baguette magique. Il frotte, il gratte, il se tord.

Un regard historique : ce n’est pas la première fois

L’histoire humaine est tissée d’effondrements. Et ce qui est frappant, c’est que ces basculements majeurs ont toujours été multiformes, comme aujourd’hui.

Prenons la fin de l’Empire romain.
Ce n’est pas une seule crise qui l’a emporté, mais une conjonction :

épuisement du modèle économique basé sur l’esclavage,

délitement du tissu social,

pressions extérieures (invasions, mais aussi migrations),

perte de légitimité des institutions,

et au fond, perte de sens collectif.

On pourrait dire la même chose des Mayas, des civilisations de l’Indus, ou même de l’effondrement de la modernité soviétique. Ce sont toujours des systèmes entiers qui s’essoufflent, non pas à cause d’une cause unique, mais par saturation interne et résonance externe.

Alors, que faire de tout cela ?

Il serait tentant de céder au fatalisme. De se dire que “c’est foutu”, ou au contraire de foncer tête baissée vers des solutions techniques censées tout régler (IA, géo-ingénierie, décroissance brutale ou fantasmes de retour à la terre).
Mais peut-être faut-il d’abord changer de regard.

Plutôt que de chercher à “résoudre” la polycrise, nous pouvons apprendre à lire les signes.
À ralentir. À sentir ce qui, dans cette grande agitation, cherche à naître.

Et surtout, à désapprendre la séparation.

Conclusion : Une seule crise… celle du lien

Finalement, il n’y a peut-être pas beaucoup de crises, mais une seule, immense, traversante : la crise du lien.

Le lien entre l’humain et la nature.
Le lien entre notre pensée et nos actes.
Le lien entre les vivants, visibles et invisibles.

Redonner place à ces liens, c’est peut-être le début d’une réponse.
Pas une solution miracle, non.
Mais une posture vivante, enracinée, ouverte. Une posture qui ne prétend pas tout maîtriser, mais qui accepte l’imprévisible comme une composante du réel.

Et si ce n’était pas la fin du monde… mais la fin d’un monde ?
Et donc, le début d’un autre ?

Eric Langermann

Seul, oui, mais amoureux

Seul, oui, mais amoureux. Quand je pense à toi, des vagues de tendresse parcourent mon coeur et mon corps, et je te sens toute contre moi, tu es là, mon amour impossible.

Tu es là, dans tous ces poèmes de la nature,

Tu es là dans le rayon de soleil filtré par les feuilles des arbres,

Tu es là dans le vert tendre des jeunes feuilles du printemps,

Tu es là dans le balancement des herbes hautes de ces près anciens porteurs de mille espèces sauvages,

Tu es là dans le regard curieux du chevreuil à l’arrêt avant de se sauver dans les sous-bois,

Tu es là dans l’écorce à la fois lisse et rugueuse de cet arbre plusieurs fois centenaire, et je voudrais y graver nos initiales avec un coeur qui les unit,

Tu es là dans les strates des pierres taillées laissées là par des humains d’il y a quelques centaines d’années, et là j’y grave la courbe si harmonieuse de ton initiale, un plus et les angles de la mienne,

Tu es là, dans l’indicible, dans le sentiment le plus profond, celui tapi au fond de mon coeur, tendre et fort à la fois, soyeux avec des bords un peu rugueux, je croirais caresser ma grande Toi, avec ce presque qui fait toute la différence …

Tu es loin, tu restes loin c’est ton choix, tu as choisi et je porte avec moi ma solitude triste et douce à la fois,

Tu es loin là-bas, et c’est sûrement ce qui me pousse à toujours aller te cherche plus loin, dans d’autres paysages, d’autres montagnes, d’autres plaines, d’autres embruns et d’autres nouveaux vents d’ailleurs,

Tu es dans ces ailleurs, tu es mon absence, tu es ma douleur, cet autre sang qui coule sur la joue de mes errances.

Oui, je ne trouve pas l’amour ailleurs comme tu me le souhaites, ou alors comme tu te le souhaites à toi m’aime, je ne sais pas,

Oui, je ne le peux pas trouver l’amour ailleurs, mon coeur est amoureux, jusque dans mes cellules de mon corps je porte notre union de coeur, d’esprit et de corps

Oui, c’est dans l’union de la matière que l’amour s’élève dans les étoiles, et j’irai te retrouver dans les étoiles, un jour, trop tard, mon amour.

Cerveau gauche, cerveau droit, cerveau intégré.

Cerveau gauche, cerveau droit, cerveau intégré.

La médecine occidentale est celle du cerveau gauche. Elle décortique, analyse, dissèque. C’est une grande force ! Elle arrive même, avec l’imagerie, à entrer dans les corps pour y « voir » ce qui s’y passe. Radio, écho, scanner, IRM sont des révolutions. Elle pourrait certainement, si elle s’y intéressait, analyser les flux électro-chimiques, électro-magnétiques, de nos cerveaux et de nos coeurs. Pour le moment, la médecine rejette en bloc ces aspects.

La médecine occidentale n’aborde par des êtres vivants, mais des maladies. Voilà pourquoi les médecins n’ont plus besoin de prendre du temps en consultation. Ils sont à l’affut des maladies.

La médecine occidentale aborde le corps par le cerveau gauche, celui de la focalisation. Et les progrès de cette focalisation amène à une hyper-spécialisation des médecins. A tel point que chaque spécialiste ne voit plus qu’une partie de plus en plus ténue du spectre du corps humain. Le revers de cette hyper-connaissance est que la personne, l’être humain avec ses complexités et sa singularité, est de plus en plus ignorée. Et la médecine passe ainsi à côté de tout un tas de paramètres qui sont décisifs pour la maladie.

La médecine occidentale accumule des informations et les déclare « connaissance ».

J’ai eu un exemple frappant : une médecin « en dehors » qui est médecin généraliste qui aborde toutes les pathologies selon l’interprétation des rêves et l’homéopathie exclusive. Je pensais avoir trouvé la perle rare. Mais après quelques consultations, j’ai constaté que la mentalité de cette personne reste celle d’une médecine braquée, exclusive, excluante, et bien des médecins « classiques » sont plus ouverts aux soins « non officiels » que cette personne hyper-spécialisée, et hyper-focalisée au point d’en perdre le discernement.

La focalisation est une activité du cerveau gauche, la spécialisation en est un paroxysme. Il manque quoi ? il manque le discernement, la prise de recul, la vue large. Ca, c’est le travail du cerveau droit !

Et notre société manque cruellement de cerveau droit ! Notre médecine aussi !

La MTC offre un équilibre, un bi-partisme.

 

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