Sortir du brouillard

Tout d’abord, faire une pause. S’arrêter. Car quand on veut avancer « malgré tout », ou quand on se dit que  » ça sert à rien de regarder en arrière il faut avancer  » ou encore  » il n’y a qu’en avançant que je connaitrai autre chose « , on ne s’arrête pas pour écouter en silence.

Ecouter en silence : ralentir, s’arrêter. Ca peut être culpabilisant, perturbant, une perte d’habitudes, celles d’un mouvement sans cesse, celle d’arrêter de trouver des solutions par la recherche de solutions. C’est juste arrêter de s’agiter.

Le ralentissement : faire rien. Se promener. En forêt, ou même en ville s’il n’y a pas de forêt.

L’âme s’exprime dans le silence : quand on arrête de chercher, de vouloir, de s’agiter, de regarder, de fouiner, l’âme commence à s’exprimer.

Petit à petit, l’intuition parle. Cette petite voix. Viendra l’idée, l’envie d’un mouvement différent. C’est peut-être une activité que tu faisais quand tu étais enfant ? une activité que tu fais seule ?

Le silence intérieur va aussi t’inviter à voir le divin. Dans la contemplation, dans le fait de porter un regard différent sur les moments du quotidien, même si c’est un trajet dans la rue, ton regard se défocalise et tu commences à « voir » autrement tout et tous.

Et finalement, tu verras plus clair, ce brouillard voulait te montrer un autre chemin, un autre regard. Le brouillard n’était pas à l’extérieur.

 

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